La SGF renoue avec la rentabilité
Après quatre ans de rendement négatif, la Société générale de financement dégage 70 millions de profits
Photo : Jacques Nadeau
«Il faut équilibrer notre mission, c’est-à-dire générer du développement économique tout en étant rentable», a dit le p.-d.g. de la SGF, Pierre Shedleur.
Après quatre ans de déficits, la Société générale de financement (SGF) a réussi en 2005 à générer un rendement positif de 3,9 %, a indiqué hier le président-directeur général de l'agence de développement économique.
Forcée de s'autofinancer parce que Québec ne veut plus éponger ses pertes, la SGF a dégagé un bénéfice net de 70 millions, comparativement à un rendement négatif de 2,9 % ayant entraîné une perte de 52 millions en 2004. Sa direction a attribué cela au fait que l'ensemble de ses secteurs d'investissement ont terminé sur une note positive et que la provision pour pertes sur placements a diminué.
«L'année n'a pas été facile, compte tenu des déficits des dernières années», a dit le p.-d.g., Pierre Shedleur. «Je suis satisfait, on veut aller plus loin, mais il faut équilibrer notre mission, c'est-à-dire générer du développement économique tout en étant rentable.» Pour atteindre l'objectif d'autofinancement, a-t-il rappelé, il faudrait égaler le «coût des fonds», qui se situe à 4,1 %.
Chacun des six secteurs a généré un rendement positif pour un bénéfice combiné de 26 millions, a précisé la SGF, fondée par Québec en 1962 pour offrir un soutien financier au développement économique de la province.
Dans le secteur Sciences de la vie, la SGF est passée d'une perte de 22 millions à un bénéfice de 1 million grâce surtout à la vente de deux participations qui étaient «très déficitaires», a dit M. Carrier.
Quant au secteur Chimie, énergie et environnement, la SGF a tourné la page sur une perte de 18 millions en 2004 avec un bénéfice de 1 million en 2005. Certains projets nécessitent encore des dépenses de démarrage, a dit M. Carrier. Mais d'autres, comme Coastal, en partenariat avec Pétro-Canada, et Interquisa Canada, avec la société espagnole CEPSA, ont offert de bonnes performances.
Ventes de participation
Par ailleurs, l'agence a obtenu un gain de 16 millions dans le capital de risque (contre une perte de 31 millions) grâce à la vente de sa participation dans GeneOhm Sciences, une société californienne qui a acheté la firme québécoise Infectio Diagnostic en 2004. Elle a aussi récolté un gain de 135 millions avec la vente d'actions dans Biotechnologies Atrium, Miranda Technologies et Rona.
Quant à la provision pour pertes sur placements, elle s'est établie à 81 millions, contre à 117 millions en 2004. M. Carrier a refusé de dire quelles entreprises étaient concernées, «pour ne pas nuire à ces sociétés». Il a précisé que plusieurs entreprises étaient touchées par le niveau élevé du dollar canadien.
Alors qu'elle avait consacré 180 millions aux investissements en 2004, la SGF n'a investi que 78 millions en 2005. Le secteur des Mines, métaux et matériaux a obtenu à lui seul la somme de 38 millions. Le secteur Chimie, énergie et environnement est arrivé deuxième avec 18 millions, suivi du secteur forestier avec 9 millions. Les principaux investissements, a dit M. Carrier, ont été consacrés à l'ouverture de l'usine PTT Poly Canada, à la deuxième phase de l'aluminerie Alouette et à l'établissement de Kruger-Wayagamack, de Trois-Rivières.
La SGF compte investir cette année entre 200 et 250 millions, a indiqué M. Shedleur. «On a plusieurs dossiers actifs en ce moment. Les six secteurs nous intéressent, mais ceux qu'on a, c'est en agroalimentaire et en foresterie.» La SGF estime que des investissements de 250 millions équivalent à un impact de 1 milliard sur l'économie.
Prié de se prononcer sur le dossier de l'usine Gaspésia, M. Shedleur s'est dit déçu du retrait d'un investisseur la semaine dernière. La firme finlandaise Myllykovski Corporation souhaitait plutôt s'attaquer aux problèmes d'une de ses usines en République tchèque. «C'est le pire scénario pour tout le monde: on a tout perdu et il n'y a pas d'emplois. On espère pouvoir trouver un nouvel entrepreneur, mais le marché est difficile.»
Forcée de s'autofinancer parce que Québec ne veut plus éponger ses pertes, la SGF a dégagé un bénéfice net de 70 millions, comparativement à un rendement négatif de 2,9 % ayant entraîné une perte de 52 millions en 2004. Sa direction a attribué cela au fait que l'ensemble de ses secteurs d'investissement ont terminé sur une note positive et que la provision pour pertes sur placements a diminué.
«L'année n'a pas été facile, compte tenu des déficits des dernières années», a dit le p.-d.g., Pierre Shedleur. «Je suis satisfait, on veut aller plus loin, mais il faut équilibrer notre mission, c'est-à-dire générer du développement économique tout en étant rentable.» Pour atteindre l'objectif d'autofinancement, a-t-il rappelé, il faudrait égaler le «coût des fonds», qui se situe à 4,1 %.
Chacun des six secteurs a généré un rendement positif pour un bénéfice combiné de 26 millions, a précisé la SGF, fondée par Québec en 1962 pour offrir un soutien financier au développement économique de la province.
Dans le secteur Sciences de la vie, la SGF est passée d'une perte de 22 millions à un bénéfice de 1 million grâce surtout à la vente de deux participations qui étaient «très déficitaires», a dit M. Carrier.
Quant au secteur Chimie, énergie et environnement, la SGF a tourné la page sur une perte de 18 millions en 2004 avec un bénéfice de 1 million en 2005. Certains projets nécessitent encore des dépenses de démarrage, a dit M. Carrier. Mais d'autres, comme Coastal, en partenariat avec Pétro-Canada, et Interquisa Canada, avec la société espagnole CEPSA, ont offert de bonnes performances.
Ventes de participation
Par ailleurs, l'agence a obtenu un gain de 16 millions dans le capital de risque (contre une perte de 31 millions) grâce à la vente de sa participation dans GeneOhm Sciences, une société californienne qui a acheté la firme québécoise Infectio Diagnostic en 2004. Elle a aussi récolté un gain de 135 millions avec la vente d'actions dans Biotechnologies Atrium, Miranda Technologies et Rona.
Quant à la provision pour pertes sur placements, elle s'est établie à 81 millions, contre à 117 millions en 2004. M. Carrier a refusé de dire quelles entreprises étaient concernées, «pour ne pas nuire à ces sociétés». Il a précisé que plusieurs entreprises étaient touchées par le niveau élevé du dollar canadien.
Alors qu'elle avait consacré 180 millions aux investissements en 2004, la SGF n'a investi que 78 millions en 2005. Le secteur des Mines, métaux et matériaux a obtenu à lui seul la somme de 38 millions. Le secteur Chimie, énergie et environnement est arrivé deuxième avec 18 millions, suivi du secteur forestier avec 9 millions. Les principaux investissements, a dit M. Carrier, ont été consacrés à l'ouverture de l'usine PTT Poly Canada, à la deuxième phase de l'aluminerie Alouette et à l'établissement de Kruger-Wayagamack, de Trois-Rivières.
La SGF compte investir cette année entre 200 et 250 millions, a indiqué M. Shedleur. «On a plusieurs dossiers actifs en ce moment. Les six secteurs nous intéressent, mais ceux qu'on a, c'est en agroalimentaire et en foresterie.» La SGF estime que des investissements de 250 millions équivalent à un impact de 1 milliard sur l'économie.
Prié de se prononcer sur le dossier de l'usine Gaspésia, M. Shedleur s'est dit déçu du retrait d'un investisseur la semaine dernière. La firme finlandaise Myllykovski Corporation souhaitait plutôt s'attaquer aux problèmes d'une de ses usines en République tchèque. «C'est le pire scénario pour tout le monde: on a tout perdu et il n'y a pas d'emplois. On espère pouvoir trouver un nouvel entrepreneur, mais le marché est difficile.»
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