Le groupe TVA licencie des cadres
Photo : Agence Reuters
Luc Lavoie, vice-président exécutif de Quebecor, affirme que c’est la «révolution de la télévision à l’heure actuelle» et la baisse des profits de TVA qui force le groupe à revoir complètement les modèles d’affaires de l’entreprise. TV
Les problèmes financiers de TVA ont été illustrés de façon très concrète hier, alors que près de 25 cadres et hauts dirigeants ont été licenciés à Montréal.
Une vingtaine de directeurs sont partis, ainsi que quatre vice-présidents, principalement dans les secteurs de l'exploitation et dans la filiale JPL Productions de TVA. La programmation de TVA en tant que telle n'est pas touchée, ni les Publications TVA ou TVA Films.
Le chef de la direction financière, Paul Buron, a été remercié, ainsi que les responsables des ressources humaines, de l'exploitation et du développement. Ce dernier poste a été aboli, mais les autres devraient être comblés bientôt. TVA a d'ailleurs déjà embauché Denis Rozon comme responsable des finances. Celui-ci oeuvrait chez Astral, où il avait été responsable du lancement du service Radiolibre.ca.
TVA a par ailleurs annoncé l'abolition de tout un niveau de cadres, celui des directeurs, dont les tâches seront redistribuées parmi le personnel toujours en place.
En entrevue à la Presse canadienne, le vice-président exécutif de Quebecor, Luc Lavoie, a expliqué qu'après 45 ans, la structure de TVA était devenue trop lourde et devait être modernisée. L'élimination de postes se traduira évidemment par des économies pour l'entreprise, «mais cela n'a pas été le facteur principal», a-t-il affirmé. «La révolution de la télévision à l'heure actuelle, avec laquelle tous les télédiffuseurs doivent composer, fait en sorte qu'il faut bouger maintenant, parce que c'est maintenant que les résultats ne sont pas bons», a-t-il martelé.
Le bras droit de Pierre Karl Péladeau a qualifié d'inacceptable la baisse du bénéfice de la société pour les six premiers mois de l'année. Pour la période, la compagnie a déclaré un profit de 10,7 millions de dollars, comparativement à 17 millions au premier semestre de 2005.
«En éliminant un niveau de cadres, nous sommes convaincus que la prise de décision sera grandement accélérée et que l'efficacité de toute l'entreprise sera améliorée», a pour sa part fait valoir le p.-d.g. de TVA, Pierre Dion.
La baisse des profits de TVA inquiète ses dirigeants, qui sont en train de revoir complètement les modèles d'affaires de l'entreprise. L'hiver dernier, TVA a sonné le glas des séries dramatiques jugées trop coûteuses (les séries dites «lourdes»), mettant fin aux émissions Vice caché et Un homme mort.
Lors du lancement de la saison d'automne il y a quelques jours, la directrice des programmes de TVA, France Lauzière, a indiqué que TVA cherchait maintenant des séries coûtant moins de 600 000 $ l'heure (Un homme mort coûtait plus de 900 000$ l'heure). La programmation d'automne de TVA ne comporte presque pas de nouveautés, le réseau préférant proposer des productions dont la réputation est déjà bien établie.
Mais TVA entend également accentuer son virage technologique sur Internet cet automne, entre autres en offrant des émissions d'informations et des bulletins de nouvelles sur son site Internet en temps réel. Les chaînes spécialisées LCN et Argent doivent également être diffusées sur Internet à compter d'octobre.
Le groupe TVA tente également de développer de nouveaux modèles d'affaires avec la vidéo sur demande, en offrant des émissions à commander par le service Illico de Vidéotron. Ainsi, la série Nos étés 2, qui sera présentée en septembre sur TVA, pouvait être commandée cet hiver sur le service Illico par les consommateurs prêts à payer pour ce faire.
Le CRTC doit tenir en novembre une grande audience publique sur la télévision commerciale et il est prévu que Quebecor/TVA en profite pour demander à l'organisme fédéral de revoir les règles de financement de la télévision conventionnelle, dans un contexte où les chaînes spécialisées grignotent inexorablement l'écoute des grandes chaînes (les chaînes spécialisées accaparent maintenant plus de 30 % de l'écoute totale des francophones au Québec).
Hier midi, à la Bourse de Toronto, l'action de TVA valait 14,62 $, en baisse de 0,39 $.
Avec la Presse canadienne
Une vingtaine de directeurs sont partis, ainsi que quatre vice-présidents, principalement dans les secteurs de l'exploitation et dans la filiale JPL Productions de TVA. La programmation de TVA en tant que telle n'est pas touchée, ni les Publications TVA ou TVA Films.
Le chef de la direction financière, Paul Buron, a été remercié, ainsi que les responsables des ressources humaines, de l'exploitation et du développement. Ce dernier poste a été aboli, mais les autres devraient être comblés bientôt. TVA a d'ailleurs déjà embauché Denis Rozon comme responsable des finances. Celui-ci oeuvrait chez Astral, où il avait été responsable du lancement du service Radiolibre.ca.
TVA a par ailleurs annoncé l'abolition de tout un niveau de cadres, celui des directeurs, dont les tâches seront redistribuées parmi le personnel toujours en place.
En entrevue à la Presse canadienne, le vice-président exécutif de Quebecor, Luc Lavoie, a expliqué qu'après 45 ans, la structure de TVA était devenue trop lourde et devait être modernisée. L'élimination de postes se traduira évidemment par des économies pour l'entreprise, «mais cela n'a pas été le facteur principal», a-t-il affirmé. «La révolution de la télévision à l'heure actuelle, avec laquelle tous les télédiffuseurs doivent composer, fait en sorte qu'il faut bouger maintenant, parce que c'est maintenant que les résultats ne sont pas bons», a-t-il martelé.
Le bras droit de Pierre Karl Péladeau a qualifié d'inacceptable la baisse du bénéfice de la société pour les six premiers mois de l'année. Pour la période, la compagnie a déclaré un profit de 10,7 millions de dollars, comparativement à 17 millions au premier semestre de 2005.
«En éliminant un niveau de cadres, nous sommes convaincus que la prise de décision sera grandement accélérée et que l'efficacité de toute l'entreprise sera améliorée», a pour sa part fait valoir le p.-d.g. de TVA, Pierre Dion.
La baisse des profits de TVA inquiète ses dirigeants, qui sont en train de revoir complètement les modèles d'affaires de l'entreprise. L'hiver dernier, TVA a sonné le glas des séries dramatiques jugées trop coûteuses (les séries dites «lourdes»), mettant fin aux émissions Vice caché et Un homme mort.
Lors du lancement de la saison d'automne il y a quelques jours, la directrice des programmes de TVA, France Lauzière, a indiqué que TVA cherchait maintenant des séries coûtant moins de 600 000 $ l'heure (Un homme mort coûtait plus de 900 000$ l'heure). La programmation d'automne de TVA ne comporte presque pas de nouveautés, le réseau préférant proposer des productions dont la réputation est déjà bien établie.
Mais TVA entend également accentuer son virage technologique sur Internet cet automne, entre autres en offrant des émissions d'informations et des bulletins de nouvelles sur son site Internet en temps réel. Les chaînes spécialisées LCN et Argent doivent également être diffusées sur Internet à compter d'octobre.
Le groupe TVA tente également de développer de nouveaux modèles d'affaires avec la vidéo sur demande, en offrant des émissions à commander par le service Illico de Vidéotron. Ainsi, la série Nos étés 2, qui sera présentée en septembre sur TVA, pouvait être commandée cet hiver sur le service Illico par les consommateurs prêts à payer pour ce faire.
Le CRTC doit tenir en novembre une grande audience publique sur la télévision commerciale et il est prévu que Quebecor/TVA en profite pour demander à l'organisme fédéral de revoir les règles de financement de la télévision conventionnelle, dans un contexte où les chaînes spécialisées grignotent inexorablement l'écoute des grandes chaînes (les chaînes spécialisées accaparent maintenant plus de 30 % de l'écoute totale des francophones au Québec).
Hier midi, à la Bourse de Toronto, l'action de TVA valait 14,62 $, en baisse de 0,39 $.
Avec la Presse canadienne
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