lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 13h51


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Enquête sur les perspectives d'emplois - Un avenir radieux pour les futurs diplômés

Éric Desrosiers   27 août 2003  Économie
Dans l’ordre normal des choses, les plus vieux laissent la place aux plus jeunes.
Photo : Agence Reuters
Dans l’ordre normal des choses, les plus vieux laissent la place aux plus jeunes.
L'avenir s'annonce radieux pour les demandeurs d'emploi au Québec, à condition, toutefois, qu'ils disposent de la formation nécessaire.

La croissance économique et, surtout, le remplacement des baby-boomers arrivés à l'âge de la retraite ont déjà commencé à leur ouvrir toutes grandes les portes de plusieurs secteurs, révèle une enquête réalisée ce printemps auprès des services de placement de près de 200 établissements d'enseignement par la firme Jobboom.

Les secteurs économiques en quête de main-d'oeuvre qualifiée se révèlent déjà nombreux et diversifiés, y rapporte-t-on. On remarque, parmi eux, la présence de joueurs longtemps restés en retrait, c'est-à-dire les fonctions publiques fédérale, provinciale et municipale, qui se sont récemment remises à engager. On retrouve également les secteurs de l'agriculture, de la santé, de l'éducation, de la construction, du tourisme, ou encore de l'industrie lourde.

Nouvelles ouvertures

«On ne parle pas nécessairement, ici, de création d'emplois, mais de nouvelles ouvertures d'emplois, précise François Cartier, vice-président et éditeur chez Jobboom. C'est beaucoup, beaucoup l'affaire d'une génération [celle des baby-boomers] qui est arrivée à l'âge de la retraite et qui laisse la place aux plus jeunes.»

«Cela ne veut évidemment pas dire que la croissance économique ne continuera pas de peser dans la création de nouveaux emplois, s'empresse-t-il d'ajouter, mais il faudra désormais apprendre à ne plus voir nécessairement dans la baisse du taux de chômage le signe d'un enrichissement de notre économie.»

Pour espérer pouvoir répondre à toutes ces offres d'emploi, les candidats devront toutefois s'assurer d'avoir les diplômes nécessaires, précise-t-il. Les fonctions publiques ou les organismes communautaires se révèlent, par exemple, friands de diplômés universitaires en sciences politiques, en sociologie ou en histoire. Ils sont aussi à la recherche d'un personnel formé en secrétariat, en comptabilité ou en vente-conseil de la formation professionnelle. Pas étonnant que les finissants en techniques administratives du Collège de Maisonneuve ont reçu, en moyenne, cette année, dix offres d'emploi chacun.

Le secteur de la santé continuera, pour sa part, à manquer de préposés aux malades, d'infirmières ou d'inhalothérapeutes. Certains collèges rapportent même que des employeurs appellent dès la rentrée, en septembre, afin d'avoir une chance de pouvoir engager l'un de leurs finissants en hygiène dentaire. Au cégep de Rimouski, on estime, d'autre part, qu'il faudrait au moins doubler le nombre de diplômes en techniques de génie civil et en mécanique de bâtiment pour répondre à la demande dans le domaine de la construction.

Récemment convertie aux nouvelles technologies, l'industrie textile ne demanderait pas mieux que de se battre pour des finissants du secondaire munis de diplômes professionnels, poursuit François Cartier. Le malheur veut que tous les programmes dans ce domaine aient été mis sur la glace cette année, faute d'inscriptions suffisantes. Des problèmes similaires se poseraient dans d'autres secteurs, comme la boucherie de détail, la carrosserie ou la préparation et la finition de béton.

Tous ne roulent toutefois pas à ce train d'enfer, reconnaît François Cartier. Les secteurs de l'aérospatiale, de l'informatique et des télécommunications continuent d'être sérieusement affectés par les difficultés qui les ont frappés ces dernières années. Cela ne va pas sans avoir un impact, par exemple, sur le taux de placement des diplômés collégiaux en aéronautique, qui avait l'habitude de se maintenir aux alentours de 90 % et de 100 % au début des années 90, et qui ne dépasse plus, aujourd'hui, les 60 %.

Mieux que les subventions

Quoi qu'il en soit, des milliers d'emplois seront disponibles au Québec d'ici 2006, a répété hier le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, à l'occasion d'une conférence de presse où il a dévoilé des chiffres sur les perspectives d'emplois dans la région de Québec.

Selon lui, environ 55 % des 53 000 emplois qui seront disponibles d'ici trois ans proviendront de départs à la retraite. La plupart de ces emplois requerront une formation professionnelle ou technique, a-t-il noté à son tour.

«La première question que nous posent les investisseurs, ce n'est pas de savoir s'il y a des subventions aux entreprises, c'est de savoir si une main-d'oeuvre qualifiée est disponible. La voie du développement économique passe maintenant par la formation», a commenté le ministre dans un clin d'oeil évident à la récente décision de son gouvernement de réduire autant que possible les avantages financiers et fiscaux accordés par le passé aux entreprises.

Avec la Presse canadienne






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009