Vallée-Jonction - Les syndiqués acceptent à 62 % la quatrième offre d'Olymel
Photo : Agence Reuters
Même si les syndiqués de l’usine de Vallée-Jonction ont accepté l’offre de leur patron à 62,2 %, on ne peut pas dire que les deux parties s’entendent pour autant aussi bien que ces deux cochons, plusieurs travailleurs étant très déçus du r
Ce ne fut pas sans peine, mais Olymel a finalement obtenu ce qu'elle voulait des employés de son abattoir de Vallée-Jonction, à savoir une baisse substantielle de 30 % de la masse salariale. Il aura fallu une quatrième assemblée générale et des débats douloureux parmi les syndiqués pour en arriver hier à un vote secret de 62,2 % en faveur de la recommandation du conciliateur, Jean Poirier, d'accepter la proposition patronale à quelques modifications près.
Sur les 891 syndiqués actuellement à l'emploi de l'usine, 861 ont participé à l'assemblée générale tenue à Tring Jonction; 531 ont voté en faveur de la recommandation, 322 ont voté contre et huit se sont abstenus. Le syndicat reconnaît que la pression qui pèse sur les travailleurs depuis plusieurs semaines a incité ceux-ci à réviser leur position. Mais il y a aussi le fait qu'«Olymel a fait preuve d'un début de respect» en accordant certaines concessions, notamment la conservation de l'actuelle convention collective jusqu'à son expiration en septembre 2007, ainsi que le respect du droit de choisir le moment des vacances et le maintien d'un poste de santé et sécurité au travail.
Néanmoins, plusieurs travailleurs sont très déçus du recul salarial qui leur sera imposé à la fin de la présente convention, ce qui donnera le temps à certains d'entre eux d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Gino Provencher, le président du syndicat, s'est montré après ce vote aussi calme que d'habitude en mentionnant que l'exécutif syndical avait travaillé dans la transparence en faisant appel au dialogue et au respect. «Il appartient maintenant à Olymel de livrer la marchandise», a-t-il dit. Quand on lui a demandé son évaluation du moral des troupes au terme de cette dure lutte, M. Provencher a reconnu que les derniers mois avaient été épuisants et qu'il fallait laisser retomber la poussière. «Nous voulons prendre quelque temps pour analyser la situation et nous sommes toujours en place», a-t-il dit, en rappelant à l'employeur qu'il lui appartient maintenant de se commettre et de participer à la relance de l'industrie.
Jean Lortie, président de la Fédération du commerce de la CSN, a ajouté ce commentaire: «En effet, si la décision d'aujourd'hui sort l'usine de Vallée-Jonction et la région d'une certaine tourmente, il ne faudrait pas croire pour autant que l'industrie porcine ne souffre d'aucun problème structurel. Pour se sortir définitivement de la crise et faire évoluer cette industrie, Olymel ne peut continuer à se comporter comme elle le fait, en imposant ses vues et en refusant de reconnaître le syndicat comme un interlocuteur valable. Elle doit prendre acte des effets pervers de sa gestion des relations de travail sur le climat de travail. Nous demandons à Olymel et à la Coop fédérée de s'engager à travailler plutôt à développer des relations de travail constructives.»
En outre, Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a fait savoir au syndicat qu'elle mettra tout en oeuvre pour que le gouvernement prenne ses responsabilités. «Le gouvernement du Québec doit assurer un véritable leadership pour la relance de l'industrie porcine au Québec», soutient-elle.
Pour sa part, la direction d'Olymel s'est montrée particulièrement réservée hier dans sa réaction à ce vote allant dans le sens de ses attentes. «La direction d'Olymel se réjouit du résultat du vote tenu par ses employés, membres du syndicat de son usine d'abattage et de découpe de viande de porc de Vallée-Jonction. L'entreprise salue l'engagement de ses employés et de leurs dirigeants syndicaux envers la survie de cet établissement», a-t-elle fait savoir dans un communiqué, annonçant du même coup qu'elle donnerait aujourd'hui une conférence de presse pour faire part de ses commentaires sur l'acceptation de la proposition mise en avant par le conciliateur.
Réjean Nadeau, président-directeur général d'Olymel, qui revient tout juste d'un voyage éclair au Japon pour aller discuter et sans doute rassurer des clients, participe à cette réunion de presse en compagnie du négociateur Lucien Bouchard et du vice-président exécutif Paul Beauchamp.
Sur les 891 syndiqués actuellement à l'emploi de l'usine, 861 ont participé à l'assemblée générale tenue à Tring Jonction; 531 ont voté en faveur de la recommandation, 322 ont voté contre et huit se sont abstenus. Le syndicat reconnaît que la pression qui pèse sur les travailleurs depuis plusieurs semaines a incité ceux-ci à réviser leur position. Mais il y a aussi le fait qu'«Olymel a fait preuve d'un début de respect» en accordant certaines concessions, notamment la conservation de l'actuelle convention collective jusqu'à son expiration en septembre 2007, ainsi que le respect du droit de choisir le moment des vacances et le maintien d'un poste de santé et sécurité au travail.
Néanmoins, plusieurs travailleurs sont très déçus du recul salarial qui leur sera imposé à la fin de la présente convention, ce qui donnera le temps à certains d'entre eux d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Gino Provencher, le président du syndicat, s'est montré après ce vote aussi calme que d'habitude en mentionnant que l'exécutif syndical avait travaillé dans la transparence en faisant appel au dialogue et au respect. «Il appartient maintenant à Olymel de livrer la marchandise», a-t-il dit. Quand on lui a demandé son évaluation du moral des troupes au terme de cette dure lutte, M. Provencher a reconnu que les derniers mois avaient été épuisants et qu'il fallait laisser retomber la poussière. «Nous voulons prendre quelque temps pour analyser la situation et nous sommes toujours en place», a-t-il dit, en rappelant à l'employeur qu'il lui appartient maintenant de se commettre et de participer à la relance de l'industrie.
Jean Lortie, président de la Fédération du commerce de la CSN, a ajouté ce commentaire: «En effet, si la décision d'aujourd'hui sort l'usine de Vallée-Jonction et la région d'une certaine tourmente, il ne faudrait pas croire pour autant que l'industrie porcine ne souffre d'aucun problème structurel. Pour se sortir définitivement de la crise et faire évoluer cette industrie, Olymel ne peut continuer à se comporter comme elle le fait, en imposant ses vues et en refusant de reconnaître le syndicat comme un interlocuteur valable. Elle doit prendre acte des effets pervers de sa gestion des relations de travail sur le climat de travail. Nous demandons à Olymel et à la Coop fédérée de s'engager à travailler plutôt à développer des relations de travail constructives.»
En outre, Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a fait savoir au syndicat qu'elle mettra tout en oeuvre pour que le gouvernement prenne ses responsabilités. «Le gouvernement du Québec doit assurer un véritable leadership pour la relance de l'industrie porcine au Québec», soutient-elle.
Pour sa part, la direction d'Olymel s'est montrée particulièrement réservée hier dans sa réaction à ce vote allant dans le sens de ses attentes. «La direction d'Olymel se réjouit du résultat du vote tenu par ses employés, membres du syndicat de son usine d'abattage et de découpe de viande de porc de Vallée-Jonction. L'entreprise salue l'engagement de ses employés et de leurs dirigeants syndicaux envers la survie de cet établissement», a-t-elle fait savoir dans un communiqué, annonçant du même coup qu'elle donnerait aujourd'hui une conférence de presse pour faire part de ses commentaires sur l'acceptation de la proposition mise en avant par le conciliateur.
Réjean Nadeau, président-directeur général d'Olymel, qui revient tout juste d'un voyage éclair au Japon pour aller discuter et sans doute rassurer des clients, participe à cette réunion de presse en compagnie du négociateur Lucien Bouchard et du vice-président exécutif Paul Beauchamp.
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