Contre la Coalition pour l’histoire
Marc-André Éthier - Professeur de didactique de l’histoire, Département de didactique, Faculté des sciences de l’Éducation, Université de Montréal
11 mars 2013 16h24
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Éducation
La mal nommée Coalition pour l’histoire veut déterminer les contenus du programme d’histoire de 3e et 4e secondaire. Pour ce faire, son état-major avait imaginé un plan, simple et efficace: devenir un comité ministériel secret qui reprendrait les conclusions qu’elle avait déjà colporté dans les instances du PQ et dans les médias.
De la supposée «dénationalisation» des programmes d'histoire
Jean-François Cardin - Historien et didacticien, Université Laval
11 mars 2013 16h53
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Éducation
Afin d’éclairer le débat qui a cours depuis quelques jours sur l’enseignement de l’histoire, il convient me semble-t-il de rappeler certains faits relativement à la supposée «dénationalisation» dont parle certains ténors de la Coalition pour l’histoire, dénationalisation qu’ils associent généralement au plus récent programme de 3e-4e secondaires, celui de 2006.
Enseignement - Le quoi et le comment d’une histoire
L’enseignement de l’histoire comme champ de bataille. Quand ce ne sont pas les didacticiens et les historiens qui s’y affrontent, ce sont les partisans d’une histoire nationale et ceux de l’histoire sociale qui s’entredéchirent sur le « quoi » et le « comment » enseigner le Québec aux jeunes. L’histoire de ce conflit se répète… et ça ne date pas d’hier.
Enseignement de l’histoire - Assez des querelles
Dans la plateforme électorale du Parti québécois, l’engagement est clair et succinct : «Renforcer l’enseignement et la recherche de l’histoire à tous les niveaux, de l’école primaire à l’université, en privilégiant la connaissance de l’histoire nationale du Québec et de ses institutions. »
Enseigner une histoire «orientée»?
La guerre idéologique autour de la création d’un comité ministériel pour revoir les programmes d’histoire au secondaire s’envenime. Plusieurs enseignants, historiens et autres spécialistes de la matière jugent « dangereuse » la complicité entre le Parti québécois et la Coalition pour l’histoire, tenant d’une approche nationaliste de l’enseignement de l’histoire du Québec. Craignant les conséquences néfastes que cela pourrait avoir sur l’enseignement de l’histoire, ils réclament des explications à la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy.
Enseignement de l’histoire - Bisbille autour d’un comité ministériel
Le ministère de l’Éducation a créé le mois dernier un groupe de travail pour revoir le programme de l’enseignement de l’histoire du Québec à l’école. Mais ses travaux ne sont pas encore commencés que, déjà, les historiens se disputent sur sa composition et ses orientations, a appris Le Devoir.
Après les commémorations de 1812 - Pourquoi pas 1763?
Pour stimuler la « fierté d’être citoyen du Canada », Stephen Harper a choisi de faire mousser quelques commémorations pour les années qui viennent. Le premier ministre l’a annoncé à son caucus, à la fin du mois dernier. On continuera, jusqu’en 2015, de se souvenir de 1812 et de ses suites. S’ajouteront, en 2014, le 100e de la Première Guerre mondiale et, l’année suivante, le 200e de la naissance du premier ministre conservateur John A. Macdonald. Le 150e anniversaire de la Confédération couronnera le tout en 2017. Des rendez-vous bien britanniques et conservateurs, on en conviendra.
Enseignement de l’histoire - D’une cage de homards à l’autre
Sacrilège ! La ministre de l’Éducation Marie Malavoy a osé réclamer que les écoles secondaires fassent une plus large place à la question nationale dans les cours d’histoire. Du coup, l’armada libérale et caquiste s’est levée pour l’accuser de vouloir faire rentrer tous les petits Québécois dans la cage à homards souverainiste… Cette réaction démagogique a de quoi surprendre. N’est-ce pas exactement ce que les libéraux avaient entrepris : faire entrer les petits Québécois dans leur cage à homards fédéraliste ?
L’histoire détournée
Je me souviendrai toujours de la question sur laquelle mon vieux professeur, le défunt Jean-Pierre Desaulniers, nous avait laissés ce jour-là. Dans les cours magistraux qu’il donnait à l’UQAM (et j’utilise « magistral » dans tous les sens du mot), Jean-Pierre Desaulniers avait l’habitude de laisser ses étudiants sur une question. Celle-ci était si bien tournée qu’elle nous taraudait toute la semaine. Ce jour-là, il nous avait demandé pourquoi Jacques Cartier avait « découvert » le Canada en dépit du fait que les terre-neuvas et tant d’autres navigateurs fréquentaient nos côtes depuis des lustres.
Cours d'histoire: les Québécois sont insatisfaits
Les Québécois ne sont pas satisfaits des cours d'histoire dans les écoles, à en croire un sondage dévoilé hier par la Coalition pour l'histoire et la Fondation Lionel-Groulx. Un peu plus de la moitié des personnes sondées par Léger Marketing ont affirmé que le nombre de cours d'histoire du Québec au primaire et au secondaire est insuffisant, tandis qu'une personne sur quatre se disait satisfaite.
Lettres - L'histoire et la vérité
Jean-Philippe Fortin, Enseignant en histoire et Monde contemporain au collège Laval - Laval, le 5 mars 2012
7 mars 2012
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Éducation
Le débat sur l'enseignement de l'histoire perdure avec raison depuis l'implantation de la réforme au secondaire et plus particulièrement depuis la révision du cours d'histoire nationale maintenant prodigué en 3e et 4e secondaire. Dans ce débat, qui me semble polarisé entre un clan nationaliste et un clan valorisant l'histoire dite sociale, certains faits mériteraient d'être rectifiés.
Je me souviens
Longtemps, longtemps, les Américains ont battu la campagne pour paqueter leurs gros camions avec les antiquités tirées du fond de nos rangs, achetés pour trois piastres et quart. Nul ne sonnait l'alarme en haut lieu, faut dire.
L’histoire du Québec n’est pas délaissée
Marc-André Éthier, professeur de didactique de l’histoire à l’Université de Montréal
6 mars 2013 17h21
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Éducation
Le 3 octobre dernier, l’historien Éric Bédard rendait publique une étude sur la place de l’histoire nationale du Québec à l’université, y compris dans les formations à l’enseignement, étude commanditée par la Fondation Lionel-Groulx et la Coalition pour l’histoire du Québec et menée avec Myriam D’Arcy.
La ridicule «théorie du complot» du professeur Létourneau
Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx
6 mars 2013 17h23
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Éducation
Dans un texte publié dans Le Devoir du 20 octobre, Jocelyn Létourneau, titulaire d’une Chaire du Canada à l’Université Laval, se livre à une virulente dénonciation du rapport du professeur Éric Bédard intitulé Enseignement et recherche universitaires au Québec: l’histoire nationale négligée rendu public dernièrement. «Conception étroite et orientée de l’histoire politico-nationale», «vision simpliste», «demi-vérités», «populisme intellectuel», Jocelyn Létourneau ne trouve pas de mots assez durs pour qualifier cette étude.
Formation des maîtres en histoire - Des clarifications s’imposent
Josiane Lavallée, Cofondatrice de la Coalition pour l’histoire et responsable de la recherche au secondaire
6 mars 2013 17h24
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Éducation
Depuis trois semaines, le débat est à nouveau reparti dans la communauté historienne au sujet, notamment, de la formation des maîtres pour les futurs enseignants d’histoire au secondaire. Dans son article récent publié dans Le Devoir, Jocelyn Létourneau écrivait «que rien ne permet de croire que les enseignants d’aujourd’hui, en classe, sont moins compétents que ceux d’hier».
L'histoire nationale à l'université
Martin Lavallée Étudiant à la maîtrise en histoire à l’UQAM
6 mars 2013 17h24
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Éducation
Le rapport de l'historien Éric Bédard et de Myriam D'Arcy concernant l'histoire nationale à l'université soulève des passions parmi la communauté historienne. En témoigne le débat qui a cours en ce moment dans les pages et sur le site du Devoir. En témoigne également l'amalgame douteux de Denyse Baillargeon qui soupçonne les partisans de l'histoire nationale de vouloir «revaloriser l'histoire politique et nationale afin de redynamiser l'appui populaire à la cause souverainiste».
Nécessaire défense de l’histoire nationale
Jacques Beauchemin Professeur au département de sociologie de l’UQAM
6 mars 2013 17h25
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Éducation
Dans l’évaluation qu’il a proposée dans Le Devoir de l’étude d’Éric Bédard et de Myriam D’Arcy intitulée L’Histoire nationale négligée, Jocelyn Létourneau s’inquiète de la montée du populisme intellectuel. Paradoxalement, le procédé qu’il emprunte semble s’en rapprocher dangereusement.
Faire l’histoire des grands hommes
Louise Bienvenue Directrice du département d’histoire de l’Université de Sherbrooke Ollivier Hubert Professeur au déaprtement d’histoire de l’Université de Montréal
6 mars 2013 17h26
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Éducation
Un collègue historien [Frédéric Bastien, du Collège Dawson] s’en prenait récemment à nos travaux sur la socialisation masculine dans les collèges classiques. Dans le contexte du débat sur l’histoire nationale, il y voyait un exemple du genre de recherches élitistes et déconnectées menées par les universitaires, en marge des enjeux importants.
Réplique à Denyse Baillargeon - Le déni de l’histoire nationale du Québec
Robert Comeau Historien et professeur associé à l’UQAM
6 mars 2013 17h33
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Éducation
Dans un article du Devoir publié le 14 octobre dernier, l’historienne Denyse Baillargeon critique le rapport de la Fondation Lionel-Groulx, co-rédigé par le professeur Éric Bédard, qui fait le constat du recul de l’histoire nationale dans les universités francophones du Québec.
Une vraie réponse
Xavier Boileau Étudiant au baccalauréat en histoire à l’UQAM
6 mars 2013 17h32
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Éducation
M. Jocelyn Létourneau, si je prends ici le temps de vous écrire du haut de mes 19 ans, c’est que je viens tout juste de finir les dernières lignes de votre texte paru dans Le Devoir du 19 octobre dernier, Un rapport gênant, à propos de l’enseignement de l’histoire au secondaire. Je dois dire que je le trouve d’une certaine pauvreté argumentative pour ne pas dire intellectuelle. Je dois vous l’avouer: d’un intellectuel de votre trempe, j’attendais un peu plus qu’un rapide procès d’intention à l’adresse des chercheurs qui ont mené l’étude que vous dénoncez, ou du moins, relativisez d’une façon qui frise la condescendance.
Cessons nos luttes fratricides
Collectif d’étudiants en histoire
6 mars 2013 17h31
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Éducation
Depuis les dernières semaines, plusieurs historiens ont commenté la sortie du rapport intitulé Enseignement et recherche universitaires au Québec: l'histoire nationale négligée. Certains ont soutenu que l’histoire sociale et culturelle contribue «à élargir le champ de l'histoire politique et nationale en les ouvrant à d'autres préoccupations» alors que d’autres se sont levés pour affirmer que l’histoire nationale devrait avoir «une vraie place» dans nos universités. À ces points de vue, nous voulons ajouter, le nôtre, celui d’étudiants en histoire.
Des sophismes qui laissent pantois
Denyse Baillargeon Professeure d’histoire à l’Université de Montréal
6 mars 2013 17h33
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Éducation
Dans sa réplique à mon texte paru dans Le Devoir du 19 octobre, Frédéric Bastien s’en prend à mes positions en avançant un certain nombre de sophismes qui laissent pantois. Par exemple, que l’histoire sociale «réduit la politique à des luttes d’influence entre groupes sociaux» et qu’elle ne permet pas de comprendre «l’évolution du peuple québécois», ce que ferait l’histoire politique en s’intéressant aux grands hommes ou aux grands événements.
Lettre ouverte au professeur Létourneau - Un rapport éclairant
Yves Tremblay Historien au ministère de la Défense nationale à Ottawa
6 mars 2013 17h34
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Éducation
Juge-t-on un rapport aux qualités des auteurs? Je prends «qualités» en un sens ancien, celui des attributs sociaux se rattachant à un individu ou à un groupe. À lire Jocelyn Létourneau (Le Devoir, 20 octobre 2011, page Idées), il en est ainsi, comme s’il existait un déterminisme politico-social fatal aux idées du fait de l’indignité de l’auteur, du commanditaire, de l’éditeur ou du site hébergeant.
L'histoire élitiste des historiens universitaires
Frédéric Bastien - Professeur d'histoire au collège Dawson
20 octobre 2011
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Éducation
Le 3 octobre dernier, la Coalition pour l'histoire et la Fondation Lionel-Groulx publiaient une étude sur l'enseignement et la recherche en histoire au Québec, dénonçant, chiffres à l'appui, la place minuscule qu'occupent les grands personnages et les grands événements politiques qui ont marqué notre passé. La part du lion revient à l'histoire sociale qui s'intéresse aux pauvres, aux immigrants, aux exclus, etc. Ce constat en a dérangé plusieurs parmi les spécialistes, dont l'historienne Denyse Baillargeon, qui a réagi dans Le Devoir.
La Réplique: enseignement de l'histoire - Un rapport gênant
Jocelyn Létourneau - Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du Québec contemporain de l'Université Laval
20 octobre 2011
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Éducation
Éric Bédard ne convaincra aucune personne informée de la justesse des thèses qu'il avance dans le rapport rédigé avec Myriam D'Arcy et intitulé «Enseignement et recherche universitaires au Québec: l'histoire nationale négligée». Soumis à la critique, le document s'affaisse tant il est fondé sur une conception étroite et orientée de l'histoire politico-nationale; tant il ne tient pas compte du fonctionnement concret du système d'éducation au Québec; tant il repose sur une vision simpliste de la recherche subventionnée; et tant il multiplie les demi-vérités sur l'enseignement de l'histoire du Québec, du secondaire à l'université. L'effet désiré mais indésirable du rapport, relayé sans précaution par les médias, est qu'il consolide dans l'espace public un certain nombre de points de vue faciles et fragiles.
Lettres - Des historiens qui ont l'oubli facile
Dans sa prise de position publiée au Devoir contre le rapport intitulé Enseignement et recherche universitaire au Québec: l'histoire nationale négligée, Denyse Baillargeon, professeure au Département d'histoire de l'Université de Montréal, attaque la conception nationaliste de l'histoire dudit rapport.
Histoire - Le soi-disant déclin de l'histoire nationale au Québec
Denyse Baillargeon - Professeure au Département d'histoire de l'Université de Montréal
14 octobre 2011
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Éducation
Dans son rapport intitulé «Enseignement et recherche universitaires au Québec: l'histoire nationale négligée», rédigé en collaboration avec Myriam D'Arcy, Éric Bédard déplore amèrement que l'histoire nationale ne soit plus enseignée et ne fasse plus l'objet de recherche dans les universités québécoises.
Enseignement de l'histoire - Ignorance collective
Cherche désespérément histoire du Québec. Ce pourrait facilement être l'intitulé du magistral travail de recension qu'effectue depuis quelques années la Coalition pour l'histoire. Depuis sa création en 2009, cette coalition s'évertue à démontrer que dans le champ de l'enseignement de notre propre histoire, du primaire à l'université, la récolte est scandaleusement mince.
L'histoire du Québec délaissée par les universités
Le Québec ne se souvient pas assez de son histoire, selon une étude publiée hier par la Fondation Lionel-Groulx et la Coalition pour l'histoire du Québec. «On est un des pays qui enseignent le moins leur histoire!», clame l'historien et porte-parole de la Coalition pour l'histoire du Québec, Robert Comeau.
Histoire - La relation complexe des Québécois avec leur histoire
Jocelyn Létourneau - Professeur d'histoire à l'Université Laval
29 septembre 2011
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Actualités en société
D'un côté, on dit que les Québécois ont un problème avec leur passé, qu'ils ne l'aiment pas au point d'en avoir honte. De l'autre, on soutient que la jeunesse montante, ignorante de l'histoire de sa société parce que butant sur des questions de faits et de dates, se détache graduellement du passé collectif pour se recroqueviller dans ses ego identitaires. De manière générale, on prétend que le monde n'en a que pour le présent et que le passé fout le camp. On se demande à partir de quelle plateforme ces briques sont lancées dans la mare de la discussion publique.
Cours d'histoire au 2e cycle du secondaire - Contenu fractionné et nivellement des connaissances
Robert Comeau, porte-parole de la Coalition pour l'histoire et Josiane Lavallée, membre fondatrice de la Coalition pour l'histoire
16 juillet 2011
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Éducation
Le 21 juin dernier, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) déposait sur son site le document Progression des apprentissages pour le cours Histoire et éducation à la citoyenneté du 2e cycle du secondaire. Une fois de plus, le ministère a attendu la fin des classes, alors que les enseignants sont en vacances, pour déposer ce document, craignant sans doute les critiques du milieu.
Examen d'histoire au secondaire - Je ne me souviens de rien... c'est écrit !
Dominique Laperle - Enseignant au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie et doctorant en histoire à l'UQAM
20 juin 2011
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Éducation
Lundi 13 juin dernier, les élèves du Québec se confrontaient à l'épreuve d'appoint en histoire et éducation à la citoyenneté (087-404). Quelle ne fut pas ma surprise de constater que les recommandations faites à la suite des épreuves des années précédentes n'avaient pas été entendues! Un examen d'histoire de la quatrième secondaire se doit de vérifier l'ensemble des connaissances et des compétences acquises au cours des deux années d'enseignement de l'histoire nationale. Or, il faut l'avouer, nous sommes face à un examen qui n'est rien d'autre qu'un savoir-lire.