Henri-Paul Rousseau au Devoir - Entre Vidéotron et Quebecor, la Caisse ne mettra pas le doigt
Photo : Jacques Nadeau
Dans le conflit chez Vidéotron, la Caisse de dépôt ne jouera pas le rôle du deus ex machina, assure Henri-Paul Rousseau. «La solution ne viendra que d’une entente entre les partis. Ce sera sans doute moins que le syndicat voulait, et moins que l
La Caisse de dépôt et placement du Québec est bien résolue à ne pas se mêler du conflit de travail qui perdure chez Vidéotron. Cela n'empêche cependant pas son nouveau président du conseil et directeur général, Henri-Paul Rousseau, de donner raison à l'employeur dans son désir d'apporter des changements lui permettant de faire face à l'entrée en force de la concurrence dans le secteur.
«C'est dommage pour ceux qui n'ont pas pu en profiter durant les bonnes années mais l'entreprise doit aujourd'hui trouver le moyen d'améliorer ses performances», a déclaré hier Henri-Paul Rousseau lors d'une rencontre avec l'équipe éditoriale du Devoir.
Propriétaire à 45 % du câblodistributeur, contre 55 % à Quebecor Média, la Caisse de dépôt répète aux partis qu'ils ne doivent pas compter sur son aide pour dénouer l'impasse dans laquelle est plongée l'entreprise de 2200 employés depuis près de cinq mois. «Il n'y aura pas de deus ex machina, a averti Henri-Paul Rousseau. La solution ne viendra que d'une entente entre les partis. Ce sera sans doute moins que le syndicat voulait, et moins que l'employeur voulait.»
Quant à la Caisse de dépôt, «elle entend respecter tous ses engagements financiers mais elle ne mettra pas un sous de plus. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle apporte la solution.»
Il en a profité pour rappeler qu'il n'était pas de la responsabilité de l'institution financière de se mêler de la gestion des entreprises dans lesquelles elle investit. «Cela est vrai aussi bien pour les relations de travail chez Vidéotron que pour ses représentations devant le CRTC.»
La médiation de Lucien Bouchard
Il a ajouté avoir fait appel très tôt dans le conflit à Lucien Bouchard pour la conseiller dans le dossier. L'ancien premier ministre passé à la firme d'avocats privée Davis Ward Phillips & Vineberg lui aurait recommandé de ne pas chercher à se substituer à l'inévitable négociation d'un compromis entre les deux partis impliqués. «Imaginez le précédent si on agissait autrement», dit-il.
Il n'en souhaite pas moins que le conflit se règle au plus tôt et que l'entreprise reprenne le chemin de la prospérité. Acquis en mai 2001 pour un montant total de 4,9 milliards dont 2,2 milliards provenant de la Caisse de dépôt, l'actif de Vidéotron a rapidement perdu de sa valeur à l'instar de celui de la plupart des compagnies oeuvrant dans les domaines des technologies, des médias et des télécommunications. Cette chute forcera la Caisse de dépôt de réévaluer à la baisse de 1,1 milliard la valeur de ses avoirs dans Vidéotron dès la fin de l'année financière 2001.
L'obligation de réserve en la matière empêchait hier Henri-Paul Rousseau de dire ce qu'il pensait de l'aventure financière dans laquelle son prédécesseur, Jean-Claude Scraire, avait lancé la Caisse de dépôt avec cette affaire Vidéotron. Il donnera, cependant, un peu plus tard au cours de l'entrevue, des signes de ne pas apprécier beaucoup d'être embarqué dans une pareille équipée sur laquelle il n'a aucun pouvoir.
«Disons que la première leçon financière que l'on tire de l'expérience est lorsque l'on investit autant dans une entreprise, il faudrait s'assurer d'être l'actionnaire de contrôle.»
«C'est dommage pour ceux qui n'ont pas pu en profiter durant les bonnes années mais l'entreprise doit aujourd'hui trouver le moyen d'améliorer ses performances», a déclaré hier Henri-Paul Rousseau lors d'une rencontre avec l'équipe éditoriale du Devoir.
Propriétaire à 45 % du câblodistributeur, contre 55 % à Quebecor Média, la Caisse de dépôt répète aux partis qu'ils ne doivent pas compter sur son aide pour dénouer l'impasse dans laquelle est plongée l'entreprise de 2200 employés depuis près de cinq mois. «Il n'y aura pas de deus ex machina, a averti Henri-Paul Rousseau. La solution ne viendra que d'une entente entre les partis. Ce sera sans doute moins que le syndicat voulait, et moins que l'employeur voulait.»
Quant à la Caisse de dépôt, «elle entend respecter tous ses engagements financiers mais elle ne mettra pas un sous de plus. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle apporte la solution.»
Il en a profité pour rappeler qu'il n'était pas de la responsabilité de l'institution financière de se mêler de la gestion des entreprises dans lesquelles elle investit. «Cela est vrai aussi bien pour les relations de travail chez Vidéotron que pour ses représentations devant le CRTC.»
La médiation de Lucien Bouchard
Il a ajouté avoir fait appel très tôt dans le conflit à Lucien Bouchard pour la conseiller dans le dossier. L'ancien premier ministre passé à la firme d'avocats privée Davis Ward Phillips & Vineberg lui aurait recommandé de ne pas chercher à se substituer à l'inévitable négociation d'un compromis entre les deux partis impliqués. «Imaginez le précédent si on agissait autrement», dit-il.
Il n'en souhaite pas moins que le conflit se règle au plus tôt et que l'entreprise reprenne le chemin de la prospérité. Acquis en mai 2001 pour un montant total de 4,9 milliards dont 2,2 milliards provenant de la Caisse de dépôt, l'actif de Vidéotron a rapidement perdu de sa valeur à l'instar de celui de la plupart des compagnies oeuvrant dans les domaines des technologies, des médias et des télécommunications. Cette chute forcera la Caisse de dépôt de réévaluer à la baisse de 1,1 milliard la valeur de ses avoirs dans Vidéotron dès la fin de l'année financière 2001.
L'obligation de réserve en la matière empêchait hier Henri-Paul Rousseau de dire ce qu'il pensait de l'aventure financière dans laquelle son prédécesseur, Jean-Claude Scraire, avait lancé la Caisse de dépôt avec cette affaire Vidéotron. Il donnera, cependant, un peu plus tard au cours de l'entrevue, des signes de ne pas apprécier beaucoup d'être embarqué dans une pareille équipée sur laquelle il n'a aucun pouvoir.
«Disons que la première leçon financière que l'on tire de l'expérience est lorsque l'on investit autant dans une entreprise, il faudrait s'assurer d'être l'actionnaire de contrôle.»
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