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Caisse de dépôt et placement - Nomination risquée

Bernard Descôteaux   14 mars 2009  Économie
La nomination rapide d'un nouveau président de la Caisse de dépôt et placement était vivement souhaitée pour restaurer la confiance envers cette institution. Le choix de confier ce poste à Michael Sabia surprend, malgré son parcours exceptionnel d'administrateur.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 03h05
    Il s'agît bien ici de la détestation et de l'enfermement, ce que constatait le Président Sarkosy.
    Vous voyez bien que les ténors péquistes, Bernard Landry en tête et certains éditorialistes`à sa suite, nagent en pleine détestation (M. Sabia a déjà travaillé avec des fédéralistes), et en plein enfermement (M. Sabia n'est pas né au Québec). Donc il n'est pas bon et on ne peut pas lui faire confiance.

    Si on appliquait ce raisonnement à d'autres situations, un canadien ou une canadienne, nés au Québec, ne pourait pas être engagés nulle part ailleur au Canada, et encore moins aux États Unis ou ailleurs dans le monde, même si cette personne avait passé la moitié de sa vie dans son nouvel environnement.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 08h57
    Un homme déjà sous haute surveillance
    Désormais, les Québécois auront un oeil plus attentif sur les activités de la Caisse de dépôt et placement car on sait maintenant que les grands experts de la finance peuvent commettre des bêtises énormes. M. Sabia risque de payer pour le passé et certains le placent déjà en résidence surveillée.M'est avis qu'il va mériter son maigre salaire au cours des prochaines années...

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 11h24
    Quelles étaient les autres candidatures ?
    Le président du conseil de la Caisse, Robert Tessier, a tellement été impressionné par le C.V. de Michael Sabia qu'il a écarté les autres candidats au poste de p.-d.-g. de cette institution. Qui étaient ces autres candidats ? On ne le saura probablement jamais.

    En tout cas, le choix de M. Sabia - celui qui a presque démoli BCE - n'a laissé personne indifférent. Bien des gens du milieu financier de Toronto ont pouffé de rire quand ils ont appris sa nomination à la Caisse !

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 12h53
    La modération a bien meilleur goût....u
    Bonjour,

    Monsieur, Paquet, svp, ne réduisez pas le débat à la détestation ; argumentez sur le fond comme un intellectuel cultivé que je suis certain que vous êtes.

    Si vous êtes vraiment un abonné du Devoir, journal de qualité, on serait en droit de s'attendre à ce que vous éleviez le débat et apportiez une analyse mieux étayée et constructive que celle-ci!

    Oubliez ces séparatiss que vous voyez partout dans votre soupe et lisez sur le sujet :

    Faites une vraie recherche d'opinions d'analystes et revenez-nous sur le sujet et cette fois sans accuser les québécois d'être des personnes de détestation!

    Comment pouvez vous concilier le fait que si ça vient de Sarko : "c'est bien"!

    Mais si cela vient de Mme Guillot : "c'est mauvais"!

    Pourtant ce sont 2 français dont vous disiez qu'ils devraient se mêler de leurs affaires.

    Lequel M. Paquet, croire?

    Expliquez-nous, vous êtes difficile à suivre...


    Hier, on a eu droit à plusieurs points de vue à RDI dont Madame Cousineau de La Presse et M. Duhamel de l'actualité. Sans oublier d'écouter l'émission aujourd'hui de Lacombe : lien
    http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#u

    Actualité : lien http://blogues.lactualite.com/duhamel/?p=393
    Michael Sabia ? Jamais!, 12 mars 2009

    À Lacombe, vous aurez aussi la chance d'entendre un spécialiste sur les PPP. Très intéressant.

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 14h18
    À tous, autres liens utiles sur Sabia...
    Bonjour,

    À tous, 2 autres liens utiles :

    1- ......... « Les critiques fusent, même chez les libéraux »
    Denis Lessard, La Presse

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/qu


    2-........... « Sabia à la Caisse : pincez-moi quelqu'un ! »
    Sophie Cousineau, LaPresseAffaires

    http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/cou

    ................« Une «révélation» qui choque »
    Sophie Cousineau, LaPresseAffaires

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/ch


    3- .........« La Caisse, un défi «bien plus grand» que BCE »

    Texte plus positif sur M.Sabia :

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/qu


    4- ....................... « Sabia à la Caisse:
    André Pratte, La Presse,

    http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=1227


    Bonne journée,

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 17h19
    À Jean-Renaud Dubois, je ne fais que constater la détestation et l'enfermement.
    Cher Monsieur,
    Il faut bien appeler les choses par leur nom. Dans le grand livre de tous les gouvernements normaux, un Québécois est un citoyen qui choisit de demeurer au Québec et qui remplit toutes ses obligations. Dire qu'un individu ne fera pas un bon gestionnaire parce qu'il habitait l'Ontario il y a une quinzaine d'années, c'est de la détestation.

    Dire que le conseil d'administration de la Caisse ne devrait pas engager des citoyens qui ne sont pas des Québécois de souche, pure laines, indélébiles et je ne sais quoi encore, c'est de l'enfermement puisque la contrepartie c'est que les dirigeants, ailleurs au Canada, ou dans le monde, devraient appliquer la même logique et ne pas employer de Québécois ou d'autres citoyens qui ne sont pas de souche limpide.

    Pour le reste je n'ai pas de compétence pour me prononcer sur les chances de succès de la Caisse sous la direction de M. Sabia. Ce que je sais c'est que les humains peuvent faire des erreurs et que les hauts et les bas de la bourse et des marchers financiers ne nous ont pas laissé voir beaucoup de gagnants ces derniers temps.

  • Bernard Tremblay
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 08h28
    Le doute
    Comme citoyen québécois qui n'est pas un spécialiste du monde la finance...

    À voir les réactions concernant cette nomination venant de tous les partis qui nous représentent à l'assemblée nationale...

    Je ne me sens guère rassuré sur l'avenir de la Caisse...

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    dimanche 15 mars 2009 10h55
    Justement M. Paquet...
    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce sont surtout les qualités de "bon gestionnaire" de Sabia qui sont mises en doute, ici et maintenant, dans ce journal et ailleurs. Faites le tour. Après tout c'est de cela qu'on parle, et s'il y a débordement du coté du gouvernement Charest, eh bien le rapport n'est pas difficile à faire.
    Vous trouverez sûrement un autre prétexte, avec un autre sujet, pour nous bassiner avec les mots imbéciles d'un imbécile.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 12h24
    Pierre Duhamel : « Michael Sabia ? Jamais! »
    Bonjour,

    Pour étoffer un peu votre excellente analyse, voici un point de vue qui provient de M.Duhamel de l'actualité écrit quelques jours avant la nomination de M.Sabia.

    En plus : un lien pour exiger une commission d'enquête publique.

    http://www.newswire.ca/en/releases/archive/March20 ) On peut télécharger la pétition ici :
    http://files.newswire.ca/766/petition.pdf


    Bonne journée,


    ********

    ........... « Michael Sabia ? Jamais ! »

    Pierre Duhamel, l'actualité, 12 mars 2009

    La nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et de placement du Québec serait une bêtise. Espérons que la rumeur véhiculée par La Presse sera démentie rapidement ou que ce commentaire et d'autres contribueront à faire changer d'idée ceux qui auraient la tentation de prendre cette décision.

    Le problème de Michael Sabia, ce n'est pas qu'il est anglophone et qu'il baragouine le français. C'est qu'il n'est tout simplement pas l'homme de la situation et rien dans son parcours ne montre qu'il a les habiletés professionnelles et politiques pour relever ce défi.

    Il a dirigé BCE pendant des années, mais quels sont ses faits d'armes ? Certains prétendent qu'il a sauvé le géant des communications; je pense plutôt qu'il lui a coupé les ailes. Malgré des dépenses de dizaines de millions de dollars chaque année en consultants divers, il n'a jamais su comment positionner Bell et faire en sorte que la société maintienne ses parts de marché. Les années Sabia ont été des années d'hésitations et de piétinements parce qu'il n'a jamais eu la moindre idée d'une vision porteuse qui assurerait la croissance et le développement de l'organisation. Oui, il a coupé des dépenses et vendu des unités, mais il n'a jamais su articuler le début d'une vision pour l'entreprise qui n'était plus l'ombre d'elle-même quand il a quitté la présidence.

    C'est grâce à son successeur, George Cope, un vrai spécialiste des télécoms, que Bell prend du mieux et s'impose davantage.

    Le seul exploit de Michael Sabia, sa seule prouesse, aura été de conclure une transaction avec Teachers qui assurait aux actionnaires de BCE 42,75 dollars par action.

    On le sait maintenant, le deal a échoué. Les actionnaires, qui ont vu le titre fondre sous Michael Sabia, n'ont pas pu récupérer leur argent. Néanmoins, le candidat pressenti aujourd'hui pour la présidence de la caisse a empoché quelques dizaines de millions de dollars en quittant l'entreprise laissée en lambeaux. .

    Quant aux habiletés politiques, ceux qui l'ont fréquenté au CN et chez BCE savent fort bien qu'il n'a pas inventé l'intelligence émotionnelle. Chez Bell en tout cas, les changements constants à la haute direction ont complètement déboussolé l'organisation.

    Si vous cherchez un anglophone, pensez plutôt à l'avocat Brian Lewitt, ancien dirigeant d'Imasco, en très bonne intelligence avec les milieux d'affaires québécois (et qui parle un très bon français). Vous cherchez un vrai gestionnaire de fonds au parcours impeccable ? Reconsidérez la nomination de Jean-Guy Desjardins. Vous voulez plutôt un gestionnaire qui connaît à la fois la finance et l'État ? Jean Houde, actuellement sous-ministre aux Finances, mais qui a été premier vice-président de la Banque Nationale, ou encore Claude Séguin, actuel premier vice-président chez CGI, ancien sous-ministre des Finances et qui a été vice-président à la Caisse de dépôt, devraient être considérés. Ou encore Jacques Daoust, d'Investissement Québec ou Pierre Shedleur, de la SGF.

    Bref, tout sauf Michael Sabia

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 13h21
    L'alarme par la banque du Canada a été sonnée, dès « 2005 » et non en 2007.
    Bonjour,

    .........« Le fait que la Banque du Canada ait sonné l'alerte à propos des papiers commerciaux en 2005 prouve qu'il y a eu peut-être maldonne quelque part de la part du comité de gestion de la caisse de dépôt. » Antoine Robitaille

    Bonne journée,

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 17h07
    À Fabienne Desbiens, Jean-Pierre Grise, Jean-Renaud Dubois et autres...
    Quand les premiers arguments de la langue et de la province de naissance ne marchent plus, on en trouve d'autres.. et le tour est joué

  • Michel Simard
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 19h18
    Les ultrafédéralistes antiquébécois francophobes réactionnaires deviennent irrespectueux
    Est-ce un signe que le règne des liberals-conservateurs du premier provincial Jean Charest tire à sa fin avec seulement 38% du soutien populaire ? Les ultrafédéralistes qui jettent leur fiel redoublent d'ardeur dans l'irrespect total. Espérons que le règne des antiquébécois francophobes réactionnaires tire à sa fin, leur rêve de détruire la Nation québécois tient tellement de l'obsession maniaque.

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