Le FMI revoit à la baisse ses prévisions pour l'économie canadienne
14 février 2007
Économie
Washington — Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en baisse son estimation de la croissance du PIB du Canada pour 2007, à 2,5 %, au lieu des 3 % prévus en septembre, un ralentissement lié en partie à celui de l'économie des États-Unis, a-t-il indiqué dans un rapport paru hier.
Le Fonds a aussi révisé en baisse son estimation de la croissance du Canada en 2006, à 2,8 % au lieu des 3,1 % prévus en septembre, en raison surtout d'une baisse des exportations nettes, a-t-il précisé dans une note sur l'économie canadienne.
Le Canada marque ainsi un ralentissement par rapport aux 3,3 % de croissance réalisés en 2004 et aux 2,9 % enregistrés en 2005, souligne le Fonds.
Le FMI prévoit un rebond en 2008, avec une croissance de 3 %, mais reste prudent sur les années qui viennent. «Les solides performances économiques devraient se poursuivre malgré ce ralentissement récent», mais le Canada subit un risque «étant donnée la possibilité d'un ralentissement plus fort que prévu aux États-Unis», auquel le Canada serait «particulièrement vulnérable», commente-t-il.
«Les fortes variations de prix des matières premières ont exacerbé les disparités régionales, ce qui a nécessité des transferts de ressources entre secteurs et entre régions, compliqué la politique monétaire et élargi les différences de capacités fiscales entre les provinces», a aussi souligné le FMI.
La baisse du chômage réalisée en 2006 reflète elle aussi «de grandes disparités régionales, avec une croissance de la production, des salaires et des prix, en particulier des prix immobiliers, beaucoup plus rapide dans les provinces occidentales, notamment en Alberta, que dans le reste du pays».
En 2006, la demande interne est restée le principal moteur de l'économie, avec une consommation privée en hausse de 3,8 % et des investissements d'équipements des entreprises qui ont bondi de 8,7 %. En revanche les exportations nettes ont reculé de 1,3 %, estime le FMI, après déjà une baisse de 1,6 % en 2005, ce qui a pesé sur la croissance.
En 2007, la consommation privée devrait ralentir, ainsi que l'investissement des entreprises et encore davantage les investissements publics, mais les exportations nettes devraient afficher un recul limité à 0,3 %.
Le FMI a félicité les autorités canadiennes pour leur politique fiscale et monétaire, notamment la politique de maintien des taux de la Banque du Canada, alors que l'inflation est contenue, ainsi que la réduction de la dette et de diminution des impôts.
Il a cependant recommandé «une poursuite de la réduction de la dette et des mesures visant à contenir les dépenses publiques en matière de santé».
Il a aussi souhaité une réduction des impôts sur le capital, la levée des restrictions à l'investissement étranger direct, l'élimination des barrières commerciales et des obstacles à la mobilité des travailleurs entre les provinces, l'accroissement de la souplesse du système d'immigration ainsi qu'une plus grande ouverture aux produits agricoles importés.
Le Fonds a aussi révisé en baisse son estimation de la croissance du Canada en 2006, à 2,8 % au lieu des 3,1 % prévus en septembre, en raison surtout d'une baisse des exportations nettes, a-t-il précisé dans une note sur l'économie canadienne.
Le Canada marque ainsi un ralentissement par rapport aux 3,3 % de croissance réalisés en 2004 et aux 2,9 % enregistrés en 2005, souligne le Fonds.
Le FMI prévoit un rebond en 2008, avec une croissance de 3 %, mais reste prudent sur les années qui viennent. «Les solides performances économiques devraient se poursuivre malgré ce ralentissement récent», mais le Canada subit un risque «étant donnée la possibilité d'un ralentissement plus fort que prévu aux États-Unis», auquel le Canada serait «particulièrement vulnérable», commente-t-il.
«Les fortes variations de prix des matières premières ont exacerbé les disparités régionales, ce qui a nécessité des transferts de ressources entre secteurs et entre régions, compliqué la politique monétaire et élargi les différences de capacités fiscales entre les provinces», a aussi souligné le FMI.
La baisse du chômage réalisée en 2006 reflète elle aussi «de grandes disparités régionales, avec une croissance de la production, des salaires et des prix, en particulier des prix immobiliers, beaucoup plus rapide dans les provinces occidentales, notamment en Alberta, que dans le reste du pays».
En 2006, la demande interne est restée le principal moteur de l'économie, avec une consommation privée en hausse de 3,8 % et des investissements d'équipements des entreprises qui ont bondi de 8,7 %. En revanche les exportations nettes ont reculé de 1,3 %, estime le FMI, après déjà une baisse de 1,6 % en 2005, ce qui a pesé sur la croissance.
En 2007, la consommation privée devrait ralentir, ainsi que l'investissement des entreprises et encore davantage les investissements publics, mais les exportations nettes devraient afficher un recul limité à 0,3 %.
Le FMI a félicité les autorités canadiennes pour leur politique fiscale et monétaire, notamment la politique de maintien des taux de la Banque du Canada, alors que l'inflation est contenue, ainsi que la réduction de la dette et de diminution des impôts.
Il a cependant recommandé «une poursuite de la réduction de la dette et des mesures visant à contenir les dépenses publiques en matière de santé».
Il a aussi souhaité une réduction des impôts sur le capital, la levée des restrictions à l'investissement étranger direct, l'élimination des barrières commerciales et des obstacles à la mobilité des travailleurs entre les provinces, l'accroissement de la souplesse du système d'immigration ainsi qu'une plus grande ouverture aux produits agricoles importés.
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