Des records pour les banques Nationale et CIBC
Photo : Agence Reuters
La Banque Royale est la seule à ne pas pouvoir se féliciter franchement de son année 2004. Sous le coup d’une expansion dans l’industrie bancaire américaine plus problématique, la plus grande banque au pays affiche un recul de 6 % de ses profits
Les banques CIBC et Nationale, avec leurs résultats records respectifs, ont apporté hier leur contribution à un exercice financier 2004 historique pour ces institutions financières. Au cumul, les six grandes banques ont comptabilisé un bénéfice net de 13,3 milliards, en hausse de 21 % par rapport à 2003.
Ce sommet de 13,3 milliards vient se comparer à un total de 11 milliards compilé en 2003, pour produire un rendement moyen sur capitaux propres de 18,5 %. Seule la Royale a moins bien fait, sous le coup d'une expansion dans l'industrie bancaire américaine plus problématique, la plus grande banque au pays affichant un recul de 6 % de ses profits et un rendement de 15,9 %.
Hier, les banques Nationale et CIBC se sont jointes à la valse des records. La BN, pour sa part, a inscrit un bénéfice net de 725 millions au cours de l'exercice clos le 31 octobre 2004, en hausse de 16 % sur celui de 624 millions de l'exercice précédent. Par action, il est passé de 3,37 $ à 4,10 $. Quant au rendement sur fonds propres, il s'est établi à 18,8 %, contre 16,5 % un an plus tôt. Des gains ont été observés dans les trois principaux secteurs d'activités de la banque, soit dans les segments Particuliers et entreprises (+8 %), Gestion du patrimoine (+28 %) et Marchés financiers (+14 %).
Il faut également souligner l'amélioration de la qualité du crédit avec, en 2004, des provisions spécifiques et générales excédant les prêts douteux de 190 millions, comparativement à 154 millions en 2003. «En tenant compte de la réduction de 55 millions de la provision générale pour risque de crédit, qui s'établit à 350 millions au 31 octobre 2004, les prêts douteux nets ont diminué de 91 millions, soit près de 60 %. Les deux tiers de la diminution proviennent du secteur du financement des grandes sociétés», peut-on lire dans le communiqué de la sixième banque au pays, qui coiffait un actif de 88,8 milliards au 31 octobre dernier.
Avec cette performance, et l'atteinte de tous les objectifs, le conseil d'administration a approuvé, hier, une augmentation du dividende trimestriel de 11 %, à 42 ¢ par action ordinaire.
CIBC
Pour sa part, la CIBC a été rattrapée par ses vieux démons, ce qui ne l'a pas empêchée d'inscrire un bénéfice net record en 2004. Mais l'affaire du courtier en énergie Enron est venue expliquer un recul de 14 % de son bénéfice net au quatrième trimestre, sous le poids d'une provision de 300 millions liée à la responsabilité de l'institution dans ce scandale financier. Cette provision atteint les 194 millions après impôts et est associée aux amendes et poursuites dont elle est l'objet pour des prêts consentis à Enron. Rappelons qu'en mai dernier, la banque avait avisé les actionnaires que le montant total des réclamations pour sa responsabilité dans l'affaire Enron pourrait être supérieur à la couverture offerte par ses assureurs.
Pour le trimestre, le bénéfice net de la CIBC a été de 439 millions, ou de 1,06 $ par action, contre 510 millions, ou 1,28 $ l'action, au quatrième trimestre de 2003.
Pour l'ensemble de l'exercice, la quatrième banque au pays selon la taille, avec un actif de 279 milliards au 31 octobre dernier, a comptabilisé un bénéfice net de 2,2 milliards, ou 5,53 $ par action, en hausse de 7 % sur celui de 2,1 milliards, ou 5,18 $ l'action, de l'exercice précédent. Le rendement sur fonds propres a été de 18,7 %, contre 19,2 % un an plus tôt. L'un des faits saillants de l'exercice a été l'inscription d'une dotation à la provision pour pertes sur créances de 628 millions en 2004, contre 1,14 milliard en 2003.
Cette performance a permis à la CIBC de majorer de 8 % son dividende trimestriel, qui passe à 65 ¢ par action ordinaire.
Dans la foulée, John Hunkin, chef de la direction de la banque, a annoncé la nomination de Gerry McCaughey au poste de président et chef de l'exploitation. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il sera responsable de toutes les unités d'exploitation de la banque. Il occupera également la fonction d'ombudsman. Âgé de 48 ans, M. McCaughey a entrepris sa carrière en services financiers en 1981 à titre de chargé de compte auprès de Merrill Lynch à Montréal. Il est entré à la Banque CIBC en 1990, lorsque celle-ci a acquis les services à la clientèle privée canadienne de Merrill Lynch. Depuis 1999, il dirige le groupe Gestion des avoirs.
Ce sommet de 13,3 milliards vient se comparer à un total de 11 milliards compilé en 2003, pour produire un rendement moyen sur capitaux propres de 18,5 %. Seule la Royale a moins bien fait, sous le coup d'une expansion dans l'industrie bancaire américaine plus problématique, la plus grande banque au pays affichant un recul de 6 % de ses profits et un rendement de 15,9 %.
Hier, les banques Nationale et CIBC se sont jointes à la valse des records. La BN, pour sa part, a inscrit un bénéfice net de 725 millions au cours de l'exercice clos le 31 octobre 2004, en hausse de 16 % sur celui de 624 millions de l'exercice précédent. Par action, il est passé de 3,37 $ à 4,10 $. Quant au rendement sur fonds propres, il s'est établi à 18,8 %, contre 16,5 % un an plus tôt. Des gains ont été observés dans les trois principaux secteurs d'activités de la banque, soit dans les segments Particuliers et entreprises (+8 %), Gestion du patrimoine (+28 %) et Marchés financiers (+14 %).
Il faut également souligner l'amélioration de la qualité du crédit avec, en 2004, des provisions spécifiques et générales excédant les prêts douteux de 190 millions, comparativement à 154 millions en 2003. «En tenant compte de la réduction de 55 millions de la provision générale pour risque de crédit, qui s'établit à 350 millions au 31 octobre 2004, les prêts douteux nets ont diminué de 91 millions, soit près de 60 %. Les deux tiers de la diminution proviennent du secteur du financement des grandes sociétés», peut-on lire dans le communiqué de la sixième banque au pays, qui coiffait un actif de 88,8 milliards au 31 octobre dernier.
Avec cette performance, et l'atteinte de tous les objectifs, le conseil d'administration a approuvé, hier, une augmentation du dividende trimestriel de 11 %, à 42 ¢ par action ordinaire.
CIBC
Pour sa part, la CIBC a été rattrapée par ses vieux démons, ce qui ne l'a pas empêchée d'inscrire un bénéfice net record en 2004. Mais l'affaire du courtier en énergie Enron est venue expliquer un recul de 14 % de son bénéfice net au quatrième trimestre, sous le poids d'une provision de 300 millions liée à la responsabilité de l'institution dans ce scandale financier. Cette provision atteint les 194 millions après impôts et est associée aux amendes et poursuites dont elle est l'objet pour des prêts consentis à Enron. Rappelons qu'en mai dernier, la banque avait avisé les actionnaires que le montant total des réclamations pour sa responsabilité dans l'affaire Enron pourrait être supérieur à la couverture offerte par ses assureurs.
Pour le trimestre, le bénéfice net de la CIBC a été de 439 millions, ou de 1,06 $ par action, contre 510 millions, ou 1,28 $ l'action, au quatrième trimestre de 2003.
Pour l'ensemble de l'exercice, la quatrième banque au pays selon la taille, avec un actif de 279 milliards au 31 octobre dernier, a comptabilisé un bénéfice net de 2,2 milliards, ou 5,53 $ par action, en hausse de 7 % sur celui de 2,1 milliards, ou 5,18 $ l'action, de l'exercice précédent. Le rendement sur fonds propres a été de 18,7 %, contre 19,2 % un an plus tôt. L'un des faits saillants de l'exercice a été l'inscription d'une dotation à la provision pour pertes sur créances de 628 millions en 2004, contre 1,14 milliard en 2003.
Cette performance a permis à la CIBC de majorer de 8 % son dividende trimestriel, qui passe à 65 ¢ par action ordinaire.
Dans la foulée, John Hunkin, chef de la direction de la banque, a annoncé la nomination de Gerry McCaughey au poste de président et chef de l'exploitation. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il sera responsable de toutes les unités d'exploitation de la banque. Il occupera également la fonction d'ombudsman. Âgé de 48 ans, M. McCaughey a entrepris sa carrière en services financiers en 1981 à titre de chargé de compte auprès de Merrill Lynch à Montréal. Il est entré à la Banque CIBC en 1990, lorsque celle-ci a acquis les services à la clientèle privée canadienne de Merrill Lynch. Depuis 1999, il dirige le groupe Gestion des avoirs.
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