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On nous prend pour des valises

Gil Courtemanche   3 janvier 2009  Économie
Les gens qui gravitent autour des marchés financiers et boursiers se sont beaucoup amusés durant les dix dernières années. Copains, copains, les spécialistes, courtiers, investisseurs, économistes-conseil et commentateurs ont joué à la hausse, utilisé les «hedge funds» et jonglé avec les produits dérivés, ces chimères inventées par des ordinateurs. Et ils ont récolté. Jamais les revenus des plus riches n'avaient augmenté autant par rapport au revenu moyen que durant ces dix glorieuses pour les «gens de la finance».
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  • Stéphane Doré
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 00h26
    Excellent papier!
    « Merci M. Courtemanche. Très bonne synthèse. Je partage votre opinion selon laquelle les médias font preuves de beaucoup trop de complaisance envers les pourris de la finance, qui année après année, crise après crise, continuent de lessiver les petits épargnants en transférant par divers subterfuges boursiers ou économiques notre argent dans leurs poches.

    Une petite révolution semie-tranquille pour 2009?

    C'est là qu'on est rendu.

    Stéphane Doré
    Québec »

  • Jasette
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 01h02
    Pour lutter contre la progression capitaliste des pays en voies de développement.
    « S'il n'y a pas de richesse qui se crée et que les riches deviennent quand même plus riches, c'est que l'argent est tout simplement pompé, par des procédés artificieux, dans les veines des pauvres.

    JM (Montréal) »

  • Robert Carrier
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 05h02
    La solidarité, oui, mais à si long terme!
    « Bien sûr il faut cette solidarité. Mais elle n'est possible qu'à si long terme, je veux dire, quand les hommes vivront d'amour. Or la crise actuelle ne révèle pas le néo-capitalisme, il a toujours été là, mais l'homme fondamental qui dirige (politicien ou capitaliste), ses valeurs, les "dessous" de ses actes. Cioran a écrit "un type innocent ne peut faire de politique, car il ne peut pas être un salaud". Suis-je tanné de la vie, ou simplement sceptique, mon sens des responsabilités, une attitude humaine à l'égard des humains, est-il attaqué? On peut imaginer que rester seul avec soi-même soit la solution: ne rien voir, ne rien entendre, ne rien savoir quand on sait tant de choses. Mais non, "le savoir et les sentiments font rarement bon ménage" ajoute Cioran. Or je sais, il ne me reste donc que l'utopie. Nous n'agissons que par "la fascination de l'impossible" ai-je conclus ce matin. Je suis d'accord avec Courtemanche... pour réfléchir; mais ma réflexion est si navrante. »

  • André Chevalier
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 06h37
    Pour le contrôle étatique des biens essentiels
    « En laissant le monopole des ressources et des biens essentiels au secteur privé les populations en deviennent les otages.

    C'est particulièrement vrai pour des biens vitaux comme la nourriture et les sources d'énergie. Laisser aux entreprises multinationales dont le seul intérêt est le profit la gestion de ces biens constitue une forme de dictature qui met leurs intérêts économiques au-dessus du bien être, de la santé et même de la survie des populations.

    Je m'élève contre certains économistes comme Marcel Boyer de l'Institut économique de Montréal ( http://www.vigile.net/L-Institut-economique-relance-le ) qui vante les bienfaits de la privatisation de l'Hydro-Québec, alors que ceux qui sont obligés d'utiliser le mazou sont pris à la gorge à cause de la cupidité des producteurs et des spéculateurs qui sont, la plupart du temps, les mêmes individus, et qui créent sans vergogne une rareté artificielle.

    Il en est de même pour la nourriture. La gestion de l'offre et des prix par l'état telle que nous la connaissons au Québec constitue une excellente façon de s'assurer que les producteurs aient un revenu stable et que tout le monde ait de quoi se nourrir. De même, la mainmise par des multinationales comme Monsanto sur la production agricole et les ogm ne devrait absolument pas être tolérée.

    Il faudrait également un contrôle étatique pour faciliter l'accès au logement. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 09h17
    Cette main invisible qui contrôle le monde
    « En complément à l'excellente réflexion de M. Courtemanche, il faut lire Jean Ziegler:
    « Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent »
    http://www.decitre.fr/livres/Les-nouveaux-maitres-du-monde-et-ceux-qui-leur-resistent.aspx/9782213613482

    Jean Ziegler, rapporteur spécial de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU pour le droit à l'alimentation.
    http://www.ecolopop.info/les-rois-de-la-finance-jean-ziegler-les-nouveaux-maitres-du-monde/1063

    Pour le lire:

    http://www.evene.fr/livres/livre/jean-ziegler-l-empire-de-la-honte-35048.php
    « L'Empire de la honte »

    Pour le voir et l'entendre:
    http://www.dailymotion.com/video/x3y1f_lempire-de-la-honte-jean-ziegler

    « Jean Ziegler dénonce les agro-carburants »
    http://www.dailymotion.com/video/x45188_jean-ziegler-denonce-les-agrocarbur_politics


    Il faut lire aussi «notre» Prof Lauzon
    http://www.librairiepantoute.com/fichelivre.asp?id=jujusajuugju&/contes-et-comptes-du-prof-lauzon-t-2/leo-paul-lauzon/2894852800

    Trois tomes où «notre» Prof met tout son génie littéraire humoristique et surtout d'observateur économique intelligent à nous démontrer l'économie réelle. Réelle dans le sens de sortez-vous la tête du sable.


    La marche du monde est réglée par une main invisible.
    Difficile de savoir si c'est la main de dieu ou la main invisible du grand marché qui contrôle la bonne (sic) marche du monde.
    Peut-être est-ce aussi une main sale de prédateur économique assoiffé de pouvoir?
    Qui sait?

    Cependant, la simple réalité peut nous ouvrir un brin les yeux.
    On pourrait parler du choléra qui soudainement a tué des milliers de personnes au Zimbabwe, ce pays où l'on veut abattre le méchant.
    Pourtant, plusieurs pays d'Afrique ont exactement les mêmes conditions sanitaires et les mêmes carences médicales et pharmaceutiques et ceux-ci n'ont pas d'épidémie qui tue.
    Quand le dictateur est conciliant avec la main invisible qui contrôle la bonne (sic) marche du monde, le pays subit moins de calamités et quand celles-ci surviennent, elles sont moins médiatisées.

    En tout cas, c'est une constatation, juste comme ça.


    Le Pétrole

    Autre observation, bien réelle, le prix du pétrole.
    Ses producteurs, ses profiteurs, ses utilisateurs et ces pays dont il est l'outil économique numéro 1.

    Avec la chute du prix du brut, on constate que la fameuse théorie de l'offre et de la demande, cette fameuse main invisible du marché, n'est que chimère.
    Malgré que l'OPEP ait considérablement réduit l'offre de 2,2 millions de barils quotidiennement,
    http://fr.truveo.com/P%C3%89TROLE-Plus-forte-r%C3%A9duction-de-production-de/id/2004368012
    le prix n'a cessé de chuter. De 147 $ il y a quelques mois, le baril se retrouve maintenant sous les 40 $.

    Conséquence; les pays comme le Venezuela qui font chier les maîtres économiques mondiaux comme Exxon, se font ainsi priver de leur principal outil de développement, soit les revenus du pétrole.
    En dix ans, on n'a pas réussi à déstabiliser Chávez avec le terrorisme médiatique, le coup d'État (2002) et les multiples magouilles économiques, maintenant on veut lui couper les vivres de la manne pétrolière.

    La main invisible qui contrôle le monde a le bras long.
    On nous endort avec «le spécialiste» qui nous décrit de long en large et de façon convaincante pourquoi et comment le prix monte et descend.
    Mais spécialiste ou pas, il faut être cave pour ne pas voir les profits que les pétrolières empochent

    « Exxon Mobil bat des records de profits pour une compagnie américaine »
    http://www.ledevoir.com/2008/02/02/174394.html
    « Exxon Mobil bat des records de profits pour une compagnie américaine »

    De la presse canadienne
    HOUSTON - La pétrolière Exxon Mobil a réalisé un bénéfice de 40,6 milliards $ US au cours de son exercice 2007, soit les profits annuels les plus importants jamais enregistrés par une compagnie américaine.
    Exxon a profité des prix du pétrole qui ont atteint des sommets inégalés vers la fin de l'année.
    Exxon a aussi battu le record américain des profits pour un trimestre, avec un bénéfice net de 11,7 milliards $ US au cours des trois derniers mois de 2007. La compagnie détenait le précédent record de 10,71 milliards $ US réalisé au quatrième trimestre de 2005.
    Elle détenait également le record précédent du plus important bénéfice annuel, soit 39,5 milliards $ US, enregistré en 2006.


    En trois petits pauvres mois, 14,8 milliards de maigres profits NETS.

    « 15 milliards de dollars de profits pour Exxon: derniers bénéfices avant la crise »

    http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/15-milliards-de.html


    Le prix du baril lorgne vers le bas et l'OPEP:

    « Importante réduction de production à l'OPEP »
    Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole baisseront leur production quotidienne de deux millions de barils dès le 1er janvier, selon l'Arabie saoudite, le leader de facto de l'OPEP.

    http://www.lesaffaires.com/article/0/energie/2008-12-17/487091/importante-reteacuteduction-de-production-etagrave-lopep-.fr.html

    Mercredi 17 décembre 2008
    « Plus forte réduction de production de l'histoire de l'OPEP »

    L'OPEP réduit sa production de 2,2 millions de barils par jour à partir du 1er janvier 2009.

    http://fr.truveo.com/P%C3%89TROLE-Plus-forte-r%C3%A9duction-de-production-de/id/2004368012

    Pierre Vadeboncoeur a écrit, un peu en dérision: «Tout sauf le socialisme.»

    Il faut bien observer ces pays maudits qui ont opté pour le socialisme sauvage qui instruit et soigne ces crétins de pauvres à qui on a accordé de façon stupide le droit de vote.
    Ces États latino-américains vont peut-être nous démontrer que par la solidarité et par l'économie réelle et non virtuelle, ils peuvent tirer leur épingle du jeu et faire vivre de façon humaine leur population de crottés (sic).

    Un des désastres l'on peut observer, c'est l'économie globale. La réglementation, les zones franches où l'esclavagisme règne.
    Les productions massives et la monoculture jettent les pays dans la gueule des loups.

    Il faut rétablir les frontières économiques. Les droits de douane sont une protection pour équilibrer les différences géographiques. Il en coûte plus chez-nous pour faire pousser certaines choses qu'à d'autres endroits, les prix doivent le refléter pour la saine économie réelle.
    Nous avons tous des climats, des géographies et des cultures différentes. l'économie globale sans frontière ne sert que les prédateurs économiques et nuit aux régions et aux pays moins bien nantis (et même nous).

    Il y a aussi la force de la technologie. On peut produire mieux et beaucoup plus avec aucun humain. Pratiquement aucun emploi et une production massive.
    Notre économie ne suit pas. On engendre des profits énormes à ceux qui possèdent les machines, le chômage s'accentue.

    Inégalité mondiale, technologie extraordinaire, prédateurs assoiffés de pouvoir et craintifs de perdre leur privilège de pouvoir jouir des ressources entières de la planète. Les pauvres sont une menace. Ils menacent les quelques bien nantis de devoir partager un peu plus les ressources qui s'épuisent.
    Ces pauvres qui se multiplient. Devrait-on tous les stériliser et les bombarder pour sauvegarder notre bien ?

    Ah! Le monde !
    Et cette main qui le contrôle !


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 10h39
    À la réflexion, il faudrait bien que les économistes aient recours à une vraie science.
    « Pour lutter contre la maladie mondiale, il faudra sûrement que les autorités politiques et financières introduisent une grande dose de discipline dans les systèmes financiers et économiques si on veut sortir honorablement de cete crise. Mais il faudra surtout que les économistes se pressent de faire évoluer ce qu'ils ont appelé jusqu'à maintenant "la science économique" pour qu'elle devienne une vraie science. C'est absolument indispensable pour que les preneurs de décisions obtiennent des futurs économistes des renseignements et des outils appropriés pour réparer les dégâts de cette crise et éviter que ce qui est proposé pour en sortir ne provoque éventuellement une autre crise peut-être plus grave. Ce travaille vers une science économique utile est urgent et indispensable, car les preneurs de décisions, comme les gouverneurs des banques centrales, qui doivent être les phares indispensables durant une tempête, ont démontré qu'ils ne savent pas ce que leurs décisions vont provoquer comme résultats. Ainsi, le gouverneur de la Banque centrale américaine, M. Bernanke a déclaré devant le Congrè que les mesures qui avaient été prises pour contenir la crise des "subprimes" étaient suffisantes et nous assurait que le pire était derrière nous. Or ce n'est que quelques semaines plus tard qu'il déclarait que l'évolution catastrophique que cette crise a connue l'avait surpris.

    Si les meilleurs économistes, avec les conseillers qui les entourent, ne peuvent pas mesurer les effets que leurs décisions produiront dans l'espace de deux ou trois semaines, nous ne sommes certainement pas en présence de grands scientifiques. Et ce n'est pas rassurant... »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 3 janvier 2009 11h30
    Bonne idée...
    « "Mais ce serait encore mieux si on développait un programme de logement social qui obligerait les promoteurs ou les municipalités à utiliser une forte proportion de bois dans l'érection de ces logements."

    Bonne idée, ça brûle plus aisément et la reconstruction contribue à faire tourner la roue. Quand la construction va, tout va, comme le souligne François Saillant.

    Pour ce qui est des syndicats, ils ont avantage à promouvoir les augmentations de salaires pour, à leur tour, en toute légitimité, pouvoir augmenter les cotisations des travailleurs; pour 5$ d'augmentation de salaire, 3$ de cotisation exigés en plus, sans compter les augmentations d'impôts si ton nouveau salaire, tel que judicieusement calculé par le gouvernement, pour la fonction publique, se situe juste au niveau du changement de la braguette d'imposition. L'un ne va pas sans l'autre, comme qui dirait et "le malheur des uns, fait le bonheur des autres". »

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 11h38
    Le citoyen et l'État doivent reprendre leurs responsabilités
    « Dans le sillage des chimères des chantres du néo-libéralisme et du néo-conservatisme selon qui la main invisible nous amène irrémédiablement vers un bonheur plus grand, les citoyens et les États ont abdiqué leurs droits et leurs responsabilités. Le rôle du citoyen est de défendre ses intérêts individuels et collectifs, le rôle de l'État est d'orienter la société vers un meilleur avenir dans toutes ses dimensions. Le consommateur a aussi abdiqué ses droits et ses devoirs en se laissant embobiner par tout ce marketing et tous ses gadgets tout aussi inutiles que périmés aussitôt qu'ils sortent sur le marché et qui s'accumulent pour détruire notre environnement.

    De plus, gouvernements et citoyens ont abdiqué leur droit et leur devoir de réfléchir et de critiquer. C'est la belle pensée unique d'un monde à la dérive et malheur à celui qui en déroge. Les médias ont également abdiqué leur devoir de jeter un éclairage exact et pertinent sur le monde économique, social, environnemental, culturel, politique, etc. qui nous entoure. Tout n'est que retransmission de messages préformatés en novlangue par les faiseurs d'images et instiguateurs de préjugés corporatistes et anti-humanistes. Les universités et établissements d'enseignement supérieur ont délaissé leur mission de former des gens capables de réfléchir; on ne forme plus que des techniciens répétant des tâches prédéfinies, incapable d'une analyse élémentaire. Les médiums présentent une vision de plus en plus fragmentée du monde, l'idée même de synthèse étant devenue suspecte parce que pouvant donner lieu à la subversion.

    Les solutions que nos pseudo-gouvernements proposent pour atténuer les effets néfastes de la crise économique en cours trahissent un manque d'imagination indigne et l'incapacité de nos gouvernants de même penser qu'il y a là une occasion de se débarrasser des dinosaures qui empêchent actuellement la société humaine d'évoluer et une occasion de relancer une société et une économie répondant davantage aux besoins et aux souhaits de la collectivité humaine. Ils ne savent même pas qu'ils sont dans une collectivité humaine.

    Ils ne réalisent même pas que le développement de l'Homme provient avant tout de son mode de vie en communauté. Sans le collectif, sans la fraternité, l'être humain n'est rien. Et sans la liberté, sans l'égalité, sans la fraternité, la Démocratie n'existe pas. Ces trois mots ont un sens que les contemporains ne suspectent même pas. Ils ne croient qu'en la main invisible et à la fausse hypothèse de l'optimum de Pareto, toutes théories dénuées de fondements solides qui ne sont que des arguments mous d'un groupe minoritaire qui veut s'approprier tout le pouvoir et toute la richesse de notre société. Et le peuple semble bien apprécier cet opium, quand on voit la proportion de gens qui votent pour des partis rétrogradistes.

    Il est grand temps que tous se révoltent contre ce monde qui ressemble de plus en plus à ce que pressentaient les auteurs des grands ouvrages futuristes pessimistes du XXe siècle. L'homme du XXIe siècle est en train de retourner à l'état de singe. Il est plus que temps de retourner à l'Agora. »

  • Dave Halle
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 14h36
    Oui et puis après ?
    « Vous exprimez et résumez très bien ce que la très grande majorité de la population pense depuis plusieurs années. Le défi maintenant est de diffuser vos propos en sachant que de moins en moins de gens croient aux changements. Ces changements auraient pour but d'améliorer le sort de l'individu, de même que celui de sa collectivité.

    Faut-il leur en vouloir ?

    Et maintenant, à qui la faute ?

    Bien entendu, nous sommes tous responsables de notre sort et par le fait même, de la société telle qu'elle est actuellement. Une société résultant de notre inaction et de notre douillet état comateux dans lesquels nous vivons depuis plusieurs années.

    Mais, encore une fois pour la population, comment croire à la possibilité d'un moindre petit changement suite à l'annonce par le ministre fédéral des finances de la formation d'un comité des sages. Ce comité formé en tout ou en grande partie, de gens qui viennent du milieu des affaires ayant pour mission d'aider M. Flaherty à trouver des solutions pour faire face à la crise que traverse et traversera le Canada.

    Une solution envisagée semble émaner de ce comité formé par les supers conseillés, soit une baisse d'impôt pour relancer la consommation pour ne pas dire la surconsommation. Quelle surprise !

    Aurait-il été à propos de voir une levée de boucliers de la part de la population suite aux nominations de certains membres faisant partie de ce comité?
    Sûrement.

    Mais qui aurait pu aider au soulèvement des premiers boucliers ?
    Les gens qui ont l'immense privilège et le devoir d'informer de façon objective certes, mais aussi de dénoncer certaines aberrations. Comme par exemple, la formation du comité des sages, et ce, non pas pendant que quelques heures.

    Chers journalistes, vous avez une très grande responsabilité face à la population et à la société. Vous êtes un rouage important d'un changement à effectuer.

    Serez-vous capable d'être à la hauteur des responsabilités qui incombent à votre métier et de ne lâcher prise que lorsque l'état de somnolence de la population sera terminé ?

    D.H. »

  • Jasette
    Abonné
    dimanche 4 janvier 2009 06h12
    Les lois de l'économie ne sont pas aussi rigoureuses qu'une recette de cuisine...
    « Faire la cuisine est une science exacte. Mais l'économie n'est pas du tout une science exacte. Pour comparer avec la cuisine, c'est comme si les économistes font des recettes mais ils ne savent jamais ce que ça va donner. Quand le résultat escompté ne donne pas ce qui est prévu, à chaque fois les prétendus scientifiques que sont nos économistes essaient de nous le faire avaler quand même.

    De fait, les économistes sont comme des cuisiniers, des techniciens surtout en arguments fast food. Si j'en juge par notre propension à presque tout gober ce qu'ils disent, il semble que nous ne sommes pas bon gastronome. Par conséquent, l'économie est une science molle comme de la margarine et on veut nous prétendre que c'est du beurre. Habitué comme nous sommes à manger ce que les économistes nous donnent depuis des siècles, on tombe dans le piège de continuer à croire tout ce qu'ils disent.

    Les actions à la bourse sont comme les vagues qui fluctuent dans la mer. Ça fait l'affaire de qui, pensez-vous? Bien voyons, des riches... Ces derniers, eux, ne mangent que les recettes qui réussissent. Quand ça ne réussit pas, on fait appel à certains médias complices plus ou moins conscients du fait qu'ils ne connaissent pas vraiment la cuisine, eux non plus. Le but est de nous faire avaler les recettes ratées, avec forces arguments.

    Historiquement parlant, ils nous rabâchent toujours les mêmes suprêmes arguties. Des raisonnements pointilleux qu'on assaisonne avec la complicité et l'accord des pouvoirs politiques, chacun pour convaincre la population méprisée en otage. Pourquoi en otage? Tout simplement parce que c'est la population productive, qui est la vraie productrice de richesse. Tandis que les riches, eux, sont ceux qui profitent de tous les avantages.

    JM (Montréal) »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    dimanche 4 janvier 2009 14h24
    Nouvelle religion.
    « L'économie comme religion. Le marché comme Dieu. Et les économistes en sont les curés. Et les papes... je vous laisse choisir. Il faut croire sans voir! L'offre et la demande; le premier commandement. Avec ça, pas de problème, on peut expliquer l'inexplicable.

    Nous avons demandé et obtenu (dans certains cas) de meilleures conditions de travail. Nous avons pêché!

    Les travailleurs de GM ont de trop généreux salaires. Il faut les abaissés (un P.D.G. a 380 000 000 $ par an, cela est juste et bon). Les travailleurs de WallMart se syndiquent, on ferme le magasin. Pas à cause du syndicat. Non, non. Pas suffisamment de volume de vente. HA bon!

    Alors, allons déposer nos économies à l'Autel de nos banques. Peut-être que le Dieu Marché nous épargnera son courroux.

    Effectivement, on nous prend pour des valises.

    Bonne année et le paradis « fiscal » à la fin de cette période financière. Amen! »

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