Toujours garder le cap
Une débâcle de près de 50 %. Du jamais vu pour toute la génération des baby-boomers. Pourtant, notre génération en a passé des crises. Rappelez-vous la crise pétrolière des années 70. Cette crise provoquée de toutes pièces par les pays membres de l'OPEP a abouti à la récession de 1981-82. Une dure récession où les taux d'intérêt ont explosé à près de 18 %, où le marché immobilier s'est enfoncé dans un marasme sans précédent (je me rappelle les milliers de pancartes à vendre qui tapissaient les rues des banlieues), où certaines obligations négociables à long terme du Canada ont perdu presque 50 % de leur valeur (incroyable, n'est-ce pas?), où les indices boursiers ont dégringolé de près de 25 %. Durement ébranlée par la crise, la Banque Nationale a bien failli y laisser sa peau.
Rappelez-vous cette autre crise, celle de 1987. En quelques jours, les indices boursiers perdaient presque 35 % de leur valeur. Un krach boursier qui a provoqué une nouvelle crise immobilière et, avec elle, la disparition presque complète d'un pan de l'industrie des services financiers, soit les Savings & Loans aux États-Unis et les Trust au Canada. C'est ainsi que le navire amiral Royal Trust, un fleuron parmi les fiducies, a été acculé à la faillite. Le tout a culminé avec la récession de 1990-91. Cette récession a poussé le Canada au bord de l'abîme financier (les journaux évoquaient à ce moment-là la faillite possible du pays).
Il y a eu aussi la crise asiatique, la quasi-faillite de la Russie, l'éclatement de la bulle des titres de haute technologie en 2000 et l'effondrement des deux tours du World Trade Center. Mais ces dernières crises allaient être bien pâles face à celle commencée en août 2007 et dont nous tentons encore de nous extirper. Le système bancaire mondial aurait pu littéralement s'écrouler n'eût été l'intervention tous azimuts des gouvernements tant des grands pays industrialisés que des pays émergents. Des interventions aux chiffres astronomiques de dizaines de milliers de milliards de dollars. Une industrie de l'automobile que le gouvernement américain a dû reprendre sous son aile pour éviter sa quasi-disparition. Et, encore une fois, une grave crise immobilière alors que les prix n'ont jamais autant chuté au sud de notre frontière, soit de près de 25 % depuis le début de la crise. Et, comme cerise sur le gâteau, les indices boursiers ont culbuté de près de 50 %.
Du jamais vu pour les baby-boomers. Mais, en de telles périodes troubles, il y a une chose que l'investisseur doit faire: garder le cap. Car, s'il possède des actifs de qualité (j'insiste sur le mot qualité), tôt ou tard leur valeur réelle finira bien par émerger. Garder le cap n'est pas cependant chose facile. Non, ce n'est pas facile lorsque les journaux accouchent régulièrement de titres à l'emporte-pièce comme «La fin du capitalisme», «Pire que la grande dépression», «Faillite imminente en cascade des grandes banques», «L'Europe de l'Est aux abords de l'abîme financier», etc. Les analystes financiers ajoutent quant à eux de l'huile sur le feu en prédisant les pires calamités pour nos institutions financières et autres grandes entreprises prises dans la tourmente. Rares furent ceux pour nous dire que les actions de nos grandes banques rendues dans la dèche constituaient de bons achats. Ils préféraient brandir l'épouvantail de prochaines coupures de dividende et possibles faillites. Maintenant que ces actions ont bondi de plus de 100 % par rapport à leur creux de mars dernier, ils clament à l'unisson que ces titres sont à nouveau des achats.
Non, ce n'est pas facile de garder le cap durant de telles périodes. C'est pourquoi il est essentiel que le petit investisseur soit abonné à une bonne lettre financière, indépendante, parfaitement objective et de qualité. Il y en a très peu. Mais une bonne suffit. Car elle lui aura permis de garder le cap et de participer à la relance des marchés boursiers amorcés depuis mars dernier.
Par contre, celui qui n'est pas parvenu à garder le cap, qui a succombé au vent de panique alimenté par les médias et les experts, et qui s'est départi à vil prix des actions de ses grandes compagnies, se retrouve aujourd'hui placé devant un véritable désastre.
***
cchiasson@proplacement.qc.ca
Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
Rappelez-vous cette autre crise, celle de 1987. En quelques jours, les indices boursiers perdaient presque 35 % de leur valeur. Un krach boursier qui a provoqué une nouvelle crise immobilière et, avec elle, la disparition presque complète d'un pan de l'industrie des services financiers, soit les Savings & Loans aux États-Unis et les Trust au Canada. C'est ainsi que le navire amiral Royal Trust, un fleuron parmi les fiducies, a été acculé à la faillite. Le tout a culminé avec la récession de 1990-91. Cette récession a poussé le Canada au bord de l'abîme financier (les journaux évoquaient à ce moment-là la faillite possible du pays).
Il y a eu aussi la crise asiatique, la quasi-faillite de la Russie, l'éclatement de la bulle des titres de haute technologie en 2000 et l'effondrement des deux tours du World Trade Center. Mais ces dernières crises allaient être bien pâles face à celle commencée en août 2007 et dont nous tentons encore de nous extirper. Le système bancaire mondial aurait pu littéralement s'écrouler n'eût été l'intervention tous azimuts des gouvernements tant des grands pays industrialisés que des pays émergents. Des interventions aux chiffres astronomiques de dizaines de milliers de milliards de dollars. Une industrie de l'automobile que le gouvernement américain a dû reprendre sous son aile pour éviter sa quasi-disparition. Et, encore une fois, une grave crise immobilière alors que les prix n'ont jamais autant chuté au sud de notre frontière, soit de près de 25 % depuis le début de la crise. Et, comme cerise sur le gâteau, les indices boursiers ont culbuté de près de 50 %.
Du jamais vu pour les baby-boomers. Mais, en de telles périodes troubles, il y a une chose que l'investisseur doit faire: garder le cap. Car, s'il possède des actifs de qualité (j'insiste sur le mot qualité), tôt ou tard leur valeur réelle finira bien par émerger. Garder le cap n'est pas cependant chose facile. Non, ce n'est pas facile lorsque les journaux accouchent régulièrement de titres à l'emporte-pièce comme «La fin du capitalisme», «Pire que la grande dépression», «Faillite imminente en cascade des grandes banques», «L'Europe de l'Est aux abords de l'abîme financier», etc. Les analystes financiers ajoutent quant à eux de l'huile sur le feu en prédisant les pires calamités pour nos institutions financières et autres grandes entreprises prises dans la tourmente. Rares furent ceux pour nous dire que les actions de nos grandes banques rendues dans la dèche constituaient de bons achats. Ils préféraient brandir l'épouvantail de prochaines coupures de dividende et possibles faillites. Maintenant que ces actions ont bondi de plus de 100 % par rapport à leur creux de mars dernier, ils clament à l'unisson que ces titres sont à nouveau des achats.
Non, ce n'est pas facile de garder le cap durant de telles périodes. C'est pourquoi il est essentiel que le petit investisseur soit abonné à une bonne lettre financière, indépendante, parfaitement objective et de qualité. Il y en a très peu. Mais une bonne suffit. Car elle lui aura permis de garder le cap et de participer à la relance des marchés boursiers amorcés depuis mars dernier.
Par contre, celui qui n'est pas parvenu à garder le cap, qui a succombé au vent de panique alimenté par les médias et les experts, et qui s'est départi à vil prix des actions de ses grandes compagnies, se retrouve aujourd'hui placé devant un véritable désastre.
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