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Le brut baisse grâce à Dean

21 août 2007  Économie
Un employé de Pemex, la société nationale des pétroles mexicains, loin de l’ouragan Dean.
Photo : Agence Reuters
Un employé de Pemex, la société nationale des pétroles mexicains, loin de l’ouragan Dean.
New York — Les prix du pétrole brut ont baissé hier à New York, la trajectoire suivie par l'ouragan Dean ne représentant plus une menace évidente pour l'industrie pétrolière.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre a cédé 86 cents, clôturant à 71,12 $. Alors qu'ils avaient entamé un rebond vendredi, les cours du pétrole ont inversé la tendance hier et ont nettement baissé, au fur et à mesure que la trajectoire de l'ouragan Dean, classé en catégorie 4 (sur une échelle de 5), se faisait plus précise. Premier ouragan de la saison dans le bassin Atlantique, Dean, qui a déjà fait cinq morts en Martinique, en Haïti et en République dominicaine, a également frappé la Jamaïque et se rapproche de Bélize et du Mexique.

En continuant son chemin vers l'ouest, le cyclone devrait donc épargner les côtes américaines. Rassurée par la trajectoire de Dean, la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell a ainsi cessé d'évacuer le personnel en poste sur ses infrastructures du Golfe de Mexique. Shell avait évacué 380 personnes samedi, et 200 personnes dimanche, parmi le personnel «non-essentiel» à la production pétrolière. Les pertes de production occasionnées par la menace de Dean se sont montées à 39 000 barils par jour de pétrole et 97,5 millions de pieds cubes par jour de gaz naturel.

En revanche, les installations mexicaines, les plus au sud du Golfe, n'étaient pas à l'abri.

La société nationale des pétroles mexicains (Pemex) a annoncé hier la fermeture totale des puits et de ses installations dans la zone de Campeche, ainsi que l'évacuation totale des travailleurs encore sur les plates-formes pétrolières.

«Le marché a peut-être un peu trop vite réagi et n'a pas pris entièrement en considération l'ampleur de la production qui est encore menacée dans la région de Campeche», a souligné John Kilduff, analyste de MF Global.






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