Manifestation contre l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe

Les opposants à l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe ont tenté en vain de conduire leur «cheval de Troie» sur la colline parlementaire.<br />
Photo: Agence Reuters Chris Wattie Les opposants à l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe ont tenté en vain de conduire leur «cheval de Troie» sur la colline parlementaire.

Ottawa — Une manifestation menée par un cheval de Troie représentant les «vices cachés» d'un accord commercial entre le Canada et l'Union européenne a été stoppée à l'entrée de la colline parlementaire à Ottawa, hier.

Une vingtaine de personnes étaient présentes à la manifestation malgré le temps pluvieux, dont la militante Maude Barlow et des représentants syndicaux. Le cheval de bois de quatre mètres de haut est une imitation du cheval, bien plus grand, qui aurait servi à cacher 30 soldats grecs pour mettre un terme au siège de Troie, vers 1184 avant Jésus-Christ.

Trônant sur le trottoir en face du parlement, le cheval voulait illustrer, selon les militants, toutes les failles cachées de l'accord qui entre dans sa neuvième et possiblement dernière phase de négociations.

Considérée comme la plus importante entente de partenariat économique depuis l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), signé en 1994, l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne donnerait aux entreprises canadiennes un accès préférentiel aux marchés européens. Mais les opposants craignent que l'entente entraîne l'érosion de la souveraineté économique du Canada, des pertes d'emplois et des problèmes pour les compagnies canadiennes.
  • Catherine Caron - Inscrit 18 octobre 2011 13 h 25

    Des millions de personnes s'inquiètent de l'AÉCG

    Ce qu'un tel article ne dit pas, c'est que les personnes présentes à cette action devant le Parlement, et j'en étais, représentent des millions de personnes, tant au Canada qu'en Europe, qui s'opposent à cet accord de libre-échange démocraticide. Ce sont des représentants du Réseau québécois sur l'intégration continentale, du Trade Justice Network, du Seattle to Brussels Network et d'organismes faisant partie de l'un ou l'autre de ces réseaux qui étaient sur les lieux et faisaient connaître les enjeux.

    Le cheval de Troie incarnant les dangers de l'AÉCG a été stoppé aux grilles du Parlement. De fait, ce sont les négociations de l'AÉCG en tant que telles qui doivent être stoppées tant qu'un débat public digne de ce nom, impliquant l'ensemble de la société civile et les élus de tous les paliers de gouvernements, n'aura pas lieu.