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Michael Sabia hérite du casse-tête de la Caisse

Ses priorités: la réévaluation de la gestion du risque et la révision de la stratégie de placement

François Desjardins   14 mars 2009  Économie
Michael Sabia
Photo : Jacques Nadeau
Michael Sabia
La Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a semé l'émoi avec une perte de 40 milliards en 2008, a de nouveau secoué les milieux financiers hier et rompu avec l'habitude de se donner des patrons spécialisés en haute finance en offrant sa présidence à l'ancien chef de BCE, Michael Sabia.

Arrêté à peine une semaine après l'embauche d'un président du conseil, le choix de M. Sabia arrive à un moment crucial pour la Caisse, dans la mesure où celle-ci se relève de la plus grosse perte de son histoire, fait l'objet de très lourdes critiques et doit regagner la confiance de ses déposants et du public. Il entre en poste immédiatement, en remplacement de Fernand Perreault, qui assurait l'intérim.

Ontarien d'origine installé à Montréal depuis les années 1990, M. Sabia, qui ne faisait pas l'unanimité pour sa gestion de BCE, prend les commandes du plus gros investisseur institutionnel au pays. Il était en concurrence avec une autre personne, mais le nouveau président du conseil, Robert Tessier, n'a pas rencontré l'autre tellement il estimait que M. Sabia, figure centrale du monde des affaires canadien, était l'homme de la situation.

Président de la société mère de Bell Canada (BCE) de 2002 à 2008, où il a recentré la compagnie sur sa mission première en vendant des activités non essentielles et en licenciant des milliers d'employés, M. Sabia a quitté BCE après que la vente de la compagnie au régime ontarien Teachers eut avorté. Il a aussi été directeur financier du Canadien National de 1995 à 1999, aux côtés de Paul Tellier, a travaillé au ministère fédéral des Finances, au sein duquel il a oeuvré au lancement de la taxe sur les produits et services (TPS), et a occupé des fonctions au bureau du Conseil privé. Il est diplômé de l'Université de Toronto et de Yale.

Lors d'une longue conférence de presse hier — une heure et quart —, M. Sabia a dit que ses priorités «à court terme» seraient la réévaluation de la gestion du risque, la révision «en profondeur» de la stratégie de placement de la Caisse et la poursuite d'un travail «main dans la main» avec les 25 déposants de l'établissement.

«Oui, les pertes ont été importantes. Par conséquent, nous avons du travail à faire. Mais nous le ferons en bâtissant sur l'expertise et les connaissances de la Caisse», a dit M. Sabia. Il a dit qu'il fallait trouver de «meilleures façons de communiquer avec le grand public».

M. Sabia a aussi indiqué qu'il voulait examiner «comment la Caisse pourrait bénéficier du dynamisme des moyennes entreprises du Québec tout en améliorant nos rendements», une référence au rôle que certains voudraient voir la Caisse jouer dans l'économie québécoise. Il a dit que la Caisse aurait l'occasion d'investir dans des entreprises, mais n'a pas offert de détails.

Charest applaudit

Le premier ministre Jean Charest a dit que M. Sabia est «très connu dans les milieux d'affaires» et qu'il a un «parcours remarquable». Par ailleurs, le chef de cabinet de M. Charest, Daniel Gagnier, est une connaissance de longue date de M. Sabia. Ils se sont connus au Conseil privé, à Ottawa.

De son côté, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a dit être «confiante que, sous la direction de M. Sabia, la Caisse saura traverser cette période difficile et figurer de nouveau parmi les meilleurs gestionnaires».

En coulisse, toutefois, un certain mécontentement s'est fait sentir. «Il n'y a jamais eu de processus d'embauche. Le premier ministre a poussé une candidature et une seule uniquement dès le départ. Tout ce qu'a fait Egon Zehnder [la firme de chasseurs de têtes], c'est un simulacre», pestait hier une des personnes sérieusement pressenties pour le poste. Ce personnage de la haute finance internationale, qui a posé formellement sa candidature après y avoir été invité par plusieurs, notamment des proches des libéraux, confie n'avoir eu «aucune réponse» de la part d'Egon Zehnder.

«Il y a une dimension politique à ce poste et peut-être que ça l'affranchit des règles normales de procédure», a dit cette source. Peut-être qu'au fond, on a choisi la «bonne personne», a-t-elle nuancé.

Candidat réel

M. Tessier, qui est entré en poste la semaine dernière comme président du conseil, a dit qu'avant d'accepter son propre poste, il a vu la courte liste des candidats colligée par Egon Zehnder. «Il restait Michael Sabia et un autre. Quand j'ai vu son nom, j'ai demandé à le rencontrer pour voir s'il était réel. C'est un candidat surprenant, avec une carrière formidable au CN et chez BCE.»

La nomination de M. Sabia a été entérinée hier matin par le conseil de la Caisse et par le conseil des ministres.

Les mandats de plusieurs membres du conseil ne seront pas renouvelés, et M. Tessier n'a pas fini de trouver des personnes pour combler ces sièges.

Le conseil compte normalement 14 membres. À la réunion d'hier, seules huit personnes étaient présentes: M. Tessier, Christiane Bergevin, Claudette Carbonneau, Michel Lavigne, Ouma Sananikone, Steven Cummings, Louise Charette et Jean-Pierre Ouellet. Yvan Allaire, qui était au conseil depuis 2005 et présidait auparavant le comité de sélection, ne semble plus être du nombre.

M. Sabia a dit qu'il recevrait le même salaire que son prédécesseur, et qu'il n'avait pas cherché à négocier. Le salaire de base d'Henri-Paul Rousseau, alors qu'il était président, était de 490 000 $, plus les primes. En qualité de président par intérim, Fernand Perreault gagnait 430 000 $.

M. Sabia a dit que, l'an dernier, lorsque le conseil de la Caisse a cherché un successeur à M. Rousseau, il s'est retrouvé sur la liste des candidats mais qu'à l'époque, il n'était pas intéressé.

En raison de la mauvaise performance en 2008, l'actif net des déposants de la Caisse est passé de 155 milliards à 120 milliards.

***

Avec la collaboration d'Antoine Robitaille






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  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 07h59
    Sabia au bas de laine, Gainey à la sainte flanelle
    Deux totos ontariens dans nos bijoux de famille.
    Bienvenue chez les colonisés libéraux.

  • martin grenier
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 08h51
    On attend
    Avant de jeter la première pierre
    grenier.martin@videotron.ca

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    samedi 14 mars 2009 09h15
    "Une carrière formidable"!
    Un" parcours remarquable"... et Charest qui "applaudit". N'en jetez plus!
    Décidément, ce gouvernement fait tout pour plaire. Pour avoir vécu de l'intérieur les ravages des années Sabia au Bell, je me demande vraiment comment on ose nous présenter ce gars comme l'homme de la situation. Mais bien sûr, comme tous ceux de sa race, il fait partie de la belle famille et ça explique tout.
    Pratiquement tout le monde a vécu, d'une façon ou d'une autre, la dégradation "extraordinaire" de cette compagnie. Compagnie qu'il a laissée en ruines à un autre Ontarien tiens. Et cela sans oublier de bien remplir ses grandes poches avant de partir, pendant que la plèbe comptait ses pertes.
    Cette nomination est aussi révoltante que LAMENTABLE.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 09h58
    On a bien ri à Toronto !
    Les gens du milieu des affaires de Toronto ont bien rien ri, en effet, quand ils ont appris le nom du nouveau p.-d.-g. de la Caisse de Dépôt ! Michael Sabia, celui qui a presque démoli Bell, quand il était président de cette entreprise ! ! !

    Si, avec une telle nomination, un choix qui est loin de faire l'unanimité, Jean Charest et Monique Jérôme-Forget pensent rassurer les Québécois, c'est loin d'être acquis !

    De toute manière, même si ces 2 politiciens n'en sont pas directement responsables, les résultats catastrophiques, qu'a connus la Caisse en 2008, vont leur coller à la peau pendant longtemps !

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 10h08
    Fausse route
    La CDP, déjà obérée par le lourd héritage de l'ère rousseauiste se retrouve avec un nouveau casse-tête (ou casse-pied) en la personne de monsieur Sabia.

    Les paris sont ouverts. Combien de temps mettra-t-il à finir de vider la caisse ?

    ....

  • Jules Marcoux
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 11h42
    Un renard dans le poulallier
    C'est avec consternation, voire stupeur, que nous apprenons la nomination de M. Sabia à la présidence de la Caisse. À notre sens, une telle nomination va carrément à l'encontre de la mission de la Caisse.
    M. Charest, et sa ministre, n'allez pas nous faire croire que cette nomination relève strictement du conseil d'administration de la Caisse. Et si c'est le cas, ce conseil ne représente sûrement pas l'opinion générale des québécois. C'est honteusement cousu de fil blanc.
    Peut-on penser qu'une personne, présentant des affinités avec la débâcle économique (vente ratée de Bell Canada et l'appât du gain), puisse être l'homme de la situation.
    Autant mettre le renard chef du poulailler.


    Jules Marcoux
    Marie La Perrière

  • Kris Richard
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 11h55
    E.T. Téléphone Maison ::VIRUS SABIA::
    E.T. Téléphone Maison ::VIRUS SABIA::

    Allo?
    Y'a quelqu'un...?
    Message Urgent... ::VIRUS SABIA::

    La SOTTISE de nommer Michael Sabia à la Tête de la CDPQ revient à comprendre que BELL et Teachers seront douchés par l'Urine de la Vache à lait de notre Bon Gouvernement qui en 5 ans a vendu le Québec avec Sa RéIngénierie ayant Privatisé nos Services Publiques jusqu'à vendre le B.S. à Desjardins qui signe les chèques d'Aide Sociale depuis quelques temps.

    Comment Brûler 52G$?
    How to squander a $52-billion empire: the Michael Sabia story
    http://www.macleans.ca/business/companies/article.

    Le Ministre de la Santé nomme Michael Sabia président du comité consultatif sur la mise en oeuvre de l'Initiative canadienne pour un vaccin contre le VIH
    http://www.phac-aspc.gc.ca/media/nr-rp/2008/2008_1

    C'est assez simple à comprendre.
    Le VIRUS SABIA va stabiliser la Caisse de Dépôt en continuant d'infecter le fruit du travail de nos pensionnés pour sauver Desjardins et quelques Gros Bonnets Renommés Boursiers de la Faillite!

    Il est là le Méchant Virus, cette Bête Infâme qui se sert des 26 Petits Roitelets des FIER pour appliquer une pression sur le Bandage recouvrant l'hémorragie causée par les Pertes de la Caisse de Dépot et de Placements.

    Ca fait plus de 5 ans que je le dis:
    http://17.xooit.fr/index.php

    Le plan Diabolique fédéré de Charest lui permet de Régner en Roi sur l'ensemble des Seigneuries Préfecturales dont Les MRC se sont ORGANISEES une Justice surprême sur les enjeux politiques et les sommes d'argent allouées aux citoyens.

    C'est ASSEZ!
    C'est FINI!
    Les Préfets de Comté vont devoir Répondre de leur Placements Boursiers en Ontario ou ailleurs.

    MRC Mafia Régionale de Comté
    http://17.xooit.fr/f3-MRC-Mafia-Regionale-de-Comte

    Je propose gratuitement mes services pour résoudre les problêmes et j'amène des solutions.

    à suivre...

    Kris Richard
    14032009

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 11h56
    Le loup dans la bergerie
    Décidément, Charest ne recule devant rien. Comment interpréter cette nomination à la CDPQ plus que contestable vu les "inexpériences" de ce monsieur. On ne peut que penser que Charest est au service des forces qui veulent anéantir le Québec. Orford, la vente d'Alcan, les PPP, la dégringolade de la CDPQ, tout concorde vers le même objectif : faire le plus de dégâts au Québec avant de retourner à Ottawa. Il a été et est encore payé pour ça. "Après moi le déluge" est sa devise, c'est parfaitement clair. Il est plus que temps que le Québec se réveille et contrecarre ses sombres objectifs.

    Jean-Marie Francoeur

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 12h14
    @ M. Jacques Noel
    Vous me donnez une bonne idée avec ces 2 Ontariens d'origine qui doivent bien se comprendre même si l'un est très calme comme le désert, Gainey et l'autre sur le gros nerf, Sabia :

    Sabia, avec notre Caisse de dépôt qui aussi un peu à lui depuis sa nomination comme PDG, pourrait nous acheter le CH avec un cheque de seulement quelques centaines de millions U.S. "un pet si on considère les pertes de 2008 et ça rapporte incluant la fierté des Québécois qui pourraient enfin dire : Le Canadien, c'est à nous autres ou encore :

    Le Canadien aux Québécois. Repeat after me : LE CANADIEN AU QUÉBÉCOIS. Ensuite, on change tous nos joueurs européens pour des Québécois pour gagner la Coupe. Notre nationalisme passerait ainsi du politique au sportif, ce qui est déjà fait à la Cage aux sports.

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 12h33
    Jean Charest et les québécophobes
    Arrivé au Québec avec mandat en poche des partitionnistes du Canada anglais, le petit soldat de Sherbrooke s'accommode plus naturellement avec ceux du Québec reconnu comme les plus québécophobes d'entre les rhodésiens du West Island et des derniers nègres blancs d'Amérique que le Québec a le malheur d'enfanter.
    Ce bouffon de service arrivera-t-il un jour à nous expliquer par quelle manoeuvre intellectuelle il arrive à reconnaître comme Québécois les éléments du Québec les plus québécophobes ? Ces derniers sont au Québec ce qu'était la minorité « White » de l'Afrique du Sud apartheid. Et c'est parmis ceux-ci que Jean Charest nage avec le plus de facilité...
    Le rôle douteux de courroie de transmission qui est celui de Jean Charest depuis son torpillage de l'accord du Lac meech mériterait une attention particulière de la part de nos médias, en auraient-ils le courage. Parce que le triste roi-nègre s'affaire et s'enrichit à exécuter les ordres de marche des fanatiques d'Alliance-Québec et d'autres partitionnistes du Canada anglais.
    Il a ouvert grande les portes du PLQ, de la fonction publique a des leaders fanatiques d'Alliance-Québec. Depuis hier, on sait la Caisse de dépôt aussi infiltrée par des gens aussi malfaisants que québécophobes.
    Comme il en est a son dernier mandat et qu'il est majoritaire à l'Assemblée nationale, ses pires coups d'arnaques sont en préparation.
    Ce qui me permet d'actualiser la conclusion signée par André Laurendeau : « Le résultat, c'est une régression de la démocratie et du parlementarisme, un règne plus incontesté de l'arbitraire, une collusion constante de la finance anglo-québécoise avec ce que la politique de cette province a de plus pourri. »
    Source: André LAURENDEAU, « La théorie du roi nègre - I », dans Le Devoir, le 4 juillet 1958, p. 4.

  • Michel Bérubé
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 13h34
    La culture de ce monsieur
    Faites-vous plaisir et soyez lucides (peut-être pas la lucidité évoquée par ses amis conservateurs) et prenez le temps de regarder le documentaire "Dernier appel" de Caroline Martel disponible dans toutes bonnes bibliothèques pour apprécier la culture d'entreprise de ce monsieur.

    Je n'ose pas imaginer à quel point il est néolibéral et adepte de la déréglementation, quand mêmes dans le journal "La Presse" on se permet de faire connaître les magouilles de Charest et je cite "D'autres sources confient que des membres en vue du PLQ à Montréal ont exprimé directement leur mécontentement à Jean Charest dès le début de la semaine, quand il est devenu clair que M. Sabia serait choisi. Pour ces libéraux, ce choix vient «du Parti conservateur». Il est difficile de savoir qui, de Brian Mulroney, Paul Tellier ou Daniel Gagnier (chef de cabinet de M. Charest), a eu le plus d'influence, mais le nom de Michael Sabia vient de cette mouvance, confie-t-on."(Les critiques fusent, même chez les libéraux articles sur le site internet de La Presse).

    On imagine bien ce monsieur se lever et crier "Élites, privilégiés, nantis de la terre, debout, debout!" sur l'air de l'International.
    (Idée volée à la dessinatrice Chantal Montellier)

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 14h41
    Michael Sabia
    Si ce personnage se déclarait anglophone converti en souverainiste absolu, il serait acceuilli en héros par les péquistes. Les commentaires que j'ai lus me confirment dans l'idée qu'un grand nombre de souverainistes sont tout simplement racistes. Aurez vous le courage de publier mon opinion?
    Paul LaFrance
    Québec

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    samedi 14 mars 2009 15h24
    Heu....
    Un petit fromage avec ça?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 22h31
    @ M. Lafrance
    Vous trouvez à la lecture de certains commentaire que certain séparatistes sont racistes? Intéressant, car moi aussi j'ai remarqué ce trait commun et c'est pourquoi que j'utilise à l'occasion le terme SÉPARACISTE. Un peu en réaction au terme très désobligeant de fédéraste qu'aucun séparaciste n'a osé dénoncé même si plusieurs sont très offusqué par la simple référence à La Marois en ces termes.

  • Denise Lanouette
    Abonnée
    samedi 14 mars 2009 22h54
    @ M. Rodgers sur les québecophobes
    Merci de résumer si bien une situation bien réelle.
    Dommage qu'aucune loi ne nous permette de démettre Charest et son gouvernement...élus sur le mensonge.
    S'il applique son plan machiavélique encore 4 ans, le Québec se ramassera à la petite cuillère...Epeurant...
    Il faut une enquête publique sur la CDP, car l'achat des papiers commerciaux fut même caché au comité de gestion des risques et malgré l'avis de prudence émis par la Banque du Canada en 2005.

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 05h34
    re:Si ce personnage se déclarait anglophone et... souverainiste
    « Si ce personnage se déclarait anglophone..et souverainiste » il ne serait jamais là ou il se trouve aujourd'hui. Parce que ne se qualifient dans l'entourage de John James Charest que les plus ignobles québécophobes. Sabia est le dernier petit soldat en service commandé par les maîtres loyalistes de Jean Charest. Ca sent la haute trahison, et la simplicité fédéraste ne permet pas de voir plus loin que le bout de son nez...

    Jean Charest a déjà disqualifié un candidat valable simplement parce qu'adéquiste, pourtant fédéraliste. Ne vous en déplaise, « ce personnage » est là parce qu'il porte du Canada anglais le même type de mandat que celui que porte Jwean Charest qui est de réduire l'État du Québec à son plus bas commun dénominateur.

    Les souverainistes se vouent aux intérêts supérieurs de l'État du Québec. Jean Charest est un de ces rois nègres qui depuis la conquête oeuvrent à assujettir le peuple conquis. Il faur être de courte vue pour ne pas voir et comprendre ce qui différencient les deux camps.

    Les héritiers de Papineau que sont les souverainistes portent le mouvement de résistance. Les parias qui rendent possibles les rois nègres depuis L-H Lafontaine jusqu'à Jean Charest sont de tristes colonisateurs chex les Anglais, de petits collabos chez les ethnies et des canayens COLLABOS.

    « La résistance représente une concentration humaine de tout ce qui est éthique dans la société » Élie Wiesel.
    Son contraire définit à peine l'odieux de la collaboration qui ne peut concentrer que tout ce que la société a de plus pourris.

    La conclusion que faisait sienne André Laurendeau en 1959 s'applique aussi bien a Jean Charest et ses parias qu'elle collait bien à Maurice Duplessis jusqu'à sa mort. La différence étant que le Québec a démolir par Jean Charest ne se compare pas a celui de la grande noirceur. Ce dernier est un danger et des canayens cruches ne peuvent dépasser l'argumentation de fond de poubelle... Édifiant de les entendre et de les lire.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 08h16
    @ M. Claude Archambault
    M. Claude Archambault écrit : «J'utilise à l'occasion le terme SÉPARACISTE. Un peu en réaction au terme très désobligeant de fédéraste»

    C'est une bonne idée de répliquer au mot fédéraste par séparaciste mais, ce n'est du niveau de votre fixation de nommer Mme Marois LA MAROIS. Est-ce que vous accepteriez que Mme Jérôme-Forget serait nommée LA JÉRÔME-FORGET ou M. Charest, LA CHARETTE ? Ce ne serait pas plus acceptable.

    Soyons donc plus respectueux les uns avec les autres, puisque nous sommes tous des Québécois dont 80 % d'origine française.

  • Line Bastrash
    Inscrite
    dimanche 15 mars 2009 11h12
    Michael Sabia : un apôtre de la déréglementation tout azimuth et de l'ultralibéralisme
    Dans le communiqué officiel annonçant la nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt, on peut lire sous le titre "Engagement à l'égard de la société" [sic]:

    "Michael Sabia contribue activement au développement de sa communauté. [...] M. Sabia a aussi été membre du Conseil nord-américain sur la compétitivité de 2005 à 2008 et co-président de la campagne Centraide du grand Montréal en 2006."

    Mettre le Conseil nord-américain de la compétitivité sur le même pied que Centraide en termes d'engagement social, faut le faire! Quand on sait que le CNAC est une initiative découlant sur le Partenariat pour la sécurité et la prospérité [re-sic], visant à favoriser l'intégration continentale du Canada, des États-Unis et du Mexique en harmonisant (habituellement à la baisse) les règles et les normes douanières, économiques, environnementales, sanitaires, alimentaires et du droits du travail de chacun de ces pays dans le but de libéraliser toujours plus le commerce!

    Voici ce qu'on peut lire sur le site du Conseil des Canadiens, "le plus grand organisme citoyen du Canada" présidé par Maude Barlow, à propos du CNAC:
    "Sa tâche? Établir les priorités du PSP et veiller à ce que l'intégration continentale se poursuive au travers des changements de gouvernement. Il n'y a pas d'autres groupes, pas plus la société civile que les syndicats, les organismes de justice sociale ou nos politiciens élus, qui profite d'un accès aussi exclusif aux leaders de l'Amérique du Nord ou qui joue un rôle clé comme le CNAC dans l'élaboration de la politique continentale. Son existence prouve à quel point le PSP penche en faveur des intérêts des entreprises."
    Source: http://www.canadians.org/francais/integration/docu

    "Il s'agit d'un désistement politique inouï: des gouvernements élus créent, à l'insu du public, un lobby d'affaires pour les influencer." (Jacques B. Gélinas, Dictionnaire critique de la globalisation, Écosociété, 2008)

    Paul Desmarais Jr. fait aussi partie du CNAC. Michael Sabia fréquente les mêmes cercles politiques, sociaux et mondains et siège aux mêmes conseils d'administration que les membres du "clan Desmarais". Une enquête plus approfondie nous permettrait probablement de conclure qu'il fait partie de la "nébuleuse Desmarais".

    La nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt serait-elle téléguidée par Desmarais? Si c'était le cas, tremblons pour nos épargnes et pour le Québec!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 18h17
    Il faut croire que Charest a choisi le bon homme
    Quel bande de cave que sont les séparacistes,

    penser qu'un gouvernement fédéraliste, réélu pour un troisième mandat (sans jamais avoir caché ou mis en veilleuse son option fédéraliste) après 2 référendum rejetant la séparation, aurait mis à la tête d'un organisme si important quelqu'un de séparaciste ou quelqu'un qui n'aurait pas le bien du pays en tête.

    On semble avoir facilement oublié que le responsable de ce fiasco a été mis en place par un gouvernement séparaciste. Et que c'est ce gouvernement séparaciste qui a inclus les bonis de départ généreux.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 22h22
    L'Archambault rides again
    Vous écrivez : «Quel bande de cave que sont les séparacistes»

    O.k. pour séparacistes mais...bande de cave, ce n'est pas gentils pour tous les séparatistes. Il doit bien y en avoir des intelligents aussi comme chez les fédéralistes...genre.

    Vous écrivez bande de cave (vous affirmez qu'il y en a toute une bande mais vous écrivez cave au singulier. Est-ce parce que vous n'en avez trouvé qu'un ou que vous avez oublié un S ?

    Si vous continuez à insulter comme ça, vous allez finir par discréditer votre option constitutionnelle.

  • Louis Rousseau
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 14h15
    Juste 490 000$, Méchante "Drop"!
    En 2006, après que bell eut annoncé l'abolition de 3000 à 4000 postes, on apprend que M. a reçu une augmentation de salaire de 555% pour un total de 6.7 millions.... Plus les boni, actions, etc.

    Maintenant il accepte un salaire de 490 000$ !? C'est comme si je retournais travailler à 3$ de l'heure pour faire le même travail! :) Il y a de quoi de louche...

    Donc c'est 490 000 $ plus combien?

    Sources: PC 14 Mars 2009 et Cyberpresse (http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/cou

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