Le taux de chômage chute à 5,8% au Québec

À l’échelle canadienne, le taux de chômage a baissé de 0,2 point de pourcentage en juillet pour s’établir à 6,3 %, soit le taux le plus bas depuis octobre 2008.
Photo: iStock À l’échelle canadienne, le taux de chômage a baissé de 0,2 point de pourcentage en juillet pour s’établir à 6,3 %, soit le taux le plus bas depuis octobre 2008.

Ottawa — Le taux de chômage du Québec a diminué de 1,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,8 % en juillet, soit son plus faible niveau depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées, a annoncé vendredi Statistique Canada.

 

À l’échelle canadienne, l’économie a poursuivi sa séquence gagnante avec un huitième mois consécutif de croissance du marché de l’emploi, ce qui a ramené le taux de chômage à un creux atteint pour la dernière fois juste avant le début de la crise financière d’il y a près de neuf ans.

 

Le taux de chômage canadien a baissé de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,3 %, ce que l’agence fédérale a attribué à une légère diminution du nombre de personnes à la recherche de travail. Il s’agissait du taux de chômage le plus bas depuis octobre 2008. En tout, quelque 10 900 emplois ont été créés en juillet au Canada. Cela fait suite à des ajouts nets de 45 300 emplois et 54 500 emplois en juin et en mai, respectivement.

 

Dans l’ensemble, l’emploi au Québec a peu varié en juillet avec un gain net de 4700, ou de 0,1 %, la hausse de 32 000 emplois à temps plein ayant été largement contrebalancée par une baisse du travail à temps partiel. « Depuis juillet 2016, une variation de 124 300 emplois (+ 3 %) s’observe au Québec comparativement à 387 600 pour l’ensemble du Canada (+ 2,1 %) », a précisé l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

 

« Nous pouvons pardonner à l’économie de prendre un petit répit en ce qui a trait à la création d’emplois en juillet, compte tenu de sa cadence torride lors des deux mois précédents », a observé l’économiste en chef de Marchés mondiaux CIBC, Avery Shenfeld, dans une note à ses clients. Les données de juillet ont été alimentées par l’ajout de 35 100 emplois à temps plein, un nombre contrebalancé en partie par la perte de 24 300 emplois à temps partiel.

 

L’emploi en Ontario a augmenté de 26 000 en juillet, et le taux de chômage a baissé de 0,3 point, passant à 6,1 %. Par rapport à juillet 2016, le nombre d’emplois a progressé de 138 000, soit 2 %, ce qui était surtout attribuable au travail à temps plein.

 

« Sur une base moyenne de 12 mois, ce qui est un indicateur plus fiable, la création d’emplois est encore soutenue au rythme de 32 000 par mois (principalement des emplois à plein temps), dont plus de la moitié dans le secteur privé. Il n’est pas étonnant que le gros des gains ait été enregistré en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique, mais la hausse en Alberta est aussi encourageante. Bref, le marché du travail canadien reste en bonne forme », a commenté Krishen Rangasamy, économiste principale chez Banque Nationale marchés financiers.

  • Sylvain Picard - Abonné 4 août 2017 13 h 08

    Précarité

    Cette statistique, pour réjouissante qu'elle est de prime à bord, est aussi trompeuse. En ce sens qu'elle ne révèle pas les tranches salariales des emplois créés. Si l'on se fie aux tendance managériales du moment (emploi sur appel, aucune garantie d'heure de travail, aucun avantages sociaux, dissolution du pouvoir des syndicats) - alors que même la SAQ emboîte le pas dans cette direction -, il est tout à fait légitime de se demander quelles conditions offrent aux travailleuses et travailleurs ces emplois.

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 4 août 2017 17 h 56

    Mais personne n'a parlé

    du coût exponentiel de la vie qui augmente aux ÉU...c'est maintenant chez nous que ça se répercute.

    Et entre vous et moi, la suspicion, sur la véracité de toutes ces annonces, me taraude beaucoup...Aux ÉU, c'est "la vérité" du gouvernement Trump qui n'a aucune.... mais aucune... crédibilité. Ici, au Québec, c'est "l'électoralisme" d'un gouvernement néo-libéral - « enferré dans des pratiques douteuses depuis près de 15 ans » - qui produit le même effet.

    Quand La presse canadienne (sic) me fait un tel récit, je me demande qui l'a inspiré ?