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Caisse de dépôt - Rattraper 38 milliards

Jean-Robert Sansfaçon   7 février 2009  Économie
Dans deux semaines, la Caisse de dépôt et placement rendra publics ses résultats pour l'année 2008. Hier, La Presse publiait sous la mention Exclusif une information estimant les pertes à 38 milliards, soit le même montant que l'évaluation faite au début de janvier par notre collègue Gérard Bérubé. Devant ces chiffres qui ne sont toujours pas confirmés, Québec doit prendre des mesures énergiques pour corriger le tir.
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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    samedi 7 février 2009 03h18
    Agir en psychopate n'est pas non plus la solution
    « Oui la caisse à besoin de rendement mais rien n'empêche de réserver une partie pour l'investissement au Québec avec la mention des compagnie qui embauche ici de façon significative.
    Je me demande si dans L,estimation de 38 milliards cela tient compte des perte d'évalutation pour l'achat exagéré d'immobilier à l'étranger. Certains fonds sont passé de 7-8% à plus de 20% c'est le cas de la SAAQ, CSST, RÉGOP.
    Aussi a t'on évaluer les pertes du financement emprunté au USA versus le recul de notre valauer monétaire car il en coûte 20% de plus pour payé ces dettes.
    Aussi je me demande est-ce que les fonds privés ont été géré de la même façon? Quel est le rendement. On ne saura jamais probablement. »

  • Pierre Poulin
    Abonné
    samedi 7 février 2009 06h10
    gestion du risque
    « Textuellement, copié collé sur mon ordi, M. Rousseau avait dit en février 2007 : «Nous anticipons des taux de rendement pour la Caisse d'environ 7 % sur un horizon de 10 ans». Était-ce le rendement prévu, indépendemment des obligations des cotisants ?
    Ceci dit, votre analyse de la débacle me semble plus juste que celle du PQ, exagérément partisane, la Caisse a failli dans son jugement et a mal géré le risque sous HPR. »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    samedi 7 février 2009 09h19
    Et si...et si... C.Pelchat tahcl@axion.ca
    « Qu'on l'admette en haut lieu ou pas,la crédibilité d'un des plus beaux fleurons de notre économie est affectée.Contraire-
    ment à votre opinion qui se veut rassurante,je ne crois pas que cette institution s'en remettra dans cinq ans,Ce qui lui a été asséné comme ``coup``,ce n'est peut-être le ``coup de grâce``,mais c'est tout comme. Et si certains financiers
    riaient dans leur barbe de voir ce géant gênant qui venait jouer dans leur platte-bandes depuis quelques décennies,embourbé jusqu'au cou. Et si cette débandade de la Caisse plaisait à d'autres financiers de voir cette
    institution neutralisée pendant dix ans et plus,celà pourrait rendre plus attrayant pour des dizaines de milliers de cotisants de se tourner vers d'autres fonds,privés ceux-là
    qui n'auront pas vécu ce cauchemard de 2008.Qui sait,hypothè-
    se farfelue...certains ``gros doigts`` pourraient envisager
    de mettre la main sur le magot qui, à 112 milliards,ne serait pas à dédaigner. Vous riez ? Ne parle-t-on pas de plus en plus de mettre la main sur Hydro-Québec,autre fleuron de notre économie dont le gouvernement se sert largement pour réduire la taille de nos impôts. C'est de la haute fiction ? Attendez,en 1994,j'ai remis un mémoire à tous les ministres du temps dans lequel,en analysant la nature des régimes de retraite au Québec depuis 1850,j'avais
    envisagé cette hypothèse où,incapable d'honorer ses obligations envers ses cotisants,l'état pourrait(devrait)réduire les pensions.
    Finalement,a-t-on songé à l'impact que pourrait avoir une Caisse ``privatisée``ou ``déculottée``comme elle l'est en ce moment,si d'aventure le peuple du Québec décidait
    de devenir politiquement libre et assurer ses arrières financiers,comme l'avait prévu M.Parizeau en 1995,dans l'hypothèse d'un OUI au référendum.
    Dans le domaine de la faune financière qui
    enserre le monde,le dernier épisode n'est qu'une autre étape
    vers la domination définitive de l'argent par ceux qui le manipule. Souhaitons que tout ce que j'ai écrit ne soit
    qu'une fable.Pourtant entre la fable et la réalité,il n'y a
    parfois que le temps courru entre le sommeil et le réveil.

    C.Pelchat
    Lac-Mégantic »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 7 février 2009 17h27
    Il faut un Comité de surveillance
    « À ma souvenance, tous les dirigeants de la Caisse de dépôt ont été blâmés pour leur mauvaise gestion. Et le plus souvent les blâmes ne tenaient pas compte de la mauvaise situation de l'économie canadienne et internationale. Comme actuellement, alors que TOUT le monde a perdu de l'argent partout dans le monde, sauf ceux qui ont laissé leur magot en dessous de leur lit. Même ceux-ci ont perdu car le pouvoir d'achat de leur magot a diminué à cause de l'inflation.

    Le principal problème avec la Caisse m'apparait être le manque de transparence. En plus de devoir rendre compte au gouvernement très régulièrement, la Caisse devrait être surveillée par un genre de Comité chien de garde comprenant des gens de plusieurs milieux et de tous les partis politiques.

    Ce Comité de surveillance devrait régulièrement faire rapport à l'Assemblée nationale et à la Caisse.

    De cette façon, si éventuellement il y a des dérives dans la politique ou les placements, elles seraient plus faciles à détecter et à corriger que dans l'état actuel de cachotteries, où même le premier ministre Charest dit (faut-il le croire?) qu'il ne sait rien. »

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