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Des munitions pour les anti-Rabaska

Alexandre Shields   6 août 2008  Économie
Un navire transportant du gaz naturel liquéfié comme ceux qui circuleront sur le Saint-Laurent lorsque le projet Rabaska se concrétisera.
Photo : Agence France-Presse
Un navire transportant du gaz naturel liquéfié comme ceux qui circuleront sur le Saint-Laurent lorsque le projet Rabaska se concrétisera.
L'État du Massachusetts s'apprête à imposer des normes sévères pour éloigner les projets de ports méthaniers des zones habitées. En fait, si une telle législation était en vigueur au Québec, le projet Rabaska ne pourrait voir le jour sous sa forme actuelle.

Le texte du projet de loi, qui n'attend plus que l'approbation du gouverneur démocrate de l'État, Deval Patrick, précise que tout terminal méthanier devrait être construit de façon à respecter «une distance minimale de 5000 pieds [1,52 km] du centre du réservoir de gaz naturel liquéfié à la résidence la plus près, ou encore les écoles, hôpitaux, centres de soins, entreprises ou développements». De plus, la législation stipule que les méthaniers ne devraient jamais circuler à moins de 500 mètres de ces mêmes éléments.

Si elles entrent en vigueur, les nouvelles règles pourraient signer l'arrêt de mort du port méthanier que souhaite implanter Weaver Cove Energy LLC à Fall River, au nord-ouest de Boston. Les dirigeants de l'entreprise pourraient toutefois contester le règlement, prétextant que les lois fédérales, moins contraignantes, doivent primer celles de l'État.

Le débat autour de la construction de ces installations fait rage depuis plusieurs années et a fait l'objet de nombreuses critiques. En octobre 2007, la Garde côtière américaine avait par exemple estimé que les méthaniers représentaient un risque pour la navigation dans le secteur. Les sénateurs John Kerry et Ted Kennedy s'y sont aussi opposés.

Le projet Rabaska

Le texte, approuvé la semaine dernière par la Chambre des représentants et le Sénat de l'État, pourrait également relancer le débat au sujet du projet de port méthanier de Rabaska. Dans le cas du complexe prévu sur les rives du Saint-Laurent, en effet, on retrouve un total de 133 familles, résidentes de Lévis ou de Beaumont, dans un rayon de 1,5 km du site. Yves Saint-Laurent, de la coalition Rabat-joie, s'inquiète d'ailleurs du risque que poseront les installations, surtout en cas d'accident. «On va être des rats de laboratoire pendant qu'aux États-Unis on interdit ce genre de projet à proximité des zones habitées», soutient-il.

Au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, on a simplement renvoyé Le Devoir au «Rapport d'analyse environnementale» déposé en octobre 2007. Le document souligne surtout qu'il faudra tenir compte de la présence de résidences à proximité du site dans l'élaboration du plan d'urgence à appliquer en cas d'accident.

Le rapport précise aussi que les zones d'exclusion prévues sont de 400 mètres autour des réservoirs de gaz naturel liquéfié et de 500 mètres autour des bras de déchargement sur l'appontement. On y souligne ainsi que «les zones d'exclusion n'empiètent pas sur les propriétés privées limitrophes». Le projet a en outre déjà toutes les autorisations nécessaires de la part des gouvernements provincial et fédéral depuis plusieurs mois.

Les promoteurs, qui estiment qu'une zone d'exclusion de 500 mètres est suffisante, se sont néanmoins engagés à dédommager les résidents qui se trouvent dans un rayon de 1,5 km, en cas de perte de valeur de leur propriété ou de hausse de leurs primes d'assurances. Leur porte-porte, Simon Poitras, a précisé hier que ces mesures n'ont rien à voir avec la sécurité, mais doivent plutôt servir à indemniser les résidents qui se sentiraient «inconfortables» de demeurer à proximité des installations.

Selon Yves Saint-Laurent, Rabaska, conscient du risque, a même offert d'acheter toutes les résidences qui se trouvent dans cette zone. «Les promoteurs se sentaient un peu coupables, mais le gouvernement, lui, ne s'est jamais senti coupable, affirme-t-il. Il n'a jamais écouté les experts qui se sont prononcés durant les consultations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. Pourtant, la plupart ont évoqué des zones de danger de 1,5 à trois kilomètres autour des ports méthaniers.»

Des experts des directions de la santé publique de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale s'étaient pour leur part montrés très critiques à l'égard des conclusions du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) en ce qui a trait à la sécurité. «Les "passé-près" sont nombreux, tant dans le corridor maritime que les installations terrestres», avaient-ils fait valoir en septembre 2007 dans un rapport.

Ils soulignaient ainsi qu'en cas d'accident, le rayonnement thermique intense pourrait toucher des éléments sensibles dans les secteurs de la pointe est de l'île d'Orléans, de Saint-Laurent-de-l'île-d'Orléans, et de Lévis-Beaumont. Dans son rapport, le BAPE avait pris note de cette possibilité sans toutefois formuler de recommandation, soulignant que le risque d'accident était très faible.

Un pas de plus

Par ailleurs, Québec a cédé récemment à Rabaska une partie du «domaine hydrique» du Saint-Laurent en lui permettant d'utiliser le lit du cours d'eau pour y construire ses quais. La durée du bail locatif est de 55 ans. Le décret gouvernemental précise que ces installations incluent «une jetée maritime, un quai d'amarrage muni de digues déflectrices et des installations d'amarrage et de déchargement de gaz naturel liquéfié». Cette zone de 51,6 hectares est située dans les limites du territoire de Lévis.

Réunissant Gaz Métro, Enbridge inc. et Gaz de France, le projet Rabaska prévoit la construction, au coût de 840 millions de dollars, d'un terminal méthanier dans l'est de Lévis. Ce terminal sera constitué d'une jetée en eau profonde dans le Saint-Laurent permettant de recevoir les navires méthaniers (qui peuvent atteindre 300 mètres de longueur) et leur chargement de gaz naturel liquéfié (GNL). Des conduites cryogéniques souterraines relieront la jetée à deux réservoirs, où sera entreposé de façon temporaire le GNL en attendant d'être regazéifié pour être injecté dans le réseau de transport de gaz naturel du Québec et de l'Ontario. Les travaux de construction devraient débuter d'ici 2011, de façon à recevoir les premières livraisons de l'entreprise russe Gazprom en 2014.

En marge de la séance du comité de l'UNESCO sur le patrimoine mondial qui se tenait à Québec au mois de juillet, le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu a dit craindre que Québec perde son statut de ville du patrimoine mondial si le port méthanier de Rabaska voit le jour.






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Vos réactions

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  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 00h09
    L'infame projet de Rabaska
    « Si (et seulement si) un terminal méthanier est nécessaire pour satisfaire les besoins du Québec (et non les besoins des Américains), un tel terminal devrait être construit loin des zones habitées, peut-être à Cacouna, mais pas en face de Québec là où le fleuve est étroit.

    La population du Québec doit refuser Rabaska, pour la sécurité des gens de la région de Québec, pour ne pas défigurer notre Capitale nationale et son majestueux fleuve, pour ne pas nuire aux touristes et aux croisières qui sont une manne pour la région.

    Il y a des limites à agir comme une république de bananes, et à laisser des intérêts financiers de quelques uns (les promoteurs et des payeurs de taxes de Lévis ?) nous ériger un cancer en pleine face.

    On aime beaucoup les plats de lentilles au Québec de ces temps-ci ( les éoliennes au privé et le gaz naturel aux Russes et aux Français). . Pendant ce temps, nous enrichissons les étrangers.

    Espérons qu'un prochain gouvernement (du Parti Québécois) aura la sagesse d'annuler ce projet infame de Rabaska. »

  • Julie Maurais
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 09h01
    Campement autogéré pour s'informer
    « Bonjour à vous,

    Je vous fais suivre ces informations au sujet du campement autogéré qui aura lieu du 8 au 24 août à Lévis en opposition à Rabaska. Tout le monde est bienvenue -enfants compris..

    Le site Internet du campement: www.uncampement.net »

  • Jean-Michel Migneault
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 09h45
    Sommes-nous un pays du Tiers-Monde?
    « Je me pose parfois la question car, tel un pays indigent, nous devons accepter de voir la sécurité de nos citoyens ainsi que l'intégrité de nos paysages compromises. Nous acceptons d'hypothéquer les berges de notre St-Laurent. Mais quelle importance! Une dizaine d'emploi, quelle manne!! Surtout faire plaisir à nos voisins du sud qui,eux, refusent ces installations. La même chose se produit en Alberta où l'on doit produire toujours plus de pétrole pour satisfaire la gloutonnerie états-unienne.
    Suzanne Labonté
    Lévis »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 11h25
    Un projet qui marche
    « Enfin nous avons un projet d'envergure ici au Québec, un investissement majeur créateur de richesse ici. Et puis oui, on va vendre du gaz en Ontario et aux États-Unis, et c'est tant mieux. On vend aussi notre électricité à nos voisins, et on devrait en vendre encore bien plus, vraiment beaucoup plus.

    À tous les gens qui s'oppose à tout ce qui bouge, je vous dit, endormez vous. Laissez faire. Des gens qui comprennent les affaires, qui comprennent qu'un pays doit produire, doit construire, doit vendre, doit exporter pour survivre vont s'occuper de ce qui les regarde, et tout le monde va en bénéficier.

    Les petits chialeux du Québec, occupez vous de vos affaires. C'est à dire, allez travailler à votre petite job à 35 heures par semaines, plantez vos petites fleurs en avant de votre petite maison en banlieue, allez vous promener sur les pistes cyclables avec votre vélo, et le samedi soir allez au restaurant sur Prince Arthur avec votre petite bouteille de vin ...

    Mais, de grâce, laissez les gens d'affaire faire ce qu'ils ont à faire... »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mercredi 6 août 2008 12h37
    Rabaska catastrophique pour le Québec !
    « Les politiciens devraient légiféré ou du moins demander une injonction pour arrêtter le projet le temps de pousser plus loin les effets à plus long terme.

    De tout ces experts du gouvernement, personne n'a étudié ce qui pourrait arriver si on siffonne tout ces liquides des entrailles de la terre surtout que ce n'est pas nécéssaire pour le moment on n'a suffisament d'énergie Hydro, éolienne et solaire que l'on porrait même développer davantage.

    J'ai pris conscience que dans la nature tout a une raison d'être alors probablement c'est liquide aussi. Peut-être que ces liquides protège la température intérieur de la terre et que des les extraires sauvagement pourrait avoir des conséquences graves sur l'environnement que l'on ne connaît pas encore.

    Comme on le dit souvent dans le doute abstient toi.

    Malheureusement selon certaines allégations les promoteurs de Rabaska, ont beaucoup de ''cash'' et s'occupent d'enrichir les caisses de certains partis politiques, plus qu'un parti, ils ne prennent pas de chance...en échange bien sûr, de faire passer le projet contre le gré des québécois qui n'en veulent pas de ce projet.

    Je ne mentionnerai pas les noms des partis provenant de ces allégations mais il est facile de savoir. Demandez aux principaux chefs de parti s'ils sont d'accord ou pas avec le projet Rabaska et vous les démasquerai. Si jamais ils poussent leur arrogance jusqu'à faire croire qu'ils sont contre alors que c'est faux...demandez leur de déposer un projet de loi le plus tôt possible pour empêcher le projet.

    S'ils sont vraiment contre ils le feront si non ils ne feront rien pour leur nuire.

    Alors quel est le point de vu de monsieur Charest, monsieur Dumont et madame Marois là-dessus ? Doit-on interdire ce projet catastrophique pour les québécois, selon eux ?

    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys »

  • Nicole Saint-Pierre
    Inscrite
    mercredi 6 août 2008 14h04
    Laissons pas aller ça, nous-autres ! Ainsi s'exprimait Félix Leclerc...
    « "Fleuve à vendre" Ha,trop tard, c'est déjà vendu ! Qu'est-ce qui nous reste donc à vendre ? 20 ans qu'il nous a quitté et cette chanson est toujours d'actualité, Félix Leclerc était un visionnaire. Réveillons-nous et soyons vigilents car ce qui nous arrive avec Rabaska engagera l'avenir de notre pays à plusieurs points de vue. Fini le Québec touristique : trop dangereux. Fini la navigation de plaisance à travers les navires méthaniers qui prennent tout le chenal.Fini la sécurité des gens pour toute la région.Laissons pas aller ça nous-autres!Agissons!Envoyons une opposition ferme!L'urgence d'agir nous interpelle si nous ne voulons pas de cette vente de débarras de nos berges fluviales.Investissons dans le durable et non dans la catastrophe prévisible qu'est Rabaska !Est-ce que nos gens ont laissé leurs consciences au vestiaire? Quant aux générations qui nous survivront, tant pis pour elles, semblent dire les décideurs!En marge de tout ce débat, nous subissons les changements climatiques qui affectent le cycle naturel et nous ne réalisons pas les dégats qui se préparent:Nous sommes choqués par tant de pluie et ça ne fait que commencer.Soyons plus vigilents en tout et disons non à la démesure! SVP réagissons ! »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 14h17
    Le miracle de Beaumont... Vivement Rabaska!
    « Depuis la saga du Mont Orford, le gouvernement Libaral a prouvé qu'il ne reculerait devant rien pour satisfaire les intérêts des amis du parti... comme dans les anciennes dictatures post communistes! M. Kelly n'est-il pas un Libaral notoire ?

    Tant que la population ne se mobilisera pas comme elle l'a fait dans les dossiers du Suroit et de Orford, les libéraux continueront leur travail de sape du patrimoine québécois. En bon conservateur, M. Charest voit plus grand... son patrimoine à lui est canadien. Ne touichez surtout pas à ses rocheuses! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 6 août 2008 17h11
    La hache et sans merci.
    « Devant le désolant et l'accablant aplaventrisme des minoritaires du PLQ et confronté à l'immobilisme de l'ADQ, je souhaite voir Madame Françoise Mercure remporter les élections partielles dans JEAN-TALON 2008. J'ose croire que le PQ gagnera les prochaines élections générales, dans les plus brefs délais ou des après les festins que courent les libéraux, au printemps 2009. Je me rassure en m'imaginant que le gouvernement du PQ de Pauline Marois, sans la moindre hésitation, mettra définitivement la hache de guerre dans l'avancement du projet libéral d'installer à Lévis et devant l'Île d'Orléans et Québec, la plus écoeurante des porcheries à ciel ouvert. C'est tout de même incroyable de constater qu'il nous fallait attendre que les états-uniens bougent...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 17h52
    Charest à moins d'un kilomètre
    « Si la résidence du premier ministre avait été située à un kilomètre du port méthanier, le laxisme et le je-m'en-foutisme gouvernemental auraient-ils été les mêmes dans cette histoire? On peut se poser la même question à l'égard des promoteurs de ce projet...Comme ils ne risquent rien eux-mêmes, la vie et la sécurité des autres ne pèsent pas lourd dans la balance...
    Henri-B. Boivin »

  • Jean-Philippe Baillargeon
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 18h42
    Vous en faite pas...
    « ... tout ça est fait en respect avec le concept du Développement Durable.

    Plus on aura d'investissements extérieurs au Québec, moins nous serons maîtres chez-nous, moins on aura la possibilité de se prononcer sur ce qui se passe chez-nous, plus on vivra comme des citoyens des pays en voie de développement. Notre impact écologique baissera tellement individuellement que les entreprises étrangères pourront mieux récupérer les tonne de GES que nous ont fera plus en consommant moins.

    De surcroît, en étant de plus en plus déçus de nos politiques, nous nous désintéresserons tellement de ce qu'ils conçoivent stratégiquement pour créer de la richesse et avoir une meilleur cote, que ceux-cis, qui seront de plus en plus élus par des minorités réussirons à hisser notre Québec et notre Canada à la première position sur le podium des paradis fiscaux...

    Mais sérieusement, je pense qu'on devrait encore plus se mêler de nos affaires et s'occuper de nos politiques qui décident des critères du financement de l'hypothèque que paieront nos fameuses générations à venir dont on se soucie tant!!! »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 6 août 2008 20h14
    Les sables et Rabaska...
    « Les sables bitumineux de l'Alberta et Rabaska sont deux exemples de ce qu'il ne faut pas faire pour l'économie. Qui va payer pour contenir l'immense lac d'eau irrécupérable en Alberta alors que nos taxes subventionnent cette pollution ? Quels dommages à l'économie maritime faut-il prévoir alors que la présence d'un méthanier à proximité de la voie maritime devrait empêcher les navires de croisières de circuler pendant que le navire transborde son gaz ? Ross (il porte bien son prénom) a imposé l'amarrage des navires de croisière en face de Québec. Maintenant il est favorable à Rabaska alors que le projet risque fortement de nuire à l'industrie des croisières !

    Pour faire suite aux propos de monsieur Saint-Arnaud, je suis heureux de voir que le PQ se réveille enfin et semble, maintenant, s'opposer au projet. Mais ce n'est pas clair. C'est donc à suivre.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Tremblay Suzanne
    Inscrite
    jeudi 7 août 2008 04h15
    à suivre de près
    « Contente de lire de loin ( si loin-si près) les commentaires sur le projet Rabaska.
    Inquiète de voir le peu de réactions à cette menace socio-écologique.
    Comment expliquera-t-on la suite à nos petits-enfants et au reste du monde.
    Je file sur le www.uncampement.net. »

  • Lise Thibault
    Inscrite
    jeudi 7 août 2008 15h55
    La population offerte en sacrifice sur l'autel des profits
    « Tandis que les politiciens de l'état du Massachusset considèrent la santé et la sécurité de leurs concitoyens comme ayant préséance sur les profits corporatifs, la population québécoise se retrouve quant à elle en otage et à la merci des décisions corporatives, celles-ci bénéficiant de la complaisance, que dis-je de la complicité du gouvernement québécois actuel.

    En ce qui concerne l'affaire Rabaska, les citoyens sont considérés comme quantité négligeable; leurs revendications peuvent être tolérées tout au plus, mais pas question de tenir compte de leurs droits quand des milliards $ sont en jeu et quand les bénéficiaires sont nos voraces voisins américains ou de puissantes compagnies étrangères telles Gaz de France et Gazprom. Au Québec, c'est la population qui doit être au service du profit (privé) et pas l'inverse!

    Cette façon irresponsable et cruelle de gérer le bien public ne semble émouvoir ni l'ensemble des Libéraux au pouvoir, ni l'ADQ, première opposition officielle : escrocs drapés des voiles du développement durable ? inconscients ignorants ? «Camouflons, mentons, trichons, au diable le bien commun! L'honneur semblera sauf tant que les profits de certaines grandes entreprises seront assurés par nos bons soin», semblent se dire certains d'entre eux tandis que les autres laissent faire en se taisant.

    À l'intention des lecteurs qui n'auraient toujours pas saisi dans sa réalité l'«utilité» du projet Rabaska, disons seulement que ses promoteurs projettent d'importer massivement du gaz naturel liquéfié (GNL) de Russie afin de le revendre avec profit sur le marché américain. Les Américains refusant ce genre d'installations chez-eux pour des raisons de sécurité et d'environnement, ce GNL passerait par le Québec dans le seul but d'être traité avant d'être ré-acheminé par pipeline, «prêt à l'emploi», vers les états de la Nouvelle-Angleterre. Inutile d'insister sur le fait qu'il n'est pas question ici d'exportation de gaz de la part du Québec, ni de «création de richesse» comme le prétendent certains : le Québec servirait tout au plus de poubelle de service pour ce gaz en transit, fragilisant de surcroît sa sécurité énergétique (merci au chapitre VI de l'ALÉNA).

    L'affaire Rabaska place le Québec face à une possible reprise quant à son ancien statut de «Porteur d'eau» ... Nous avons le droit et le devoir de dire NON MERCI à celui de «Porteurs de gaz» !


    Lise Thibault, Lévis »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 7 août 2008 23h00
    Lafond de caisse
    « Monsieur Lafond qui se rie des opposants qui boivent du vin doit donc en être à sa vint-quatrième bière si l'on se fie à son jugement.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 8 août 2008 12h13
    Lettre au capitaine Claude L'Heureux
    « Qu'est que vous connaissez des navires de croisières et de l'industrie maritime mon bon Monsieur Claude L'Heureux ? Pas grand chose je suppose. Comme pour tout le reste, vous avez des opinions basées sur des suppositions, sur des croyances populaires.

    Après que des gens comme vous aient réussit à bloquer des projets aussi fantastique et sérieux que: Le développement du Mont Orford, l'installation d'un casino et d'une permanence du Cirque du Soleil à Montréal, le prolongement de l'autoroute 30, etc., etc., etc., vous essayez encore une fois de bloquer un projet de milliards de dollars ici au Québec.

    Vous vous prenez pour qui au juste Monsieur L'Heureux ? De quel droit des gens comme vous agissent pour bloquer des projets comme ça. La démocratie ? La liberté d'expression?

    Sachez Monsieur L'Heureux que des gouvernements élus démocratiquement on le droit et le devoir de gouverner, et quand des gens comme vous avec vos opinions, empêchent les gouvernement élus démocratiquement de gouverner, bien, il n'y a rien de démocratique là dedans. Bien au contraire, c'est même un petit jeux très dangereux pour le développement et l'avenir d'un pays ... »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 8 août 2008 12h30
    Allez vous soulager ailleurs!
    « Vous n'êtes que des démolisseurs de société.

    Messieurs les promoteurs et exploiteurs de la plus écoeurante PORCHERIE ET FOSSE À PURINS, À CIEL OUVERT, empuantissant et polluant LÉVIS - L'ÎLE D'ORLÉANS - QUÉBEC ET +++, MESSIEURS GAZ MÉTRO, GAZ DE FRANCE ET ENBRIDGE INC. duquel des 2008 ans passés vous croyez vous les propriétaires ? Avec le pouvoir crasse de vos capitaux et celui de votre despotisme euphorique, même si Jean Charest les chérit, vous imaginez-vous pouvoir faire de la région du Joyau du patrimoine mondial, la mare de vos grenouillages, une morbide pataugeuse pour la culture des algues de vos enrichissements sauvages ?

    Messieurs RABASKA, Québec, pas plus que les USA, ne veut de ces CHAMBRES À GAZ. Cessez de nous envahir de vos gaz puants et cessez de vous imaginer que vous pouvez et que vous pourrez impunément empoisonner l'existence de ceux et de celles qui n'ont pas choisi de vivre dans la Sibérie de vos mépris et de votre despotisme envahisseur, ni de subir l'émission de vos gaz. DEHORS AVEC VOS BÉCOSSES MAUDITES ! ALLEZ VOUS SOULAGER AILLEURS !

    Messieurs Dames les complices et «profiteurs politiques» JEAN CHAREST, «PHILIPPE COUILLARD» et YVES BOLDUC (à n'en pas douter), CLAUDE BECHARD et LINE BEAUCHAMP, LES AUTRES GIROUETTES LIBERALES et COLLUSIONNISTES DE L'OPPOSITION NEBULEUSE, cessez votre aplaventrisme déviant et irresponsable qui a pour effet, entre autres, d'empoisonner l'existence de ceux et de celles qui n'ont pas choisi de vivre dans l'enfer de vos mépris, dans les limbes de vos accointances naufrageuses et de subir l'émission de vos gaz. Et, n'allez surtout pas vous bidonner, à l'idée que VOTRE BAPE, le judas de cette trahison, va s'en laver les mains. SACREZ-NOUS PATIENCE ! ALLEZ VOUS SOULAGER AILLEURS !

    MONSIEUR LE DEPUTE DE LEVIS et funambule du cirque adéquiste, CHRISTIAN LÉVESQUE, doit cesser de vivre dans l'imaginaire South East (Far West adéquiste), ce corridor des retombées économiques dont seuls jouiront les cannibales des «chairs» que ciblent les «exploiteurs» de l'émergence mondialisatrice qui n'a de fin que celle d'éroder et de dévaster toutes les côtes et remparts des terres civilisées. Cet icône du JE adéquiste et du NOUS péquiste (semble-t-il) se retrouve à GENOUX, tel un lèche-pieds, devant les pompistes funestes de RABASKA LA BÉCOSSE, alors qu'il ne recherche, par nombrilisme politique, qu'à remplir les caisses de sa niche marginale, avec les piastres de la complaisance chiffrée des tenanciers de cette soue d'exécrations. Piastres qui, probablement, serviront à renflouer les coffrets de son parti pris et à indexer le deuxième revenu de son chef. Les électeurs de Lévis, avant qu'ils ne deviennent les macchabées de cette thanatologie adéquiste quasi euthanasiaque, j'ose espérer, le lui rappelleront, le moment venu et de verte façon. En attendant et comme personne, ni de l'Île d'Orléans, ni de Québec, ni de Lévis, j'ose espérer, ne veut subir les gaz de vos aisances et complaisances, monsieur le député de Lévis, pour le temps qu'il vous reste, ALLEZ VOUS SOULAGER AILLEURS !


    Comment la population directement concernée, isolée, abusée, leurrée, empestée et libéralement charriée par les girouettes qui sont censées repérer les vents dévastateurs et nous en protéger, comment la population de Québec et du Québec doit-elle alors manifester et «faire comprendre» aux irresponsables détenteurs d'immunités et d'impunité scandaleuses, que nous sommes en 2008 et que le vaudeville RABASKA, PLQ, ADQ, BAPE ET AL, celui du «TOÉ TAIS TOÉ», d'un DESPOTISME RÉVOLU À TOUT JAMAIS, ne peut reprendre l'affiche qu'à de très hauts risques. Risques politiques, sociaux et économiques. Risques humains. Risques que les Québécois ne veulent pas endosser, que les Québécois ne veulent pas subir, que les Québécois n'accepteront jamais qu'on les leur impose. Risques que L'HISTOIRE DU QUEBEC appréciera ne pas avoir eu à inscrire dans ses pages du 3e millénaire.

    Gerry Pagé
    Ville de QUébec »

  • Pierrette Bélanger
    Inscrite
    vendredi 8 août 2008 23h09
    Rélique à M. Lafond (du 6 aoüt 1:00)
    « M. Lafond, avant de vouloir faire taire ceux qui s'opposent à Rabaska, il faudrait peut-être que vous sachiez ce qu'est Rabaska. Le Québec n'exportera pas de gaz naturel; son fleuve sera utilisé pour le transport et le transbordement du GNL et ses terres pour l'entreposage, la regasification et le transport du gaz naturel. Le gaz naturel appartiendra à Gazprom partenaire de Rabaska. Les opérations seront effectuées par Rabaska dont la vente aux Etats-Unis.
    En tout respect M. Lafond je crois que vous seriez plus utile pour le Québec à vos propres affaires que de tenter d'intimider les personnes....

    Pierrette Bélanger, Beaumont »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 11 août 2008 08h55
    Le maire de Boston n'en voudrait pas !
    « C'est ce que m'a confirmé un jour un collègue.
    S'il le pouvait, il n'y aurait pas de port méthanier à proximité de sa ville. Et le Massachusetts, de se donner une législation pour protéger ses citoyens.

    Et le Québec sacrifierait son site patrimonial, sa trame agricole, l'Ile d'Orléans, la sécurité de ses résidents et de sa navigation, etc. pour satisfaire l'appétit énergétique de nos voisins et stimuler notre développement.

    Mais quel développement durable de république de bananes , s'ait-il ? Être asservi comme ça au pseudo développement économique. Comme s'il n'y avait pas d'autres façons de se développer ? »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 11 août 2008 10h09
    Monsieur Lafond du 6 août, 1 h.00
    « Monsieur parle à travers son chapeau. S'il savait à quel point notre gouvernement gaspille les fonds publics par les mauvaises décisions de certains de ses hauts fonctionnaires, il se la fermerait, s'il savait.

    Notre gouvernement non seulement balaie sous le tapis les problèmes dont ceux qui dérangent et qui innove (base de données, géomatique et GPS) faisant ainsi perdre plusieurs millions à l'État.

    Il aurait peut-être agit différemment s'il avait su. Il miserait peut-être sur un autre type de développement si ce n'était de certains de ses hauts fonctionnaires.

    Le mal a été fait avec l'incurie de ce gouvernement. Les travailleurs forestiers doivent-ils encore souffrir de la crise alors que des solutions existaient pour y faire face depuis un bon moment?

    Monsieur se promène durant ce temps. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 11 août 2008 22h19
    À Monsieur Michel Thibault
    « Vous dérivez mon cher Monsieur Thibault. Il est vrai que nos gouvernements et la fonction publique gaspillent des quantités considérable d'argent, mais votre solution c'est quoi ? Donner le pouvoir au peuple ? Donner le pouvoir à l'opinion publique ?

    Ce n'est pas une solution ça mon bon Monsieur .

    Aujourd'hui au Québec, ce ne sont plus les gouvernements qui mènent. Ni la fonction publique. C'est l'opinion publique, et les groupes de pression. Sachez mon bon Monsieur, que je n'ai pas voté démocratiquement pour les groupes de pression, mais bien pour un gouvernement. Et quand ce gouvernement ne mène plus, ça me fait très peur, et je ne trouve vraiment rien de démocratique là dedans.

    Sur une notre un peu plus cinique, mais non moins réelle, je vous dirais ceci.

    Il y a deux sortes de pays sur cette planète. Il y a les pays moderne, et les pays du tiers monde.

    Dans les pays moderne, les gouvernements et l'élite (les riches) construisent des choses fantastiques et se remplissent les poches. Dans les pays du tier monde, les gouvernements et l'élite (les riches) se remplissent les poches tout simplement.

    Au Québec, l'opinion publique et les groupes de pressions depuis 20 - 30 ans, sont après très sérieusement convaincre nos gouvernemts et l'élite (les riches) de se remplir les poches tout simplement.

    Pensez y mon bon Monsieur, parce que c'est du sérieux... »

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