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Les sociétés d'État québécoises - De hauts dirigeants peuvent démissionner et empocher des primes depuis 1990

Henri-Paul Rousseau a démissionné de son poste à la Caisse de dépôt et placement pour accepter un emploi mieux rémunéré chez Power Corporation. En prime, l’État lui a versé une prime de 378 750 $.
Photo : Jacques Nadeau
Henri-Paul Rousseau a démissionné de son poste à la Caisse de dépôt et placement pour accepter un emploi mieux rémunéré chez Power Corporation. En prime, l’État lui a versé une prime de 378 750 $.
Rien de neuf sous le soleil pour les grosses légumes. La clause qui a permis à l'ex-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau, de toucher une pleine année de salaire, soit 378 750 $, au moment de quitter ses fonctions de son plein gré existe depuis 1990. Le gouvernement libéral l'avait consentie à Jean-Claude Delorme en le nommant numéro un de la Caisse.
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  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 20 janvier 2009 10h09
    Ah ces maudits « corporate bums »!
    « Peu se souviennent de la diatribe de Ed Broadbent contre les « corporate bums », ces hommes qui tètent les gouvernements pour garnir les coffres des compagnies qu'ils dirigent afin de pouvoir se remplir les poches. Ces crottés affichent une immoralité totalement indécente mais peuvent se glisser sous le tapis des lois qu'ils ont fait voter par les parlements. Et on appelle ça la démocratie !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Doris Brulotte
    Abonnée
    mardi 20 janvier 2009 11h32
    Mme Marois est dans une maison de verre
    « On sait que son mari a lui-même bénéficié d'un parachute doré quand il a quitté la SGF ... Je ne crois pas que Mme Marois puis avoir une grande crédibilité dans ce débat.

    Qu'on paye un salaire compétitif pour ces hauts dirigeants, soit. Mais qu'on paye les employés en bas du salaire du marché ... Est-ce plus moral ? Je crois que les informaticiens, les ingénieurs, les architectes, les avocats, et bien d'autres professionnels du gouvernement devraient avoir un meilleur salaire pour être alignés sur le marché... En plus on ne remplace qu'un départ sur deux et l'ouvrage ne cessse d'augmenter. On leur demande de faire plus avec moins, mais il y a des limites.

    Est-ce qu'on ne risque pas d'avoir une fonction publique qui n'est composées que des derniers choix au repêchage parce que les salaires ne sont pas compétitifs ???

    Çà porte à réfléchir... Mais il faut définitivement élargir le débat. Peut-être devrions-nous réfléchir au type de société qu'on veut avoir dans les prochaines années. Il y a un manque de leadership généralisé dans ce domaine au Québec.

    Salutations,

    Bernard Tremblay
    Informaticien au gouvernement du Québec. »

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