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UAL sort officiellement de la faillite

Le transporteur met un terme à une banqueroute de 37 mois, la plus longue du secteur aérien aux États-Unis

2 février 2006  Actualités économiques
Des passagers patientent pour faire enregistrer leurs bagages à un comptoir d’United Airlines. UAL, deuxième transporteur des États-Unis pour son trafic, s’était placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites — dite chapitre
Photo : Agence France-Presse
Des passagers patientent pour faire enregistrer leurs bagages à un comptoir d’United Airlines. UAL, deuxième transporteur des États-Unis pour son trafic, s’était placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites — dite chapitre
Chicago — La compagnie aérienne américaine United Airlines (UAL) est sortie officiellement de la faillite hier, a-t-elle annoncé, mettant ainsi un terme à la plus longue banqueroute (37 mois) du secteur aux États-Unis.

Cette annonce est la suite logique de l'approbation du plan de restructuration du groupe par un tribunal de Chicago le 20 janvier. La date du 1er février avait alors été évoquée comme échéance la plus rapprochée, sous réserve d'une procédure d'appel dans les 10 jours suivant cette décision de justice.

UAL, deuxième transporteur des États-Unis pour son trafic, s'était placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites — dite chapitre 11 — en décembre 2002, frappé de plein fouet par la crise du secteur aérien qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001.

La faillite d'UAL était l'une des dix plus lourdes de l'histoire des États-Unis, avec des dettes de quelque 25 milliards. Pendant sa banqueroute, UAL a procédé à une restructuration draconienne, passant notamment par la suppression de 20 000 emplois, qui lui a permis de réduire ses coûts de sept milliards par an.

UAL, qui a continué à assurer son service pendant la faillite, emploie aujourd'hui 58 000 personnes. La compagnie a rappelé hier dans un communiqué être «engagée dans la poursuite de l'amélioration de ses coûts. Nous avons réussi un énorme pari avec cette restructuration pour repositionner cette compagnie», a dit le p.-d.g., Glenn Tilton. «Mais nous devons faire mieux, car nous sommes dans un secteur très concurrentiel et nous ne pouvons rien tenir pour acquis.»

Le plan de sortie de faillite prévoit notamment une facilité de crédit de trois milliards $US au total, de nouveaux régimes de retraite et un redéploiement des lignes.

En 2005, UAL a accusé une perte nette de 21 milliards, contre une perte de 1,7 milliard en 2004. Mais sans les provisions liées à la faillite, la perte 2005 ne serait que de 557 millions de dollars.

Plusieurs nouveaux éléments vont prendre effet avec la sortie de faillite, comme la cotation de nouvelles actions UAL, qui sera effective aujourd'hui. Selon la presse les nouvelles actions «UAUA», dont quelque 125 millions seront émises, doivent être introduites au prix de 15 $US le titre.

Elles seront pour l'essentiel destinées à rembourser les dettes de la compagnie aérienne qui n'ont pas été effacées dans le cadre de sa faillite. Une petite partie de ces titres, de l'ordre de 8 %, est réservée à la rétribution de cadres de la compagnie.

Les anciennes actions UAL seront annulées.

Par ailleurs, un nouveau conseil d'administration doit entrer en fonction. Les banques créancières qui ont participé au plan de renflouement de la compagnie ont nommé cinq des douze administrateurs, UAL en ayant nommé cinq autres, et les syndicats, deux.
 
 
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