Les actionnaires de Québecor votent pour l’ajout d’un accent

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	Pierre Karl Péladeau tout sourire hier avec l’ancien premier ministre fédéral Brian Mulroney.</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Pierre Karl Péladeau tout sourire hier avec l’ancien premier ministre fédéral Brian Mulroney.

Il sera désormais de mise d’écrire Québecor avec l’accent aigu.

Les actionnaires ont entériné à la quasi-unanimité lors de leur assemblée annuelle, hier à Montréal, une résolution visant à franciser la raison sociale de l’entreprise pour ses activités en français en ajoutant l’accent aigu sur le premier « e » de Quebecor. « Je suis très content, tout comme les actionnaires », a déclaré le président et chef de la direction de l’entreprise, Pierre Karl Péladeau, en point de presse à la suite de cette assemblée. « Dieu sait si c’est profondément dans notre ADN et dans nos métiers puisque nous avons toujours évolué dans le domaine culturel », a-t-il fait valoir.


M. Péladeau a dit espérer envoyer ainsi un signal plus large sur la question de la langue. « Avec les inquiétudes probablement réalistes concernant l’utilisation de la langue française, que l’on puisse mettre en valeur l’importance de la langue, si on peut être un précurseur de quelque chose, ce sera tant mieux », a-t-il dit.


Pierre Karl Péladeau a présenté des résultats qu’il estime encourageants pour le premier trimestre de 2012. Les revenus et bénéfices de Québecor ont augmenté sensiblement au cours des trois premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier, en bonne partie grâce à la performance de Vidéotron. Les revenus de la société ont augmenté de 7,4 % pour atteindre 1,6 milliard. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires s’est établi à 72,9 millions, ou 1,15 $ par action, contre 34,3 millions, ou 53 ¢ par action, au premier trimestre 2011.

 

Concurrence accrue


M. Péladeau a souligné que tous les revenus des principaux services de Vidéotron ont progressé de manière importante, entraînant une croissance de 48,5 millions du bénéfice d’exploitation du secteur des télécommunications, comparativement au premier trimestre de l’an dernier. Toutefois, les secteurs des médias d’information et de la télédiffusion de Québecor ont affiché des baisses. Ils ont continué d’être affectés négativement par les impacts de la concurrence accrue et du contexte économique sur le marché publicitaire, de même que par les investissements requis par le lancement de nouveaux produits et services.


« Groupe TVA demeure affecté par l’éclatement des différents canaux de diffusion et doit donc engager la démarche pour continuer son développement dans l’avenir, a expliqué M. Péladeau aux actionnaires. En développant encore davantage nos marques, nous pourrons davantage faire face à ces phénomènes qui font en sorte de perturber le paysage audiovisuel canadien. »


Par la suite, en point de presse, le grand patron de Québecor n’a pas caché son déplaisir face à la concentration de propriétés qui se retrouvent entre les mains de son principal compétiteur, Bell, depuis l’achat par celui-ci des actifs d’Astral Média. « On doit quand même s’inquiéter parce que Bell va contrôler 51 chaînes spécialisées. Il n’y a aucun autre endroit en Amérique du Nord où un distributeur possède un aussi grand nombre de chaînes spécialisées. Les autorités administratives, politiques et en même temps aussi celles des consommateurs, doivent s’inquiéter quand on regarde les pratiques d’affaires de Bell», a-t-il dit.

2 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 10 mai 2012 08 h 04

    Prononciation correcte

    J'espère que les journalistes télé et radio sauront lire et prononceront «kébkor», sans faire sonner le second E. Un peu comme pour le mot... caqueter ou caqueteur, par exemple. En fait, c'est un rès bon exemple: Québec comme caquet, et Québ(e)cor comme caqu(e)teur.

    Pour ma part, avec l'ancienne orthographe, je n'ai jamais prononcé kébékor, mais bien keubkor.

  • jean-martin harvey - Inscrit 11 mai 2012 01 h 33

    ouin, pas sûr...

    Le ''e'' est important car il met l'emphase sur la genèse du nom d'entreprise qui est une contraction de Québec corporation.
    C'est donc Québec-or (le c fusionné en concept comme en prononciation) qui est correct ici.

    Aucune règle fixe n'aura l'intelligence de celui qui a d''abord pensé le mot et qui a choisi rationellement sa prononciation.

    De plus, c'est le minimum de respect dû au créateur et aux utilisateurs.