Le gaz de schiste en héritage

Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, juge sévèrement ceux qui refusent de laisser se développer les filières énergétiques dont il est le défenseur.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, juge sévèrement ceux qui refusent de laisser se développer les filières énergétiques dont il est le défenseur.

L’industrie du gaz de schiste, rejetée par une bonne partie des Québécois, voire par le nouveau gouvernement péquiste, réplique. Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, a livré mardi un vibrant plaidoyer en faveur de ce type de gaz naturel, selon lui incontournable pour le développement de la province au cours des prochaines années. Il s’en est d’ailleurs pris aux « écologistes » qui s’opposent à l’exploitation de cette source d’énergie fossile. Mais il a refusé de revenir sur les importantes réticences formulées la veille par la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

« Il faut rappeler que le gaz de schiste, ce n’est pas du gaz toxique, ce n’est pas du gaz hilarant, ce n’est pas du gaz moutarde de la Première Guerre mondiale. C’est du gaz naturel comme celui qu’on consomme », a laissé tomber M. Bouchard au cours d’un point de presse tenu à la fin de la quatrième assemblée annuelle de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ). « Une partie significative du gaz consommé par les Québécois, on parle de 30 %, est du gaz de schiste acheminé de l’Ouest canadien sans que personne puisse constater de différence. Mais puisqu’il est produit ailleurs, on peut le consommer sans vergogne », a-t-il ajouté.

 

Devant un parterre de gens d’affaires du secteur des hydrocarbures, l’ancien premier ministre a surtout fait valoir que le gaz naturel sera appelé à prendre de plus en plus de place dans le paysage énergétique mondial au cours des prochaines décennies. Et le gaz de schiste y sera pour beaucoup. Uniquement aux États-Unis, cette ressource devrait représenter pas moins de 50 % de la production gazière du pays en 2035, contre 25 % actuellement. Selon Lucien Bouchard, le monde vit tout simplement un « âge d’or du gaz naturel ».

 

Et le Québec ne peut que suivre le courant s’il souhaite améliorer son sort et tenir compte des besoins des générations à venir, a-t-il répété à plusieurs reprises. « On voit mal comment le Québec pourrait refuser les avantages environnementaux de la consommation accrue du gaz naturel, de même que les apports de richesse dont il a terriblement besoin pour maintenir ses missions essentielles et assurer des emplois aux générations qui montent. » Le président du lobby pétrolier et gazier a en outre souligné que « d’innombrables études » ont démontré que l’exploitation du gaz non conventionnel peut se faire de façon tout à fait « sécuritaire ».

 

Le hic, a-t-il dit, c’est que le Québec aurait tourné le dos à plusieurs projets au cours des dernières années en raison du blocage de certains citoyens. « On en a vu, des projets qui sont tombés à l’eau parce que ce sont les “ bloqueux ” qui ont gagné. Peut-être faudrait-il qu’il y ait une victoire pour la marche en avant, pour le progrès, pour le développement du Québec, pour s’assurer que l’État du Québec puisse continuer d’assumer ses responsabilités, que nos universités auront des ressources pour se financer, qu’on pourra réparer les ponts, pour ceux qui risquent de tomber, qu’on pourra se doter des infrastructures qui nous font gravement défaut actuellement. Il y a tellement de besoins au Québec. Pendant ce temps-là, on parle, on discute, on s’accuse, on s’impute des motifs, alors que c’est en avant qu’il faut aller tous ensemble. »

 

Lucien Bouchard a néanmoins reconnu que le dossier du gaz de schiste a été très mal mené au départ par l’industrie. « Oui, il y a eu un choc et c’est très difficile d’en sortir. Ç’a été du bonbon pour les écologistes, qui sont partis avec ça pour ameuter l’opinion publique et faire peur à tout le monde. Il s’est ancré dans l’opinion publique que c’était dangereux. On va faire des petits tours en Pennsylvanie, voir quelques puits avec d’autres écologistes pour se faire montrer des endroits où ça n’a pas marché et on dit que c’est affreux. »

 

S’il a lancé plusieurs attaques contre les opposants au gaz de schiste, il n’a pas voulu revenir sur les propos de Martine Ouellet, qui a réitéré lundi aux journalistes que l’implantation de l’industrie gazière dans la vallée du Saint-Laurent poserait un « risque » significatif. Elle a alors rappelé qu’elle-même est allée en Pennsylvanie. « Je suis allée constater sur le terrain les impacts de l’exploitation de cette industrie. Avec les technologies qui sont disponibles actuellement, j’ai pu constater les impacts sur le terrain. »

 

M. Bouchard a dit de ne pas avoir entendu les propos de la ministre, qui ont pourtant été repris dans plusieurs médias. « Je ne les ai pas entendus. Je ne veux pas les entendre parce qu’un ministre, ça parle formellement, dans un forum comme celui où nous étions, et c’est ce qui compte », a-t-il fait valoir. Devant les membres de l’APGQ, Mme Ouellet a plutôt dit qu’elle souhaitait entretenir un « dialogue » avec eux.

 

Il a cependant pressé le Parti québécois de laisser le comité qui mène l’évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste terminer ses travaux. L’ancien premier ministre a déploré que ce comité ait été « attaqué » par certains ministres. Martine Ouellet a justement critiqué la composition dudit comité, qui compte une représentante de Talisman Energy. Cette entreprise albertaine paie les honoraires de Lucien Bouchard pour son poste de président de l’APGQ. « Je trouve que c’est un comité parfaitement crédible et on devrait le laisser travailler. Ils ne sont peut-être pas de la bonne secte d’environnementalistes, mais ils sont quand même du milieu », a lancé ce dernier aux journalistes.

112 commentaires
  • André Vallée - Abonné 24 octobre 2012 00 h 33

    Les spécialistes neutres?

    Qui sont-ils? Où sont-ils? Que font-ils?
    Je crains la pensée immédiate... elle oublie nos descendants.

    • Claude Lachance - Inscrite 24 octobre 2012 08 h 03

      Les générations futures? On leur doit une planète propre! Et non à l'endettement écologique pour les profits des vampires-maître-chanteurs!.

  • Djosef Bouteu - Inscrit 24 octobre 2012 01 h 25

    Innombrable, en effet.

    «Le président du lobby pétrolier et gazier a en outre souligné que « d’innombrables études » ont démontré que l’exploitation du gaz non conventionnel peut se faire de façon tout à fait « sécuritaire ».»

    En effet, zéro étude crédible pour venir en aide à l'industrie qu'il représente, c'est innombrable. On est tannés des mensonges complètement grossier du lobby du gaz de schiste.

  • Georges Washington - Inscrit 24 octobre 2012 01 h 33

    Le PQ manque de cohérence

    Dans la foulée de la fermeture de Gentilly-2, il ne faudrait pas oublier que la centrale au gaz naturel adjacente entrera en opération pour faire augmenter les émissions de gaz à effet de serre du Québec de 2% par année.

    Dans ces conditions, le PQ vient de donner une excellente raison d'investiguer la filière du gaz de schiste. Et son comportement est totalement incohérent dans ce dossier.

    En fait, d'une certaine façon, c'est comme si le PQ dans un élan écologique avait fermé Gentilly-2 pour nous refiler la centrale du Suroît contre laquelle certains de ses membres importants ont tellement milité. Aujourd'hui, ils sont même les architectes de cette décision qui nous mènera renverser l'effort de réduction des gaz à effet de serre. Et les partisans écologistes applaudissent, c'est d'un ridicule consommé.

    C'est d'autant plus incohérent que Martine Ouellet aura beau s'époumoner sur la place publique, il demeurera toujours qu'il est inexplicable qu'elle et son parti aient pris la décision de fermer Gentilly-2 sans même savoir que Hydro-Québec avait déjà presque tout le matériel nécessaire à la réfection, sans même avoir le rapport en main. Désolé pour elle, mais ce n'est pas la faute du PLQ si elle et le PQ ne se sont pas assurés de vérifier et lire leurs dossiers AVANT de prendre des décisions. Tellement pressés de plaire à leur électorat, tellement pris dans leur élan populiste, ils en ont oublié leurs responsabilités premières à l'égard du Québec. D'ailleurs, cela soulève énormément de doute concernant le rapport remis fin septembre pour justifier la fermeture de Gentilly-2. Il ressemble de plus en plus à une commande politique au plus haut échelon.

    Pour ma part, je pense que Mme Ouellet a suffisamment démontré d'incompétence jusqu'à maintenant, elle devrait envisager laisser sa place avant qu'elle ne coûte une fortune aux Québécois.

    Quant à M. Breton, je me pose de sérieuses questions sur ses compétences vu son silence sur les gaz à effet de serre.

    • André Le Belge - Inscrit 24 octobre 2012 10 h 23

      Vous écrivez:«Dans la foulée de la fermeture de Gentilly-2, il ne faudrait pas oublier que la centrale au gaz naturel adjacente entrera en opération pour faire augmenter les émissions de gaz à effet de serre du Québec de 2% par année»
      Encore un autre cadeau de votre ami John James Charest, cette fourniture de gaz naturel alors qu'on n'en avait nullement besoin et que l'on doit payer...

    • Georges Washington - Inscrit 24 octobre 2012 13 h 27

      M. Tremblay,

      je n'ai rien à cacher. J'ai voté PQ le 4 septembre dernier, mais je ne revoterai pas PQ aux prochaines élections à ce rythme-là.

      Ça vous réconforte maintenant?

    • Georges Washington - Inscrit 24 octobre 2012 13 h 34

      M. Lorimier,

      le PQ était-il obligé d'ouvrir la centrale au gaz adjacente à Gentilly-2? Ce gouvernement gouverne-t-il? A vous entendre, c'est toujours la faute de l'autre. Quand le PLQ était là, la centrale au gaz ne fonctionnait pas, maintenant que le PQ est là, la centrale entrera en fonction. Et vous trouvez moyen de dire que c'est la faute du PLQ?

      Les faits demeurent que la décision du PQ d'ouvrir la centrale au gaz fera augmenter de 2% l'émission de gaz à effet de serre au Québec. Les faits demeurent que le PQ troque Gentilly-2 contre l'équivalent du Suroît.

      C'est le choix que le PQ fait présentement, c'est indiscutable. Ou bien il est encore plus incompétent et à plus haut niveau encore que ce que je croyais.

    • Robert Dufresne - Inscrit 25 octobre 2012 22 h 45

      Etes vous capable de m'expliquer pourquoi Hydro Quebec a achete le materiel pour la renovation de Gentilly 2 avant meme qu'il n'y ait un revirement de son president qui est venu dire apres l'annonce par le gouvernement de la dite fermeture,que lui meme recommandait la fermeture.

      Alors le probleme ne vient pas du gvq mais de Hydro directement par la bouche de son president.Ca fait combien de temps quil est president,il n'a jamais vu les depenses qui se faisaient pour l'achat du materiel en vue de la renovation.

      Est moi qui est idiot ou est ce le president de Hydro Quebec qui me prend ainsi que tous les citoyens du Quebec pour des idiots.

      Robert Dufresne.

    • Olivier Carrier - Inscrit 26 octobre 2012 13 h 03

      Non, désolé M. Savard, les décisions de fermer Gentilly-2 et de dire non aux gazs de schistes ne sont pas incohérentes. C'est plutôt le contraire.

      Gentilly-2 n'a pas été fermé pour l'environnement mais parce que la réfection nécessitait un ridicule 4.3 $Milliards, vous vous souvenez? L'affirmation comme quoi on a déjà ce qu'il faut est bien difficile à défendre une fois qu'on a lu le rapport d'Hydro-Québec. Clairement, vous êtes la personne qui ne lit pas.

      Ce que les générations futures veulent, ce sont des nappes phréatiques et un environnement généralement en santé. Vous comprenez? Les deux projets dont vous nous parlez, sont non seulement mauvais pour l'environnement mais sont désastreux pour notre portefeuille à long-terme. Qui entretiendra pendant des siècles les puits laissés derrière par les compagnies de forage? Les compagnies elles-mêmes? Laissez-moi rire.

      Ça me semble plutôt cohérent de refuser ces deux projets.

    • Georges Washington - Inscrit 26 octobre 2012 22 h 11

      M. Dufresne,

      il n'y a pas de faute. HQ suivait le plan et la réfection devait débuter incessamment. On ne commande pas des pièces de rechange d'une centrale nucléaire chez Réno Dépôt, quoiqu'en pense Normand Brathwaite. Il n'y a pas d'entrepôt de pièces de rechange, les pièces doivent être fabriquées au besoin et cela prend des années. Donc, HQ a suivit le plan qui était de procéder à la réfection de la centrale et a donc commandé toutes les pièces requises comme n'importe qui d'un peu informé aurait pu s'y attendre et à plus forte raison s'il devient ministre des ressources naturelles avec HQ pour responsabilité.

      En somme, cette réfection devait et doit avoir lieu.

    • Georges Washington - Inscrit 26 octobre 2012 22 h 18

      M. Carrier,

      le fermeture de Gentilly-2 s'accompagne de la mise en opération de la centrale au gaz naturel adjacente qui augmentera l'empreinte carbone du Québec de 2% par année.

      Je pense que le bout qu'il vous manque c'est que la centrale au gaz naturel adjacente sera mise en opération suite à la fermeture de la centrale nucléaire. Bon, là, je l'ai dit deux fois, j'espère que vous l'avez retenu.

      En conséquence, il faudra procéder à des achats de gaz naturel en provenance de l'Alberta. La moitié de la facture d'opération de cette centrale sera sous forme d'achats de gaz naturel. Bon, maintenant, comme ce gaz proviendra de l'Alberta, l'argent suivra le chemin inverse du gaz et c'est donc de l'argent qui quittera le Québec et ne contribuera pas à l'économie du Québec qui ira enrichir et créer des emplois en Alberta. Vous suivez toujours?

      Alors, au lieu d'acheter du gaz de l'Alberta et d'envoyer notre argent en Alberta, il serait plus judicieux d'exploiter cette ressource sur place. Surtout que nous savons que nous en avons. Qu'au moins l'argent qui partira en gaz naturel et en gaz à effet de serre, au moins que l'argent, lui, reste au Québec.

      La voilà l'incohérence de ce gouvernement en matière de politique énergétique et environnementale.

      Et juste au cas où, sachez que les pièces pour fabriquer les éoliennes qui produise à un coûte nettement supérieur à celui de Gentilly-2 proviennent d'Allemagne et qu'en conséquence, la construction de parcs éoliens profite avant tout à des intérêts étrangers. Et à plus forte raison que l'électricité des éoliennes représente une perte sèche pour HQ qui se trouve à financer l'achat de ses parcs par des investisseurs privés et leur verse un généreux profit. En fait, je trouve ça bien pire que la corruption dans la construction pour tout dire. C'est environ un milliard de dollars par année que les Québécois perdent ainsi.

  • Mélanie G. - Inscrite 24 octobre 2012 03 h 21

    Il est trop tard Monsieur Bouchard

    Nous ne vivons plus au moyen Âge M. Bouchard, les gens sont informés. Votre tentative lamentable pour tenter de convaincre les gens que la fracturation hydraulique est sécuritaire et que l'exploitation d'hydrocarbures est essentielle à la survie du Québec, et qu'elle rendra service aux générations futures est vraisemblablement la dernière carte à votre jeu. Les Québécois sont mieux informés que vous daignez le croire. Vous pensez peut-être que le gâchis suprême du ''fracking'' aux USA avec ses 500 000 puits est passé innapperçu de ce côté-ci de la frontière? Qu'aucun québécois n'a entendu parler des pays qui sont passés aux énergies renouvelables et dont l'économie se porte à merveille, des emplois qui ont été créés, sans parler de la santé des gens et de leur moral...
    J'écoutais une conférence lundi soir avec deux invités de renommée mondiale: David Suzuki (qui vous est sûrement inconnu M. Bouchard, car il fait partie du clan des ''bloqueux'' comme vous les appelez) et Tim Flannery, un scientifique Australien acclamé internationallement et autheur de plus de 130 rapports scientifiques reconnus. Ce dernier nos expliquait qu'en Australie, ils ont pris le tournant vers les énergies renouvelables et que depuis 3 ans le solaire est devenu si populaire que le coût d'installation a baissé de 75%. Partout les gens installent des panneaux solaires sur les toits de leurs maisons et plusieurs initiatives de conservation d'énergie ont été mises en place. Ils visent d'atteindre leurs objectifs de réduction de CO2 tel que prévu et plus ça va, plus tout le monde s'implique. L'économie en subit plusieurs avantages, ça crée des emplois et les gens sont heureux. Ce qui a permis le virage vert: le système politique en place. M. Flannery, quand il est arrivé au Canada et a appris de quelle façon fonctionne notre système politique était complètement ébahi. Notre système, qui n'est pas représentatif, lui paraît absolument problématique. C'est la première chose à changer si on v

    • François Robitaille - Inscrit 24 octobre 2012 08 h 49

      Nous ne vivions plus au moyen âge mme Mélanie G., les gens sont informés. Les tentatives lamentable du PQ et des environnementalistes déraisonnés de nous convaincre que la fracturation hydrolique est dangeureuse et l'exploitation d'hydrocarbures est superflu à la survie du Québec....... C'est facile de faire de la démagogie...

      C'est vrai qu'il y a eu de troubles dans le passé avec ces techniques et ses câdres de fonctionnement.... Mais ça ne veux pas dire que la situation est la même aujourd'hui.

      Il y a 100 ans, des gens s'électrocutais dans des salles électriques parce qu'elle ne comportaient pas assez de mécanisme de sécurité. Dans les usines, des gens mouraient à cause de machines dangeureuses..... Les gens évoluent, les techniques évoluent, la sécurité évolue.

      Et David Suzuki est un propagandiste au même titre que les gens que vous dénoncez, trouvez quelqu'un d'autre svp. Les travaux et rapports présentés de cet homme sont plus que contestés dans la communautée scientifique.

    • Mathieu Gosselin - Abonné 24 octobre 2012 10 h 00

      Excellent commentaire Mélanie. Effectivement tous les problèmes d'exploitation engendrés aux USA ne sont pas passés inaperçus, vous avez peut-être vu le film Gasland? Même si c'est une propagande, les cas répertoriés dans ce film sont assez troublants pour nous faire réfléchir!!

      David Suzuki un propagandiste? Voyons donc!! Il est plutôt visionnaire selon moi. Les énergies renouvelables peuvent être des moteurs économiques autant que les énergies fossiles. Cessons d'opposer développement économique et développement durable et énergies renouvelables, et cessons de se vautrer dans la complaisance que croissance économique égale développement effréné des ressources non-renouvelables!

    • Jessika Fortin - Abonnée 24 octobre 2012 10 h 29

      Mr Robitaille,
      Je vous accorde que David Suzuki n'est peut-être pas la personne la plus objective sur le sujet.
      Cependant, la France a choisi d'interdire l'exploitation par fracturation hydraulique, pourquoi?
      1 - La technique comporte des risquent de polution (voir les prélèvements scientifiques aux États-Unis)
      2 - L'énergie est un peu moins cher en France qu'on États-Unis (filière nucléaire) donc cet exploitation ne serait pas si avantageuse.
      Lucien Bouchard n'est pas absolument pas objectif sur ce sujet, il est employé par les compagnies gazière. Ce qu'il fait est un peu malhonnête, il utilise son image passé pour faire croire qu'il est objectif. Les gens sont crédules.
      Il faudrait une comission qui peut objectivement étudier les pour et les contres.

    • Marc Sauvageau - Inscrit 24 octobre 2012 10 h 41

      @ François Robitaille

      sécuritaire et écologique ne sont pas synonymes

    • François Robitaille - Inscrit 24 octobre 2012 10 h 42

      Je suis d'accord que d'avoir une vision de l'avenir plus vert, et la volonté de trouver des ressources plus vertes à exploiter, est tout à son honneur.

      Le problème est au niveau de la façon de livrer son message. Le fait de démoniser les anciennes méthodes sans parler des efforts fait pour améliorer la situation de cette industrie est selon moi un peu malhonnête. Ce qui lui enlève son côté objectif.

      On est tous pour la vertue!!

    • Georges Washington - Inscrit 24 octobre 2012 14 h 23

      M. Gosselin,

      les énergies renouvelables un moteur économique? L'éolien nous coûte 50% plus cher le kWh que le nucléaire, qui lui ne serait pas rentable. Combien de fonds sont engloutis par la prolifération des parcs éoliens qui pourraient servir à autre chose? Environ 1 milliard de dollars par année et pour au moins les 25 prochaines années. Gros moteur économique, en effet.

      Du côté des usines de biogaz, celles-ci ne survivent que parce qu'elles sont largement subventionnées et produisent le kWh à un prix médian entre celui des éoliennes et du nucléaire. Gros moteur économique, en effet.

      L'éthanol comme substitut à l'essence, encore là, l'éthanol coûte plus cher que le pétrole, ce n'est que grâce à des subventions qu'il devenait possible de l'ajouter à l'essence sans trop perturber le prix. Le seul éthanol qui pourrait être viable, c'est celui produit à partir des déchets forestiers, et encore.

      Le solaire? Coût prohibitif et cela prend deux ans et demi à obtenir un bilan énergétique positif pour un panneau solaire, c'est-à-dire que cela prend 2 ans et demi avant que le panneau produise plus d'énergie que sa fabrication en a consommée. S'il fallait investir massivement dans le solaire, une bonne partie de l'économie se retrouverait engluée dans le marasme faute de clients.

      L'Allemagne semble ne pas trop avaler son virage énergétique vert: http://goo.gl/xfA31

  • Jean-Marie Malenfant - Inscrit 24 octobre 2012 04 h 39

    Une question?

    Si nous lisons bien M. Bouchard, nous du Québec, consommons actuellement du gaz de schisme nous venant de l'ouest canadien. Possible, mais est-ce que les méthodes d'exploitations dans l'ouest, sont les mêmes que celles étudiées présentement au Québec? Si oui un peu plus d'explications s.v.p. merci et j'espère avoir une réponse objective et non biaisée. Jean-Marie Malenfant

    • Patrick González - Inscrit 24 octobre 2012 17 h 17

      L'Alberta produit très peu de gaz de schiste pour l'instant. Comme le gaz consommé au Québec provient de l'Ouest, il est peu probable qu'on puisse attribuer une grande part du gaz dans le tuyau de TCPL comme étant du gaz de schiste. Cela dit, la Colombie-Britannique produit pas mal de gaz de schiste mais je ne sais pas si elle alimente TCPL. Les méthodes d'extraction sont partout les mêmes : c'est-à-dire partout différentes puisqu'il n'y a pas deux sols parfaitement identiques. Par exemple,le gaz de schiste produit en Louisianne est récolté à des profondeurs beaucoup plus importantes que celui produit au Texas ou en Pennsylvanie.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 25 octobre 2012 10 h 33

      A défaut d'avoir les chiffres de la production canadienne de gaz de schiste on a Radio-Canada qui rapporte que la production américaine de gaz naturel provenant de schiste était de 37% en 2011 et est prévue à 43% pour 2012 !

      Ces chiffres indiquent bien une progression absolument spectaculaire de cette filière. A titre indicatif la part du gaz dans la consommation d'énergie aux US représente environ les 2/3 de celle du pétrole. C'est donc une véritable révolution qui s'y produit et qui fait carrément baisser les tentions géopolitique dans le monde en plus de remettre au travail une part non-négligeable de la main-d’œuvre américaine.

      Bien sur le gaz naturel est toujours une énergie fossile, mais il reste le moyen disponible le mieux adapté à cette transition avec l'exemple bien concret de l'industrie du transport qui carbure de plus en plus à ce gaz et fait ainsi diminué substantiellement la pollution atmosphérique.

      Remarquez aussi que le sujet de base du communiqué de R-C c’est que Gaz Métro veut importer du gaz des US, donc du gaz de schiste.

      http://m.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/0