vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 17h41
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Tollé à Washington - Dubai Ports accepte un examen de son projet d'achat de ports américains

Reuters   27 février 2006  Actualités économiques
Washington — Les opérateurs portuaires Dubai Ports World et P&O ont demandé aux autorités américaines de conduire un examen approfondi du projet d’acquisition par Dubai Ports des terminaux de six ports des États-Unis après le tollé suscité à Washington par cette OPA.

Le président de la commission sénatoriale des Forces armées, John Warner, a déclaré hier que les deux sociétés avaient volontairement réclamé que soit appliquée la procédure d'examen de 45 jours prévue par la loi au cas où un projet d'acquisition est susceptible de nuire à la sécurité nationale.

Dubai Ports a convenu de verser 6,8 milliards de dollars pour le rachat du groupe britannique P&O, obtenant par ricochet la gestion des ports de New York, Philadelphie, Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et du New Jersey.

Mais l'OPA, approuvée par la Commission américaine des investissements étrangers, a pris une tournure politique en début de semaine quand nombre d'élus du Congrès ont vertement critiqué le feu vert du gouvernement Bush à ce rachat en invoquant un risque pour la sécurité nationale.

La société émiratie a accepté vendredi de traiter à part le cas des ports américains, mais a souligné aussi qu'elle entendait mener à terme son acquisition.

Steven Hadley, le conseiller à la sécurité nationale, s'est dit persuadé que le Congrès parviendrait à la même conclusion que la Maison-Blanche, à savoir que cette transaction ne met pas en péril la sécurité du pays.

Signal négatif

Des responsables américains ont souligné que les Émirats arabes unis étaient de solides alliés des États-Unis dans la guerre contre le terrorisme, et qu'ils avaient beaucoup travaillé pour corriger les failles ayant permis l'utilisation des pays du Golfe pour l'organisation logistique et le financement des attentats du 11 septembre 2001.

Des analystes et experts du secteur maritime ont eux aussi estimé que la sécurité du pays n'était pas en jeu au vu de l'historique de Dubai Ports et du caractère très exigeant des traités internationaux.

Le secrétaire américain au Trésor John Snow a prévenu pour sa part qu'un rejet d'une reprise des six ports par une entreprise arabe enverrait un signal négatif pour l'investissement de «certaines parties du monde» aux États-Unis.

Plusieurs représentants des milieux d'affaires et du secteur des entreprises aux États-Unis ont également fait part de leurs craintes de voir le tollé au Congrès ralentir plusieurs projets d'accords de libre échange au Moyen-Orient.

Les États-Unis négocient notamment avec les Émirats arabes unis, leur troisième partenaire commercial dans la région après Israël et l'Arabie saoudite — depuis mars 2005, et espèrent boucler un accord cette année. Ces négociations s'inscrivent dans le cadre d'une politique plus large visant à créer une zone de libre échange au Moyen-Orient d'ici à 2013.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012