Hydro «en solide situation», selon Thierry Vandal
La société d'État voit tout de même ses bénéfices nets diminuer de 183 millions par rapport à l'an dernier
Photo : Jacques Nadeau
Le président-directeur général d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, pendant son discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Au moment où le ministre des Richesses naturelles s'apprêtait à déposer à l'Assemblée nationale le rapport annuel 2005 d'Hydro-Québec, son président-directeur général, Thierry Vandal, déclarait devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain: «Le courant est bon et on a un bon vent de dos. C'est le temps d'accélérer.»
Il semble bien, en effet, que cette accélération sera menée sur plusieurs fronts, à savoir une croissance du bénéfice pour générer autant de dividendes qu'auparavant pour le gouvernement tout en apportant 500 millions au nouveau Fonds des générations, l'investissement de quatre milliards cette année dans des installations hydroélectriques et, finalement, la proposition d'une nouvelle hausse des tarifs, laquelle serait survenue de toute façon, Fonds des générations ou pas. En somme, «financièrement, Hydro-Québec termine l'année 2005 en solide situation», a affirmé le p.-d.g. de la société d'État qui, pour la première fois de son histoire, a franchi en 2005 le cap de 60 milliards de dollars d'actifs.
Le rapport annuel montre qu'Hydro-Québec a généré un bénéfice net de 2,252 milliards, en baisse de 183 millions par rapport aux résultats de 2004. Toutefois, le bénéfice provenant des activités poursuivies, considéré comme l'indice le plus important aux yeux de M. Vandal, a progressé de 5,8 %, ou 124 millions, pour atteindre les 2,249 milliards. Cela correspond d'ailleurs au niveau de rentabilité de 2,5 milliards par année demandé par l'actionnaire, ce qui lui a permis de percevoir la moitié de ce bénéfice sous forme de dividendes, pour un montant de 1,13 milliard en 2005.
Les revenus ont atteint 10,8 milliards, en hausse de 491 millions sur 2004, alors que les charges ont augmenté de 261 millions pour un total de 6,4 milliards et que les frais financiers se sont accrus de 103 millions pour se chiffrer à 2,2 milliards. La dette à long terme, réduite de 1,3 milliard en 2005, se situait à 31,3 milliards à la fin de l'exercice. Il n'y a cependant pas de prévision en vue d'une nouvelle baisse de la dette en 2006.
Les résultats par divisions montrent un bénéfice net de 1,8 milliard pour Hydro-Québec Production, une augmentation de 212 millions qui s'explique essentiellement par les exportations nettes d'électricité hors Québec, qui ont rapporté 830 millions, soit 446 millions de plus qu'en 2004. En fait, avec seulement 4 % du volume total des ventes d'Hydro-Québec, l'exportation a généré
32 % du bénéfice. La hausse des revenus d'exportation a pu avoir lieu parce que les réserves d'eau se sont rétablies depuis deux ans et que les prix ont été à la hausse vers la fin de 2005, avec 80 % de ces ventes hors Québec faites sur le marché de New York et en Nouvelle-Angleterre. Par surcroît, même avec cette augmentation des exportations, on a pu accroître les réserves énergétiques de 3,4 TWh.
Pour sa part, Hydro-Québec TransÉnergie a généré un bénéfice net de 370 millions, en ligne avec le rendement autorisé par la Régie de l'énergie. Hydro-Québec Distribution a de son côté atteint un bénéfice net de 230 millions, soit 180 millions provenant de ses ventes d'électricité au Québec et le reste venant d'un gain obtenu par la vente de sa filiale HydroSolution. Une autre première en 2005 a été le dépassement du plafond de 165 TWh en énergie patrimoniale. Le distributeur a dû acheter 2,9 TWh d'énergie, ce qui lui a coûté 229 millions à un prix moyen de 7,83 ¢ du kWh pour revendre le tout à un prix moyen de 5,39 ¢.
M. Vandal a consacré une importante partie de son allocution à réaffirmer que les 500 millions qui iront au Fonds des générations n'auront aucun effet d'entraînement sur des hausses éventuelles de tarifs. «Il y aura sans doute des hausses de tarifs au cours des prochaines années, mais ce seront les mêmes que si les redevances hydrauliques ne s'étaient pas appliquées à Hydro-Québec», a dit le p.-d.g. De plus, le producteur ne pourra pas transférer au distributeur la perte de 500 millions qu'il aura à subir en versant cette somme au Fonds des générations parce que, a-t-il dit, la loi ne lui permet pas de refiler cette facture à une autre division. D'où viendront ces 500 millions? De la croissance future avec la mise en marche de nouvelles centrales et d'une rentabilité accrue de la part du producteur. Au total, le plan de match s'appuie sur trois orientations: l'efficacité énergétique, le développement complémentaire de l'énergie éolienne et l'innovation technologique.
Il semble bien, en effet, que cette accélération sera menée sur plusieurs fronts, à savoir une croissance du bénéfice pour générer autant de dividendes qu'auparavant pour le gouvernement tout en apportant 500 millions au nouveau Fonds des générations, l'investissement de quatre milliards cette année dans des installations hydroélectriques et, finalement, la proposition d'une nouvelle hausse des tarifs, laquelle serait survenue de toute façon, Fonds des générations ou pas. En somme, «financièrement, Hydro-Québec termine l'année 2005 en solide situation», a affirmé le p.-d.g. de la société d'État qui, pour la première fois de son histoire, a franchi en 2005 le cap de 60 milliards de dollars d'actifs.
Le rapport annuel montre qu'Hydro-Québec a généré un bénéfice net de 2,252 milliards, en baisse de 183 millions par rapport aux résultats de 2004. Toutefois, le bénéfice provenant des activités poursuivies, considéré comme l'indice le plus important aux yeux de M. Vandal, a progressé de 5,8 %, ou 124 millions, pour atteindre les 2,249 milliards. Cela correspond d'ailleurs au niveau de rentabilité de 2,5 milliards par année demandé par l'actionnaire, ce qui lui a permis de percevoir la moitié de ce bénéfice sous forme de dividendes, pour un montant de 1,13 milliard en 2005.
Les revenus ont atteint 10,8 milliards, en hausse de 491 millions sur 2004, alors que les charges ont augmenté de 261 millions pour un total de 6,4 milliards et que les frais financiers se sont accrus de 103 millions pour se chiffrer à 2,2 milliards. La dette à long terme, réduite de 1,3 milliard en 2005, se situait à 31,3 milliards à la fin de l'exercice. Il n'y a cependant pas de prévision en vue d'une nouvelle baisse de la dette en 2006.
Les résultats par divisions montrent un bénéfice net de 1,8 milliard pour Hydro-Québec Production, une augmentation de 212 millions qui s'explique essentiellement par les exportations nettes d'électricité hors Québec, qui ont rapporté 830 millions, soit 446 millions de plus qu'en 2004. En fait, avec seulement 4 % du volume total des ventes d'Hydro-Québec, l'exportation a généré
32 % du bénéfice. La hausse des revenus d'exportation a pu avoir lieu parce que les réserves d'eau se sont rétablies depuis deux ans et que les prix ont été à la hausse vers la fin de 2005, avec 80 % de ces ventes hors Québec faites sur le marché de New York et en Nouvelle-Angleterre. Par surcroît, même avec cette augmentation des exportations, on a pu accroître les réserves énergétiques de 3,4 TWh.
Pour sa part, Hydro-Québec TransÉnergie a généré un bénéfice net de 370 millions, en ligne avec le rendement autorisé par la Régie de l'énergie. Hydro-Québec Distribution a de son côté atteint un bénéfice net de 230 millions, soit 180 millions provenant de ses ventes d'électricité au Québec et le reste venant d'un gain obtenu par la vente de sa filiale HydroSolution. Une autre première en 2005 a été le dépassement du plafond de 165 TWh en énergie patrimoniale. Le distributeur a dû acheter 2,9 TWh d'énergie, ce qui lui a coûté 229 millions à un prix moyen de 7,83 ¢ du kWh pour revendre le tout à un prix moyen de 5,39 ¢.
M. Vandal a consacré une importante partie de son allocution à réaffirmer que les 500 millions qui iront au Fonds des générations n'auront aucun effet d'entraînement sur des hausses éventuelles de tarifs. «Il y aura sans doute des hausses de tarifs au cours des prochaines années, mais ce seront les mêmes que si les redevances hydrauliques ne s'étaient pas appliquées à Hydro-Québec», a dit le p.-d.g. De plus, le producteur ne pourra pas transférer au distributeur la perte de 500 millions qu'il aura à subir en versant cette somme au Fonds des générations parce que, a-t-il dit, la loi ne lui permet pas de refiler cette facture à une autre division. D'où viendront ces 500 millions? De la croissance future avec la mise en marche de nouvelles centrales et d'une rentabilité accrue de la part du producteur. Au total, le plan de match s'appuie sur trois orientations: l'efficacité énergétique, le développement complémentaire de l'énergie éolienne et l'innovation technologique.
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