Microsoft ne convainc pas la Commission
27 janvier 2006
Économie
Bruxelles — La Commission européenne, qui a condamné Microsoft en 2004 pour abus de position dominante, a relativisé hier les nouvelles concessions du groupe.
Au lendemain de la grand-messe médiatique organisée par Microsoft à deux pas de ses bureaux, la Commission a abandonné ses prudences de la veille. «Le code-source n'est la documentation ultime de rien du tout, et c'est précisément la raison pour laquelle les programmeurs doivent fournir une documentation compréhensible en parallèle avec leur code-source», a estimé hier au Forum de Davos la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes, citée par son porte-parole, Jonathan Todd.
Le code-source «offert» mercredi par Microsoft est un ensemble d'instructions écrites dans un langage de programmation informatique.
Pour assurer, comme la Commission l'a exigé il y a deux ans, le fonctionnement harmonieux et efficace de Windows avec les ordinateurs utilisant d'autres systèmes d'exploitation, et donc permettre le jeu de la concurrence, Microsoft avait jusqu'à présent transmis 12 000 pages de documentation et offert 500 heures d'aide technique. «Ils pourraient nous donner un demi-million de pages mais si ce n'est pas l'information appropriée pour que les concurrents puissent élaborer des logiciels compatibles avec Windows, alors cela signifie qu'ils ne se conforment pas à nos exigences», a réagi hier M. Todd.
Pour la Fondation européenne du logiciel libre (FSFE), cette montagne de données «causera plus de problèmes» qu'elle n'en résoudra. Selon elle, «dans la mesure où le code-source est protégé par des droits d'auteur, les programmeurs qui en auront pris connaissance ne pourront le réutiliser dans leurs logiciels libres» sous peine d'être poursuivis par Microsoft pour violation de droits d'auteur.
Au lendemain de la grand-messe médiatique organisée par Microsoft à deux pas de ses bureaux, la Commission a abandonné ses prudences de la veille. «Le code-source n'est la documentation ultime de rien du tout, et c'est précisément la raison pour laquelle les programmeurs doivent fournir une documentation compréhensible en parallèle avec leur code-source», a estimé hier au Forum de Davos la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes, citée par son porte-parole, Jonathan Todd.
Le code-source «offert» mercredi par Microsoft est un ensemble d'instructions écrites dans un langage de programmation informatique.
Pour assurer, comme la Commission l'a exigé il y a deux ans, le fonctionnement harmonieux et efficace de Windows avec les ordinateurs utilisant d'autres systèmes d'exploitation, et donc permettre le jeu de la concurrence, Microsoft avait jusqu'à présent transmis 12 000 pages de documentation et offert 500 heures d'aide technique. «Ils pourraient nous donner un demi-million de pages mais si ce n'est pas l'information appropriée pour que les concurrents puissent élaborer des logiciels compatibles avec Windows, alors cela signifie qu'ils ne se conforment pas à nos exigences», a réagi hier M. Todd.
Pour la Fondation européenne du logiciel libre (FSFE), cette montagne de données «causera plus de problèmes» qu'elle n'en résoudra. Selon elle, «dans la mesure où le code-source est protégé par des droits d'auteur, les programmeurs qui en auront pris connaissance ne pourront le réutiliser dans leurs logiciels libres» sous peine d'être poursuivis par Microsoft pour violation de droits d'auteur.
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