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Transat veut acquérir des hôtels dans le Sud

La compagnie a dégagé des profits de 5,2 millions au premier trimestre

16 mars 2006  Actualités économiques
Transat A.T. a déclaré hier des profits en hausse et confirmé à ses actionnaires qu'elle espérait acquérir d'ici la fin de l'année quelques hôtels au Mexique ou dans d'autres pays des Antilles où elle est déjà bien implantée.

En marge de l'assemblée annuelle, le p.-d.g. Jean-Marc Eustache a confié qu'il avait déjà approché plusieurs cibles potentielles. Il a refusé de donner plus de détails, mais il a laissé entendre que Punta Cana, en République dominicaine, et la Riviera Maya, au Mexique, seraient de bons choix, tout comme Panama.

Transat est un important «fabricant» et distributeur de forfaits de voyage qui incluent l'hébergement. L'entreprise n'est toutefois propriétaire d'aucun établissement hôtelier. Prudente jusqu'à maintenant, la société est désormais prête à se tenter sa chance.

«On a d'une part des ressources financières et d'autre part une masse critique, un volume de passagers, qui fait qu'on peut prétendre apporter quelque chose à une table de négociations et être pris comme un interlocuteur sérieux», a expliqué le président distribution de Transat, Philippe Sureau.

Impact palpable

Selon M. Eustache, les marges bénéficiaires peuvent atteindre 25 % dans l'hôtellerie. Comme Transat réserve entre 35 000 et 37 000 chambres par jour pour ses clients en haute saison, l'impact d'une acquisition sur la rentabilité de l'entreprise serait palpable, a-t-il souligné.

La compagnie espère pouvoir annoncer une transaction d'ici la fin de l'exercice. Les dirigeants ne mettent cependant pas tous leurs oeufs dans le même panier. Ils soupèsent en effet des possibilités aux États-Unis.

Pour le voyagiste, l'idée est de recruter des clients parmi les gens qui se rendent dans les Antilles l'été par exemple. Cela permettrait à Transat de remplir ses avions — et éventuellement ses hôtels — à l'année.

D'après le président, il est toutefois difficile de dire si une transaction pourra être conclue rapidement puisque la majorité des joueurs intéressants dans le marché américain sont des entreprises à capital fermé.

Transat dispose d'environ 300 millions pour réaliser ses projets.

Action en hausse

Signe de la confiance des investisseurs, le titre de la société s'est envolé hier après la publication de résultats financiers satisfaisants pour le premier trimestre 2006, qui a pris fin le 31 janvier.

À la Bourse de Toronto, l'action de la société a pris 1,72 $, soit 8,8 %, pour clôturer la séance à 21,22 $.

Pour les trois premiers mois de son exercice, Transat a dégagé des profits de 5,2 millions, ou 13 ¢ par action, comparativement à une perte nette de 1,8 million, ou 8 ¢ par action, un an auparavant.

Les revenus de Transat se sont, pour leur part, établis à 581,6 millions au cours du premier trimestre, contre 588,7 millions lors du trimestre correspondant de 2005. La diminution est de 1,2 %.

D'après l'entreprise, cette baisse est principalement attribuable à l'appréciation du dollar par rapport à l'euro, dont l'effet a cependant été compensé en partie par une augmentation de 3,4 % du nombre de voyageurs.

L'augmentation du nombre de voyageurs chez Transat a été de 1,9 % pour l'Amérique du Nord et de 18,5 % en Europe.
 
 
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