La vente du service technique à Entourage est complétée
Quebecor obtient une injonction limitant le nombre de syndiqués présents sur les piquets de grève
Les syndiqués n'ont rien pu faire, la transaction entre Vidéotron et Entourage Solutions technologiques a été officiellement complétée hier matin. Ce faisant, 646 techniciens et huit cadres de Vidéotron ont changé de patron.
Selon Vidéotron, la vente du service technique de réparation et d'entretien lui permettrait d'épargner 15 millions par année. «Pour une entreprise cotée à la Bourse, on ne peut ignorer de telles économies, surtout pour offrir le même service», a commenté le vice-président exécutif de Quebecor, Luc Lavoie.
Il ajoute que le syndicat avait été informé dès cet hiver des intentions de Vidéotron de resserrer ses dépenses. «Nous avons accepté l'offre d'Entourage le 4 mars et nous nous exposions à de fortes pénalités si nous nous retirions. Mais nous avons dit au syndicat que nous étions prêts à les payer s'il nous apportait une solution.» Ce qui n'est pas arrivé, selon Luc Lavoie.
Faux, répond le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). «Tout ce qu'on a fait, c'est de nous présenter une offre d'achat au début du mois de février, soutient le conseiller syndicat Michel Parenteau. À partir de ce moment, les patrons se sont servi de cette offre d'achat comme d'un canon à la table des négociations pour nous forcer à accepter une réduction de 30 % de nos conditions de travail. Maintenant que c'est fait, c'est facile pour eux de dire qu'ils nous ont offert de proposer une alternative. Mais en réalité, on avait le choix entre couper notre jambe droite ou gauche.»
Transaction ou pas, les responsables syndicaux ont affirmé hier qu'ils retourneraient à la table de négociation uniquement au nom des 2200 employés. «On ne peut accepter que le tiers de l'unité de négociation soit amputé à cause de la signature d'un contrat avec une autre compagnie», souligne M. Parenteau.
Cette solution n'est plus envisageable, soutiennent les représentants de Vidéotron. «On vient de conclure la vente. Les 664 travailleurs touchés ne sont plus à notre emploi, ni légalement ni techniquement», a précisé Luc Lavoie.
Les nouveaux employés d'Entourage verront leur semaine de travail passer de 35 à 40 heures. Et dans un an, ils verront leur salaire baisser de façon substantielle puisque Quebecor cessera de les compenser pour leur perte de revenu. À Vidéotron, les techniciens gagnaient entre 17,67 $ et 29,42 $ l'heure. Les travailleurs traînent cependant avec eux leur accréditation syndicale.
Pour ceux qui resteront, Vidéotron propose également d'augmenter de 35 à 37,5 heures la semaine de travail et de réduire le nombre de congés et de jours de vacances. «Pour nous, il est évident depuis le début que l'employeur n'a aucune intention de négocier. Il fonctionne uniquement à coups d'ultimatums», explique Michel Parenteau.
Du côté d'Entourage, on affirme avoir déjà fait les premiers pas. «J'ai communiqué avec les représentants, les invitant à venir négocier le plus rapidement possible, à venir s'asseoir avec nous, parce que la convention collective est échue et que nous devons négocier le renouvellement du contrat», a déclaré la vice-présidente aux ressources humaines et aux communications d'Entourage, Chantal Losier.
Avec la Presse canadienne
Selon Vidéotron, la vente du service technique de réparation et d'entretien lui permettrait d'épargner 15 millions par année. «Pour une entreprise cotée à la Bourse, on ne peut ignorer de telles économies, surtout pour offrir le même service», a commenté le vice-président exécutif de Quebecor, Luc Lavoie.
Il ajoute que le syndicat avait été informé dès cet hiver des intentions de Vidéotron de resserrer ses dépenses. «Nous avons accepté l'offre d'Entourage le 4 mars et nous nous exposions à de fortes pénalités si nous nous retirions. Mais nous avons dit au syndicat que nous étions prêts à les payer s'il nous apportait une solution.» Ce qui n'est pas arrivé, selon Luc Lavoie.
Faux, répond le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). «Tout ce qu'on a fait, c'est de nous présenter une offre d'achat au début du mois de février, soutient le conseiller syndicat Michel Parenteau. À partir de ce moment, les patrons se sont servi de cette offre d'achat comme d'un canon à la table des négociations pour nous forcer à accepter une réduction de 30 % de nos conditions de travail. Maintenant que c'est fait, c'est facile pour eux de dire qu'ils nous ont offert de proposer une alternative. Mais en réalité, on avait le choix entre couper notre jambe droite ou gauche.»
Transaction ou pas, les responsables syndicaux ont affirmé hier qu'ils retourneraient à la table de négociation uniquement au nom des 2200 employés. «On ne peut accepter que le tiers de l'unité de négociation soit amputé à cause de la signature d'un contrat avec une autre compagnie», souligne M. Parenteau.
Cette solution n'est plus envisageable, soutiennent les représentants de Vidéotron. «On vient de conclure la vente. Les 664 travailleurs touchés ne sont plus à notre emploi, ni légalement ni techniquement», a précisé Luc Lavoie.
Les nouveaux employés d'Entourage verront leur semaine de travail passer de 35 à 40 heures. Et dans un an, ils verront leur salaire baisser de façon substantielle puisque Quebecor cessera de les compenser pour leur perte de revenu. À Vidéotron, les techniciens gagnaient entre 17,67 $ et 29,42 $ l'heure. Les travailleurs traînent cependant avec eux leur accréditation syndicale.
Pour ceux qui resteront, Vidéotron propose également d'augmenter de 35 à 37,5 heures la semaine de travail et de réduire le nombre de congés et de jours de vacances. «Pour nous, il est évident depuis le début que l'employeur n'a aucune intention de négocier. Il fonctionne uniquement à coups d'ultimatums», explique Michel Parenteau.
Du côté d'Entourage, on affirme avoir déjà fait les premiers pas. «J'ai communiqué avec les représentants, les invitant à venir négocier le plus rapidement possible, à venir s'asseoir avec nous, parce que la convention collective est échue et que nous devons négocier le renouvellement du contrat», a déclaré la vice-présidente aux ressources humaines et aux communications d'Entourage, Chantal Losier.
Avec la Presse canadienne
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

