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Le procès Enron fait une pause

29 mars 2006  Actualités économiques
L’ex-p.-d.g. d’Enron, Kenneth Lay, et son épouse Linda quittent la cour.
Photo : Agence Reuters
L’ex-p.-d.g. d’Enron, Kenneth Lay, et son épouse Linda quittent la cour.
Houston — Le procès des ex-responsables d'Enron, Kenneth Lay et Jeffrey Skilling, va observer une pause jusqu'à lundi avant le début des plaidoiries de la défense, a annoncé hier le juge Sim Lake.

L'accusation vient de clore deux mois d'interrogatoires des témoins pour tenter de prouver que Kenneth Lay et Jeffrey Skilling ont menti avant la faillite d'Enron pour plaire aux investisseurs et s'enrichir personnellement.

Cette suspension des débats devant le tribunal fédéral de Houston, siège de l'ancien courtier en énergie dont la faillite retentissante avait défrayé la chronique fin 2001, doit permettre aux avocats de la défense de préparer leurs réponses, selon le juge.

Le juge fédéral Lake a, par ailleurs, décidé d'abandonner trois des 31 chefs d'accusation contre Jeffrey Skilling et un des sept retenus contre Ken Lay. Le juge a ainsi laissé tomber deux accusations retenues contre Skilling pour fraude boursière et une pour fausse déclaration aux responsables d'un audit d'Enron. Un chef d'accusation pour fraude boursière retenu contre Lay a également été abandonné.

Les deux ex-p.-d.g. du groupe témoigneront chacun de leur côté, a indiqué l'avocat principal de Ken Lay, Mike Ramsey. «La question reste de savoir s'il s'agit d'une affaire pénale», a-t-il estimé, expliquant qu'il allait prouver au jury que l'affaire relève seulement de poursuites au civil. «Tout a été fait dans le respect des règles et c'est ce que nous allons démontrer», a ajouté l'avocat.

L'équipe des avocats de renoms chargée de la défense des deux ex-responsables d'Enron prévoit d'appeler quelque 25 témoins à la barre, sélectionnés parmi une liste de 170 noms, lors d'interrogatoires qui devraient durer environ quatre à cinq semaines.

La faillite d'Enron avait envoyé au chômage des milliers d'employés du groupe dont le chiffre d'affaires avait approché avant sa banqueroute les 100 milliards $US. Elle est devenue emblématique des excès et des fraudes qui ont marqué le monde de l'entreprise aux États-Unis dans les années 90.
 
 
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