La Caisse de dépôt risque une décote

Les agences de notation Standard & Poor’s et DBRS ont prévenu vendredi qu’elles pourraient abaisser la cote de crédit de la Caisse de dépôt et placement du Québec si le gouvernement de Pauline Marois décidait de réduire l’indépendance de l’institution. Les deux agences ont confirmé la cote de crédit AAA de la Caisse - la plus élevée qui soit - en soulignant sa bonne santé financière, son fort niveau de liquidités, son faible taux d’endettement et ses actifs nets de plus de 160 milliards. Par contre, tant DBRS que S&P ont tenu à faire part de leur inquiétude à l’égard de l’intention du Parti québécois, stipulée dans sa dernière plateforme électorale, d’élargir le mandat de la Caisse «afin que celle-ci contribue davantage au développement économique du Québec». Il est notamment question de créer un «fonds indépendant pour l’investissement dans le développement de secteurs stratégiques et (pour) contrer la délocalisation des emplois». Dans son communiqué, Standard & Poor’s a précisé qu’elle «pourrait abaisser les perspectives ou les cotes de crédit [de la Caisse]» si elle jugeait que la révision du mandat de l’institution amorcée par Québec «réduit l’indépendance» de la Caisse ou «restreint sa stratégie d’investissement». De son côté, DBRS a qualifié de «quelque peu préoccupantes» les intentions du gouvernement. 
11 commentaires
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 10 novembre 2012 00 h 13

    C'est le bouquet !

    Standard and Poors et consorts seraient contre le développement des ressource québécoises par les Québécois ?

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 10 novembre 2012 07 h 26

    DBRS (débarasse)

    DBRS a été la seul à accorder une notation AAA au papier commercial (PCAA-non bancaire). Sans cette notation la Caisse de dépôt aurait évité d'en accumuler pour 13 milliards, ce qui a mené à une radiation d'actif de 6 milliards. Pertes auxquelles il faut ajouter des pertes incidentes de 3 milliards en 2008-09 ) crise de liquidité qui a entrainer une vente de feu en pleine capitulation boursière en octobre 2008.

    DBRS (débarasse,)

    • Maxime St-Jacques - Inscrit 14 novembre 2012 06 h 55

      Le papier commercial est la partie inverse de l'impression de monnaie. L'impression de monnaie crée l'inflation à long terme, et donc le chômage. Une poursuite effrénée de croissance qui fait monter tous les prix de la planète, dans le village global des échanges culturels et économiques de la nouvelle ère de la mondialisation.
      Vous devriez savoir cela, Monsieur Pomerleau!
      merci et au revoir

  • Nichol Nicole - Inscrite 10 novembre 2012 07 h 57

    Tout a fait

    D autant plus que le Parti Quebecois a une calculette sans chiffre sur les touches. En matiere economique ont est dans le trouble Avec ce partie.

    • Maxime St-Jacques - Inscrit 14 novembre 2012 06 h 58

      Il faut revenir aux avantages comparatifs entre les pays si l'on ne veut pas devoir un jour exporter nos emplois, sinon que d'importer les compétences avec des industries de plus en plus techniques. Il faut préserver l'investissement aux entreprises québécoises, Cela est de premmière importance tant pour nous que pour tous les autres pays, États et familles du monde. La diversité étant ce qui fait toute la beauté, et la vraie richesse des peuples... Diversifions localement, merci.

  • Mondat Michel - Inscrit 10 novembre 2012 08 h 59

    Encore du chantage

    Décidément, l'establishment canadian et financier est bien implanté du côté des Desmarais et consorts.
    De là l'importance primordiale de l'indépendance du Québec...et au plus sacrant!!!

  • Gaston Carmichael - Inscrit 10 novembre 2012 09 h 20

    Ça frise l'intervention politique

    Les agences de notation vont-elles prendre le contrôle du politique?

    Vous faites comme on vous dit, ou on vous décote!

    • Maxime St-Jacques - Inscrit 14 novembre 2012 07 h 00

      Même si nous somems décotés, cela rétablira notre balance commerciale, surtout si tous les autres pays du G7 et de l'Union Européenne font de même, bien assis sur leurs compétences locales avec l'exportation de produits seulement suivant la demande et non l'offre. merci