samedi 21 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À vos Marx... Prêts? Critiquez!

Stéphane Baillargeon   14 mars 2009  Économie
Un spectre hante le monde: celui du marxisme. Un fantôme renouvelé, revu, corrigé, amélioré, mais toujours aussi formidablement puissant pour critiquer le monde tel qu'il va.

Les signes s'accumulent, petits et grands, majeurs ou insignifiants, notamment du côté de l'édition. Le Capital de Karl Marx vient de paraître en manga de poche au prix d'une tasse de café chez l'éditeur nippon East Press, spécialisé dans l'adaptation en bédé des grands classiques littéraires. Le dossier central du tout dernier numéro de Philosophie Magazine demande: «Comment peut-on être anti-capitaliste?».

En français, Actuel Marx constitue à lui seul une galaxie du renouveau des études. C'est à la fois le nom d'une revue (publiée aux PUF), une collection, un lieu de colloques et de rencontres, une équipe de recherches, un site ouvert à des discussions permanentes, une publication en ligne et un réseau de liens internationaux. L'éditeur québécois Lux prépare une traduction du maître ouvrage de la Canadienne Ellen Meiksins Wood Les Origines du capitalisme. Nota Bene lancera bientôt un Marx philosophe.

«Il y a un regain des études sur Marx en ce moment», juge la Française Isabelle Garo, codirectrice de la Grande Édition Marx-Engels (GEME), un vaste chantier des oeuvres complètes en français qui vient de faire paraître son premier volume. Une preuve de plus de la renaissance. «C'est très net dans le contexte de la crise d'aujourd'hui, mais c'était déjà visible auparavant avec la libération des pesanteurs du passé.»

Comment pourrait-il en être autrement? Pas même besoin d'être néomarxiste pour savoir que le capitalisme va mal. Avec cette crise mondiale qui consomme les caisses de retraite comme les maisons familiales. Avec ces gestionnaires ultra-véreux engraissés par des primes mirobolantes pour de très, très mauvais services rendus. Avec cette immonde marchandisation du monde qui transforme tout en pertes et profits, y compris la culture, l'amour et les enfants.

Un système-monde

À tout coup, Karl Marx (mort en 1885) et sa descendance la plus noble proposent des clés, éclairent des pistes, débouchent sur des conclusions heuristiquement surpuissantes.

«Pour comprendre Marx aujourd'hui, il est fondamental de se détacher des charges idéologiques qui pèsent sur son oeuvre, dit François L'Italien, doctorant en sociologie de l'Université Laval. Pour le comprendre, il faut aussi se dire que, pour lui, le capitalisme n'est pas seulement un système économique abstrait: c'est une façon d'organiser, de rationaliser et de valoriser les rapports sociaux.»

François L'Italien, 33 ans, termine une thèse sur les transformations de la grande entreprise à l'ère du capitalisme financier. Est-ce une thèse marxiste? Non, répond-il franchement. Non, si on entend par là l'idéologie des partis communistes et des sociétés du «socialisme réel». Il préfère parler de «sociologie dialectique» et de «théorie critique», selon d'autres bonnes vieilles appellations contrôlées.

Seulement, pour lui, une intuition fondamentale de Marx demeure valable. Cette idée fait du capitalisme un système d'organisation de la société basé sur «une séparation des individus et du monde de telle manière qu'il puisse s'insérer dans cette relation». Le capitalisme, au fin fond, c'est un lien social de substitution.

Des exemples? Heu... Noël et son orgie de cadeaux, ça vous dit quelque chose? Ou la Saint-Valentin, ses fleurs et ses chocolats. Ou les anniversaires des enfants devenus d'autres occasions consuméristes.

C'est bien simple, tous les rapports sociaux passent au cash, note M. L'Italien, qui allonge et enrichit la liste des exemples, du capital humain des entreprises au capital santé des individus. Il parle même de Ricardo (le cuistot télégénique, pas l'économiste libéral...), qui enseigne à faire des confitures pour La Presse Télé et dans son magazine en lieu et place des mères d'autrefois.

«Le capitalisme transforme tous les rapports sociaux, y compris ceux où il n'y a pas d'argent à faire, dit le sociologue. C'est une matrice socioculturelle dont parle Marx dans Le Capital. En lisant entre les lignes, en faisant mûrir le tout, on arrive à comprendre l'atome, la structure élémentaire d'un système qui vient insérer des rapports capitalistes entre les individus et le monde.»

Rage contre la machine

Voilà donc pourquoi Marx est encore pertinent, plus que jamais pourrait-on dire. Seulement, pour le comprendre et pour régénérer sa pensée, il ne faut pas les fétichiser et il faut prendre la mesure des mutations fondamentales du capitalisme depuis 150 ans.

«Marx propose une critique des concepts de l'économie politique: le travail, l'argent ou la marchandise», explique Maxime Ouellet, jeune docteur (31 ans) en économie politique internationale à l'Université d'Ottawa. Il propose une «critique de l'économie politique», selon le sous-titre du Capital, son maître ouvrage. «Les capitalistes et les économistes libéraux nous disent que ces catégories ont toujours existé et sont naturelles. Ils nous disent que la réalité économique a toujours été ainsi. Marx, au contraire, propose une critique historique et radicale de la modernité capitaliste.»

M. Ouellet explique que ce mode d'organisation sociale, reposant sur l'échange de marchandises et l'argent, devenu hégémonique au XIXe siècle, a connu ensuite trois grandes phases d'évolution. La première, liée à la révolution industrielle, a été décortiquée par Marx lui-même, avec son bourgeois entrepreneur et ses prolétaires salariés. La deuxième repose sur le gigantisme: la Big Corporation, les grands syndicats, le fordisme et l'État-providence. Cette phase dinosaurienne a tenu des années 1930 aux années 1980. Depuis, le capitalisme du troisième type devient réticulaire, mondial, sous-traitant, et surtout financier et dématérialisé. C'est celui-là qui vient de s'effondrer.

«Les déréglementations, des taux d'intérêt aux taux de change, ont ensuite permis la constitution d'un nouvel espace capitaliste supranational, échappant au contrôle des banques centrales et aux politiques budgétaires et fiscales des États, résume Maxime Ouellet. Ce système financier est responsable de la crise actuelle.»

Ce système-monde s'avère roué à l'extrême. Après avoir stimulé la consommation par la hausse du niveau de vie au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, le système mise sur le crédit alors que les salaires de la grande majorité stagnent depuis plus de deux décennies. Pendant ce temps, les très riches accumulent encore et toujours plus.

«Je crois qu'une lutte des classes réapparaît, dit François L'Italien. Mais cette lutte n'opposera pas les salariés aux capitalistes comme l'envisageait Marx. Cette lutte oppose plutôt des gens à mobilité limitée, les salariés comme les capitalistes industriels, à une overclass caractérisée par une dimension culturelle et un trait économique.»

Pour ces nouveaux maîtres du monde, tout actif doit pouvoir être instantanément vendu et liquidé. Aux États-Unis, l'épicentre du système mondialisé, trois millions de nababs d'en haut possèdent plus que les 100 millions d'Américains d'en bas.

Du point de vue culturel, ces aristocrates en jet voient la planète comme un très grand terrain de jeu. «L'overclass fait du shopping à Miami, du trekking au Costa Rica, de la méditation en Inde et elle se repose dans son condo à Dubaï», explique le sociologue. C'est elle aussi qui a dépensé plus d'un demi-milliard de dollars aux enchères de la collection d'oeuvres d'art Berger-Saint Laurent, récemment, à Paris.

Cela dit, la critique (renouvelée) du capitalisme ne débouche pas nécessairement sur les (vieux) rêves de grands soirs. Il ne faut pas confondre la démocratie libérale («le moins pire des régimes», disait justement Churchill) et le capitalisme prédateur. D'ailleurs, il s'agit moins de se demander comment on peut être anticapitaliste aujourd'hui que comment on peut encore oser défendre ce que ce système est devenu: une sorte de socialisme pour les riches, et tintin pour les damnés de l'abondance...

«On a entendu le président de la France dire qu'il voulait refonder le capitalisme», note alors Maxime Ouellet, en stage post-doctoral à l'UQAM où il travaille précisément sur les représentations sociales de la crise économique et en particulier sur le discours de légitimation du capitalisme actuel. «Sur quelle base ce système peut-il muter? Dans quelle mesure ce système peut-il être moral? Qu'est-ce même que le capitalisme et quelles forces travaillent à une sortie du capitalisme? Il y a d'ailleurs beaucoup de penseurs non marxistes qui le souhaitent. Parce que cette crise n'est pas seulement économique: c'est une crise sociale, politique, écologique, une crise de société, finalement.»






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 04h48
    Pas de besoin de Marx
    « Pas de besoin de Marx pour expliquer la crise, je vais la simplifier au maximum.

    Les mégas pleins d'argents, ces financiers internationaux, en particulier ceux de Wall Street et de la City Of London, ont favorisé l'endettement avec des taux ridiculement et et de la vente sous pression qu'on pourrait qualifié de prosélytisme. Quand le poisson était bien appaté, on l'endettait au dessus de sa capacité de payer. Puis, on augmente les taux d'intérêts.

    Les plus endettés font faillites, leur maisons se font saisir par la banque, les nouvelles maisons ont plus de difficulté à trouver preneur. Le prix des maisons chutes. La deuxième vague de faillite et de saisie de maison s'enclenche, des millions d'américains se retrouvent avec une dette nettement supérieure à leur actif, c'est à dire leur maison......

    Et quand la crise est bien enclanchée, les financiers rachètent tout à bas prix..... Et les gouvernement sont encore plus endetté envers ces financiers.

    La ou plutot les crises vises à l'instauration de structure supra nationale

    J'ai d'ailleurs écrit un long article sur le sujet ici

    http://www.ledevoir.com/2009/03/14/239350.html »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 07h04
    Attachez-moi, quelqu'un ! J'ai une crise de folie ! (une autre!)
    « Karl Marx, Maynard Keynes, Lénine ou Mao, pourquoi donc faut-il nous ramener à une recette?

    L'économie, c'est comme la cuisine, on réussit souvent mieux en connaissant bien les ingrédients que l'on a.

    On ouvre le frigo, on fait la liste de ce dont on dispose, on connaît comment réagissent les saveurs entre elles et hop! On en sort un plat savoureux, parfois avec peu.

    Pourquoi donc se jeter dans l'étude des recettes passées?

    Allez, parlez-nous de l'émotion qu'à eue Marx en prenant le Boing qui l'amena à New York pour une réunion et le ramena à Paris en soirée!
    Parlez-nous de Keynes (né en 1883) lorsqu'il discuta avec Lénine par internet.

    Parlez-nous de la réaction de Mao lorsqu'il a vu fondre la banquise...

    Non, je crois qu'il faut plutôt se brancher sur son époque, voir les ingrédients que l'on a sous le nez et les outils à notre disposition.

    Il faut aussi voir les dégâts du passé, les comprendre.
    Il faut dénoncer la cupidité et les manoeuvres occultes, politiques, économiques et terroristes.

    Il faut voir où se trouve le «capital», où se trouve la souffrance.
    Il faut considérer l'égalité de tous les Êtres Humains. Il faut considérer l'ingrédient important de la dignité humaine.

    Marx ou Keynes ne disposaient pas de la technologie dont on dispose aujourd'hui.
    Mark ou Keynes n'étaient pas confrontés à l'épuisement de la planète, à son saccage, à la surpopulation, ni aux désastres irréversibles causés par l'Être Humain.

    Il est temps d'inventer et non d'appliquer des recettes. Il est temps d'innover, il est temps d'oublier les étiquettes. Néolibérale, capitaliste, socialiste, communiste, etcétériste...
    Il faut inventer un monde mieux adapté. Il faut combattre la cupidité, la domination, l'inhumanité.

    Avec la technologie que l'on dispose, on peut avec du jus de bras et de la volonté nourrir la planète gratuitement.
    Ouf! Me voilà classé fou à enfiler la camisole de force!
    Mais si l'économie n'existait pas (c'est utopique, j'en conviens), si seule l'entraide dominait, la chose pourrait se faire rapidement. Mais bien sûr un effort énorme de solidarité et de privation pour les nantis serait requis.

    Dans nos pays, on pourrait augmenter de 75% le chômage (ce que l'on fait en ce moment) et on pourrait produire autant et même plus. La machine dépasse l'Être Humain en efficacité et en qualité de production.
    Les entrepôts pourraient déborder de biens sans que nous ayons vraiment à produire.

    Un service civil de 5 ou 10 ans et hop! Il y aurait suffisamment de main-d'oeuvre pour alimenter la planète.

    La technologie nous offre la société de création (je préfère création à loisirs).
    Nous pourrions faire de l'aide humanitaire, nous pourrions penser, inventer, résoudre d'importants problèmes, nous divertir et créer.
    Penser, écrire, peindre, composer, toutes ces choses artistiques «non-rentables» et «inutiles» (sic).

    Ah! Ce que je peux en écrire des imbécilités!

    Il faudrait abolir l'économie pour la remplacer par l'entraide.
    Convertir l'église de l'économie qui engendre la guerre pour l'église de l'entraide qui engendre la paix!

    De la folie à l'état pure!

    Il faudrait pouvoir vivre sans salaire, pour consommer sans abus, pouvoir être confortable sans devenir indécent.
    Imaginez être payé en mercis, en sourires et en poignées de main!

    De la folie à l'état pure, attachez-moi quelqu'un.

    Maxime Ouellet parle d'une crise de société, moi je parle d'une crise des valeurs, finalement on fait le même constat.
    C'est une évidence, l'outil économique prend trop de place par rapport à l'Être Humain.

    Certaines organisations occultes sont des prédateurs qu'il faut mettre au jour et dénoncer.
    Ils possèdent d'immenses pouvoirs, et le seul qui nous reste c'est la prise de conscience collective.
    Comme disait l'autre: TOGETHER, Yes WE can !



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 08h01
    A peine 100 millions de morts au 20e siècle
    « Mais très peu de films. Pas du tout de lobby à Hollywood... »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 08h44
    Merci.
    « Le capitalisme est par définition un système parasitaire. Le parasite à la fâcheuse habitude de se coller à un organisme en santé pour prospérer à ses dépens. Comme pour certains commentateurs dans ce site. (C'est aussi un phénomène de l'aliénation capitaliste). Sauf que plus il le mange cet organisme, plus il perd ce dont il dépend pour sa propre survie. Là, nous nous apercevons que la pensée de Rosa Luxembourg était bien pesée puisqu'elle écrivit que la survie du capitalisme dépendait d'économies non-capitalistes. Visionnaire? Presque. Sauf que le capitalisme a su aussi chercher d'autres terres vierges comme les épargnants qui n'avait pas accès à l'endettement, au crédit. La carte de crédit a renversé le paradigme weberien : profitez-en maintenant, vous paierez plus tard! Nous sommes devenus des gestionnaires de notre jouissance. C.F. aux pubs ou aux bus des grandes villes du monde qui font la promotion de l'athéisme (ce n'est pas une mauvaise chose mais correspond à l'esprit du capitalisme.)....Les banquiers n'ont aucun intérêt que les débiteurs des cartes de crédit s'acquittent de leurs dettes parce c'est justement dans l'endettement (avec l'accumulation des intérêts mensuels) qu'ils trouvent la principale ressource de leur profit à long terme. Ces temps-ci, les compagnies de crédit ont même demandé aux gens qui n'utilisaient pas leurs cartes de crédit de ne plus la renouveler. Pas rentable en effet si vous ne payez pas d'intérêts. Nous sommes tous responsables cette fois-ci. Jadis on ne prêtait qu'aux riches maintenant aux pauvres aussi. Comme le disait encore Rosa Luxembourg en bon marxiste qu'elle fut, on l'assassina pour cette raison avec son ami Karl Liebknecht, que le capitalisme, dans son mouvement expansionniste, a quasiment englouti le milieu indispensable à sa survie. Big problème pour notre futur là où nous en sommes. Tout le problème est là pur les sociétés capitalistes : « Comment faire marcher à nouveau le crédit? »

    Pourtant, on se moque beaucoup des Badiou, des Zizek, des Arendt, des Benjamin...Relire le manifeste du parti communiste est un bonheur d'intelligence et de clairvoyance. Ce n'est pas devenir néo-marxiste en étant intéressé par le marxisme au sens de Marx et cela n'a rien à voir avec le totalitarisme russe et chinois. L'excellent travail de Chiapello/Boltanski dans leur essai majeur « Le nouvel esprit du capitalisme » et celui de Negri/Hardt « Empire » vont dans le sens de votre article avec le cynisme en moins et la pensée en marche rigoureuse en plus. Il y a évidemment une flopée d'essayistes politiques qui se mettent à utiliser les outils marxistes pour se pencher sur le sort de ce gros méchant capitalisme corrompu de surcroit qui commence à nous manger tous. Merci pour votre article. »

  • JM
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 09h37
    Capitalisme ou Marxisme, la vérité n'est pas dans l'un ou l'autre de ces deux camps.
    « Que l'on soit Capitaliste ou Marxiste, le problème c'est de ne voir que le capital en soi. Il y a du bon dans les deux camps. Mais il y a aussi un côté sombre autant dans l'un que dans l'autre de ces camps. De même qu'il y a aussi un côté sombre dans l'histoire de l'Occident. Il faudrait juste cesser de penser que la vérité est uniquement dans son propre camp. Je pense aussi qu'il faudrait cesser de réduire les choses au plus commun dénominateur.

    JM (Montéal) »

  • Guillaume D
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 09h57
    Alea Iacta Est!
    « Lorsque l'on tente d'introduire une moralité dans le système capitaliste, en se posant la question à savoir si le capitalisme prosaïquement est moral, on fait un peu la même démarche que Comte-Sponville quelques années auparavant avec son petit livre sur le même sujet. Le capitalisme, sans doute c'est là son truisme, n'est ni moral ni immoral. Qu'est-il alors ? Amoral, voilà tout ! Marx pour sa part a produit une synthèse de la condition de possibilité de l'émergence du capitalisme dans le rapport de l'homme au travail. C'est d'abord et déjà une philosophie de l'action au sens de la transformation de l'objet et du sujet de l'objet : l'homme se réifie dans le travail en quelque sorte. Malheureusement, l'épaisseur idéologique qui a recouvert l'opus magnum de Marx a laminé le contenu essentiel de son oeuvre, une philosophie de l'homme et de sa pratique. Le capitalisme n'est pas une nouvelle invention des Révolutions industrielles. Fernand Braudel montre bien en évitant de faire une histoire événementielle des rapports de production en construisant ce qu'il nomme les économies-monde qui sont à l'instar de Marx lorsqu'il rend compte d'un processus de féodalité, une conceptualisation du rapport de l'homme à son monde. Ce qu'il faut retenir de Marx c'est qu'il nous prescrit une critique du monde, principalement dans ces écrits de jeunesse, et non une idéologie, trop souvent alimenté par Engels, en arrière. Il faut choisir les bons bouquins. Le capitalisme malheureusement ne tombera pas. Il ne faut pas qu'il tombe. Il doit être circonscrire à sa tâche et nous devons éviter son noyautage dans l'État et d'autres domaines. Jetons un oeil sur la Finlande et la Suède qui propose jusqu'alors l'équilibre parfait du capitalisme et de l'État. Marx demeurera comme le capitalisme!
    Alea Iacta Est!

    Guillaume Durou »

  • Jean Cencig
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 10h12
    Les lendemains qui chantent
    « Quel dommage que l'on confonde capitalisme et fascisme, et que cette confusion serve à faire la promotion du marxisme! Le capitalisme n'a jamais été testé comme modèle économique, car les corporations sont toujours intervenues dans les affaires publiques pour obtenir des privilèges, des subventions ou des exemptions d'impôts. Ce n'est pas le capitalisme qui est en faillite aujourd'hui, mais un système où l'État et les corporations sont intimement liés au mépris de la démocratie, un modèle très proche du fascisme, mais ce n'est pas politiquement correct de l'avouer. Il y a quelques siècles on a séparé l'État de l'église, il serait peut-être temps de séparer aujourd'hui l'État des corporations, mais surtout pas de les fusionner comme le propose le marxisme.
    Il faut croire que nous sommes en politique aussi aveugles qu'avec la loto, on continue d'acheter des billets et de rêver même si l'Histoire nous prouve qu'on y perd. La Caisse de dépôt, qui gère nos économies collectives, administrée par des fonctionnaires supervisés par des élus, a servi de dépotoir de produits financiers toxiques. En dépit de cet exemple flagrant d'inefficacité de la gestion publique, on contemple d'autres billets de loto politique.
    Le thème communiste "Les lendemains qui chantent" ressemble à "Un jour, ce sera ton tour..." »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 10h43
    Un exploit, ce texte sur le capitalisme !
    « Pour réussir à parler du capitalisme sans parler des guerres, ni du système monétaire fiat des banques centrales privées, faut être fort en lettres ! »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 11h27
    L'anticapitalisme des verts
    « L'état providence interventionniste pour sauver nos acquis sociaux est du marxisme nouvelle génération n'en déplaise à d'aucun.

    Le socialisme d'état déresponsabilise le citoyen et comme la cigale blâme le gouvernement de le laisser dans la dèche. Le capitalisme est basé sur le droit de propriété. Un propriétaire défend mieux son pécule et ses avoirs qu'un assisté social accroché à l'état et demandant desinterdits plus sévères comme dans le bon temps de l'URSS. On peut paraphraser avec cette fable de Lafonytaine "La cigale et la fourmie". On y conçoit que la fourmie est capitaliste et que la fourmie est gauchiste et anticapitaliste.

    Les cigales vertes ont versé dans l'anticapitalisme quand certains d'entre eux ont fait front commun dans Québec Solidaire avec les islamistes et les communistes. Ignorer ceci, c'est se mettre la tête dans le sable même si ce mouvement est encore marginal, l'importance médiatique donné à ses acteurs peut semer une crainte de dérape collective. N'est-on pas enclin à pardonner Mme David et son associé Amir Khadir que nos journalistes qu'on accuse de radio poubelle. Pourtant les affront de Patrick Bourgeois et de pierre falardeau sont plus des immodices que de dire qu'une politiciennne n'a pas sa place comme exemple dans un cours de religion. Voilà ou ca dérape, on a perdu le gros bon sens...

    C'est pour celà que je prend les propos du chroniqueur sérieusement et que je ne cherche pas à les nier comme le fait Serge Charbonneau, un anticapitaliste vert...

    Quant à l'allusion subliminale de Jacques Noël, un autre vert anticapitaliste et pro décroissance économique pour amener la simplicité volontaire, elle est vicieuse et perverse. Associer les guerres du 20ème siècle au capitalisme est mesquin. Faudrait peut-être qu'il m'explique sa propension à appuyer le 3ème Djihad en Amérique quand il vocifère contre notre gouvernement pour protéger des Maher Arar, Omar Khadr et compagnie, forçant le gouvernement à compenser Arar de plus de dix million pour une extradition américaine dans son pays d'origine et rapatrier Khadr pour l'excuser d'avoir fait des crimes de guerre dans son pays l' Afghanistan et le compenser comme son compatriote Arar qu'il connait bien d'ailleurs. Ce Jacques Nôël qui conspuait Bush, liait les décisions américaines à cette de son pays pour conspuer Harper aussi. C'est si facile de mettre tout dans le même bain et en plus vouloir rapatrier nos troupes qui meurrent en Afghanistan sous les bombes fabriquées par Khadr et compagnie. N'est ce pas un merveilleux support aux islamistes qui cherche à s'imposer en Amérique. Monsieur Noël aurait mérite à visionner ce court métrage sur le 3ème Djihad en Amérique.

    http://blip.tv/play/AdmXMI6nSg

    Un film qui met les pendules à l'heure de la guerre sainte des islamistes radicaux dans le monde entier. On s'apercoit comment ces verdoyants gauchistes anticapitalistes sont manipulés par ces groupes islamistes. Pas surprenant que nos troupes n'ait pas le support de leurs compatriotes. Ces derniers appuyent les talibans indirectement par pur anticapitalisme... »

  • Yves Hallée
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 12h08
    Le marxisme condamne encore la gauche à l'impuissance
    « C'est un aveu d'impuissance de la gauche encore manifesté que d'invoquer le marxisme. C'est un aveu d'impuissance car nous sommes selon Marx, de toute façon sous le joug du capital, nous en sommes son objet par le processus de réification. Pour Marx, il n'y avait pas d'autres solutions que de renverser le Capital. Cette gouvernance était légitimée par le fait que ce sont les travailleurs qui donnent la valeur au Capital. On revient encore aux vieilles railleries d'une gauche impuissante à proposer d'autres alternatives au capitalisme tel qu'on le vit. »

  • Michel Samson
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 12h38
    Le plus étranges Nobel en économie...
    « ...fut attribué à deux chercheurs, l'un soviétique, Leonid Kantorowich, de Moscou, et l'autre américain, de Yale, Tjalling Koopmans en 1975 pour leur contribution à la théorie de l'allocation maximale des ressources.

    J'en fus très surpris et fus amusé de la grande sagacité des Suédois de l'Institut Nobel qui envoyaient un message sans ambiguïté au reste du monde. Il serait peut-être temps que l'on relise ces deux chercheurs, et il ne nuirait pas plus dans la foulée de relire, de Karl Polanyi, «The Great Transformation».

    Chose certaine, l'économiste Roubini, que l'on faisait passer pour un imbécile jusqu'à tout récemment dans les milieux de la haute finance, avait vu juste sur ce qui s'y passait et expliqua les vices des mécanismes financiers que les banquiers créaient sans devoir recourir à Marx ou Keynes. Il n'avait qu'à décrire le comportements de bandits à cravates, de prédateurs qui s'inventaient de l'argent en la créant par des titres empoisonnés dont on connaît aujourd'hui la mécanique perverse.

    Par ailleurs, nous avons pu observer pendant près de 80 ans l'acheminement des mécaniques sociales du marxisme et les avons décrétées inadéquates dès les années '20 du siècle dernier. Elles le furent. Soljenitsyne nous en a fourni le détail, celui du quotidien des camps de vacance sibériens créés par Staline pour les récalcitrants de la pensée.

    Et voilà que le capitalisme, celui du père Bush, ne vaut guère mieux que le communisme, ce même père Bush qui gloussait sur la chute de l'Union Soviétique alors qu'il était Président des États-Unis en invoquant la victoire de la démocratie et du capitalisme sur le communisme : il aurait dû réfléchir plus longtemps avant de se laisser aller à pareille échappée. Son fils, l'Idiot de la Maison Blanche fut à la source du mouvement américain de «dérégulation des marchés financiers» et des horreurs économiques qui s'ensuivirent jusqu'à aujourd'hui et probablement demain aussi.

    Mon prof d'anthropologie économique était marxiste, moi pas. Je lui avais demandé de nous parler des autres approches qui prévalaient à l'époque. Il accepta et cela faillit me couter une année d'université. Il nous familiarisa néanmoins avec les recherches de Karl Polanyi, celles publiées dans «Trade and commerce in the early empires», ensuite des américanistes, plus près d'une analyse phénoménologique et déterministe, de l'école française, aux visions explosées, et du pragmatisme britannique, après quoi nous dûmes avaler un peu de sauce communiste sur les sociétés traditionnelles, témons vivants d'un communisme "primitif". Alors quand on me parle de Marx...

    Je vais devoir relire un auteur français du XIXe siècle, Pierre-Joseph Proudhon, pour sa vision du socialisme scientifique. J'y avais trouvé matière à réflexion lorsque Gabriel Gagnon, le fameux prof, nous en avait présenté les thèses.

    Capitalisme et communisme ont maintenant fait la preuve de leurs inadéquations. Il est temps que l'on trouve une nouvelle voie plus respectueuse des nouveaux impératifs sociaux des prochaines décennies. Votre texte est excellent. Il nous fait réfléchir; je vous en remercie. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 12h46
    Ne pas confondre marxisme et socialisme
    « le socialisme a l'avantage d'être non dictatoriale, il supporte la démocratie.
    La carte soleil, mise en route sous Trudeau est le premier socialisme canadien, avec les caisse d'économie et Desjardins à ses débuts.
    Malheureusement Desjardins est devenu capitaliste et le système de santé pour tous le deviens de moins en moins et considère les malades comme des numéros à soigner le plus longtemps possible dans des corridors.
    L'autre exemple est la caisse de l'assurance chômage qui servait uniquement aux chômeurs au début et que le super capitaliste Chrétien a rendu capitaliste en volant cet argent pour payer ses dettes et les commandites... On est passé de 65% du salaire a 55% et en plus, moins de semaines et pire que tout plus de la moitié des cotisants n'y on pas droit dans la version capitaliste.
    La version socialiste du début donnait à presque tout les cotisants la chance d'en recevoir, ce qui est le but ... humains qui ne tient pas compte d'en faire du profit a tout prix. »

  • Frank Hebert
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 12h46
    Le marxisme à Laval
    « Le marxisme continue de faire son oeuvre. Le multiculturalisme est son plus beau joyau et l'école d'historiographie de Laval est son propagateur le plus acharné.
    On veut nous dénationaliser afin de nous fondre dans un grand tout. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 13h57
    quand Fernand Trudel délire
    « Tout ce que vous écrivez sur moi est faux. Ca ne vaut même pas une réponse tellement vous délirez. »

  • Olivier Laroche
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 14h11
    Robin-des-Bois
    « Étrange analogie que celle de M.Trudel, entre la fable de Lafontaine et l'opposition communiste-capitaliste. Les communistes seraient paresseux et non-prévoyants et les capitalistes le contraire ?
    Pensez-vous que l'élite capitaliste est prévoyante ? Je vous rappelle que la crise actuelle provient de leurs erreurs.
    Et en passant, les militants de gauche sont des travailleurs acharnés et non des paresseux.

    Je propose plutôt une autre analogie : Robin-des-Bois le socialiste qui vole, moralement, aux riches exploiteurs capitalistes. »

  • Françoise Breault
    Abonnée
    samedi 14 mars 2009 15h14
    Nos préjugés et l'impasse économique actuelle
    « « Il est plus difficile de défaire un préjugé que de désagréger un atome » disait Einstein. Les préjugés sont un écran qui empêche de voir la réalité en face et donc d'améliorer la situation lorsque nécessaire.

    Le monde est en crise: crise économique, crise financière, crise alimentaire, crise agricole, crise forestière, crise dans les pêcheries, crise du déséquilibre climatique, crise de la biodiversité, etc... Comment se fait-il que les médias n'expliquent pas davantage le dénominateur commun de ces crises? Comment se fait-il que les gouvernements appliquent des « solutions » que ne feront que tôt ou tard aggraver ces crises? Comment se fait-il que les gens ne sont pas plus mobilisés?

    Pourquoi? Les préjugés empêchent de voir la réalité en face. Parmi ces préjugés, le mot « communiste » remporte la palme. Chaque fois que je parle des lacunes du système capitalisme, il y aura toujours quelqu'un pour dire: « Le système capitalisme n'est pas mieux » En sous-entendu: comme le système communisme n'est pas mieux, ne questionnons surtout pas le système capitaliste. Bien d'accord le système communisme tel qu'il fut appliqué n'était pas mieux. Mais entre ces deux systèmes, pourquoi n'y aurait-il pas de la place pour une système économique au service de l'humain. Pourquoi faudrait-il choisir entre ces deux extrêmes?

    La majorité des gens croient à tort que le système capitalisme a toujours existé. Combien savent qu'il compte à peine deux cent ans? Pourtant, avant que la naissance du capitalisme, les gens vivaient pareil, l'économie « roulait » pareil.... Bien sûr, tout n'était pas parfait... il y eu la clique des rois, la clique des seigneurs féodaux. Il y aura toujours du monde qui vont s'organiser pour exploiter les autres...

    Justement, il est urgent qu'en tant que citoyens nous nous organisions pour exiger et bâtir un système centré sur l'être humain. Pour cela, il nous faut sortir de nos préjugés et de notre torpeur pour réactualiser le sens premier du terme économie tel que défini par Aristote:les règles de la maison. Économie capitalisme et solidarité s'opposent bien sûr. Économie en soi, dans le sens premier du terme, et solidarité ne s'oppose nullement.

    Les gens s'imaginent à tort que remettre en question le système capitalisme veut dire qu'il n'y aurait plus de place pour les petites et moyennes entreprises. Donc, en partant, ils ferment la porte. Pourtant , entre ces deux systèmes, il y a de la place pour de nombreuses alternatives, il y aurait toujours de la place pour la liberté d'entreprises bien sûr, en autant que ces entreprises tiennent compte des droits humains et environnementaux. Dans ce système, les coopératives occuperaient la place d'honneur, car les coopératives, dans le vrai sens du terme, quand elles respectent les sept règles du coopérativisme, sont à l'opposé du système capitalisme. Ces coopératives existent déjà. Il suffirait d'en faire davantage la promotion, de faire fleurir davantage ce qui existe. Si les coopératives avaient bénéficié d'autant d'appui et de subventions qu'en ont reçu les transnationales, notre société fonctionnerait déjà sous le mode cooopératif et nous ne serions pas en crise actuellement et la planète s'en porterait beaucoup mieux. C'était au départ la vision de M. Desjardins. Malheureusement, combien de fois nos gouvernements leur ont mis des bâtons dans les roues aux coopératives, surtout les coopératives de production. Les gens de Guyenne en Abitibi pourraient nous en parler.

    Quand il s'agit de concevoir un système ou l'économie est au service des humains, c'est facile. Ce qui est extrêmement difficile, c'est comment faire la transition entre ce système actuel et un autre plus humain avec le moins d'affrontements, le moins de sang possible? Cela ne pourra se faire qu'en travaillant à faire tomber les préjugés, en informant les gens, en travaillant dans l'ici et maintenant à instaurer un commerce plus équitable, à créer un plus grand nombre de coopératives. La gauche n'a pu réussir cela encore dû à un manque d'organisation, dû aussi au boycottage des médias, dû aussi à l'intervention de la police ou de l'armée dans bien des situations. Heureusement, la planète vient à notre secours... Ce système économique capitaliste même, met en péril notre seul habitat. Face à ce mur: se réveiller ou périr. Évidemment il ne faut pas compter sur les médias corporatifs pour aider les gens à voir clair.... Eux-mêmes font partie intégrante de ce système où les gens sont enrégimentés au service des profits à faire pour les nantis.

    Bien sûr cela ne se fera pas du jour au lendemain. Plus le niveau de conscience des citoyens face aux enjeux actuels grandira, plus les citoyens feront pression sur leurs élus pour qu'ils respectent leur mandat et gouvernent réellement pour le mieux-être des citoyens et non pour celui des transnationales comme c'est le cas, plus ils seront conscients des enjeux, plus ils seront à même de voter pour des gens qui auront à coeur le bien commun et le mieux-être des citoyens. D'ici ce nouveau système, si déjà les citoyens faisaient pression pour que nos gouvernements appliquent ce que Joël Bakan propose dans le dernier chapitre de son livre The Corporation, (1) ce serait déjà une avancée considérable dans la bonne direction.

    "Le point de basculement du système politique surviendra quand une majorité de gens en sauront assez au sujet de cette crise et des solutions pour épouser la cause, a dit M. Al Gore lors d'une entrevue accordée à Associated Press. Vous verrez alors tout le système politique changer dramatiquement."

    Al Gore faisait référence alors à la crise des changements climatiques. Cela peut s'appliquer aussi aux crises actuelles. Plus les gens réaliseront que crise économique, crise financière, crise alimentaire, crise agricole, crise forestière, crise dans les pêcheries, crise du déséquilibre climatique, crise de la biodiversité, etc... ont en commun et comme origine, le système capitaliste, plus ils seront capables de se défaire petit à petit de leur préjugé "communiste", plus ils seront solidaires pour exiger un changement. Ce sera alors le point de basculement vers un monde plus juste où système économique sera au service des gens.

    (1) Joël Bakan, The Corporation, Viking Canada, 2004 »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 14 mars 2009 16h52
    Ce qu'il y a de bien....
    « C'est que les détracteurs du marxisme vont enfin pouvoir lire Marx... »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 08h27
    Le capitalisme
    « Tous les systèmes, tous les Partis politiques, toutes les philosophies, comme tous les humains d'ailleurs finissent par atteindre leurs limites. Le communisme, le capitalisme, le syndicalisme, la sociale-démocratie,le racisme, les religions ont tous été poussés à leur limite, et maintenant, ils s'effondrent. Ce n'est que lorsque chacun de ces systèmes ou philosophie aura atteint le fond qu'ils reviendront à la surface, en espérant que ce sera avec de meilleures idées et surtout, avec de meilleurs objectifs.
    Paul LaFrance
    Québec »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 09h24
    « Le 21e siècle sera socialiste, ou ne sera pas... » - Commentaire d'un QS
    « « Le 21e siècle sera socialiste, ou ne sera pas... »

    « Commentaire d'un QS... »


    Hé !

    Pour moi... Même réaction enthousiaste que beaucoup ici...!

    Toujours bin l'fun d'entendre parler de d'autres choses que ce cristi de mainstreem idéologique de trous ducs libéral...

    Une bonne chose de la crise, c'est qu'elle attaque toute cette foutue d'mentalitié à la con, que c'est bon d'avoir 15% de la population qui détient 80% de la richesse mondiale... Quelles conneries !!!!!! (et surtout, nous autres, pauvres cons qui continuent d'voter pour ça !)...

    - Ôôôô !!!!!

    - Mais... Attention !!!!!!!

    Maintenant que ça commence à zigonner dans leurs p'tits porte-feuilles ...sont obligés de commencer à réfléchiiiiirrr!!!!!

    Des libérals qui pânsssent ostique...! ..

    Quouéziment un : « oxymoron ! »

    (..haille... j'ai pas dit un ostie d'morron-là.. )

    Dommage qu'on s'sentent toujours obligés d'en parler avec des pincettes à QS...

    Le monde est ...telllllle-ment- con..

    Ils ne savent pas que le véritable communisme n'a jamais existé... L'URSS... loin d'avoir été un réel régime communisme, était en fait une dictature totalitaire stalinienne. Rien à voir avec le néo-socialisme, le socialisme moderne ou de la révolution permanente de Léon Trotsky...

    Comme quoi, le socialisme est toujours actuel et en permanente évolution ; ce qui est tout à son honneur, puisqu'il prémunie contre la stagnation et favorise les changements positifs.

    Mais le monde y'ont peur de d'ça le mot « révolution permanente.. » criss..

    ...y'ont même peur des mots...

    Fa qu'on va faire comme avec les tis n'enfants...

    ..pis on va dire « pipi » au lieu de « pénis »...


    Et le plus con de l'histoire, est que malgré que la véritable horreur de préjugés que les gens de droite entretiennent envers le socialisme (pour leurs profits, évidemment.. ) c'est que nous sommes de toute manière déjà dans le processus...

    La preuve étant, l'évocation de la nationalisation des banques par le président Obama lui-même !

    ( Pour faire mon smatte... j'en avais d'ailleurs parlé avant lui... (clin d'oeil) (2.) )

    Marx avait toujours prédit que :

    « Le socialisme ne pouvait émerger qu'à la suite de l'effondrement du capitalisme ».


    Et y faut franchement être aveugle pour ne pas le voir...


    J'en profite pour vous inventer une petite citation personnelle :


    « Le 21e siècle sera socialiste, ou ne sera pas... »


    _______________________

    Christian Montmarquette
    Québec solidaire

    (1*)(« on » mit pour « nous »)


    (2*) Gilles Duceppe, Jacques Parizeau, et la nationalisation des banques :

    http://www.vigile.net/Gilles-Duceppe-Jacques-Parizeau-et


    Tous mes acticles chez Vigile.Net :
    http://www.vigile.net/_Montmarquette-Christian_ »

  • Jean Brault
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 10h22
    Un modèle ou une philosophie?
    « Le marxisme est une philosophie politique dont le modèle s'est effondré, incapable de s'adapter aux réalités modernes, au même titre que le féodalisme du Moyen-Âge.
    Le seul système qui résiste encore et qui fonctionne anachroniquement est celui de Cuba, par exemple, mais sous le couvert d'une dictature féodale.
    Le seul modèle valable semble être le fédéralisme, comme le nôtre, assorti d'une péréquation revue et revisée et un peu moins centralisé. Le communisme ne peut pas fonctionner en démocratie au contraire du fédéralisme.
    Nous sommes arrivés à un point de non retour dans l'évolution politique de la planète. Les nouvelles technologies ne peuvent plus seulement servir les intérêts particuliers. Elles doivent appartenir aux peuples de la Terre afin de pouvoir y faire régner une démocratie directe sans l'aide de politiciens manipulateurs.
    Il faudra choisir : ou bien continuer d'appliquer les règles capitalites connues qui s'avèrent un échec retentissant ou alors établir un nouvel ordre mondial basé sur une monnaie unique et une saine gestion de nos ressources et de nos moyens de production.
    Pour ce, il faudrait abolir les frontières commerciales et préserver les caractéristiques culturelles des peuples en imposant des règles justes et équitables. Peut-être devrons-nous attendre une autre génération pour voir ces grands changements? Ou d'autres guerres et catatrophes? Ou ne serait-ce qu'une utopie? »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    dimanche 15 mars 2009 12h09
    Belle confusion des genres... et des préjugés!
    « Le Communisme est issu de la Commune de Paris au milieu du 19ème siècle et Marx n'est entré en scène qu'au moment de la première Internationale à Berlin.
    Le Capitalisme, lui, s'est nourri de l'esclavage qui a permis l'émergence des grandes corporations.
    Les deux sont des systèmes alors que le Marxisme est une philosophie, c'est à dire une réflexion sur les systèmes.
    Il faut faire attention à ne pas mélanger les genres et surtout IL FAUT LIRE MARX ET LES MARXISTES. Bone lecture! »

  • Gilbert Kirouac 34
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 15h25
    hypothèse de travail
    « le matérialisme historique, le fil conducteur que Marx considérait comme hypothèse de travail, est tout à fait pertinent pour analyser et comprendre la crise actuelle (faussement réifiée sous le terme "crise financière"...suivez ce fil de Marx, et demandez-vous si le développement des forces productives (techniques et sciences informatiques entraînera un bouleversement des rapports sociaux (la place que chacun a dans la reproduction de la société) et les idéologies (l'idée que nous nous faisons de cette place)...par la suite, comparez les dires du même, dans le Manifeste, à propos de la mondialisation telle qu'il la percevait à son époque, et telle qu'elle se présente aujourd'hui...simplement... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 21h21
    Monsieur Montmarquette voici ma chaussure
    « À l'instar de votre chef iranien de souche, Amir Khadhir , je vous tire ma chaussure par la tête.

    La richesse est à celui qui persévère, sait saisir les opportunités et croit en lui. Le partage se fait par des impôts justes et par le mécénat. Ce que vous voulez c,est de n,avoir aucun riche, tous des pauvres...

    Malheureusement, le communisme que QS véhicule est éculé et a conduit à une explosion de l'empire soviétique en plusieurs morceaux satellites dont certains sont devenus capitalistes. Que qui reste de la russie est aux mains d'une mafia omnipotente pas plus dynamisante pour le peuple que l'ancien empire.

    Depuis Mao, la Chine a changé sa conception de la richesse et la démocratisation du commerce a créé plus de milliardaires en peu de temps que n'importe quel autre pays auparavant. La Chine est émergente et ne veut plus retourner damns les ornières maoistes.

    Le QS cherche une intervention plus manifeste de l'état comme la théorie keynésienne. Or, l'emprise de l'état écrase et infantilise le peuple actuellement.

    Au contraire, on doit libérer le peuple de ces contrôles étatiques pour que l'innovation et la création redeviennent les moteurs de notre prospérité. On étouffe nos PME sous des tonnes de rapports bureaucratiques, il est temps que ces créateurs d'emploi aient un peu de liberté. Mais ils ne la trouveront pas dans un parti pro-terroriste et communisant... »

  • Jean-Guy Aube
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 01h38
    Sartre vous l'avait bien dit!
    « La crise actuelle confirme plus que jamais la pertinence de la théorie marxiste qui avait décrit le caractère cyclique des crises du capitalisme, la monopolisation de pans entiers de secteurs économiques, l'évolution vers la prédominance du capital financier spéculatif carnassier sur le capital industriel de "l'économie réelle".

    Dans ce sens, Jean Paul Sartre avait raison de dire que le marxisme est la philosophie indépassable de notre temps, de tous les temps! On reproche aux idées marxistes d'être "vieilles et dépassées" mais les théories du libre marché sont encore plus anciennes que les théories marxistes qui sont l'analyse des conséquences des théories de la tyranie de loi du marché. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 10h01
    @Fernand Trudel - Ma bottine à Fernand Trudel
    « @Fernand Trudel - Ma bottine à Fernand Trudel


    Monsieur Trudel...

    Je dis que je vous lance un bottine, mais en fait, c'est bien sûr sun boutade... car vous me faites à priori bien rire...

    Même si je trouve un peu moins sympathique vos préjugés racistes contre Amir et vos autres allusions au terrorisme...

    En ce sens, vous ne faites pas beaucoup honneur aux défenseurs de votre thèse.

    D'autre part, s'il y a bien une machine infernale à créer de la pauvreté c'est bien le capitalisme !

    Dans le régime sous lequel nous vivons au Québec, c'est plus de 22.4 % de notre population vit sous le seuil de pauvreté et 40% des travailleurs ne gagnent même pas suffisamment pour payer des impôts.

    Et ça, c'est sans compter que 80% de la richesse mondiale est détenue par 15% de la population...

    Le capitalisme et le profit à tout prix créée guerres... famines... pollution et désastre écologique.

    Non, le capitalisme est un système complètement aberrant, odieux et tyrannique... Mais surtout terriblement tyrannique, amoral et inéquitable...

    Nous vivons en pleine dictature économique.

    Examinons simplement les taux usuraires et chialoquiens des banques et des cartes de crédits...

    C'est pas des riches... C'est des voleurs !

    Mais... aujourd'hui au moins...

    Y'a de l'espoir...

    Nous pouvons voter pour un parti qui nous offre enfin une alternative à ces aberrations...

    Avant de galvauder tous vos préjugés et votre ignorance, je vous recommande fortement de " lire " notre programme et nos statuts et d'étudier minimalement un peu la chose avant de vous prononcer...

    Si vous voulez critiquer, allez-y !

    C'est moi-même qui vous y invite !

    Mais, de grâce partez de la réalité, et cessez de diffuser votre ignorance...


    « Ne doutez jamais qu'un petit groupe de citoyens engagés et bien intentionnés puissent changer le monde... C'est historiquement la seule façon de le faire ».

    - Margaret Mead



    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec


    Références :

    10 mythes sur Québec solidaire :
    http://www.quebecsolidaire.net/10-mythes-sur-quebec-solidaire

    Engagements 2008 de Québec solidaire
    http://www.quebecsolidaire.net/engagements_2008 »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
25 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009