Dette colossale de 69,7 milliards d'euros - Thierry Breton prend la tête de France Télécom
Paris - L'homme a une réputation de redresseur d'entreprises. Nommé hier p.-d.g. de France Télécom, Thierry Breton risque cependant d'avoir fort à faire à la tête d'un groupe miné par les dettes.
C'est sans surprise que le conseil d'administration de l'opérateur public de télécommunications, contrôlé à 55,4 % par l'État français, a désigné hier matin l'ancien p.-d.g. de Thomson-Multimédia. Le nom de Thierry Breton circulait en effet avec insistance depuis plusieurs semaines déjà pour succéder à Michel Bon. Celui-ci avait dû démissionner le 12 septembre dernier après avoir présenté des comptes semestriels affichant une perte record de 12,2 milliards d'euros.
La nomination de Thierry Breton a été confirmée par un décret adopté en conseil des ministres qui, à en croire le porte-parole du gouvernement français, Jean-François Copé, n'a fait l'objet d'aucun commentaire particulier du président Jacques Chirac ou du premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
«M. Breton a été nommé président», a simplement confirmé le ministre de l'Économie, Francis Mer, dans la cour de l'Élysée. Il a déclaré attendre de lui qu'il «assure les meilleures conditions pour redresser cette très belle entreprise».
«Il a tous les moyens, avec le soutien de l'actionnaire que nous sommes, pour réussir, et il va le faire», a assuré Francis Mer. Le plan destiné à redresser l'entreprise sera «élaboré dans les prochaines semaines», a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions.
Les marchés eux-mêmes ont bien accueilli cette nomination: à la mi-journée, le cours de France Télécom avait fait un bond de 8 %. Le nouveau p.-d.g. bénéficie, il est vrai, d'une flatteuse réputation depuis ses passages chez Bull (1993-97) et surtout Thomson Multimédia. Sous sa présidence, TMM est devenue une entreprise rentable.
Lourde tâche
Reste que la tâche de Thierry Breton s'annonce ardue. À 47 ans, il a désormais la lourde tâche de présenter au gouvernement un plan de sauvetage de France Télécom. Victime de la crise des télécommunications et de sa boulimie d'acquisitions payées au prix fort, le groupe est étranglé par une dette colossale de 69,7 milliards d'euros.
Selon Michel Gaveau, syndicaliste et membre du conseil d'administration de France Télécom, Thierry Breton a fait part hier devant les administrateurs de son intention de «prendre deux mois pour évaluer les options stratégiques et connaître l'entreprise».
«Dans les prochaines semaines, nous serons dans une situation de transition. Les questions importantes ne seront tranchées que plus tard», selon M. Gaveau. Le syndicaliste a également tenté d'évoquer hier, mais en vain, devant le conseil d'administration, la question du salaire accordé au nouveau p.-d.g. Selon des informations publiées dans la presse, Thierry Breton aurait réclamé un salaire dix fois supérieur à celui de Michel Bon.
Le conseil d'administration de Thomson a quant à lui pris acte du prochain départ de Thierry Breton, qui doit démissionner officiellement de ses fonctions le 8 octobre.
C'est sans surprise que le conseil d'administration de l'opérateur public de télécommunications, contrôlé à 55,4 % par l'État français, a désigné hier matin l'ancien p.-d.g. de Thomson-Multimédia. Le nom de Thierry Breton circulait en effet avec insistance depuis plusieurs semaines déjà pour succéder à Michel Bon. Celui-ci avait dû démissionner le 12 septembre dernier après avoir présenté des comptes semestriels affichant une perte record de 12,2 milliards d'euros.
La nomination de Thierry Breton a été confirmée par un décret adopté en conseil des ministres qui, à en croire le porte-parole du gouvernement français, Jean-François Copé, n'a fait l'objet d'aucun commentaire particulier du président Jacques Chirac ou du premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
«M. Breton a été nommé président», a simplement confirmé le ministre de l'Économie, Francis Mer, dans la cour de l'Élysée. Il a déclaré attendre de lui qu'il «assure les meilleures conditions pour redresser cette très belle entreprise».
«Il a tous les moyens, avec le soutien de l'actionnaire que nous sommes, pour réussir, et il va le faire», a assuré Francis Mer. Le plan destiné à redresser l'entreprise sera «élaboré dans les prochaines semaines», a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions.
Les marchés eux-mêmes ont bien accueilli cette nomination: à la mi-journée, le cours de France Télécom avait fait un bond de 8 %. Le nouveau p.-d.g. bénéficie, il est vrai, d'une flatteuse réputation depuis ses passages chez Bull (1993-97) et surtout Thomson Multimédia. Sous sa présidence, TMM est devenue une entreprise rentable.
Lourde tâche
Reste que la tâche de Thierry Breton s'annonce ardue. À 47 ans, il a désormais la lourde tâche de présenter au gouvernement un plan de sauvetage de France Télécom. Victime de la crise des télécommunications et de sa boulimie d'acquisitions payées au prix fort, le groupe est étranglé par une dette colossale de 69,7 milliards d'euros.
Selon Michel Gaveau, syndicaliste et membre du conseil d'administration de France Télécom, Thierry Breton a fait part hier devant les administrateurs de son intention de «prendre deux mois pour évaluer les options stratégiques et connaître l'entreprise».
«Dans les prochaines semaines, nous serons dans une situation de transition. Les questions importantes ne seront tranchées que plus tard», selon M. Gaveau. Le syndicaliste a également tenté d'évoquer hier, mais en vain, devant le conseil d'administration, la question du salaire accordé au nouveau p.-d.g. Selon des informations publiées dans la presse, Thierry Breton aurait réclamé un salaire dix fois supérieur à celui de Michel Bon.
Le conseil d'administration de Thomson a quant à lui pris acte du prochain départ de Thierry Breton, qui doit démissionner officiellement de ses fonctions le 8 octobre.
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