Finance - Consolidation des secteurs financiers mondiaux à venir
16 septembre 2008
Économie
Le Caire — Le patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a prévu hier au Caire un rétrécissement à venir du secteur financier mondial.
À la suite de la faillite de Lehman brothers, et de la crise financière aux États-Unis, le patron du FMI a estimé devant la presse qu'«un long processus» semblait engagé de «consolidation des secteurs financiers».
«Ce que nous voyons aujourd'hui avec Lehman Brothers a commencé depuis des mois, mais les conséquences sur le secteur financier ne sont pas terminées, nous allons en voir d'autres», a-t-il dit.
Pour M. Strauss-Kahn, qui venait de rencontrer plusieurs dirigeants égyptiens, dont le président Hosni Moubarak, ce processus modifiera le nombre, mais aussi la structure des banques, en particulier aux États-Unis.
«Probablement le type de banques qui existent aussi aux États-Unis, mais non en Europe, des banques d'affaires indépendantes, seront moins nombreuses et plus universelles», a-t-il estimé.
Deux fleurons américains de la finance mondiale, Lehman Brothers et Merrill Lynch se sont retrouvées pris dans la tourmante, la première est en faillite, et l'autre a été avalée par la Bank of America.
Il a souligné qu'à la différence de ce qui s'est passé pour la Bear Stearns et les organismes hypothécaires, Fannie Mae et Freddie Mac, le gouvernement américain s'était abstenu d'intervenir pour sauver Lehman Brothers.
Notant un «tournant dans la politique américaine», M. Strauss-Kahn a souligné que celui-ci utilisait l'argent public «uniquement dans les cas d'une menace pour l'économie globale et de risques systémiques».
«Je ne peux pas dire que plus rien n'arrivera et que tout est passé, mais les racines, les causes de qui se passe aujourd'hui sont largement derrière nous», a-t-il encore affirmé.
Le patron du FMI n'a pas voulu se prononcer sur le terme de récession pour caractériser la situation économique mondiale, soulignant qu'il s'agissait d'un «important ralentissement» sans perspective de reprise avant 2009.
«Ce qui est supposé être techniquement une recession n'est pas très intéressant», a-t-il dit. «Mais le fort ralentissement que nous avions prévu en avril est arrivé», y compris en Europe.
«Je ne vois pas un plus grand ralentissement que celui que nous avions annoncé», a ajouté le patron du FMI pour qui il s'agit d'un «ralentisssement important et prolongé mais pas profond».
Pour lui, c'est le type de crise qui demande «une longue période pour voir l'économie repartir», et cela ne se produira pas avant l'an prochain, grâce à la baisse du pétrole, des politiques gouvernementales adaptées et un point plancher de la crise du secteur du logement.
Il a aussi mis en garde contre une vision trop mécanique des effets possibles d'une crise dans la sphère financière dans l'économie réelle.
M. Strauss-Kahn a enfin délivré un satisfecit aux réformes structurelles lancées par l'Egypte, tout en soulignant l'importance de redoubler d'efforts dans la lutte contre l'inflation qui atteint désormais 25 % en glissement annuel.
À la suite de la faillite de Lehman brothers, et de la crise financière aux États-Unis, le patron du FMI a estimé devant la presse qu'«un long processus» semblait engagé de «consolidation des secteurs financiers».
«Ce que nous voyons aujourd'hui avec Lehman Brothers a commencé depuis des mois, mais les conséquences sur le secteur financier ne sont pas terminées, nous allons en voir d'autres», a-t-il dit.
Pour M. Strauss-Kahn, qui venait de rencontrer plusieurs dirigeants égyptiens, dont le président Hosni Moubarak, ce processus modifiera le nombre, mais aussi la structure des banques, en particulier aux États-Unis.
«Probablement le type de banques qui existent aussi aux États-Unis, mais non en Europe, des banques d'affaires indépendantes, seront moins nombreuses et plus universelles», a-t-il estimé.
Deux fleurons américains de la finance mondiale, Lehman Brothers et Merrill Lynch se sont retrouvées pris dans la tourmante, la première est en faillite, et l'autre a été avalée par la Bank of America.
Il a souligné qu'à la différence de ce qui s'est passé pour la Bear Stearns et les organismes hypothécaires, Fannie Mae et Freddie Mac, le gouvernement américain s'était abstenu d'intervenir pour sauver Lehman Brothers.
Notant un «tournant dans la politique américaine», M. Strauss-Kahn a souligné que celui-ci utilisait l'argent public «uniquement dans les cas d'une menace pour l'économie globale et de risques systémiques».
«Je ne peux pas dire que plus rien n'arrivera et que tout est passé, mais les racines, les causes de qui se passe aujourd'hui sont largement derrière nous», a-t-il encore affirmé.
Le patron du FMI n'a pas voulu se prononcer sur le terme de récession pour caractériser la situation économique mondiale, soulignant qu'il s'agissait d'un «important ralentissement» sans perspective de reprise avant 2009.
«Ce qui est supposé être techniquement une recession n'est pas très intéressant», a-t-il dit. «Mais le fort ralentissement que nous avions prévu en avril est arrivé», y compris en Europe.
«Je ne vois pas un plus grand ralentissement que celui que nous avions annoncé», a ajouté le patron du FMI pour qui il s'agit d'un «ralentisssement important et prolongé mais pas profond».
Pour lui, c'est le type de crise qui demande «une longue période pour voir l'économie repartir», et cela ne se produira pas avant l'an prochain, grâce à la baisse du pétrole, des politiques gouvernementales adaptées et un point plancher de la crise du secteur du logement.
Il a aussi mis en garde contre une vision trop mécanique des effets possibles d'une crise dans la sphère financière dans l'économie réelle.
M. Strauss-Kahn a enfin délivré un satisfecit aux réformes structurelles lancées par l'Egypte, tout en soulignant l'importance de redoubler d'efforts dans la lutte contre l'inflation qui atteint désormais 25 % en glissement annuel.
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