Wall Street termine en nette hausse

Le Dow Jones a reculé de 5,2% sur la semaine. Il s’agit de sa chute hebdomadaire la plus importante depuis début 2016.
Photo: Richard Drew Associated Press Le Dow Jones a reculé de 5,2% sur la semaine. Il s’agit de sa chute hebdomadaire la plus importante depuis début 2016.

New York — La Bourse de New York a finalement terminé en nette hausse vendredi une séance marquée par de fortes fluctuations, le violent retour de la volatilité sur les marchés depuis le début de la semaine agitant les investisseurs.

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné vendredi 1,4 % à 24 190,90 points après avoir perdu jusqu’à 2,1 % en séance. Il a reculé de 5,2 % sur la semaine, sa chute hebdomadaire la plus importante depuis début 2016. Même tendance pour le S & P 500, l’indice représentant les 500 plus grandes entreprises cotées à New York : il est monté vendredi de 1,5 % à 2619,55 points, mais termine la semaine sur un repli de 5,2 %. Le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a grimpé de 1,4 % à 6874,49 points, mais a abandonné 5,1 % sur la semaine.

À Toronto, l’indice S & P/TSX termine cette semaine tumultueuse sur un recul cumulatif de plus de 5 %. Il a perdu vendredi 31,08 points, soit 0,2 %, à 15 034,53 points. Il a notamment affiché, à différents moments de la journée, un recul de près de 280 points et une hausse de plus de 45 points. Le TSX se trouve maintenant à 8 % de son sommet historique, atteint le mois dernier.

« Rien de nouveau ne vient justifier les mouvements, le marché est maintenant juste emporté par son propre élan », selon Karl Haeling de la banque LBBW. « Bien sûr, on a les inquiétudes sur l’accélération de l’inflation, la hausse des taux d’intérêt, le durcissement des politiques monétaires, l’arrivée de la réforme fiscale au mauvais moment du cycle économique, a-t-il ajouté. Mais maintenant, on est passés à une autre phase, la baisse est surtout alimentée par le retour de la volatilité. »

Le VIX, instrument mesurant la volatilité également surnommé « indice de la peur », est monté jusqu’à plus de 40 en cours de séance, alors qu’il était resté atone pendant des mois, s’élevant rarement au-dessus de 15. Dans ce contexte, de nombreuses sociétés d’investissements et de gérants de portefeuilles doivent pour des raisons techniques réajuster leur exposition au marché boursier.

« La chute de la Bourse était attendue depuis longtemps, le marché est monté trop haut, trop vite », a relevé Phil Davis, de PSW Investments. Dans l’immédiat, « il ne faut sans doute pas s’attendre à un énorme rebond dans la mesure où les indices sont redescendus à un niveau plus raisonnable », a-t-il poursuivi. « Il est impossible de savoir si cela va se calmer ou pas, si le malade a été complètement purgé », a noté Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

Les fortes fluctuations observées sur le marché — comme le soudain emballement des indices en fin de séance lundi et jeudi — sont à ses yeux « la preuve que beaucoup de mouvements ne sont pas guidés par des décisions d’investissements basées sur des éléments fondamentaux, mais plutôt par des ajustements techniques de positions effectuées par des fonds hyperactifs depuis le début de la semaine ».