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Les prix du pétrole repassent la barre des 66 $US

29 mars 2006  Actualités économiques
New York — Les prix du pétrole sont repassés au-dessus de 66 $US le baril hier, une première depuis près de deux mois, en raison des risques géopolitiques pesant sur la production au Nigeria, en Iran ou en Irak, et de la menace de pénurie d'essence cet été aux États-Unis.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en mai a pris 1,91 $US, terminant à 66,07 $US.

«C'était un jour explosif», s'est exclamé Phil Flynn, analyste chez Alaron trading. «Il y a eu de nombreux facteurs», soutenant les cours, a-t-il souligné, citant notamment les tensions au Nigeria et les inquiétudes concernant l'approvisionnement d'essence aux États-Unis. «Il y a aussi une autre question qui a pu contribuer à la dynamique haussière: c'est l'intention de l'American Stock Exchange [Amex] de lancer un fonds indiciel lié au pétrole», a-t-il indiqué.

Selon le Wall Street Journal d'hier, l'Amex devrait en effet lancer lundi prochain un fonds d'investissements dont la performance sera adossée à l'évolution des cours du brut, donnant ainsi la possibilité aux investisseurs individuels de spéculer sur l'évolution des prix du pétrole.

«Nous avons vu ce qui s'est passé lorsque les fonds d'investissement ont commencé à s'intéresser au marché de l'argent [matière première], cela a fait monter les cours de l'argent. Il pourrait en être de même pour le pétrole», a commenté Phil Flynn. «Plus de monde pourra participer [au marché du pétrole], il y aura de nouvelles sociétés à acheter du pétrole», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le marché a été peu soulagé par la libération, lundi au Nigeria, de trois otages occidentaux enlevés il y a cinq semaines par un groupe séparatiste nigérian dans le delta du Niger. Ces militants ont parallèlement juré de poursuivre les attaques contre l'industrie pétrolière du pays.

Les attaques menées depuis deux mois par les militants ont déjà réduit la production jusqu'à 630 000 barils par jour, soit un quart de l'offre de brut du Nigeria, selon certaines sources.
 
 
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