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L'absence remarquée du ministre indien pèse sur la réunion de l'OMC

23 juillet 2008  Économie
Le ministre indien Kamal Nath est l’un des principaux défenseurs des pays en développement dans les négociations et le champion des paysans pauvres menacés par l’ouverture des frontières.
Photo : Agence Reuters
Le ministre indien Kamal Nath est l’un des principaux défenseurs des pays en développement dans les négociations et le champion des paysans pauvres menacés par l’ouverture des frontières.
Genève — L'absence de l'un des quatre principaux négociateurs de la réunion de l'OMC à Genève, l'Indien Kamal Nath, faisait planer un doute hier sur la réelle capacité des protagonistes à déboucher sur un accord de libéralisation du commerce mondial.

Retardé par un vote de confiance qui menaçait hier la survie du gouvernement indien, le ministre du Commerce et de l'Industrie ne devait arriver qu'aujourd'hui à Genève, où les ministres de 35 pays sont réunis pour tenter de mettre un terme à sept ans de négociations sur la libéralisation du commerce mondial.

Dans ce vote, organisé à la demande de partis d'opposition hostiles à l'accord américano-indien sur le nucléaire civil, le gouvernement indien a finalement obtenu la confiance du Parlement, après une session houleuse. «Ce vote va renforcer la position du ministre Kamal Nath avant son arrivée à Genève», s'est félicité un porte-parole du ministre, Rajeev Jain.

Acteur important

Selon des diplomates à Genève, peu de progrès étaient à attendre sur le front agricole avant la levée des incertitudes sur le plan national, l'Inde étant un acteur important des négociations. «Lundi, mardi et peut-être mercredi seront plus ou moins une perte de temps parce que Nath n'est pas là», estimait un diplomate.

L'absence de Kamal Nath, l'un des principaux défenseurs des pays en développement dans les négociations et champion des paysans pauvres menacés par l'ouverture des frontières, se fait cruellement sentir sur la réunion ministérielle qui s'est ouverte lundi à Genève. Elle entrait hier dans le chiffrage des sacrifices réciproques à accomplir.

Kamal Nath, qui rejette les exigences d'ouverture des marchés des pays émergents formulées par les pays développés, forme habituellement un tandem avec son alter ego, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim. Tous deux ont montré leur détermination l'an dernier à Potsdam en claquant la porte d'une réunion avec les négociateurs américain et européen, Susan Schwab et Peter Mandelson.

Kamal Nath sera ce matin à Genève, a assuré à l'AFP le secrétaire d'État indien au Commerce, Gopal K. Pillai, qui mène les négociations en attendant l'arrivée du ministre.






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