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Les femmes et les jeunes sont plus présents sur le marché du travail

21 juin 2006  Économie
Le nombre de femmes, de jeunes et de personnes âgées de 55 ans et plus sur le marché du travail a augmenté entre 1997 et 2005, selon des données diffusées hier par l'Institut de la statistique du Québec.

L'Annuaire québécois des statistiques du travail révèle en effet que les taux d'activité et d'emploi des femmes ont augmenté plus vite que ceux des hommes dans l'intervalle étudié. De même, la croissance du contingent des 55 ans et plus dans la population active a été la plus forte de tous les groupes d'âge.

La part féminine de la population active s'est accrue de 17,9 %, par rapport à 9,3 % pour la part masculine. Aussi, les femmes sont de plus en plus scolarisées et la croissance de l'emploi chez les diplômées universitaires est plus forte que chez leurs confrères masculins. D'ailleurs, les deux tiers des nouveaux emplois en 2005 sont allés à des femmes.

La proportion des 55 ans et plus dans l'emploi est passée de 9,1 % en 1997 à 13 % en 2005. Leur nombre a augmenté de 67 % entre 1997 et 2005. L'emploi atypique a fait ses gains les plus appréciables dans ce groupe d'âge.

À l'opposé du spectre, les jeunes de 15 à 24 ans sont aussi plus présents dans le marché du travail, principalement dans des emplois à mi-temps. En 1997, 29 % des étudiants travaillaient, tandis qu'en 2005 ils étaient quatre sur 10 (42,5 %).

D'autre part, le secteur du commerce emploie désormais davantage de personnes que le domaine de la fabrication, une première historique.

On apprend aussi que le cumul des emplois a grimpé en flèche durant la période (31,8 %).

Fait étrange, le nombre de chômeurs sans diplôme universitaire a chuté de 34,9 % dans l'intervalle, tandis qu'au contraire les chômeurs universitaires ont grossi leurs rangs de 37,4 %. Également, la durée moyenne du chômage a diminué de façon continue, de 31,8 semaines en 1997 à 20,2 semaines en 2005.

Enfin, la proportion de chômeurs à Montréal par rapport au Québec est passée de 31,2 % à 33,1 %. Les Laurentides, Lanaudière, l'Outaouais et Chaudière-Appalaches enregistrent pour leur part de fortes hausses de l'emploi et de la population active.






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