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Automobile - GM dans la mire des TCA

6 septembre 2002  Économie
Toronto - Le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile a choisi General Motors en vue d'une grève qui pourrait être déclenchée dans moins de deux semaines en cas d'échec des négociations sur un nouveau contrat de travail.

Dans le cadre du processus de négociations mis en place par les TCA et les trois grands constructeurs automobiles au Canada — GM, Ford et DaimlerChrysler —, une entente conclue avec GM servira de modèle pour les négociations avec les deux autres employeurs.

En conférence de presse, hier, le président des TCA, Buzz Hargrove, a précisé que le syndicat entreprenait dès maintenant les négociations avec GM. Si une entente pour un nouveau contrat de trois ans n'est pas conclue avant minuit le 17 septembre, plus de 20 000 employés de GM au Canada déclencheront la grève.

Hausse salariale

La principale revendication des TCA sera une hausse «substantielle» des salaires, M. Hargrove estimant que GM peut facilement compenser cette dépense par des mesures d'amélioration de la productivité. Le salaire horaire des employés canadiens des trois grands constructeurs automobiles s'établit présentement à 27,70 $ pour les travailleurs des lignes d'assemblage et à 33,10 $ pour les électriciens, mécaniciens et autres travailleurs spécialisés. «L'impact de nos demandes peut facilement être compensé par des améliorations de la productivité, a dit M. Hargrove. Ils pourraient satisfaire nos demandes et quand même parvenir à réduire les prix de leurs véhicules.»

Entre autres revendications, les TCA souhaitent aussi obtenir de GM l'engagement que la direction poursuit ses efforts pour remplacer les 1200 emplois perdus dans le cadre de la fermeture, la semaine dernière, de l'usine d'assemblage de Boisbriand, au nord de Montréal. À cet égard, le vice-président responsable du personnel chez GM Canada et principal négociateur pour la partie patronale, Al Green, a rappelé hier un précédent engagement de l'entreprise. «Nous avons conclu une entente avec eux [les TCA] pour ne pas démolir l'usine au cas où d'autres options se présenteraient — pas nécessairement de la part de General Motors, mais néanmoins d'autres options pour cette usine», a dit M. Green en entrevue.

L'un des points de discorde dans ces négociations pourrait être les concessions demandées par GM pour faire face à la hausse des coûts des régimes de retraite. La direction de GM rappelle que ses concurrents Toyota et Honda ne sont pas confrontés à ce problème dans leurs usines ontariennes, où les employés sont plus jeunes et non syndiqués. «Évidemment, une augmentation des coûts dans un secteur réduit les sommes dont vous disposez pour consentir des augmentations de salaire», a dit M. Green.

M. Hargrove a pour sa part affirmé que le problème des coûts des régimes de retraite concerne surtout les États-Unis, où GM compte deux fois plus de retraités qu'au Canada. Ce à quoi M. Green a répondu que l'on ne peut dissocier la situation financière de GM Canada de sa société mère américaine. «Nous faisons partie d'une société mère qui va déterminer jusqu'où nous pouvons aller dans un contrat avec les travailleurs canadiens.»






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