Québec veut renégocier l'entente avec Alcoa
9 janvier 2004
Économie
Québec — La participation du gouvernement du Québec dans le projet Alcoa de Baie-Comeau est revue de fond en comble et devra faire l'objet d'une nouvelle entente avec la multinationale, a confirmé hier le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad.
«On est en train de négocier, on échange, et nous, ce qu'on veut, comme gouvernement, c'est de s'assurer que l'entente est bonne, que l'argent va être bien investi et que le projet est viable», a indiqué le ministre en entrevue téléphonique.
Depuis mercredi, les travaux de modernisation des installations d'Alcoa à Baie-Comeau sont suspendus, la compagnie ayant pris acte de la décision du gouvernement Charest de revoir sa participation au projet.
L'entente de principe conclue avec le gouvernement précédent en décembre 2002, a expliqué le ministre Hamad, ne répondait pas à toutes les questions de l'administration libérale.
À mots couverts, il reproche aux péquistes d'avoir bâclé
l'accord.
«En fait, on veut s'assurer, avant de signer une entente pour les aider [Alcoa], que le plan d'affaires répond à nos attentes [...] et pas seulement signer une entente en disant: O.K., je t'aime, tu as une bonne réputation, je te donne de l'argent.»
Le projet de modernisation, évalué à un milliard de dollars, comporte un prêt gouvernemental sans intérêt de 170 millions pendant dix ans. Il prévoit en outre la création de près de 6000 emplois.
Les parties poursuivent d'intenses négociations et s'accordent jusqu'au 29 février pour conclure une entente sur de nouvelles bases. Les pourparlers impliquent Alcoa et trois ministères: Finances, Développement économique et Ressources naturelles, ce dernier étant responsable d'Hydro-Québec.
Le gouvernement du Québec, a affirmé le ministre, est à la recherche d'une entente à long terme.
«On veut s'assurer que l'investissement est durable, et viable, que les emplois seront vraiment créés et que ce projet est essentiel.»
«Nous, on veut s'assurer que ce soit convenable dans nos activités d'affaires, que ce soit raisonnable pour qu'on puisse livrer le tout», a-t-il dit.
Un échec des négociations en cours aurait un effet désastreux sur l'économie de la Côte-Nord. L'abandon du projet de modernisation pourrait entraîner l'élimination de 900 des 1700 emplois de l'aluminerie.
Pendant que l'incertitude pèse sur le sort du projet de Baie-Comeau, Alcoa connaît des sommets sur le plan de la rentabilité.
En 2003, l'aluminerie a engrangé des profits de 938 millions $US, soit deux fois plus que l'année précédente.
Au dernier trimestre de l'année, ses profits ont atteint 291 millions $US.
«On est en train de négocier, on échange, et nous, ce qu'on veut, comme gouvernement, c'est de s'assurer que l'entente est bonne, que l'argent va être bien investi et que le projet est viable», a indiqué le ministre en entrevue téléphonique.
Depuis mercredi, les travaux de modernisation des installations d'Alcoa à Baie-Comeau sont suspendus, la compagnie ayant pris acte de la décision du gouvernement Charest de revoir sa participation au projet.
L'entente de principe conclue avec le gouvernement précédent en décembre 2002, a expliqué le ministre Hamad, ne répondait pas à toutes les questions de l'administration libérale.
À mots couverts, il reproche aux péquistes d'avoir bâclé
l'accord.
«En fait, on veut s'assurer, avant de signer une entente pour les aider [Alcoa], que le plan d'affaires répond à nos attentes [...] et pas seulement signer une entente en disant: O.K., je t'aime, tu as une bonne réputation, je te donne de l'argent.»
Le projet de modernisation, évalué à un milliard de dollars, comporte un prêt gouvernemental sans intérêt de 170 millions pendant dix ans. Il prévoit en outre la création de près de 6000 emplois.
Les parties poursuivent d'intenses négociations et s'accordent jusqu'au 29 février pour conclure une entente sur de nouvelles bases. Les pourparlers impliquent Alcoa et trois ministères: Finances, Développement économique et Ressources naturelles, ce dernier étant responsable d'Hydro-Québec.
Le gouvernement du Québec, a affirmé le ministre, est à la recherche d'une entente à long terme.
«On veut s'assurer que l'investissement est durable, et viable, que les emplois seront vraiment créés et que ce projet est essentiel.»
«Nous, on veut s'assurer que ce soit convenable dans nos activités d'affaires, que ce soit raisonnable pour qu'on puisse livrer le tout», a-t-il dit.
Un échec des négociations en cours aurait un effet désastreux sur l'économie de la Côte-Nord. L'abandon du projet de modernisation pourrait entraîner l'élimination de 900 des 1700 emplois de l'aluminerie.
Pendant que l'incertitude pèse sur le sort du projet de Baie-Comeau, Alcoa connaît des sommets sur le plan de la rentabilité.
En 2003, l'aluminerie a engrangé des profits de 938 millions $US, soit deux fois plus que l'année précédente.
Au dernier trimestre de l'année, ses profits ont atteint 291 millions $US.
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