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La Caisse tente de calmer le jeu

Alexandre Shields   22 novembre 2008  Économie
Mario Dumont
Mario Dumont
Après avoir subi le feu de la critique au cours des derniers jours, les hauts dirigeants de la Caisse de dépôt et placement ont voulu se faire rassurants sur le volume de liquidités qu'elle détient, vraisemblablement après avoir convenu avec la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, de la nécessité de calmer le jeu. Des explications fournies à la fin d'une journée où péquistes et adéquistes s'en sont pris à la gestion de la Caisse.

Souhaitant visiblement «rassurer tout le monde», le président par intérim, Fernand Perreault, a expliqué que «la Caisse maintient actuellement un niveau de liquidités d'environ 20 milliards, ce qui correspond pratiquement à son niveau historique». Ce niveau, a-t-il ajouté, est «amplement suffisant» compte tenu du fait que ce qu'elle reçoit de ses déposants sur une base continue est supérieur aux retraits. «Ce flux positif continuera de prévaloir pendant encore plusieurs années», a précisé M. Perreault au cours d'un point de presse pour le moins exceptionnel.

Il a du même coup souligné que les quelque 12,6 milliards de dollars en papiers commerciaux adossés à des actifs détenus par la Caisse, présentement gelés, ne font pas partie de ces liquidités. Qui plus est, «ces actifs devraient produire le rendement attendu à terme», a affirmé M. Perreault, malgré les craintes répétées sur la perte de valeur de ces actifs.

Le président du conseil d'administration de la Caisse, Pierre Brunet, a en outre défendu «les règles claires et prévisibles» qui dictent les façons de faire de l'institution et lui imposent de ne dévoiler que «des données complètes et vérifiées». Cela est valable en tout temps, «y compris dans une période aussi agitée que celle que nous traversons». Il a ainsi rejeté les nombreuses demandes pour une publication rapide d'un état de la situation, demandes formulées notamment par les partis d'opposition.

«Publier des données intérimaires impliquerait donc de publier des données partielles et non vérifiées, a-t-il fait valoir. Or une partie significative des placements de la Caisse, comme les placements immobiliers et les placements privés, font l'objet d'une évaluation de fin d'année, dans le cadre d'un processus très encadré, par des comités indépendants afin d'en garantir l'intégrité.»

M. Brunet a par la suite insisté sur le fait que la Caisse de dépôt gère ses actifs «à long terme», sur un horizon de 10 ans, visiblement afin de rassurer des épargnants québécois échaudés depuis plusieurs semaines. Il a notamment rappelé la «volatilité extrême» des marchés, soulignant que ceux-ci ont connu, fait rarissime, 15 jours de ce genre de fluctuations uniquement en octobre. Au cours de cette période, la chute a atteint au final à 15 %, autre situation tout à fait exceptionnelle. Étant donné cette grande fébrilité, il est selon lui impossible, pour le moment, de connaître quel rendement aura la Caisse pour 2008, pas plus que les «impacts précis» de la crise.

Ingérence politique?

MM. Brunet et Perreault ont également dû expliquer les raisons qui les ont poussés à tenir un rare point de presse, et ce, un vendredi à 16h. M. Brunet a nié toute ingérence politique, affirmant que ce n'est pas la ministre Jérôme-Forget qui lui avait demandé de tenir une conférence de presse. Il a néanmoins admis qu'il avait discuté de la situation avec la ministre et qu'il avait été convenu, lors d'une conversation, qu'il valait mieux que la Caisse s'explique publiquement.

Bombardé de questions sur ce sujet sensible — en vertu de la loi, la Caisse gère ses actifs de façon indépendante du gouvernement —, il s'est contenté de répéter que les circonstances imposaient la tenue d'une conférence de presse. «La situation de Richard Guay [le président de la Caisse, au repos forcé jusqu'au 10 décembre pour des raisons de «fatigue»] a pris une proportion importante. Il y a la nouvelle sur les changements de gestion [les 10 gestionnaires de portefeuilles de titres internationaux ayant perdu leur poste cette semaine]. Ç'a pris une telle proportion qu'on s'est dit qu'il serait peut-être bon qu'on explique ce qu'il en est.»

Jean Charest a tout de même dû se défendre des rumeurs faisant état d'ingérence politique. Il a notamment réitéré que la Caisse était une institution autonome «très forte» et «bien capable de faire face à toutes ses obligations». Il a également nié que la Caisse soit soumise à des pressions politiques de la part de son gouvernement. «Je ne me mêle pas des affaires de la Caisse de dépôt et placement», a-t-il soutenu.

Le chef libéral a prétendu qu'il avait appris la tenue de la conférence de presse de la Caisse tout juste avant sa présence à l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'Université de Montréal en début d'après-midi. «Je ne suis pas vraiment maître des communications de la Caisse de dépôt et placement du Québec», a-t-il affirmé.

Son attaché de presse, Hugo D'Amours, a lui aussi nié que l'entourage du premier ministre ait fait part de son mécontentement à la direction de la Caisse ni qu'il ait pressé la Caisse de s'adresser à la presse. M. D'Amours trouve «normal» que la ministre des Finances parle à la direction de la Caisse de façon régulière. Pourtant, Jean Charest a insisté encore une fois hier pour dire jusqu'à quel point la Caisse était soustraite aux interventions politiques. «Ce qu'on a voulu pour la Caisse de dépôt et placement, c'est de dépolitiser ses opérations, ne pas favoriser un environnement où il y a des interventions politiques», a-t-il dit.

Charest attaqué

Toute cette controverse a évidemment donné des munitions aux camps péquiste et adéquiste, qui n'ont pas manqué d'écorcher le chef libéral au passage.

Pauline Marois a notamment affirmé que Jean Charest fait du «gambling» avec l'argent des Québécois en raison des pertes subies par la Caisse de dépôt et placement. Elle a rappelé que c'est le gouvernement libéral qui a fait changer les orientations de la Caisse pour obtenir du rendement à court terme, ce qui expliquerait les pertes importantes encaissées récemment.

Elle a ajouté que le chef libéral se contredit en refusant de commenter les déboires de la Caisse et d'assumer ses responsabilités de premier ministre. Mme Marois a d'ailleurs ressorti une déclaration de M. Charest du temps où il était chef de l'opposition, lorsqu'il demandait au premier ministre Bernard Landry de répondre des pertes de la Caisse. Elle exige donc que le chef libéral présente un état de la situation parce que la population est inquiète, selon elle.

Le porte-parole péquiste en matière de finances, François Legault, a affirmé pour sa part que, selon ses sources, la Caisse aurait des problèmes de liquidités, en raison de la hausse des provisions requises pour couvrir des pertes dans le papier commercial adossé à des actifs. La Caisse tenterait ainsi de se départir de beaucoup d'obligations du Canada et des provinces mais ne trouverait pas d'acheteurs, a-t-il expliqué.

Le leader adéquiste, Mario Dumont, a quant à lui fait valoir que «la Caisse de dépôt, Jean Charest avait le devoir d'avoir un oeil dessus pour une gestion en bon père de famille et, plutôt que ça, il a laissé notre Caisse de dépôt être gérée par des spéculateurs». «Il a laissé cette approche de spéculateurs devenir le mot d'ordre à la Caisse de dépôt, a-t-il ajouté. Aujourd'hui, on paye pour ça.»

Au sujet de la tenue de la conférence de presse de la Caisse, il a crié à la «manoeuvre» découlant d'une «commande politique» des libéraux. «Quand les résultats étaient bons, Jean Charest prenait les gens de la Caisse de dépôt, il les mettait dans le garde-robe et, lui, il montait sur scène pour vendre les bons résultats. Quand les résultats sont mauvais, Jean Charest se cache dans le garde-robe et là, il envoie sur scène les gens de la Caisse de dépôt pour défendre les mauvais résultats et lui servir de paravent politique», a tonné M. Dumont.

***

Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté et Robert Dutrisac

***

Avec La Presse canadienne






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  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 22 novembre 2008 00h36
    indépendance
    « Plutôt curieux que les politiciens ne sachent pas encore que la Caisse devrait demeurer autonome et indépendante. L'innocent à Mario mériterait d'être recalé de ce seul fait. De même que Pauline Bonnemine, qui ne semble pas savoir que nous ne sommes pas au jeu des valises de TVA. Out! »

  • Alain Larouche
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 07h45
    Charest joue à la cachette
    « Attachons nos ceintures futurs retraités de l'état. Nous ne somme pas près à prendre notre retraite. Le déficit actuariel sera d'une énormité sans précédent et ne pensons pas à bénéficier d'une retraite à court terme. Le "gambling" de Charest sur des titres à risque vont sacrifier une génération de travailleurs. Les dirigeants de la caisse le savent très bien et Charest aussi. C'est pour ça qu'il a déclenché des élections: pour cacher son incurie avant le dépôt des états financiers de la caisse. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 09h02
    Y'a plus de pilote dans l'avion comme dans les Fonds Norbourg!
    « Alors qu'on traverse la pire crise économique de notre vie, notre bas de laine n'a plus de gestionnaire! S'agissait d'entendre les deux pions hier pour vraiment paniquer.

    "selon lui impossible, pour le moment, de connaître quel rendement aura la Caisse pour 2008" AU SECOURS!

    La Caisse compte des centaines d'employés, des ordinateurs puissants, et on ne peut pas nous dire combien qu'il y a dans la Caisse à la fin de la journée??? M. Charest, vous nous prenez pour des imbéciles.

    On nous dit qu'il y a 20 milliards de cash pour faire les chèques aux retraités! Allo. C'est pas ca qu'on veut savoir. On se doute bien que les 155 milliards n'ont pas disparu comme dans les Fonds Norbourg. On veut savoir combien il reste à matin?

    On veut savoir ce qu'a donné votre politique d'ouverture sur le monde? Qu'ont donné vos placements en Asie par rapport aux placements au Québec? Qu'ont donné vos placements en Europe par rapport aux placements au Québec? Quelle est la perte aux Etats-Unis une fois qu'on a enlevé la remontée du dollar américain? Bref, on veut savoir ce que votre politique de "mondialisation" a donné? »

  • Michel Samson
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 09h41
    La dernière chose que je souhaite...
    « ...est que la gestion de la Caisse de Dépot devienne un des enjeux de la campagne électorale et que l'on tente d'en faire l'autopsie alors que le corps est encore tout-à-fait en vie.

    L'ADQ et le PQ font nettement fausse route en voulant débattre de la question sur la place publique pendant la campagne; ce débat sera stérile, destructeur et mettra en péril la neutralité politique qui doit prévaloir dans la gestion de la Caisse.

    Curieux que Super Mario et la vigoureuse Pauline n'aient pas assez de sagacité pour s'en rendre compte. Peut-être qu'un mélange toxique de sondages défavorables et de manque de vision leur font poser des gestes de désespérés.

    Je suis entièrement d'accord avec l'avis d'Yvon Roy, d'une part, et peut-être serait-il souhaitable de rappeler à Pauline et Mario que nous traversons une des pires crises économiques de l'histoire du capitalisme. Je ne m'attends donc pas que la Caisse de Dépot ait entièrement réussi à se préserver de cette crise sans quelque part en subir quelque conséquence. Évidemment je ne fais pas de politique... »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 12h16
    Charest a perdu 300 Norbourg
    « Il y a un an la Caisse valait 155 milliards. Si les rumeurs sont vraies, on aurait perdu 20%, soit 30 milliards. Deux Baie James! 300 Norbourg dans la cachèterie totale! C'est le plus gros scandale de l'histoire contemporaine du Québec. Pire, on a appris que le boss est en burn out, qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion, que c'est deux zozos qui administrent notre magot et que 10 employés viennent d'être congédiés pour méga-incompétence.On doit arrêter dès maintenant la campagne électorale et convoquer les dirigeants devant une Commission parlementaire lundi matin.

    On dit que seulement 40% de l'actif est en actions. Le marché obligatoire a produit quelques points et l'immobilier au Québec pète le feu. Si on suppose que les actifs "sécuritaires" valaient 93 milliards et ont produit 5% de rendement, on a donc fait 4,6 milliards. Pour arriver à des pertes de 30 milliards, on aurait donC perdu 34,6 milliards dans le 62 milliards d'actions, soit 55%?????????

    Il y a un an le Dow Jones était un 13,000 points et le dollar américain à 98 cents canadiens. Un million investit sur le DOW valait donc 1,020,000 canadiens
    Ce matin, le DOW est à 8000 points et le dollar américain à 1,25 canadien. Le million américain a fondu à 615,000 us soit, mais 768,000 en canadiens. Une perte de 23,2%.
    Alors que s'est-il passé pour que les actions aient fondu de 55%??


    http://bigcharts.marketwatch.com/advchart/frames/frames.asp?symb=ca%3Abbd.b&time=&freq

    http://ca.finance.yahoo.com/currency/convert?amt=1&from=USD&to=CAD&submit=Convert


    D'autre part, Bernard Landry doit sortir de l'ombre et venir nous expliquer comment Charest avait exploité scandaleusement les pertes de 13 milliards à l'époque, pertes dues essentiellement à l'effondrement des technos mais que Charest avait associé à l'interventionisme de la Caisse dans l'économie québécoise (une grosse perte de 30 millions dans Montréal Mode, tout un scandale!) »

  • Lucien Maheu
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 13h05
    L'arroseur arrosé
    « Je me souviens que M. Charest et madame Jérome-Forget ont déjà frappé fort lors des dernières campagnes électorales parce que selon eux, la Caisse de dépôt ne rapportait pas assez et les questions fusaient à répétitions sur le sujet.
    Les questions seraient-elles moins pertinentes aujourd'hui?
    Lucien Maheu »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 13h17
    Blâmer les autres !
    « Jean Charest aime encore attribuer à son adversaire péquiste les problèmes que vit notre système de santé, même s'il est lui-même au pouvoir depuis 5 ans et que son bilan, dans ce domaine, est loin d'être meilleur.

    Et maintenant, il blâme l'opposition (PQ et ADQ) de vouloir connaître la situation financière actuelle de la Caisse de Dépôt. Pourtant, comme a bien fait de le rappeler Madame Marois, il a fait la même chose lors des élections d'avril 2003.

    Cependant, j'ai l'impression que pour Charest, c'était justifié pour lui de faire cette année-là, mais pas pour ses adversaires, cette année ! Belle logique ! »

  • Frédéric Ouellet
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 13h25
    Exactement M. Noel
    « Vous posez les bonnes questions M. Noel. D'Accord pour l'indépendance M Roy, mais l'orientation de la caisse vous intéresse certainement, avez-vous intérêt à ce que la Caisse perdre de l'argent en Asie ? On serait mieux de faire de la philanthropie et de la diplomatie que de mal investir à l'étranger.Autant investir au Québec. Ca serait plus élégant que de trouver des nouveaux noms aux politiciens. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 14h02
    Jean Charest adore mentir
    « Jean Charest.

    -Il a également nié que la Caisse soit soumise à des pressions politiques de la part de son gouvernement. «Je ne me mêle pas des affaires de la Caisse de dépôt et placement», a-t-il soutenu-.

    Le premier ministre du Québec actuel prend les Québécois pour des idiots et se permet de nous mentir effrontément. Quelle arrogance et suffisance! Et il cache le bilan de la caisse le temps qu'il faut pour que l'élection soit passée. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 22 novembre 2008 14h29
    On veut wair et on veut sawair
    « La Caisse de dépôt et placements fait un rapport à tous les 3 mois au ministre des finances mais ne veut pas que le dernier rapport sorte dans le public parce que ça pourrait peut-être lui faire du tort. Ça veut dire ici que ça va très mal parce que si ça irait comme les autres organismes du même genre, notre caisse n'aurait pas de raison de refuser de divulguer ses rapports. Shhhhhhhhhhhut, les Québécois ne sont pas assez forts pour voir et comprendre, fait que, on leur montre pas. Mystère et boulle de gomme et ni vu ni connu que je t'embrouille l'électione. »

  • André Brière
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 15h53
    Quel menteur
    « Charet(te)rejette la faute sur tout ce qui se trouve sur son passage pour ne pas s'impliquer. Pourquoi croyez-vous que Richard Guay président est fatiguer malade, il ne peut supporter la pression de Charet, et pourquoi Rousseau a démissioner.

    Il voyait bien que Charet(te) ne prenait pas les bonnes décisions et controlait par la bande la Caisse de dépot.

    Merci de me publier.

    André Brière »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 16h01
    Un bilan de nullité et d'abus de pouvoir
    « Même si une certaine «confiance conditionnelle» exista, au début du mandat de Jean Charest, en 2003, la «méfiance» fondée d'un électorat qui ne pouvait prendre André Boisclair au sérieux, força le PLQ du même Jean Charest opportuniste à exercer une gouvernance minoritaire. En principe, Jean Charest est arrivé au pouvoir, si minoritaire soit il, par la porte d'en arrière, c'est-à-dire en raison du NON DIVISIONNAIRE massif qu'a généré André Boisclair. Alors que l'orgueil du transfuge fut mis à nu et son ego démesuré, mis à poil, Jean Charest n'aimant plus ce qu'il voyait dans le miroir, décida de se réfugier dans un recoin de son «babouneville» (PLQ) et d'y bouder son saoul. Il a lâché prise, la prise de ses responsabilités. Il s'est ainsi déshonoré, en plus de discréditer la classe politique. Un Conseil des Ministres formé de 50% de femmes, fut un précédent. Un précédent libéral. En ce sens que pur le flash, il n'a misé que sur l'égalité des sexes, mettant de côté la sélection des compétences. Il est s'est surtout investi, corps, âme et caisse de son parti, aux pachas richards et bénéficiaires des exemptions d'impôts et des abris fiscaux. Il s'est aussi retourné vers les «yes men» de ses alliances ensorceleuses et chipoteuses, les Commissionnaires libéraux et partiaux, pour beurrer des dossiers chauds et pour leurrer les Québécois. Manière de se venger des résultats du vote 2007. RIEN NE S'EST FAIT CONCRÈTEMENT, DEPUIS 2003. À PART LE CHUM, L'INIQUITÉ SALARIALE ET LE BÉTON DES COMPTES BANCAIRES DES MÉDECINS SPÉCIALISTES, DES SPÉCULATEURS ET DES PROFITEURS DES INFRASTRUCTURES, LES CITOYENS N'EN ONT EU QUE POUR LEUR APPAUVRISSEMENT QUOTIDIEN. Hésitations et jactance sans pareil, verbiages, insolences et arrogantes insultes à l'égard des élus formant les deux Oppositions. Un BILAN DE NULLITE ET D'ABUS DE POUVOIR.

    Vint une campagne de poudre aux yeux au cours de laquelle, depuis la première heure, il se prête au jeu dangereux de fesser sur Pauline Marois et la gouvernance péquiste dont le bilan montre certaines erreurs, dans la perspective et le second regard 2008, mais un bilan qui démontre qu'elle a trimé dur, en dépit de son chef misogyne qui jouait constamment à l'éteignoir sur celle qui risquait de le dépasser et de le tasser. Depuis le début de cette maudite campagne de camouflage, de tripotage et de charriage (dirait Labeaume), il se prête aussi et surtout au jeu non moins dangereux d'éclabousser sans vergogne et sans arrêt, toute la députation adéquiste, la couvrant des postillons infestés de son mépris absolu, oubliant qu'en insultant, qu'en injuriant et qu'en méprisant cette importante députation, ce sont des millions d'électeurs qu'il insulte, qu'il injurie et qu'il méprise.

    John Parisella aura beau avoir investi temps et argent, dans la plastie de l'apparent et très temporaire Jean Charest qui n'a de différent que le «body», c'est le même Jean Charest qui, peut-on comprendre, fuit son bilan, comme on fuit la peste. C'est le même Jean Charest qui, privé de ses Commissionnaires pour faire la job de bras, à sa place, se réfugie dans le mensonge, les tergiversations et la langue de bois, en regard des urgences dans les hôpitaux ; en regard de la pénurie croissante des personnels de pointes, en Santé, en Éducation et partout ailleurs ; en regard d'une immigration dont l'amateurisme et la gestion incompétente de la Ministre James met sérieusement à risque la définition et la reconnaissance sans équivoque de l'identité québécoise et les «vraies couleurs» de la personnalité nationale du Québec francophone ; en regard de la réforme scolaire dont personne ne veut subir l'actuelle improvisation de Lady Courchesne, cette ménestrel qui, par ailleurs, s'est commise risiblement dans la «réforme de la LHJM», en s'autorisant un mémorable «lance et rate» dont les gouverneurs de ladite Ligue et leur PDG Courteau, défenseurs inconditionnels de la violence lucrative des Roy, se sont moqués à s'en bidonner. C'est le même Jean Charest qui, se couvrant d'immunité et se croyant impunissable un jour = irresponsable toujours, fuit lâchement ses responsabilités de Premier ministre. Effectivement, le Premier Ministre d'une Nation digne de ce nom, en période de crise économique et aux moments des difficultés monstres qu'éprouve la Caisse de Dépôt et de Placement, doit informer la population très sérieusement affectée et inquiète de son «devenir», de la situation exacte de leurs économies, sans la beurrer de sa complaisance, sans la crémer de ses confabulations mensongères et de la parlote truquée, alors que sa Ministre de notre Endettement national, la SACOCHE DE SA CONFIANCE et la VALISE DE NOTRE MEFIANCE, se confond et se morfond, allant jusqu'à s'enfarger dans les ficelles de ses scabreuses élucubrations, couvertes des dentelles de ses mensonges et du faux fil de ses tripotages tricheurs qui font que le jupon de son intégrité ministérielle dépasse de façon grotesque.

    Je souhaite vivement que les deux Chefs de l'Opposition officielle, sortiront de leur léthargie, qu'ils cesseront de se défendre et qu'ils donneront une maudite rincée à Jean Charest, lors du débat des Chefs, le mardi 25 novembre prochain. Les Québécois informés, cultivés et lucides (EN MAJORITÉ), sont confrontés à un véritable NORBOURG POLITIQUE, tout aussi LIBÉRAL que le SCANDALE CANADIEN DES COMMANDITES. Rien ne doit distraire Pauline Marois et Mario Dumont. Ils doivent être de béton. Rien ne doit être épargné, quant à leurs charges et à leurs tirs à boulets rouges. Toute question venant de Jean Charest doit immédiatement lui être retournée sous forme d'interrogation très ciblée sur les mille et un points de son ingouvernance notoire et sur le déploiement cyniquement catastrophique et singulièrement éhonté de son indifférence, de sa nonchalance, de ses complaisances et de toutes les formes de son aboulie libérale, de son irresponsable ingouvernance et de ses alliances secrètes avec les magnats du Privé, alliances et accointances qui l'obligent constamment à négliger le peuple du Québec et à lui mentir effrontément, au profit des RABASKAS et autres porcheries d'où les poussahs et goujats tirent les carbures de leur pouvoir capitaliste exclusif, puisent les fortunes de leurs aisances qui permettent, sans plus ni moins, leurs complaisants monnayages du protectionnisme libéral de l'emberlificoteur Jean Charest, dit le GAMBLER.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 16h13
    Norbourg II, à venir.
    « Un PDG brulé, dix gestionnaires congédiés, l'Omerta la loi du silence, un ministre des finances non imputable qui manoeuvre secrètement, et un premier ministre qui ne veut rien dire. Voilà qui devrait nous alarmer. C'est à nous cet argent et on nous cache la vérité. Jusqu'à ce que la situation ne soit plus tenable, comme d'habitude... Quel absence de leadership pour un gouvernement qui se dit capable de faire face à la crise économique ! Rappelez-vous ce vieil adage : Prudence est mère de sureté. Faudra-t-il une commission d'enquête lorsqu'on nous dévoilera enfin l'ampleur de la perte (qu'on aura décidé d'amortir sur quarante ans afin de la diluer... ou plutôt afin de nous la faire avaler). Les gestionnaires de la caisse pourront alors invoquer pour leur défense, les mêmes arguments que Vincent Lacroix. «On pensait pas que c'était si pire, on a eu une surprise, c'est la faute du gouvernement...». Alors M. Charest quand allez vous nous reconnaître suffisamment mature pour nous dire la vérité ? On le sait bien, ce sera lorsque vous n'aurez plus le choix. Car ne nous faisons pas d'idée. Lorsque les chèques de pension ne passeront plus, faute de fond, il faudra bien nous expliquer comment vous avez su faire face à la crise M. Charest. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 20h59
    La grosse caisse des horreurs
    « http://www.lacaisse.com/fr/chiffres/chiffres/Pages/donnees-financieres.aspx


    On n'a pas les données de 08, mais en regardant celles de 07, on avait déjà une petite idée de la catastrophe annoncée qui s'en venait même si la performance globale de la Caisse paraissait belle, avec un 5,6%

    Entre 06 et 07, les couts d'exploitation ont augmenté de 17,4%, passant de 281 millions à 330 millions alors que l'actif sous gestion n'augmentait que de 8,2% (de 143 milliards à 155)

    Ces 330 millions (pour 155,4 milliards d'actifs) représente 21,7 cents par 100$ sous gestion. En 06, on administrait 143,5 milliards au coût de 281 millions. Le communiqué de la Caisse soutient que c'était 21,6 cents. Faux, c'était 19,6 cents. Les frais de gestion ont donc augmenté de 10,7% par dollar administré en une seule année.

    Les frais de traitement des employés sont passés de 116 à 140 millions! Une augmentation de 20,7% en une seule année! Pas à dire c'était le gros party à la Caisse, dans l'indifférence médiatique.

    http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Documents/communique_2100208.pdf

    http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Documents/Etats-financiers-cumules-2007-fr.pdf

    On nous raconte qu'il faut penser mondial et surtout ne pas trop intervenir sur le petit marché québécois, peu rentable. Rendement, rendement, rendement; que dale l'économie locale. Or la Caisse s'est planté dans ses investissements étrangers et pas à peu près! Alors que le marché canadien rapportait 12,6% (pas de données sur le marché québécois), on perdait 5,1% sur les marchés étrangers et 13,3% sur le marché américain. La catastrophe quoi, à des années-lumière du "rendement, rendement, rendement"!

    On ne cesse d'augmenter les cotisations parce qu'on a peur que la Caisse se vide. Or on apprend que les rentrées des cotisations ont augmenté de 4 milliards l'an passé par rapport aux sorties! Quatre milliards de taxes cachées! Quatre milliards de trop par rapport aux besoins réels. C'est quatre CHUM, six autoroutes des Bleuets qu'on nous impose de payer cash, drette là, sans aucune raison logique! »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    dimanche 23 novembre 2008 17h06
    Bonne nouvelle
    « Charest va arrêter de taper sur Blanchet! »

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