Les marchés boursiers se ressaisissent
Photo : Agence Reuters
Le courtier Jay Aldrich en plein travail, hier, sur le parterre du Chicago Mercantile Exchange. La plupart des Bourses en Amérique du Nord ont tenu bon, freinant la chute de la veille.
Après le mouvement de correction qui a débuté en Asie pour se répandre à toutes les grandes Bourses du monde mardi, les marchés nord-américains ont tenu bon hier, terminant la journée au point mort, voire en légère hausse. Les marchés européens, de leur côté, ont ajouté une nouvelle baisse.
La Bourse de Toronto, qui a vécu mardi sa pire dégelée depuis 2004 pour un total de 365 points, a clôturé la séance à 13 045 points, en hausse d'un cheveu. À New York, l'indice Dow Jones a grimpé de 0,43 % à 12 269 points après avoir dégringolé de plus de 3 % la veille, la septième chute en importance de son histoire et la plus importante depuis les événements du 11 septembre 2001.
Le parquet torontois, soutenu par le rebond significatif des secteurs de l'or, des métaux et des matériaux, a d'abord montré une certaine hésitation. Dans les 45 premières minutes d'échanges, il reculait encore de 0,7 %. Il s'est ensuite rapidement repris, à l'instar de la Bourse de New York, du Nasdaq et du S&P 500.
La société minière Fording Canadian Coal Trust a grimpé de 6 % à 29,45 $, alors que Bema Gold s'est offert 5 % à 7,32 $ et que Kinross Gold a grimpé de 3,8 % à 16,44 $. Dans les matériaux, Catalyst Paper a bondi de 4 % à 3,45 $ et Ivanhoe Minerals s'est hissée de 2,4 % à 11,85 $.
La journée d'hier a notamment été marquée par une confirmation troublante à New York au sujet des systèmes informatiques de la Bourse qui ont connu de sérieux problèmes au plus fort de la vente mardi.
La société Dow Jones, qui gère l'indice des 30 grandes entreprises industrielles à Wall Street, a confirmé qu'un problème s'est manifesté de 13h50 à 15h et qu'il se traduisait essentiellement par une surestimation de l'indice. C'est pour cette raison que la correction du problème, à 15h, s'est traduite par une soudaine chute de 200 points. «Dow Jones Indexes continue d'enquêter sur la cause du problème», a dit la compagnie dans un communiqué.
Bernanke rassure
Le soulagement de mi-matinée sur les marchés est survenu après que le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, eut affirmé à un comité du Congrès américain que les marchés «fonctionnaient bien» au lendemain de la tourmente de mardi.
«Les propos de M. Bernanke ont permis au marché de résister à trois indicateurs inférieurs aux attentes», a noté Al Goldman, d'AG Edwards.
La croissance américaine a été révisée en nette baisse au 4e trimestre 2006, à 2,2 % au lieu des 3,5 % annoncés initialement (en rythme annuel), quand les analystes tablaient sur une révision à 2,3 %. L'indice d'activité dans le secteur industriel de la région de Chicago a par ailleurs diminué à 47,9 points en février contre 48,8 points en janvier, là où les analystes tablaient sur un indice à 50 points.
Par ailleurs, les ventes de logements neufs ont enfin diminué de 16,6 % en janvier par rapport à décembre aux États-Unis, pour atteindre 937 000 unités en rythme annuel, quand les analystes tablaient sur 1,080 million de ventes.
«Le ralentissement de l'économie américaine au premier trimestre était attendu», a toutefois tempéré Marc Pado, de Cantor Fitzgerald.
Les marchés chinois ont eux aussi repris à la hausse hier. L'agence financière Bloomberg rapportait que des informations officielles annonçaient la non-imposition des gains en capital et l'autorisation pour les étrangers d'acheter plus d'actions chinoises.
La plongée de 8,8 % observée mardi est survenue en réaction aux indications du gouvernement, selon lequel il faudrait un jour resserrer la réglementation autour des investissements par emprunt.
En sol européen, la Bourse de Londres a de nouveau reculé, soit de 1,8 %. La Bourse de Francfort a terminé sur une baisse de 1,5 % alors que la Bourse de Paris a fléchi de 1,3 %.
Le Devoir
Avec l'Agence France-Presse
La Bourse de Toronto, qui a vécu mardi sa pire dégelée depuis 2004 pour un total de 365 points, a clôturé la séance à 13 045 points, en hausse d'un cheveu. À New York, l'indice Dow Jones a grimpé de 0,43 % à 12 269 points après avoir dégringolé de plus de 3 % la veille, la septième chute en importance de son histoire et la plus importante depuis les événements du 11 septembre 2001.
Le parquet torontois, soutenu par le rebond significatif des secteurs de l'or, des métaux et des matériaux, a d'abord montré une certaine hésitation. Dans les 45 premières minutes d'échanges, il reculait encore de 0,7 %. Il s'est ensuite rapidement repris, à l'instar de la Bourse de New York, du Nasdaq et du S&P 500.
La société minière Fording Canadian Coal Trust a grimpé de 6 % à 29,45 $, alors que Bema Gold s'est offert 5 % à 7,32 $ et que Kinross Gold a grimpé de 3,8 % à 16,44 $. Dans les matériaux, Catalyst Paper a bondi de 4 % à 3,45 $ et Ivanhoe Minerals s'est hissée de 2,4 % à 11,85 $.
La journée d'hier a notamment été marquée par une confirmation troublante à New York au sujet des systèmes informatiques de la Bourse qui ont connu de sérieux problèmes au plus fort de la vente mardi.
La société Dow Jones, qui gère l'indice des 30 grandes entreprises industrielles à Wall Street, a confirmé qu'un problème s'est manifesté de 13h50 à 15h et qu'il se traduisait essentiellement par une surestimation de l'indice. C'est pour cette raison que la correction du problème, à 15h, s'est traduite par une soudaine chute de 200 points. «Dow Jones Indexes continue d'enquêter sur la cause du problème», a dit la compagnie dans un communiqué.
Bernanke rassure
Le soulagement de mi-matinée sur les marchés est survenu après que le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, eut affirmé à un comité du Congrès américain que les marchés «fonctionnaient bien» au lendemain de la tourmente de mardi.
«Les propos de M. Bernanke ont permis au marché de résister à trois indicateurs inférieurs aux attentes», a noté Al Goldman, d'AG Edwards.
La croissance américaine a été révisée en nette baisse au 4e trimestre 2006, à 2,2 % au lieu des 3,5 % annoncés initialement (en rythme annuel), quand les analystes tablaient sur une révision à 2,3 %. L'indice d'activité dans le secteur industriel de la région de Chicago a par ailleurs diminué à 47,9 points en février contre 48,8 points en janvier, là où les analystes tablaient sur un indice à 50 points.
Par ailleurs, les ventes de logements neufs ont enfin diminué de 16,6 % en janvier par rapport à décembre aux États-Unis, pour atteindre 937 000 unités en rythme annuel, quand les analystes tablaient sur 1,080 million de ventes.
«Le ralentissement de l'économie américaine au premier trimestre était attendu», a toutefois tempéré Marc Pado, de Cantor Fitzgerald.
Les marchés chinois ont eux aussi repris à la hausse hier. L'agence financière Bloomberg rapportait que des informations officielles annonçaient la non-imposition des gains en capital et l'autorisation pour les étrangers d'acheter plus d'actions chinoises.
La plongée de 8,8 % observée mardi est survenue en réaction aux indications du gouvernement, selon lequel il faudrait un jour resserrer la réglementation autour des investissements par emprunt.
En sol européen, la Bourse de Londres a de nouveau reculé, soit de 1,8 %. La Bourse de Francfort a terminé sur une baisse de 1,5 % alors que la Bourse de Paris a fléchi de 1,3 %.
Le Devoir
Avec l'Agence France-Presse
Haut de la page

