Marchés boursiers - Wall Street évite le pire par un rebond de dernière heure
Toronto — Incapable de rebondir comme l'ont fait ses consoeurs américaines, la Bourse de Toronto a fortement chuté hier, les investisseurs, ébranlés par l'annonce d'une poursuite de 1,83 milliard lancée contre BCE, ayant décidé de reculer avant le début de la nouvelle saison des résultats trimestriels des entreprises, qui s'ouvre cette semaine.
L'indice S&P/TSX a clôturé en baisse de 142,00 points, ou 2,08 %, à 6677,76.
Après avoir plongé jusqu'à 6624,48 points, une vague d'achats à bon prix a marqué la fin de la séance sur le parquet torontois, mais n'a pas été suffisante pour ramener le TSX en territoire positif. L'indice termine ainsi à son plus bas niveau depuis le 27 septembre.
«Si la pluie de mauvaises nouvelles continue de s'abattre quotidiennement sur les marchés, alors personne n'osera croire que le climat est bon pour acheter, que nous sommes rendus au fond du baril et que les indices ne peuvent descendre davantage», a estimé Kate Warne, stratège financière spécialisée sur les marchés canadiens chez Edward Jones, à St-Louis, au Missouri. «L'économie canadienne se porte bien mais les sentiments restent mitigés car les marchés sont nerveux devant l'ampleur des inquiétudes entourant le dévoilement des résultats trimestriels des entreprises.»
Tous les sous-groupes du TSX ont reculé hier, plombés en outre par la descente de 3,9 % du secteur industriel et la perte de 4,7 % de celui des télécommunications.
BCE a terminé la séance en baisse de 1,48 $, ou 5 %, à 26,07 $. La société a indiqué que certains créanciers de son ancienne filiale de communications outre-mer, Téléglobe, avaient déposé une poursuite de 1,83 milliard contre BCE.
Le titre de la grande rivale de BCE, Telus Corp., est tombé de 63 ¢, ou 5 %, à 11,16 $.
Optimisme
Bien que plusieurs experts ne s'aventurent pas à prédire la fin de la descente des marchés boursiers, certains sont toutefois confiants devant le fait que même les traditionnelles valeurs refuges s'inclinent devant le sentiment baissier.
«Les gens vendent tout, et cela est différent car cela suggère un manque d'attention général qui fait en sorte que certaines compagnies qui performent bien sont ignorées», a expliqué Kate Warne. «Cela pourrait devenir le signe d'un redécollage imminent des marchés, mais pas nécessairement pour demain.»
Les titres du secteur aurifère, qui étaient en hausse de 3 % en début de séance tandis que les investisseurs y cherchaient refuge pour se protéger de la tempête provoquée par la faiblesse du dollar américain, se sont finalement écroulés à leur tour pour perdre 2,9 % à la clôture.
Retournement
de situation
À New York, les valeurs américaines ont réussi un revirement spectaculaire dans la dernière demi-heure lundi et si elles ont pour la plupart fini en baisse pour la sixième séance consécutive, c'est toutefois nettement au-dessus de leurs plus bas du jour grâce à des achats à bon compte qui ont d'ailleurs permis au Nasdaq de revenir en terrain positif.
Plus tôt dans la journée, l'indice S&P 500 et le Composite du Nasdaq étaient descendus jusqu'à 876,46 et à 1315,30 respectivement, ce qui ne s'était pas vu depuis 1997, le marché étant miné par le recul du dollar face à l'euro qui a retrouvé la parité avec le billet vert, et par la profonde suspicion qui pèse toujours sur les comptes des entreprises.
Le rachat de Pharmacia par Pfizer au prix de 45,08 $US l'action a surtout profité au premier, tandis que l'enquête ouverte par les autorités fédérales sur les opérations du courtier en énergie Duke a ranimé «l'enronite» rampante dont souffre la Bourse depuis des mois.
L'indice Dow Jones des 30 grandes entreprises industrielles a cédé 45,34 points (0,52 %) à 8639,19, alors qu'il avait lâché jusqu'à 5 % plus tôt.
L'indice S&P 500 s'est replié de 0,38 % à 917,92, après un creux à 876,46. Mieux, l'indice Composite du Nasdaq a rebondi de 8,99 points (0,65 %) à 1382,49 après être descendu jusqu'à 1315,30.
Le rapport cours/bénéfice (PER) des valeurs qui composent l'indice S&P 500 est tombé à environ 16,5 fois, un niveau jamais vu depuis 1996. Au troisième trimestre 2000, le S&P 500 affichait un PER d'environ 30.
Les deux tiers des entreprises du S&P 500 et la moitié de celles du Dow 30 publient leurs résultats ces deux prochaines semaines. Thomson First Call anticipe un recul moyen de leur bénéfice de 1,5 % par rapport à un an plus tôt.
L'indice S&P/TSX a clôturé en baisse de 142,00 points, ou 2,08 %, à 6677,76.
Après avoir plongé jusqu'à 6624,48 points, une vague d'achats à bon prix a marqué la fin de la séance sur le parquet torontois, mais n'a pas été suffisante pour ramener le TSX en territoire positif. L'indice termine ainsi à son plus bas niveau depuis le 27 septembre.
«Si la pluie de mauvaises nouvelles continue de s'abattre quotidiennement sur les marchés, alors personne n'osera croire que le climat est bon pour acheter, que nous sommes rendus au fond du baril et que les indices ne peuvent descendre davantage», a estimé Kate Warne, stratège financière spécialisée sur les marchés canadiens chez Edward Jones, à St-Louis, au Missouri. «L'économie canadienne se porte bien mais les sentiments restent mitigés car les marchés sont nerveux devant l'ampleur des inquiétudes entourant le dévoilement des résultats trimestriels des entreprises.»
Tous les sous-groupes du TSX ont reculé hier, plombés en outre par la descente de 3,9 % du secteur industriel et la perte de 4,7 % de celui des télécommunications.
BCE a terminé la séance en baisse de 1,48 $, ou 5 %, à 26,07 $. La société a indiqué que certains créanciers de son ancienne filiale de communications outre-mer, Téléglobe, avaient déposé une poursuite de 1,83 milliard contre BCE.
Le titre de la grande rivale de BCE, Telus Corp., est tombé de 63 ¢, ou 5 %, à 11,16 $.
Optimisme
Bien que plusieurs experts ne s'aventurent pas à prédire la fin de la descente des marchés boursiers, certains sont toutefois confiants devant le fait que même les traditionnelles valeurs refuges s'inclinent devant le sentiment baissier.
«Les gens vendent tout, et cela est différent car cela suggère un manque d'attention général qui fait en sorte que certaines compagnies qui performent bien sont ignorées», a expliqué Kate Warne. «Cela pourrait devenir le signe d'un redécollage imminent des marchés, mais pas nécessairement pour demain.»
Les titres du secteur aurifère, qui étaient en hausse de 3 % en début de séance tandis que les investisseurs y cherchaient refuge pour se protéger de la tempête provoquée par la faiblesse du dollar américain, se sont finalement écroulés à leur tour pour perdre 2,9 % à la clôture.
Retournement
de situation
À New York, les valeurs américaines ont réussi un revirement spectaculaire dans la dernière demi-heure lundi et si elles ont pour la plupart fini en baisse pour la sixième séance consécutive, c'est toutefois nettement au-dessus de leurs plus bas du jour grâce à des achats à bon compte qui ont d'ailleurs permis au Nasdaq de revenir en terrain positif.
Plus tôt dans la journée, l'indice S&P 500 et le Composite du Nasdaq étaient descendus jusqu'à 876,46 et à 1315,30 respectivement, ce qui ne s'était pas vu depuis 1997, le marché étant miné par le recul du dollar face à l'euro qui a retrouvé la parité avec le billet vert, et par la profonde suspicion qui pèse toujours sur les comptes des entreprises.
Le rachat de Pharmacia par Pfizer au prix de 45,08 $US l'action a surtout profité au premier, tandis que l'enquête ouverte par les autorités fédérales sur les opérations du courtier en énergie Duke a ranimé «l'enronite» rampante dont souffre la Bourse depuis des mois.
L'indice Dow Jones des 30 grandes entreprises industrielles a cédé 45,34 points (0,52 %) à 8639,19, alors qu'il avait lâché jusqu'à 5 % plus tôt.
L'indice S&P 500 s'est replié de 0,38 % à 917,92, après un creux à 876,46. Mieux, l'indice Composite du Nasdaq a rebondi de 8,99 points (0,65 %) à 1382,49 après être descendu jusqu'à 1315,30.
Le rapport cours/bénéfice (PER) des valeurs qui composent l'indice S&P 500 est tombé à environ 16,5 fois, un niveau jamais vu depuis 1996. Au troisième trimestre 2000, le S&P 500 affichait un PER d'environ 30.
Les deux tiers des entreprises du S&P 500 et la moitié de celles du Dow 30 publient leurs résultats ces deux prochaines semaines. Thomson First Call anticipe un recul moyen de leur bénéfice de 1,5 % par rapport à un an plus tôt.
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