Québec crée un groupe de travail sur l’économie collaborative

«Ce que je souhaite, c’est que nous ayons des balises qui nous permettent d’opérer dans un environnement d’économie collaborative», a affirmé la vice-première ministre et ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Ce que je souhaite, c’est que nous ayons des balises qui nous permettent d’opérer dans un environnement d’économie collaborative», a affirmé la vice-première ministre et ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade.

Québec crée un groupe de travail dans le but de le conseiller relativement à l’économie collaborative, pour éviter d’avoir à faire du cas par cas, comme ce fut le cas avec des entreprises comme Uber ou Airbnb.

La vice-première ministre et ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, en a fait l’annonce vendredi à Montréal. « Ce que je souhaite, c’est que nous ayons des balises qui nous permettent d’opérer dans un environnement d’économie collaborative. Ça va donner des orientations, tant au niveau de ce qu’on doit faire en matière d’éducation par rapport au thème de l’économie collaborative, mais également d’un point de vue législatif », a résumé la ministre Anglade.

Guillaume Lavoie, de l’École nationale d’administration publique (ENAP), présidera le groupe de travail, qui pourra formuler des recommandations touchant tant la taxation que l’encadrement législatif. Il pourra analyser les répercussions de cette économie collaborative, mais, d’abord, commencer par la définir. Il n’ira toutefois pas jusqu’à recommander, par exemple, le niveau d’une taxation ; il donnera des lignes directrices au gouvernement qui, lui, tranchera.

M. Lavoie, chargé de cours spécialisé en économie collaborative et en politiques publiques à l’ENAP, a dit être intéressé par les modèles à cet effet qui existent déjà en France et en Grande-Bretagne. Le groupe de travail consultera des experts et des gens du milieu, tant des affaires que du transport, de l’immobilier et de l’enseignement. De plus, une consultation en ligne sera menée durant le mois de mars.

Le rapport définitif est attendu en mai.