mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 22h38


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Rio Tinto propriétaire du lit du Saguenay

Antoine Robitaille   30 novembre 2007  Économie
Photo: Steven Ferlatte, Tourisme Saguenay–Lac-Saint-Jean
Photo: Steven Ferlatte, Tourisme Saguenay–Lac-Saint-Jean
Québec — En faisant l'acquisition d'Alcan, non seulement la multinationale britanno-australienne Rio Tinto a mis la main sur six centrales électriques d'une capacité énergétique de 2800 mégawatts, elle est du coup devenue propriétaire d'environ 30 kilomètres du lit de la rivière Saguenay et d'une grande partie des berges du lac Saint-Jean.

Pour certains, la chose est grave: «À ma connaissance, c'est la première fois qu'on cède une partie du territoire québécois à un pays étranger», s'indigne Alain Proulx, représentant régional du Syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), qui représente une bonne partie des travailleurs d'Alcan. L'économiste Marc-Urbain Proulx, qui organise aujourd'hui un «forum régional sur l'aluminium» à l'Université du Québec à Chicoutimi, estime qu'en raison de la grande valeur liée à cette portion du territoire et surtout aux richesses hydroélectriques qui en découlent, «Québec aurait pu exiger bien davantage dans ses négociations avec Alcan ces dernières années».

Hier à l'Assemblée nationale, la chef péquiste Pauline Marois et son critique en matière de finances, François Legault, citant entre autres le transfert de propriété du «fond de la rivière Saguenay [et des]rives du lac Saint-Jean, qui, ensemble, valent une véritable fortune», ont réclamé une commission parlementaire sur la propriété des entreprises québécoises. Le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a répondu en ironisant à propos de «la peur des étrangers» d'un PQ épris du «nous», ajoutant que dans le cas d'Alcan, «la peur des étrangers, elle se manifeste au Lac-Saint-Jean».

Malgré tout, le gouvernement n'est pas sans inquiétude en ces matières. Lors d'un point de presse en août dernier au sujet de Rio Tinto Alcan (RTA), M. Bachand avait déclaré: «Dorénavant, le gouvernement du Québec va tenter de mettre en place des moyens pour nous protéger, et on réfléchit sur ces questions-là actuellement.» Aussi, Le Devoir a appris hier que cette réflexion a récemment été lancée par le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard. Il a demandé à ses fonctionnaires de lui présenter «différents moyens» par lesquels «on pourrait s'assurer d'une plus grande protection des ressources naturelles». C'est ce qu'a confirmé hier son attaché de presse, Pascal D'Astous, soulignant que bien des choses restent à définir: «On est encore à l'étape des suggestions. Est-ce qu'il y aura une consultation ou non? Ça va prendre quelle forme? On verra. Après les Fêtes, on devrait avoir quelque chose de concret.»

Archaïsme

Revenons au cas de Rio Tinto Alcan. Le syndicat des TCA, qui s'inquiétait en début de semaine de la volonté du nouveau propriétaire de se départir des activités de deuxième et troisième transformations d'Alcan (emballage et produits usinés), croit que Québec devrait nationaliser le fond de la rivière. Cela éliminerait «cet archaïsme», a dit M. Proulx, qui fait en sorte qu'une entreprise se trouve à être propriétaire d'une telle portion de territoire.

Le cas du lit du Saguenay constitue en effet une sorte d'anomalie. Au bureau de Raymond Bachand, on précise que depuis 1920, aucune autre compagnie n'a pu acquérir le fond d'une rivière en raison d'une modification à la Loi sur le régime des eaux. Depuis ce temps, les sociétés qui veulent bâtir une centrale électrique (comme Alcan sur la Péribonka) deviennent locataires du fond situé sous les assises des installations. Elles versent aussi des redevances à l'État pour l'usage de l'eau.

C'est il y a plus d'un siècle, en 1904, que l'entreprise Duke s'est fait céder «à perpétuité» des kilomètres du fond du Saguenay et a acquis les berges du lac Saint-Jean — devenu réservoir hydraulique — car il devait les inonder. Les résidants des rives du lac Saint-Jean doivent d'ailleurs toujours payer un loyer annuel à Rio Tinto Alcan, (à laquelle la propriété de ces cours d'eau a été cédée après quelques transactions financières). Avec le temps, cette rente est devenue symbolique, soit 1 $ par année, précise-t-on chez RTA.

Dans le cas du Saguenay, Rio Tinto Alcan est propriétaire du lit de la rivière et n'a donc pas de loyer à payer à l'État pour les barrages qui s'y trouvent. En ce qui concerne la Péribonka, dont le fond n'appartient pas à l'entreprise, celle-ci doit verser 1,5 million par année. Toutefois, sur une rivière comme sur une autre, l'entreprise paie des redevances sur l'eau «puisqu'on n'est pas propriétaires de l'eau», a expliqué Alexis Ségal, porte-parole de Rio Tinto Alcan. On souligne ainsi que le fait d'être propriétaire du lit du Saguenay ne dispense pas l'entreprise de payer chaque année quelque 79 millions de dollars en taxes et en redevances au gouvernement du Québec et aux municipalités.

Refus d'intervenir

Le représentant des TCA, Alain Proulx, croit que les gouvernements auraient dû agir avant que la transaction entre Alcan et Rio Tinto ne soit complétée, à la mi-novembre. «On doit récupérer notre territoire!», a-t-il clamé, affirmant qu'il en a parlé aux deux ordres de gouvernement avant la date butoir du 15 novembre. Mais Ottawa et Québec ont refusé d'intervenir. «Ce que je peux dire là-dessus, c'est que le Québec respecte les transferts des droits de propriété. On vit dans un régime de droit», s'est bornée à dire Isabelle Mignault, attachée de presse du ministre Bachand, avant d'ajouter qu'elle ne pouvait pas «commenter tous les détails de la transaction» et que les intérêts du Québec ont été protégés par la convention de continuité signée entre Alcan et Québec. Chez Rio Tinto Alcan, on s'interroge: «Nationaliser, ça donnerait quoi? Il faudrait que Québec négocie des baux sur les barrages existants. On ne voit pas l'intérêt que ça pourrait avoir», a noté M. Ségal.

Alain Proulx, qui habite devant la portion de la rivière Saguenay qui appartient à la multinationale, ironise: «En face de chez moi, dorénavant, je vais pêcher du doré australien et anglais! C'est absurde, mais je vais me trouver à braconner.» Et le propriétaire du lit du Saguenay pourrait encore changer. En effet, un autre gros joueur, BHP Billiton, a récemment tenté une offre d'achat hostile de Rio Tinto.

«Désaguenayifier»

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, estime que l'affaire ne devrait pas préoccuper uniquement les habitants des régions. «Il faut "désaguenayifier" le débat!», plaide-t-il. «C'est une question de contrôle des ressources naturelles par le Québec. Si le mont Royal était vendu à Disney, je serais aussi en colère.»

Il rappelle qu'au moment de la nationalisation de l'électricité, en 1963, Alcan avait été exemptée puisque c'était une compagnie canadienne, qu'elle créait de l'emploi dans la région et qu'elle utilisait l'essentiel de l'énergie fournie par le Saguenay pour la production d'aluminium. Il refuse toutefois de plaider pour la nationalisation du lit du Saguenay, mais il croit que cette «menace» pourrait servir d'argument de négociation afin d'obtenir des engagements en matière d'emploi de la part de l'entreprise.

Marc-Urbain Proulx, lui, souligne que d'«importantes réserves de gaz naturel viennent d'être largement nationalisées en Bolivie, comme ce fut le cas avec d'autres ressources ailleurs». Au reste, selon lui, c'est en grande partie grâce à la reconduction de baux et de garanties d'approvisionnement consenties par le gouvernement du Québec que la valeur d'Alcan a bondi de 50 $US en octobre 2006 à 101 $ tout récemment, au moment de l'achat par Rio Tinto.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 30 novembre 2007 08h02
    C'est pas trop grave ?
    « À l'extérieur du Saguenay-Lac-St-Jean, on ne savait pas que les Anglos possédaient le lit de leur rivière et les berges de leur beau et grand lac.

    Sylvain Gaudreault pourrait avoir donné une idée au maire Tremblay : Vendre le mont Royal à Disney, excepté Westmount, la défusionnée qui devrait joindre l'Ontario "la partition" en cas de souveraineté du Québec, l'oratoire St-Joseph, la croix "qu'il faudrait démolir bientôt si on se fie aux dires des Sikhs sur nos trop nombreux signes religieux incluant nos sapins de Noël" et les cimetières qui ne conviennent pas trop aux amusements. »

  • Jean-Paul Thivierge
    Abonné
    vendredi 30 novembre 2007 10h58
    Les citoyens du Québec aident ainsi la prospérité des actionnaires d'ALCAN-Rio Tinto !
    « En plus de profiter des berges du lac St Jean et du lit de la rivière Saguenay Alcan passe à Rio Tinto ses droits hydrauliques. Ainsi comme Alcan créait jadis des emplois dans la région les ressources hydrauliques n'ont pas été nationalisées avec Hydro-Québec par le gouvernement PLQ et René Lévesque.
    Mais maintenant on doit considérer que les processus de production sont améliorer alors on produit beaucoup plus d'aluminium avec beauccoup moins de personnes et beaucoup moins de Mégawatt heure.De plus Rio Tinto spécialiste de métaux primaires, se désengage de la transformation secondaire ou tertiaire. Alors elle Rio Tinto brade ses filiales de transformation et les emplois qui vont avec.
    De plus il y aurait à tenir compte que l'énergie produite par la force motrice de la rivière Saguenay doit être considérée comme un bien patrimonial appartenant à tous les Québécois. Alors les 22 TWh d'énergie patrimoniale qui ne sont pas payés à Hydro-Québec, ce qui représente présentement plus de 800 M$ et pour les coûts évités futurs ce sera le double et le triple ; donc les citoyens québécois donneront des milliards de dollars à chaque année pour contribuer à donner plus de prospérité aux actionnaires d'Alcan Rio Tinto et à d'autres si les installations sont revendues sans réviser les conditions et les redevances hydrauliques patrimoniales de production électrique de la rivière Saguenay et des ses affluents.

    En conclusion rapide grâce au bien public patrimonial PLUS DE PROFIT POUR LES ACTIONNAIRES ÉTRANGERS et MOINS D'EMPLOIS POUR LES QUÉBÉCOIS.

    Jean-Paul Thivierge
    analyste énergie et environnement

    Au vingtième siècle les québécois étaient porteurs d'eau et maintenant au vingt et unième siècle les québécois sont devenus donneurs d'énergie hydoélectrique propre propre propre ... »

  • Jean-Paul Thivierge
    Abonné
    vendredi 30 novembre 2007 12h02
    Le bien public patrimonial des québécois pour faire la prospérité des actionnaires d'Alcan-Rio Tinto...
    « Le bien public patrimonial des québécois mise à profit
    pour faire la prospérité des actionnaires d'ALCAN-Rio Tinto
    En plus de profiter des berges du lac St Jean et du lit de la rivière Saguenay Alcan passe à Rio Tinto ses droits hydrauliques. Ainsi comme Alcan créait jadis des emplois dans la région les ressources hydrauliques n'ont pas été nationalisées avec Hydro-Québec par le gouvernement PLQ et René Lévesque.
    Mais maintenant on doit considérer que les processus de production sont améliorer alors on produit beaucoup plus d'aluminium avec beauccoup moins de personnes et beaucoup moins de Mégawatt heure.De plus Rio Tinto spécialiste de métaux primaires, se désengage de la transformation secondaire ou tertiaire. Alors elle Rio Tinto brade ses filiales de transformation et les emplois qui vont avec.
    De plus il y aurait à tenir compte que l'énergie produite par la force motrice de la rivière Saguenay doit être considérée comme un bien patrimonial appartenant à tous les Québécois. Alors les 22 TWh d'énergie patrimoniale qui ne sont pas payés à Hydro-Québec, ce qui représente présentement plus de 800 M$ et pour les coûts évités futurs ce sera le double et le triple ; donc les citoyens québécois donneront des milliards de dollars à chaque année pour contribuer à donner plus de prospérité aux actionnaires d'Alcan Rio Tinto et à d'autres si les installations sont revendues sans réviser les conditions et les redevances hydrauliques patrimoniales de production électrique de la rivière Saguenay et des ses affluents.

    En conclusion rapide grâce au bien public patrimonial PLUS DE PROFIT POUR LES ACTIONNAIRES ÉTRANGERS et MOINS D'EMPLOIS POUR LES QUÉBÉCOIS.

    Jean-Paul Thivierge
    analyste énergie et environnement
    Ps ; Au vingtième siècle les québécois étaient porteurs d'eau
    et maintenant au vingt et unième siècle les québécois
    sont devenus donneurs d'énergie hydoélectrique propre... »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 30 novembre 2007 13h16
    Peur de quoi?
    « J'aurais aimé plus d'informations sur quelles peuvent être les conséquences négatives de ne posséder que le fond de la rivière...y'a t'il du pétrole?
    Tant qu'au menaces d'expropriation pour imposer une forme de gestion à la compagnie, ça me semble un peu trop communiste à mon goût. »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    vendredi 30 novembre 2007 13h35
    Encore une consultation.
    « À quoi cela nous sert-il d'élire des députés s'ils doivent toujours faire des appels aux consultations ? C'est à croire qu'il n'y a qu'une bande de têtes vides dans ce gouvernement.

    À part leurs salaires,nos fonctionnaires travaillent-ils pour le bien de Nous,leurs employeurs ou s'ils ne font que rêver à leurs retraites sur des terres étrangères ?

    Est-ce que nos fonctionnaires haut perchés sont tous aussi incompétents que leurs actes semblent le prouver ? Vendre la rivière à une multinationale, c'est, se refuser de vivre.

    Toutefois,il ne faudrait pas oublier que notre propre ( hum ) parlement trône sur des terres qui ne nous appartiennent pas. C'est tout dire.

    Qui donc a laissé cette transaction se faire sans mot dire et maudire ? On le sait,nos maux le disent.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Remi Couture
    Inscrit
    vendredi 30 novembre 2007 19h02
    Arrêtez de paniquer!
    « Ca fait plus de 100 ans que le fond du Saguenay a été cédé a des intérêts privés et personne ne s'en plaignait avant. Pourquoi maintenant faire un drame (On braconne du poisson anglais! On a cédé notre patrimoine aux étrangers!)? Les droits ont d'abord été cédés à la Duke Power, une compagnie américaine. Suite à diverses acquisitions et fusions, ces droits se retrouve maintenant au nom de Rio Tinto Alcan. Pendant tout ce temps, la rivière n'a pas bougé, l'eau à continuer de couler et le Saguenay Lac St-Jean s'est industrialisé. Le fait que le fond de la rivière appartienne à une compagnie (américaine, puis canadien et maintenant australo-anglaise) a-t-il nuit au développement de la région? Non. Est-ce une des causes des difficultés économiques actuelles de la région? Non.

    Un peu d'histoire.

    Au début du XX siècle, les Québécois émigraient vers les Etats-Unis pour trouver des emplois industriels et bénéficier des avantages de la vie moderne. Les gouvernements de l'époque ont décidé d'attirer les investisseurs étrangers au Québec afin de pouvoir offrir des emplois industriels ici et de mettre fin à l'émigration massive vers les Etats-Unis. Au Saguenay Lac St-Jean, pour faire construire les barrages par des capitaux américains, il a fallut faire un compromis et c'est été de céder les droits sur la rivière. Ca a permis à la région d'avoir de l'électricité, des usines de pâte à papier et des alumineries. Jusque dans les années 80s, personne ne se plaignait aux Saguenay Lac St-Jean. Plus de 80 ans de prospérité et de développement, selon moi ce n'est pas une mauvaise affaire.

    Ah les maudites multinationales!

    Dans les commentaires que j'ai lu, j'ai vu beaucoup de lieux communs dignes de l'extrême gauche française. Rio Tinto Alcan est accusé d'exploiter le Saguenay pour augmenter les profits de ces actionnaires. Qui sont-ils ces actionnaires? Je suis pas mal certain que plusieurs sont des fonds de pension, donc des travailleurs syndiqués qui ont cotisé pour se payer une retraite. DES TRAVAILLEURS SYNDIQUéS, DES RETRAITéS, il n'y pas pire capitaliste que ça! Sauvons le Saguenay de ces cupides!

    De manière générale, on accuse toujours la multinationale. Quand elle investie, elle pollue et détruit le mode de vie traditionnel. Quand elle engage, elle exploite. Quand elle est profitable, elle exploite aussi. Quand elle renvoie, elle est sans pitié et elle détruit la communauté. Les critiques qu'on lit sur Rio Tinto Alcan sont toutes dans ce registre. Cependant, tous les mois on reçoit son salaire et on essaie d'y placer son fils ou sa fille!

    On reproche à Rio Tinto Alcan d'exploiter les ressources de la région et de ne pas créer d'emploie en retour. Mais c'est la technologie qui permet d'employer moins de gens pour produire plus. On ne peut pas lui demander de venir en arrière. Que les alumineries soient présentes au Saguenay Lac St-Jean est une bonne chose, mais la région doit à être moins dépendant d'Alcan et diversifier son économie. Le débat sur les droits du fond de la rivière n'aidera pas à diversifier l'économie régionale.

    Conclusion

    Comme je le disais, arrêtons de paniquer. Il n'y a rien de nouveau dans l'affaire. Aujourd'hui, les droits de la rivière appartiennent à Rio Tinto Alcan, demain ils pourront appartenir à une autre entreprise où au gouvernement, dans tous les cas, l'eau va continuer de couler. Le Québec ne s'est pas fait exploiter. C'est un débat facultatif. Les gens du Saguenay Lac St-Jean devraient concentrer leur énergie sur d'autres problèmes, tel que la transformation de l'aluminium, la diversification de l'économie, le développement de l'exportation et l'éducation. »

  • Richard Larouche
    Inscrit
    vendredi 30 novembre 2007 21h08
    Bachand vie sur une autre planète
    « Il n'est pas normal qu'une entreprise soit propriétaire du lit d'une rivière, qu'elle soit canadienne ou de n'importe quelle autre nationalité. Raymond Bachand est dérisible quand il ose critiquer Pauline Marois de s'opposer à cette situation. La consultation n'est certes pas le moyen idéal, le gouvernement de Québec aurait simplement à se tenir debout comme ceux de Bolivie et du Vénézuela ont su le faire dans les dernières années. Mais, avec un gouvernement libéral qui ne sait que faire de l'à-plat-ventrisme devant les grosses poches, il faudra que le peuple québécois se réveille pour que ça arrive et, malheureusement, il dort au gaz.

    J'ai bondi de ma chaise en apprenant cette nouvelle absurde et horrible, mais surtout totalement inacceptable. S'ils étaient seulement locataires, avec un bail qui a du bon sens et qu'ils payaient des redevances à l'État,ça pourrait avoir plus d'allure. Mais présentement, c'est absolument ridicule. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 1 décembre 2007 08h11
    Au secours !
    « Bien OUI, on doit supporter les Anglos jusque dans nos lits. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
8 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Idées
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009