Lancement de trois jeux vidéo - Ubi Soft créera 150 nouveaux emplois
Photo : Jacques Nadeau
Les trois nouveaux jeux lancés hier, soit Prince of Persia, Rainbow Six 3 et Batman: Rise of Sin Tzu, ont coûté plus de 20 millions de dollars à créer. Sans compter les 12 millions investis dans la publicité et la mise en marché, qui bat actuellem
Le studio montréalais d'Ubi Soft, le plus important de la compagnie dans le monde, a le vent dans les voiles. Hier, à l'occasion du lancement simultané dans 52 pays des trois nouveaux jeux vidéo phares de l'entreprise, tous développés dans la métropole, le p.-d.g. Martin Tremblay a annoncé la création de 150 emplois supplémentaires dans la prochaine année.
Avec les 200 nouveaux venus depuis un an, le studio montréalais comptera près de 850 créateurs à la fin 2004.
Des bonnes nouvelles qui arrivent toutefois avec un bémol, puisque le gouvernement a déjà annoncé son intention de sabrer davantage l'aide aux entreprises dans son prochain budget. Des mesures qui vont s'ajouter au dégraissage effectué l'an passé dans les crédits d'impôt. De l'avis du dirigeant montréalais d'Ubi Soft, cela commence à faire beaucoup pour une jeune industrie en développement comme le jeu vidéo.
«Il faut se rendre compte que chaque compression dans l'aide aux entreprises de multimédia affecte directement le nombre d'emplois à Montréal, soutient Martin Tremblay. C'est clair que l'industrie peut souffrir pas mal, parce que la concurrence est de plus en plus forte partout dans le monde. Des villes américaines et européennes donnent des avantages pour que leurs entreprises restent compétitives. Et plus ça va aller, plus les centres de création vont se mondialiser, parce que ça coûte cher, développer un jeu.»
Vingt millions pour créer trois jeux
À titre d'exemple, les trois nouveaux jeux lancés hier, soit Prince of Persia, Rainbow Six 3 et Batman: Rise of Sin Tzu, ont coûté plus de 20 millions de dollars à créer. Sans compter les 12 millions investis dans la publicité et la mise en marché, qui bat actuellement son plein.
Ubi Soft Montréal, une division du géant français du même nom, est plus solide pour résister aux diminutions des avantages fiscaux annoncées par le gouvernement, ce qui n'est pas le cas pour toute l'industrie, explique Martin Tremblay. «Nous, on peut faire fi des avantages jusqu'à un certain point, parce qu'on a eu beaucoup de succès avec des jeux comme Splinter Cell, qui a rapporté près de 200 millions à l'entreprise. Mais pour les plus petites compagnies en développement, ça va être plus difficile.»
Ubi Soft observera attentivement les gestes du gouvernement dans les prochains mois et n'hésite pas à dire que l'aide aux entreprises dictera l'avenir. «On va s'ajuster en conséquence, c'est sûr, affirme Martin Tremblay. Toutes les compagnies orientent la production en fonction des crédits d'impôt dans les différentes villes. On a besoin d'aide pour survivre à long terme, car la concurrence est féroce.»
Embaucher à Montréal
Ubi Soft s'attend à vendre près de cinq millions d'exemplaires au total pour les trois nouveaux jeux. Dans le milieu, un million d'exemplaires par titre représente un succès mondial. Le studio de Montréal étant aujourd'hui perçu comme l'un des meilleurs de la planète, selon les magazines spécialisés, Ubi Soft entend bâtir sur cette reconnaissance.
Actuellement, 28 projets sont en développement dans les locaux du boulevard Saint-Laurent. Les embauches permettront de franchir la barre des 30 projets. Les trois prochaines années, où 15 nouveaux titres créés à Montréal devraient voir le jour, sont déjà planifiées.
Avis aux intéressés, Ubi Soft cherche dans tous les domaines: programmeurs, spécialistes en 3D et en intelligence artificielle, informaticiens experts en réseau, modeleurs, directeurs artistiques, designers... Environ 75 % des nouveaux emplois devraient être pourvus par des Montréalais, le reste par des gens venant d'ailleurs dans le monde. «Il faut toujours avoir des gens expérimentés qui arrivent», souligne Martin Tremblay.
Les alliés d'Ubi Soft à Montréal, Discreet et Softimage en tête, deux entreprises qui fabriquent des logiciels de création sur lesquels Ubi Soft travaille, seront aussi appelés en renfort. «Nous avons des liens très étroits avec les entreprises de multimédia de Montréal, explique Martin Tremblay. Elles nous aident beaucoup. Nous ne faisons pas affaire avec elles parce qu'elles sont d'ici, mais parce qu'elles sont les meilleures.»
En 1997, Ubi Soft s'était engagée à créer 560 emplois et à investir 130 millions en cinq ans. Les objectifs auront donc été dépassés, avec 700 créateurs et des investissements de 150 millions.
Avec les 200 nouveaux venus depuis un an, le studio montréalais comptera près de 850 créateurs à la fin 2004.
Des bonnes nouvelles qui arrivent toutefois avec un bémol, puisque le gouvernement a déjà annoncé son intention de sabrer davantage l'aide aux entreprises dans son prochain budget. Des mesures qui vont s'ajouter au dégraissage effectué l'an passé dans les crédits d'impôt. De l'avis du dirigeant montréalais d'Ubi Soft, cela commence à faire beaucoup pour une jeune industrie en développement comme le jeu vidéo.
«Il faut se rendre compte que chaque compression dans l'aide aux entreprises de multimédia affecte directement le nombre d'emplois à Montréal, soutient Martin Tremblay. C'est clair que l'industrie peut souffrir pas mal, parce que la concurrence est de plus en plus forte partout dans le monde. Des villes américaines et européennes donnent des avantages pour que leurs entreprises restent compétitives. Et plus ça va aller, plus les centres de création vont se mondialiser, parce que ça coûte cher, développer un jeu.»
Vingt millions pour créer trois jeux
À titre d'exemple, les trois nouveaux jeux lancés hier, soit Prince of Persia, Rainbow Six 3 et Batman: Rise of Sin Tzu, ont coûté plus de 20 millions de dollars à créer. Sans compter les 12 millions investis dans la publicité et la mise en marché, qui bat actuellement son plein.
Ubi Soft Montréal, une division du géant français du même nom, est plus solide pour résister aux diminutions des avantages fiscaux annoncées par le gouvernement, ce qui n'est pas le cas pour toute l'industrie, explique Martin Tremblay. «Nous, on peut faire fi des avantages jusqu'à un certain point, parce qu'on a eu beaucoup de succès avec des jeux comme Splinter Cell, qui a rapporté près de 200 millions à l'entreprise. Mais pour les plus petites compagnies en développement, ça va être plus difficile.»
Ubi Soft observera attentivement les gestes du gouvernement dans les prochains mois et n'hésite pas à dire que l'aide aux entreprises dictera l'avenir. «On va s'ajuster en conséquence, c'est sûr, affirme Martin Tremblay. Toutes les compagnies orientent la production en fonction des crédits d'impôt dans les différentes villes. On a besoin d'aide pour survivre à long terme, car la concurrence est féroce.»
Embaucher à Montréal
Ubi Soft s'attend à vendre près de cinq millions d'exemplaires au total pour les trois nouveaux jeux. Dans le milieu, un million d'exemplaires par titre représente un succès mondial. Le studio de Montréal étant aujourd'hui perçu comme l'un des meilleurs de la planète, selon les magazines spécialisés, Ubi Soft entend bâtir sur cette reconnaissance.
Actuellement, 28 projets sont en développement dans les locaux du boulevard Saint-Laurent. Les embauches permettront de franchir la barre des 30 projets. Les trois prochaines années, où 15 nouveaux titres créés à Montréal devraient voir le jour, sont déjà planifiées.
Avis aux intéressés, Ubi Soft cherche dans tous les domaines: programmeurs, spécialistes en 3D et en intelligence artificielle, informaticiens experts en réseau, modeleurs, directeurs artistiques, designers... Environ 75 % des nouveaux emplois devraient être pourvus par des Montréalais, le reste par des gens venant d'ailleurs dans le monde. «Il faut toujours avoir des gens expérimentés qui arrivent», souligne Martin Tremblay.
Les alliés d'Ubi Soft à Montréal, Discreet et Softimage en tête, deux entreprises qui fabriquent des logiciels de création sur lesquels Ubi Soft travaille, seront aussi appelés en renfort. «Nous avons des liens très étroits avec les entreprises de multimédia de Montréal, explique Martin Tremblay. Elles nous aident beaucoup. Nous ne faisons pas affaire avec elles parce qu'elles sont d'ici, mais parce qu'elles sont les meilleures.»
En 1997, Ubi Soft s'était engagée à créer 560 emplois et à investir 130 millions en cinq ans. Les objectifs auront donc été dépassés, avec 700 créateurs et des investissements de 150 millions.
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