lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 01h03


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le Fonds de solidarité souffre de la crise de l'industrie forestière

2 octobre 2006  Économie
Le Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) souffre de la crise qui frappe l'industrie forestière et le secteur manufacturier en général, a confirmé samedi le président de la centrale syndicale, Henri Massé.

Si aucune décision n'est prise par les gouvernements fédéral et provincial, M. Massé et le Fonds sont «convaincus qu'il n'y a plus d'avenir dans le secteur manufacturier» au Québec. L'industrie du bois d'oeuvre a été secouée par le long litige commercial avec les États-Unis, qui vient de se régler cet été, tandis que l'industrie manufacturière québécoise est mise à mal par les importations chinoises.

Le syndicaliste craint d'ailleurs que les Américains ne profitent de la crise pour mettre la main sur les entreprises forestières québécoises. «Dans le secteur manufacturier, s'il y a aucune décision de nos paliers de gouvernements, ça va être une véritable catastrophe», a-t-il assuré dans une conférence de presse à la suite de l'assemblée générale annuelle du Fonds, samedi, à Montréal.

«Dans le secteur de la forêt, on est rendus à 10 000 emplois [perdus], puis on peut parler encore d'un autre 10 000 et même plus. [Dans les] vêtements textiles, c'est la même chose. Puis dans l'ensemble du secteur manufacturier, que ce soit les vélos, le meuble, on est frappé par les importations de Chine de plein fouet. S'il n'y a aucune décision de prise, on est convaincu qu'il n'y a plus d'avenir dans le secteur manufacturier au Québec.»

M. Massé a déclaré dans son discours devant les actionnaires du Fonds qu'il avait l'impression que «les gouvernements ont démissionné» dans leur appui à ces domaines ébranlés.

Il a réclamé des «mesures pas mal plus costaudes», telles que des investissements en technologie. La FTQ demande aussi l'abolition de la taxe sur le capital, puisque les compagnies ne sont pas en phase d'investissement, mais essaient de survivre.

Sans nommer de cas précis, M. Massé a évoqué que le Fonds de la FTQ avait investi dans des entreprises forestières pour restructurer, faire une transition familiale ou ajouter de produits. «Mais c'est un grand coup d'épée dans l'eau, nos actions ne donnent pas grand-chose» actuellement, a-t-il concédé, en ajoutant que le Fonds ne peut arriver tout seul à revitaliser le secteur.

Vulnérables, les entreprises forestières du Québec pourraient devenir des proies faciles pour les Américains, estime-t-il.

«Cela nous fait peur. La forêt est encore là, les équipements sont encore là, les travailleurs et leur expertise sont encore là. Quelqu'un de l'extérieur aura encore plus de chance de mettre la main sur notre industrie.»

Le président du Fonds de solidarité, Yvon Bolduc, a par ailleurs estimé que le rendement du Fonds serait moins bon en 2006-2007 qu'en 2005-2006. Le premier semestre a été plus difficile, a-t-il énoncé, il y a eu de nombreuses prises de profits à la bourse, les prix de l'énergie ont baissé, alors que le Fonds détient des actions dans ce domaine, ainsi qu'en biotechnologie, qui est en cycle baissier.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009