Complémentarité France-Québec
25 janvier 2006
Actualités économiques
Paris — Le Québec a ses «créneaux d'excellence», la France ses «pôles de compétitivité»: certains d'entre eux pourraient bien dans l'avenir travailler ensemble. C'est en tout cas ce qu'ont convenu le ministre français délégué à l'Industrie, François Loos, et son homologue québécois du Développement économique, Claude Béchard.
Arrivant d'Inde, et en route pour le Forum de Davos, M. Béchard a effectué une courte mission de 36 heures à Paris, pendant laquelle il a notamment vanté les «avantages économiques du Québec» devant des gens d'affaires. Évoquant leurs politiques industrielles respectives, les deux ministres ont constaté la «complémentarité de leurs secteurs d'excellence» et envisagé de nouveaux partenariats.
«On a convenu de mettre ces deux forces en lien pour créer davantage d'alliances et de s'en servir comme tremplin pour accéder dans certains cas à des marchés internationaux, a expliqué Claude Béchard. En Inde, on parle beaucoup de transformation agro-alimentaire. C'est un bel exemple où des pôles de compétitivité et des créneaux d'excellence pourraient s'allier.»
L'exemple vaut aussi pour le secteur aéronautique, où le ministre québécois, comme il l'avait déjà dit lors du salon du Bourget, souhaite «augmenter les échanges entre PME et multiplier les maillages».
«Il faut briser la dépendance des PME [envers des géants comme Bombardier], a répété M. Béchard. Ça devient extrêmement dangereux. L'objectif, c'est que les PME puissent avoir des carnets de commandes qui ne dépendent pas que d'un seul donneur d'ordres, qu'elles puissent aussi entrer chez Airbus, Boeing ou Embraer. C'est toute notre structure qui serait ainsi solidifiée.»
En France, la politique des pôles de compétitivité a été mise en place en 2002 pour favoriser l'émergence de nouvelles activités à «forte visibilité internationale». En trois ans, 67 pôles de compétitivité ont été «labellisés» et des crédits de 1,5 milliard d'euros (2,1 milliards de dollars) ont été débloqués. Au Québec, l'idée de créer des créneaux d'excellence est née elle aussi en 2002, avec le projet ACCORD. Le gouvernement prévoit de signer 35 ententes avec les régions d'ici trois ans pour définir les secteurs industriels sur lesquels elles se concentreront.
Arrivant d'Inde, et en route pour le Forum de Davos, M. Béchard a effectué une courte mission de 36 heures à Paris, pendant laquelle il a notamment vanté les «avantages économiques du Québec» devant des gens d'affaires. Évoquant leurs politiques industrielles respectives, les deux ministres ont constaté la «complémentarité de leurs secteurs d'excellence» et envisagé de nouveaux partenariats.
«On a convenu de mettre ces deux forces en lien pour créer davantage d'alliances et de s'en servir comme tremplin pour accéder dans certains cas à des marchés internationaux, a expliqué Claude Béchard. En Inde, on parle beaucoup de transformation agro-alimentaire. C'est un bel exemple où des pôles de compétitivité et des créneaux d'excellence pourraient s'allier.»
L'exemple vaut aussi pour le secteur aéronautique, où le ministre québécois, comme il l'avait déjà dit lors du salon du Bourget, souhaite «augmenter les échanges entre PME et multiplier les maillages».
«Il faut briser la dépendance des PME [envers des géants comme Bombardier], a répété M. Béchard. Ça devient extrêmement dangereux. L'objectif, c'est que les PME puissent avoir des carnets de commandes qui ne dépendent pas que d'un seul donneur d'ordres, qu'elles puissent aussi entrer chez Airbus, Boeing ou Embraer. C'est toute notre structure qui serait ainsi solidifiée.»
En France, la politique des pôles de compétitivité a été mise en place en 2002 pour favoriser l'émergence de nouvelles activités à «forte visibilité internationale». En trois ans, 67 pôles de compétitivité ont été «labellisés» et des crédits de 1,5 milliard d'euros (2,1 milliards de dollars) ont été débloqués. Au Québec, l'idée de créer des créneaux d'excellence est née elle aussi en 2002, avec le projet ACCORD. Le gouvernement prévoit de signer 35 ententes avec les régions d'ici trois ans pour définir les secteurs industriels sur lesquels elles se concentreront.
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