Québec a épuisé ses réserves de patience
N’en déplaise à l’industrie minière, hostile à toute hausse de sa contribution au trésor public, le gouvernement Marois entend présenter un nouveau régime de redevances bonifié au cours des prochaines semaines. Le sujet a d’ailleurs suscité une vive confrontation vendredi entre des points de vue visiblement inconciliables, dans le cadre du Forum sur les redevances minières organisé par Québec pour débattre de la question.
Le CN suspend sa participation au Plan Nord
Le projet de train du Plan Nord a déraillé. La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) met en veilleuse le projet de construction d’un chemin de fer de plusieurs centaines de kilomètres entre les projets miniers de la fosse du Labrador et le port de Sept-Îles, a appris Le Devoir.
Redevances minières - Qui paie, et combien?
Malgré le changement de gouvernement à Québec, il est toujours impossible de savoir combien d’entreprises minières paient des redevances à l’État, le nom de celles-ci ou les montants versés par chacune d’elles. En fait, le ministère des Ressources naturelles se contente de souligner que ces informations sur l’exploitation de ressources non renouvelables sont de nature confidentielle. Un manque de « transparence » que le Parti québécois a pourtant dénoncé à plusieurs reprises lorsqu’il était dans l’opposition.
Restauration de sites miniers - Québec paierait seul la facture
Même s’il avait vertement critiqué la décision du gouvernement Charest de faire payer les contribuables pour la restauration des sites miniers abandonnés au Québec lorsqu’il était dans l’opposition, le Parti québécois ne sait toujours pas ce qu’il entend faire de cette facture, qui pourrait atteindre 1,25 milliard de dollars. Le gouvernement Marois n’a rien inscrit à ce sujet dans son premier budget et il suit pour le moment la même voie que les libéraux.
Coup de frein sur la route du Nord québécois
Exit le Plan Nord de Jean Charest. Dans son discours inaugural, la première ministre Pauline Marois a lancé son propre slogan pour le développement au nord du 49e parallèle : « le Nord pour tous ». Pendant que l’industrie minière s’inquiète des positions défendues par le nouveau gouvernement, d’autres estiment qu’il est essentiel de revoir en profondeur le « chantier d’une génération ». Des experts auront l’occasion de discuter de l’avenir de ce projet dans le cadre d’un débat mercredi soir à l’UQAM.
Route 167 - La facture de l’État grimpe de 140 millions
Le prolongement de la route 167 vers la première mine de diamants du Québec coûtera beaucoup plus cher que prévu. Selon la plus récente évaluation du ministère des Finances, la facture annoncée par les libéraux de Jean Charest pourrait augmenter de plus de 140 millions de dollars. Or l’entente signée avec la minière Stornoway Diamond prévoit que toute dépense supplémentaire sera payée avec des fonds publics. Le Parti québécois ne l’entend pas ainsi et compte revoir cette entente, a appris Le Devoir.
Plan Nord, Plan Mâle
Le Conseil du statut de la femme (CSF) exhorte Québec d’agir afin que le Plan Nord soit autre chose qu’un projet par les hommes, pour les hommes. Des indices portent déjà à croire que le développement économique nordique pourrait creuser encore davantage le fossé entre les sexes, écrit le CSF dans un avis publié aujourd’hui, jeudi.
Martine Ouellet aux Ressources naturelles - L’industrie minière est encore sous le choc
Un mois après l’élection du gouvernement péquiste, le secteur minier manifeste plusieurs « inquiétudes » quant à la volonté de Québec de tirer davantage de revenus de cette industrie, mais aussi de revoir les orientations prises dans le cadre du Plan Nord des libéraux. Les incertitudes seraient telles qu’il serait plus difficile d’obtenir du financement pour mener des projets en sol québécois.
Martine Ouellet au Devoir - Le PQ tend la main aux minières
Après avoir provoqué l’ire de plusieurs acteurs du milieu des affaires depuis sa nomination, la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, semble maintenant déterminée à jouer de prudence dans sa gestion du Plan Nord hérité du gouvernement précédent. En entrevue au Devoir vendredi, elle a insisté à plusieurs reprises sur sa volonté de discuter avec les entreprises minières avant de préciser les moyens que le Parti québécois entend prendre pour accroître les retombées économiques de l’industrie, comme il l’a promis en campagne électorale.
Québec meilleure mine réclame une action rapide du gouvernement Marois
Inquiète de voir les projets miniers se développer en sol québécois sous l’égide de l’actuelle Loi sur les mines, la Coalition Québec meilleure mine presse le nouveau gouvernement péquiste d’adopter rapidement des mesures afin de mieux mesurer les impacts des projets et de s’assurer que les futures factures de restauration des sites d’exploitation ne seront pas renvoyées à l’État. Le regroupement souhaite aussi qu’un nouveau projet de loi soit déposé avant Noël.
Les incertitudes du Plan Nord
Bien avant que ne débute la présente campagne électorale, il était déjà acquis que Jean Charest ferait de son Plan Nord un « slogan électoral » permettant de vanter les actions de son gouvernement en matière d’économie. Libéraux et caquistes promettent maintenant de s’attaquer à la dette grâce à l’exploitation des ressources naturelles, mais, pour le moment, beaucoup d’incertitudes demeurent quant à l’ampleur que prendra ce chantier industriel. Même chose lorsque vient le temps de chiffrer les investissements publics qui serviront d’abord au secteur minier. Et quels seront les bénéfices pour l’État ?
Barricade temporaire érigée sur la route d’accès à La Romaine
Outrés par le développement hydroélectrique soutenant le Plan Nord, des citoyens et des écologistes de l’Alliance Romaine ont érigé, jeudi, une barricade sur la route d’accès au chantier de La Romaine, sur la Côte-Nord, avant qu’elle soit démantelée cinq heures plus tard.
Une ligne ferroviaire pourrait traverser le Nord
La Caisse de dépôt, le Canadien National et cinq entreprises minières ont finalement convenu de lancer une étude de faisabilité en vue de la construction d’un très long chemin de fer dans le nord du Québec. Une infrastructure qui sera construite sur un territoire fragile, dont la facture se chiffrera en milliards de dollars et qui permettra aux géants qui contrôlent les imposants gisements de fer québécois d’exporter rapidement leur production à l’état brut.
Entente avec les Cris - Gouverner ensemble
À quelques jours d’un possible marathon électoral, des dossiers d’une importance infinie malgré leurs enjeux complexes se dénouent sous les applaudissements. Ainsi en est-il de cette imposante entente avec les Cris qui consacre un mode inédit de gouvernance faisant des autochtones des partenaires à part entière. Première d’une série d’ententes ?
Plan Nord - Les Cris disent non à l’uranium
L’harmonie entre le gouvernement Charest et les Cris pour le déploiement du Plan Nord pourrait achopper dans au moins un dossier minier, celui de l’exploitation d’uranium du projet Matoush.
Plan de campagne à saveur minière
Le Plan Nord des libéraux sera au coeur de leur prochaine campagne électorale. Si ce vaste plan de développement industriel encore peu défini rallie la population, il pourrait bien permettre à Jean Charest de diriger le Québec au moins jusqu’en 2016. Mais de nombreuses critiques ont émergé depuis le lancement du « chantier d’une génération », en mai 2011. Plusieurs experts des questions économiques et des finances publiques n’ont d’ailleurs pas manqué de relever de nombreuses zones d’ombre. Reste à voir si la campagne à venir permettra de clarifier certains éléments, au-delà de la valse des milliards des derniers mois.
Stornoway dit non à Hydro
Les premiers diamants québécois ne seront pas produits avec de l’énergie renouvelable. La minière Stornoway Diamond utilisera plutôt des millions de litres de carburant fossile chaque année pour alimenter sa mine du Nord québécois. L’entreprise refuse de payer la facture d’une ligne de transmission de 165 kilomètres qui aurait alimenté son seul projet, comme l’exige Hydro-Québec. Le ministre Clément Gignac, qui a défendu la décision de payer la quasi-totalité de la route réclamée par Stornoway, affirme d’ailleurs que les minières qui s’installent en territoire éloigné devront payer pour être branchées au réseau de la société d’État.
Plan Nord - Québec étudie des projets de ports en eaux profondes
Les minières qui comptent exporter le minerai qu’elles exploiteront dans le Nord québécois à partir de ports situés sur le territoire du Plan Nord ont été entendues à Québec. Le ministère des Transports mène actuellement des études préliminaires en vue de la construction éventuelle de deux de ces ports. Des projets qui, s’ils se concrétisent, devraient permettre l’expédition directe de dizaines de milliards de dollars de minerai à l’état brut.
Taconite - Le plus important projet ferrifère au Québec progresse à grands pas
Les travaux progressent en vue d’une éventuelle mise en production du plus gros gisement de fer du Québec. Le projet Taconite, contrôlé en majorité par la multinationale indienne Tata Steel, nécessitera toutefois un important approvisionnement en électricité ainsi que la construction d’une infrastructure capable d’assurer le transport de 22 millions de tonnes de fer par année jusqu’au Saint-Laurent. De là, la production sera entièrement exportée, notamment vers l’Asie.
Les emplois au Nord aux Québécois d’abord
La FTQ-Construction est revenue hier à la charge pour dénoncer l’embauche de travailleurs de l’extérieur du Québec dans le développement de projets miniers sur le territoire du Plan Nord. Une situation inacceptable, selon le syndicat, qui estime que le gouvernement devrait forcer les entreprises à prioriser l’embauche d’employés québécois.
100 kilomètres plus au nord
Le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, l’a de nouveau souligné cette semaine : le gouvernement Charest songe déjà à prolonger la route 167 au-delà du projet déjà lancé et financé presque entièrement par des fonds publics. Il serait ainsi question d’ajouter une centaine de kilomètres supplémentaires de route de façon à rejoindre la Transtaïga, située plus au nord.
Plan Nord - Québec ne paiera pas la ligne électrique
Les libéraux de Jean Charest ont répété hier que l’État ne paiera pas les infrastructures destinées à servir uniquement aux entreprises actives sur le territoire du Plan Nord. Stornoway Diamond Corporation, qui a déjà obtenu du gouvernement qu’il finance la quasi-totalité d’une route servant à relier son projet minier, a néanmoins inscrit un mandat de lobbyisme afin d’obtenir de Québec « une structure de financement adéquate » pour la construction d’une ligne de transport d’électricité qui alimentera sa future mine de diamants.
Environnement - La nécessaire refonte du Plan Nord
Harvey Mead - Ancien commissaire au développement durable du Québec, l’auteur a participé au forum « Ne perdons pas le Nord »
9 mai 2012
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Actualités sur l'environnement
L'empressement et l’insouciance du gouvernement de Jean Charest dans sa quête quasi maladive d’une croissance du PIB du Québec basée sur l’exploitation minière du Nord risquent de lui jouer un mauvais tour. La description du Plan Nord comme « le plus grand projet de développement durable jamais entrepris au Québec » est une moquerie du concept et doit être refondée. L’extraction de ressources non renouvelables par l’exploitation minière est tout sauf durable.
Plan Nord - Après la route, une ligne électrique pour Stornoway
Stornoway Diamond Corporation souhaite qu’une ligne de transport électrique de 165 kilomètres soit construite pour alimenter sa future mine de diamants située sur le territoire du Plan Nord. Et selon ce qu’a appris Le Devoir, l’entreprise de Vancouver effectue des démarches auprès du gouvernement Charest afin qu’il mette en place « une structure de financement adéquate » pour la réalisation de ce projet. Elle le compare d’ailleurs au prolongement de la route 167, financé presque entièrement par des fonds publics.
Des localités menacées par le Plan Nord
Plusieurs communautés québécoises touchées par le boom minier en cours sont confrontées à des problèmes criants de rétention de main-d’oeuvre ou à des déficits majeurs en matière d’infrastructures et de services. Une situation qui risque de s’aggraver avec le Plan Nord si le développement effréné imposé par le secteur minier n’est pas mieux planifié, prévient la Fédération québécoise des municipalités.
Forum Plan Nord - Des perspectives d’emplois fort ambitieuses
Québec - Dans sa volonté de présenter un projet industriel de grande envergure, le gouvernement Charest a probablement péché par optimisme lorsqu’il a chiffré à 20 000 la création et le maintien d’emplois en raison de son Plan Nord. En fait, il faudra peut-être envisager de diviser ce chiffre par deux, selon l’expert en développement Marc-Urbain Proulx. Et quoi qu’on fasse, le « chantier d’une génération » ne représentera qu’une très petite portion du PIB québécois.
Plan Nord - Les minières se pressent aux portes d'Hydro-Québec
Même s'il demeure beaucoup de zones d'ombre quant aux dizaines de milliards de dollars d'investissements qu'Hydro-Québec devra mener dans le cadre du Plan Nord des libéraux, le président-directeur général de la société d'État, Thierry Vandal, a affirmé hier que les projets qui seront développés le seront de façon à être rentables pour le Trésor public. Il a aussi souligné que les minières ont déjà multiplié les demandes d'approvisionnement énergétique au nord du 49e parallèle.
Les redevances minières, un secret bien gardé
Le gouvernement du Québec soutient que l'État retire sa juste part de l'exploitation des ressources minérales, mais il refuse de divulguer le nombre de mines qui ont payé des redevances au cours des deux dernières années, le nom des entreprises ou encore les montants pour chacune d'elles. Québec se fie par ailleurs uniquement aux états financiers des minières pour évaluer les quantités de ressources non renouvelables extraites annuellement.
Plan Nord - Québec renonce à la transformation du diamant
L'entreprise Stornoway Diamond Corporation s'apprête à exploiter la première mine de diamants en sol québécois grâce à des centaines de millions de dollars de soutien gouvernemental. Mais les diamants bruts produits seront exportés sans aucune transformation, a confirmé hier au Devoir un porte-parole de l'entreprise. Les libéraux de Jean Charest ont pourtant déjà promis, investissements publics à l'appui, de faire de Matane l'une des capitales mondiales du diamant.
Redevances minières - Le budget Bachand n'a pas convaincu les observateurs
Le ministre des Finances du Québec a beau prétendre que son dernier budget met tout en place pour que les Québécois tirent «le maximum» de leurs ressources naturelles, il a refusé de revoir un régime de redevances pourtant très critiqué. Les économistes consultés par Le Devoir ont d'ailleurs déploré ce refus, en plus de formuler de sérieuses réserves par rapport aux prises de participations proposées par le gouvernement. Et le sentiment que le Plan Nord se déploie dans la précipitation demeure.
Plan Nord - Un engagement prématuré
Les deux études récemment publiées au sujet du Plan Nord par des organisations aux accointances politiques connues, celle de SECOR et l'autre de l'IRIS, ont le mérite de mettre au jour plusieurs enjeux contradictoires. Voilà qui nous rappelle que ce projet d'envergure n'a jamais fait l'objet d'analyses objectives préalables malgré les engagements à très long terme attendus des Québécois.
Des experts s'interrogent sur la viabilité du Plan Nord
Sans surprise, le premier ministre Jean Charest a rejeté hier l'analyse produite par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques, qui conclut que le Plan Nord sera déficitaire pour l'État québécois. Mais la riposte libérale n'a pas empêché des intervenants bien au fait du dossier d'insister sur les risques que représente ce chantier industriel. Un projet lancé dans la précipitation et carrément discrédité, a même soutenu un spécialiste de la comptabilité.
Analyse de l'IRIS - Le Plan Nord ne serait pas rentable pour Québec
Non seulement le Plan Nord si cher à Jean Charest ne représente pas l'eldorado que son gouvernement vante depuis des mois, mais ce vaste chantier de développement industriel a toutes les chances d'être déficitaire pour l'État québécois. C'est ce que soutient l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques dans une analyse obtenue par Le Devoir.
Route 167 - Québec assumera seul tout dépassement de coûts
Si le gouvernement du Québec est confronté à des dépassements de coûts dans le cadre des travaux de prolongement de la route 167, il devra les assumer seul, a reconnu hier le ministre des Ressources naturelles et de la Faune. Se disant sûr de respecter le budget de 330 millions de dollars prévu pour cette route qui profitera d'abord à une entreprise minière, il a par ailleurs évoqué la possibilité de poursuivre la route sur une centaine de kilomètres supplémentaires vers le nord.
Le Plan Nord essuie un premier revers
Contrairement à ce qui avait été annoncé en mai dernier lors d'une importante sortie médiatique à laquelle participait le premier ministre Jean Charest, il n'est absolument pas acquis qu'ArcelorMittal construira une deuxième usine de transformation du minerai de fer à Port-Cartier, et ce, malgré la hausse substantielle de la production de sa mine de Mont-Wright. Le minerai supplémentaire pourrait donc être exporté sans être transformé.
Hydro-Québec - Le contrat d'Arcelor-Mittal restera secret
Hydro-Québec refuse de rendre public le contrat signé avec la multinationale ArcelorMittal pour l'approvisionnement électrique de son complexe minier de production de fer situé près de Fermont. La société d'État a toutefois admis que l'entreprise avait obtenu le tarif L, soit environ 4,5 ¢ le kilowattheure. Une entente décriée par le Parti québécois (PQ), mais jugée nécessaire par le gouvernement Charest, selon qui des tarifs plus élevés auraient pu «compromettre» les investissements de la minière. Celle-ci a cumulé des revenus de 94 milliards en 2011.
Société du Plan Nord: Québec multipliera les filiales, mais pas les états financiers
Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont eu beau réclamer que chacune des filiales de la future Société du Plan Nord produise des états distincts, le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, a dit vouloir s'en tenir aux dispositions prévues dans le projet de loi 27. Celles-ci précisent que l'organe qui coordonnera le «chantier d'une génération» produira uniquement des rapports consolidés. Devant le blocage des discussions, les députés ont décidé en fin de journée de suspendre les débats sur cette question.
Restauration des sites miniers - La facture bondirait de près de 340 millions
La facture pour la restauration des sites miniers abandonnés que l'État québécois devra assumer pourrait bien atteindre 1,25 milliard de dollars. Ce montant représenterait un bond de près de 340 millions de dollars par rapport au chiffre répété par le gouvernement Charest. Mais le gouvernement refuse de divulguer la liste des sites supplémentaires dont il risque d'hériter, l'ampleur des travaux à effectuer et le plan d'action qui doit lui permettre de terminer les restaurations d'ici cinq ans. Et pas question de refiler une partie de facture aux entreprises minières.
Plan Nord - Charest est pris de vitesse par l'industrie
Le premier ministre du Québec juge suffisante l'enveloppe de 500 millions de dollars prévue sur cinq ans pour prendre des participations dans des projets miniers sur le territoire du Plan Nord, et ce, même si les annonces d'investissements miniers au nord du 49e parallèle ont déjà dépassé les attentes du gouvernement. Les minières y ont déjà planifié pour plus de 20 milliards de dollars de projets d'exploration et d'exploitation. Et de nombreuses autres annonces sont à prévoir.
Sites miniers orphelins - Québec préfère décontaminer dans l'ombre
Même si Québec devra investir plus de 800 millions de dollars de fonds publics pour restaurer des dizaines de sites miniers abandonnés, le ministre Serge Simard a refusé plusieurs fois hier de présenter un échéancier des nombreux travaux prévus par le gouvernement d'ici 2017, date limite qu'il s'est fixée pour se débarrasser de cet héritage toxique. Qui plus est, Québec devra multiplier par 11 les sommes qu'il dépense chaque année pour les sites orphelins s'il souhaite s'en tenir à cet objectif.
Forcer la transformation du minerai ici serait néfaste pour le Québec
Les libéraux de Jean Charest refusent d'inclure, dans la réforme de la Loi sur les mines, toute disposition qui aurait pour effet de favoriser la transformation au Québec du minerai tiré de son sol. Selon le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, Serge Simard, les investisseurs ne pardonneraient jamais au gouvernement d'avoir mis en place une telle mesure «protectionniste».
Plan Nord: protéger sans freiner l'exploitation
Protéger 50 % du territoire du Plan Nord ne veut pas nécessairement dire qu'on y interdira toute activité minière ou forestière. Le gouvernement Charest compte en effet «expérimenter de nouveaux modes de conservation» afin d'atteindre l'objectif environnemental de son plan de développement industriel, dont la possibilité d'y permettre l'exploitation des ressources naturelles. C'est ce qu'a confirmé hier au Devoir un représentant du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).
Débat sur le Plan Nord - Un boum minier au profit de qui?
Grâce aux milliards de dollars qu'il compte investir dans son Plan Nord, le gouvernement Charest espère faciliter un boom minier déjà bien entamé. Mais il n'est pas question de s'engager dans un plan de prise de participation systématique dans les projets prometteurs qui iront de l'avant. C'est ce qu'a martelé hier le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, dans le cadre d'une série de panels organisée hier à HEC Montréal pour débattre du «chantier d'une génération». Ce dernier a aussi repris la maxime libérale selon laquelle le débat sur les redevances est clos.
Plan Nord - Les employés de l'État dénoncent le laxisme de Québec
Bien que le secteur minier constitue le cœur du Plan Nord des libéraux de Jean Charest, le gouvernement n'a pas les moyens de s'assurer que l'industrie s'implante sans poser de risques pour l'environnement, pas plus qu'il ne peut déterminer avec certitude les quantités de minerais qui sont extraites du sol québécois. C'est ce que soutient le Syndicat de la fonction publique du Québec dans un document interne. Les ministères concernés affirment quant à eux que le Québec a tous les outils nécessaires pour assurer un suivi rigoureux des projets.
Chemin de fer du Plan Nord - Le gros de la facture pour Québec?
L'implantation d'un lien ferroviaire de 600 kilomètres entre Schefferville et Kuujjuaq, un projet qui bénéficierait directement aux minières qui comptent profiter du Plan Nord, coûterait au moins 2,5 milliards de dollars. Le gouvernement pourrait d'ailleurs être forcé d'acquitter une bonne partie de la facture, selon ce qui ressort d'une étude de préfaisabilité réalisée par la firme d'ingénierie Genivar pour le ministère des Transports. Le même document souligne que des projets hydroélectriques déjà envisagés par Hydro-Québec dans cette région nordique seraient difficilement rentables.
Plan Nord - Charest défend la souveraineté canadienne
Après avoir justifié le lancement Plan Nord en faisant miroiter d'importantes retombées économiques pour le Québec, le premier ministre Jean Charest affirme maintenant que ce vaste projet de développement industriel viendra même appuyer les efforts de reconnaissance de l'autorité canadienne sur le passage du Nord-Ouest. Le chef libéral soutient aussi que les dizaines de milliards de dollars d'investissements que devra faire Hydro-Québec dans des projets toujours plus poussés vers le nord seront rentables.
Plan Nord: des Cris se tournent vers les tribunaux
La route 167 doit être prolongée pour permettre l'exploitation minière dans le cadre du Plan Nord. Mais pour l'instant, c'est devant les tribunaux qu'elle mène: l'entreprise crie UUCHII a déposé hier une injonction pour faire reporter l'ouverture des soumissions d'ici à ce qu'elle obtienne d'une cour l'interprétation de l'entente de la «paix des braves».
Maîtres chez eux?
Du haut des airs, la route 167 serpente à travers des terres immenses et se termine abruptement, prête à plonger dans le lac Albanel. C'est de là qu'elle doit reprendre sa course vers le Nord et s'arrêter, 243 kilomètres plus loin, au pied des monts Otish.
Un Plan Nord à géométrie variable
Quand Nathalie Normandeau était ministre des Ressources naturelles et de la Faune, elle parlait souvent du Plan Nord comme d'une «démarche». Et le propre d'une démarche — certains appellent ça un work-in-progress —, c'est son caractère évolutif. Encore cette semaine, on a vu évoluer le ministre des Finances, Raymond Bachand, et l'actuel ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, qui, aiguillés par Jacques Parizeau, ont apporté des précisions au fameux Plan Nord.
Deux Cris contre le Plan Nord
Ils sont Cris et s'opposent au Plan Nord. Ils le disent en musique et en mots. Le duo musical Ceramony, formé de Pakesso Mukash et de Matthew A. Iserhoff, est un peu à la communauté crie ce que Richard Desjardins est à la nôtre, le pop et le rap en plus. C'est un duo d'artistes engagés qui ne craint pas d'affronter les bulldozers du progrès.
Plan Nord - Une décision irréfléchie, dit Landry
L'équipe libérale du gouvernement Charest a beau défendre jour après jour son Plan Nord, les critiques se multiplient. Hier, l'ancien premier ministre Bernard Landry a dénoncé le manque de réflexion dans l'élaboration de cet ambitieux projet de développement industriel. Il a aussi ajouté sa voix à toutes celles qui estiment que les citoyens québécois n'obtiennent pas leur dû des énormes quantités de ressources minérales exploitées sur leur territoire.
Le Plan Nord, déjà dépassé
Le Plan Nord a été élaboré sans réel débat public et dans la précipitation en s'appuyant sur un modèle de développement totalement caduc. Pire, le «chantier d'une génération» tant vanté par le gouvernement Charest pourrait même se révéler risqué pour les finances publiques. C'est le message qu'ont lancé hier plusieurs experts chevronnés des questions économiques, énergétiques et politiques, dans le cadre d'un colloque consacré au secteur minier à HEC Montréal.
Plan Nord - Une offensive publicitaire de près de deux millions
Le gouvernement Charest a déjà injecté au moins 1,7 million de dollars afin de promouvoir son Plan Nord auprès des citoyens québécois. Le «chantier d'une génération» des libéraux, lancé en grande pompe en mai dernier, a en effet pu bénéficier d'une large campagne publicitaire télévisée, dans les journaux et sur Internet.
Développement minier - Jean Charest et Sam Hamad répliquent à Jacques Parizeau
Le premier ministre Jean Charest et son ministre du Développement économique, Sam Hamad, se sont portés à la défense du Plan Nord des libéraux, hier, après que l'ancien premier ministre Jacques Parizeau eut formulé des reproches sur la façon dont le Québec joue ses cartes avec les entreprises dans cette vaste région nordique.
Point chaud - Parizeau pourfend le Plan Nord
Le Plan Nord du gouvernement Charest ouvre toute grande la porte aux entreprises minières qui veulent réclamer une contribution financière substantielle de la part de l'État québécois pour faciliter le développement de projets d'exploitation privés. Une situation que déplore Jacques Parizeau, qui propose plutôt d'assujettir toute aide publique à un mécanisme de réciprocité qui obligerait les entreprises à céder à Québec une participation équivalente de leur actionnariat.
Plan Nord - Pourquoi exporter le sous-sol québécois, demandent les Métallos?
Les principaux projets miniers en développement dans le Nord québécois serviront essentiellement à extraire des ressources non renouvelables de grande valeur pour ensuite les exporter. Une situation que dénonce le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Daniel Roy. Ce dernier juge que le gouvernement Charest devrait obliger les minières à transformer les ressources minérales au Québec, de façon à bonifier substantiellement les retombées économiques pour la province.
Prolongement de la route 167 - Des Cris mettent Québec en garde
Des Cris revendiquent le droit de brasser des affaires avec le gouvernement Charest pour le développement du Plan Nord comme ce serait le cas avec les autres Québécois, lui rappelant que «l'ère moderne évoluée» leur a permis de franchir depuis longtemps «celle de la colonisation».
Industrie minière - «Il faudra ajouter un volet de transformation du minerai»
«Ce qui s'en vient avec le Plan Nord et le développement minier du Nord, c'est un développement économique extrêmement important pour l'ensemble des entreprises québécoises, estime Réal Daigneault, professeur de géologie à l'Université du Québec à Chicoutimi. Nous savons que le territoire du Nord du Québec a un immense potentiel minier, ne serait-ce qu'à cause de sa superficie. Il y a un besoin énorme de métaux dans le monde et nous, nous avons des ressources considérables dans le Nord.»
Défis, technologies et environnement - Le premier critère de faisabilité repose sur l'accessibilité
Les gens qui entérineront le Plan Nord et verront à sa réalisation devront surmonter de gros obstacles de plusieurs ordres pour réaliser un projet aussi ambitieux. Sur le strict plan des ressources, il est acquis que les sous-sols nordiques renferment beaucoup de richesses, dont l'exploitation comporte en contrepartie bon nombre de contraintes d'exploitation et de risques sociaux et écologiques.
La route du Plan Nord - Les Cris entament des pourparlers avec Québec
Le Devoir à Mistissini - C'est aujourd'hui que des Cris tenteront de convaincre le gouvernement de Jean Charest de ne pas se lancer dans le Plan Nord sans eux. Le premier geste de développement qu'est la route des monts Otish est l'occasion pour Québec de démontrer son ouverture à une collaboration sous le signe de la «paix des braves», croient des gens d'affaires de la réserve de Mistissini.
Plan Nord - Une première promesse reniée?
«On demande au premier ministre Charest de clarifier ses intentions à l'endroit du Plan Nord, compte tenu des dérives de plus en plus importantes qu'on constate dans ce dossier au sein du gouvernement. C'était clair au début. Ça l'est de moins en moins», affirme Suzann Méthot, porte-parole de l'Initiative boréale canadienne (IBC) dans une entrevue téléphonique accordée hier au Devoir.
«On parle du Plan Nord, mais les Inuits?»
Lorsqu'il prendra sa retraite de l'Université Laval en décembre prochain, l'anthropologue Louis-Jacques Dorais signera la fin de l'enseignement de l'inuktitut en milieu universitaire au Québec. À une époque où, pourtant, le Sud ne s'est jamais autant intéressé au Nord.
Crise de confiance envers le Plan Nord
Le Plan Nord du gouvernement Charest vit une crise de confiance, autant de la part de ceux qui appuient son Plan Nord que des écologistes qui entretiennent des doutes majeurs sur la manière de le concevoir et de le gérer.
Boom minier: les lobbyistes s'activent
Le gouvernement de Jean Charest est visé par d'intenses efforts de lobbying de la part des joueurs de l'industrie minière qui souhaitent développer des projets au Québec. Selon une recension effectuée par Le Devoir à partir de la plus récente mise à jour, au moins une centaine de personnes sont inscrites au registre québécois des lobbyistes.
Nathalie Normandeau démissionne
Québec — Après le Parti québécois qui a été ébranlé par les démissions, c'est au tour du gouvernement Charest d'être frappé par une démission de taille, celle de la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, responsable du Plan Nord, Nathalie Normandeau.
Plan Nord - Québec mettra 25 ans pour protéger 50 % du territoire
Le gouvernement du Québec mettra 25 ans pour atteindre son objectif de protéger 50 % du territoire couvert par le Plan Nord. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre Pierre Arcand au moment de rendre public le document de consultation jetant les bases du projet de loi qui devrait assurer la protection de vastes zones du nord de la province. Mais les libéraux n'ont présenté aucune évaluation des coûts liés au volet environnemental du «chantier d'une génération».
Plan Nord - Goldcorp veut aussi l'aide de Québec
La multinationale Goldcorp, deuxième joueur mondial du secteur aurifère, espère elle aussi obtenir un soutien financier de la part du gouvernement du Québec pour le développement de son projet minier Éléonore, situé sur les rives du réservoir Opinaca, dans le nord québécois. Celui-ci est d'ailleurs cité en exemple dans le Plan Nord du gouvernement libéral, un plan que le premier ministre Jean Charest a dû de nouveau défendre hier.
Le Plan Nord loin de l'eldorado
Une nouvelle analyse du service d'études économiques du Mouvement Desjardins s'interroge sur les retombées financières que fait miroiter le gouvernement Charest pour justifier les investissements publics massifs dans le Plan Nord et le développement de l'industrie du gaz de schiste. Il semble qu'il n'y a pas là de quoi contribuer significativement aux finances publiques, du moins dans les conditions actuelles.
Plan Nord - Québec paiera la grosse part d'une route pour une mine de diamants
Le gouvernement Charest injecte des dizaines de millions de dollars pour faciliter le boom minier dans le cadre de son Plan Nord. C'est en effet l'État québécois qui assumera la plus grande part des coûts du prolongement de la route 167, un nouveau tronçon qui facilitera la mise en exploitation de la première mine de diamants de la province. Un gisement dont la valeur brute pourrait dépasser les 5 milliards de dollars.
Libre opinion - Le Plan Nord, symptôme de notre aliénation collective
Martin Lavallée, Montréal
18 juillet 2011
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Québec
Lancé en grande pompe par le premier ministre Charest, qui en fait le plus grand projet de sa carrière politique, le Plan Nord est censé créer de nombreux emplois et rapporter d'importants revenus à l'État québécois. En témoigne la récente annonce d'ArcelorMittal faisant état d'un investissement de 2,1 milliards de dollars sur la Côte-Nord et de la création de 8000 emplois directs ou indirects générés par ces investissements. Pour plusieurs, le Plan Nord présente ainsi de très bonnes perspectives économiques pour l'avenir de la société québécoise et on serait en droit de se réjouir de ce projet créateur de richesse.
Un Plan Nord à faire rêver les Français
Si la relation Québec-France a été dominée depuis quatre ans par la mobilité de la main-d'œuvre, c'est maintenant le Plan Nord qui marquerait le plus celle-ci désormais, estime Hélène Le Gal, consule de France à Québec. Elle salue l'«initiative fascinante» du premier ministre Jean Charest, «grand ami de la France», lequel mariera d'ailleurs sa fille dans l'Hexagone à la fin du mois. Rencontre à l'occasion du 14 juillet.
Opposition au Plan Nord - Les Innus bloquent la route 138
La grogne des Innus de la Côte-Nord concernant le Plan Nord s'accentue. Dès 7h, ce matin, la circulation sur la route 138 qui traverse la réserve de Betsiamites, à mi-chemin entre Baie-Comeau et Forestville, sera bloquée par intervalles.
Plan Nord - Le Nunavik aspire à plus
Sébastien Brodeur-Girard - Historien
18 mai 2011
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Québec
Jean Charest annonçait en grande pompe la semaine dernière le lancement du Plan Nord, un vaste chantier de développement économique, social et environnemental se déployant au nord du 49e parallèle. La région du Nunavik est particulièrement visée, avec ses 11 000 habitants dont 90 % sont Inuits. Le gouvernement du Québec s'est d'ailleurs empressé d'affirmer que les autochtones avaient embrassé avec enthousiasme son projet. Si certains dirigeants ont pu se déclarer en faveur de ce plan, il n'est pourtant pas certain qu'ils soient entièrement au diapason du reste de leur population.
Plan Nord - Une aventure qui présente un risque pour les finances publiques
Le gouvernement Charest a sorti lundi tout le clinquant de circonstance pour annoncer son tant attendu Plan Nord, une stratégie qui ouvre la porte au développement tous azimuts du secteur minier sur une vaste portion encore vierge du territoire québécois. Reste que ce «chantier d'une génération» n'est pas sans risque pour les finances de l'État et que les redevances que font miroiter les libéraux pourraient bien ne pas s'avérer aussi élevées que prévu, selon l'analyse d'un spécialiste de l'économie des ressources naturelles.
Plan Nord - Le «Plan Nord» de 1912 n'est pas encore complété
Jean Charest n'est pas le premier chef libéral à faire rêver les Québécois avec le «formidable potentiel du Nord». Il y a un siècle, c'est un véritable premier Plan Nord que Lomer Gouin échafaudait avec l'annexion de l'Ungava. Développer le Nord semble toutefois plus facile à dire qu'à faire: 100 ans plus tard, ce premier Plan Nord n'est pas encore complété!
Perspectives - Plein nord
Il est permis de supposer que la hausse durable des cours des métaux aurait suscité beaucoup d'activités de prospection autour du potentiel minier québécois. Le Pan Nord du gouvernement Charest a donc le mérite de proposer un encadrement structurant à un développement qui s'annonçait autrement chaotique. Cela dit, le modèle économique proposé cette semaine n'a rien de convaincant.
Le Nord à rabais
Québec — L'opposition a accusé, hier, le premier ministre Jean Charest de brader les ressources naturelles du Québec avec son Plan Nord.
Pauline Marois dit oui au Plan Nord, mais pas à n’importe quel prix
D’accord pour conserver le Plan Nord, mais pas à n’importe quel prix, dit la chef péquiste Pauline Marois. Ni pour, ni contre, Mme Marois réserve donc une réponse nuancée à l’annonce faite lundi par le premier ministre Jean Charest. M. Charest a alors lancé un mégaprojet de 80 milliards $ sur 25 ans en faveur du développement de la partie boréale du Québec.
Faciliter le boom minier
Lévis — C'est avec une pompe toujours plus imposante que le premier ministre Jean Charest a dévoilé de nouveau le Plan Nord, faisant cette fois-ci miroiter des investissements privés et publics de 80 milliards en 25 ans, des revenus pour l'État de 14 milliards et 20 000 emplois par an.
Le projet Charest n'est pas applaudi partout
Les écologistes québécois n'appuieront pas le Plan Nord tout comme les membres de deux puissantes associations autochtones, soit l'Assemblée des premières nations et l'Alliance stratégique innue, laquelle représente plusieurs communautés importantes de la Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord, soit un des premiers territoires touchés par le plan du premier ministre Jean Charest.
Le lobby minier s'active
Le développement tous azimuts du potentiel minier du Nord québécois permettra à plusieurs entreprises du secteur de faire de très bonnes affaires au cours des prochaines années. Pas étonnant alors qu'elles ne ménagent pas les efforts de lobbying afin de faire valoir leurs demandes auprès du gouvernement Charest.
La hausse des redevances minières n'effraie pas tout le monde
Le géant indien Tata Steel et la minière canadienne New Millenium Capital Corp., qui comptent exploiter deux gigantesques gisements de fer situés près de Schefferville, se disent «à l'aise» avec le nouveau régime de redevances mis en place par Québec l'an dernier. Les deux joueurs, qui devraient toucher plusieurs milliards de dollars avec ce projet, ont en outre approché le gouvernement Charest afin de lui faire part de leurs besoins en matière d'infrastructures.
Dans le ventre de la Terre mère
La minière Goldcorp a conclu un pacte de collaboration avec les Cris pour développer son projet Éléonore, à Wemindji. Avec ou sans Plan Nord, ceux qui s'aventurent au-delà du 52e parallèle pour exploiter le territoire doivent désormais penser en termes de développement équitable pour ceux qui l'occupent.