Exploration gazière au Québec - L’illusion du Klondike
Avant que n’éclate le scandale du gaz de schiste, au cours de l’été 2010, peu de Québécois se doutaient de l’ampleur des travaux d’exploration gazière menés dans les basses terres du Saint-Laurent, essentiellement entre Montréal et Trois-Rivières. En fait, plusieurs centaines de puits ont été forés depuis le dernier quart du XIXe siècle. Malgré les développements technologiques, les rêves des promoteurs ne se sont jamais concrétisés.
Forages passés aux îles de la Madeleine
La volonté du gouvernement du Québec d’ouvrir le golfe du Saint-Laurent à l’exploration pétrolière et gazière suscite de nombreuses inquiétudes en raison de risques environnementaux inhérents aux énergies fossiles.
L’industrie du gaz de schiste se pénalise en péchant par manque de transparence
Le manque de transparence de l’industrie du gaz de schiste américaine a un « effet dissuasif » sur les investisseurs regardant avec curiosité les activités des sociétés gazières. La dissimulation d’informations, notamment à l’égard du cocktail de produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique, constitue un « obstacle à l’investissement », souligne un rapport spécial sur les impacts de l’essor du secteur du gaz de schiste commandé par RBC Marchés des capitaux à l’Economist Intelligence Unit.
Blanchet se montre peu favorable aux gaz de schiste
Le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet, a clairement signifié dimanche qu’il n’est pas très ouvert au développement de l’industrie du gaz de schiste.
Quel avenir pour la filière du gaz?
Malgré l’importante controverse entourant l’exploitation éventuelle du gaz de schiste au Québec, l’industrie n’en démord pas. Son principal porte-parole, Lucien Bouchard, a d’ailleurs fait valoir cette semaine que la province devra inévitablement se tourner vers cette ressource puisque celle-ci représente, selon lui, la transition « par excellence » vers les énergies plus propres. Les groupes environnementaux estiment au contraire que le recours accru au gaz non conventionnel ne peut que retarder un virage vert plus que jamais nécessaire pour éviter la catastrophe climatique.
Le gaz de schiste en héritage
L’industrie du gaz de schiste, rejetée par une bonne partie des Québécois, voire par le nouveau gouvernement péquiste, réplique. Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, a livré mardi un vibrant plaidoyer en faveur de ce type de gaz naturel, selon lui incontournable pour le développement de la province au cours des prochaines années. Il s’en est d’ailleurs pris aux « écologistes » qui s’opposent à l’exploitation de cette source d’énergie fossile. Mais il a refusé de revenir sur les importantes réticences formulées la veille par la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.
L’exploitation du gaz de schiste reste à «haut risque», dit Martine Ouellet
Après avoir semé l’émoi chez les entreprises actives dans la recherche de gaz de schiste en condamnant cette source d’énergie fossile, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a voulu rassurer les membres de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) lundi. Elle leur a promis un « dialogue » en insistant sur le fait que le Parti québécois est ouvert à l’exploitation des ressources énergétiques du Québec. Mais en point de presse, elle a par la suite réitéré ses craintes en ce qui a trait au gaz de schiste.
APGQ: Les entreprises souhaitent envoyer «un message de patience et de persistance», selon Lucien Bouchard
Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Lucien Bouchard, a dit lundi matin que les entreprises actives dans la recherche d'énergie fossile souhaitent envoyer «un message de patience et de persistance», dans un contexte où le nouveau gouvernement péquiste a émis de sérieuses réserves par rapport à l’exploitation éventuelle du gaz de schiste et du pétrole au Québec. La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, doit d’ailleurs s’adresser aux membres de l’Association en fin de journée.
Gaz de schiste - Le PQ sème la confusion, accuse Lucien Bouchard
Lucien Bouchard s’est attaqué au gouvernement de Pauline Marois, vendredi, en dénonçant les propos tenus la veille par la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Cette dernière a soutenu que l’exploitation des gaz de schiste ne sera jamais sécuritaire. Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec s’explique mal cet « interdit inconditionnel et a priori » de la ministre, alors qu’une évaluation environnementale est en cours afin de déterminer comment exploiter cette ressource fossile de façon « responsable ».
Fracturation: la composition des fluides dévoilée
Après plus de deux ans de bataille juridique, le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) a obtenu la liste des composés chimiques utilisés dans les fluides de fracturation de l’entreprise Talisman. Une liste qui contient « des dizaines de composés différents, dont certains sont toxiques » et dont on ne connaît pas les effets synergétiques, observe le professeur de chimie de l’UQAM et membre du collectif scientifique sur les gaz de schiste, Daniel Chapdelaine.
Les règles d’or pour réussir la révolution gazière
L’âge d’or du gaz naturel annoncé par l’Agence internationale de l’énergie s’appuiera essentiellement sur l’exploitation à grande échelle des très controversés gaz de schiste, a fait valoir hier l’organisation en dévoilant un nouveau rapport consacré à cette source d’énergie fossile. Ce qui implique d’établir certaines « règles d’or » afin de s’assurer du consentement populaire avant de se lancer dans cette filière énergétique aux impacts environnementaux méconnus.
La réduction des GES et l’exploitation des hydrocarbures sont incompatibles
Le Québec, producteur d’énergies fossiles ? La chose aurait semblé farfelue il y a à peine deux ans. Depuis, on a appris que des entreprises convoitent depuis des années les ressources pétrolières et gazières du Québec. Et le gouvernement Charest n’a pas caché qu’il est favorable à l’exploitation des hydrocarbures d’ici. Or le développement de cette industrie est tout simplement incompatible avec l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, estime la Fondation David Suzuki. Les réels bénéfices économiques restent aussi à préciser, selon un expert des questions énergétiques.
Île d'Anticosti - Junex précisera le potentiel pétrolier
Attirée par le potentiel pétrolier prometteur de l'île d'Anticosti, Junex y réalisera des relevés sismiques au cours des prochains mois, de façon à déterminer où devraient être forés des puits d'exploration dès 2013. Si les recherches d'énergie fossile s'avèrent concluantes, l'entreprise compte utiliser la fracturation hydraulique pour tenter d'extraire ce pétrole de schiste. Et tout indique que cette méthode inédite au Québec ne fera l'objet d'aucune évaluation de ses impacts environnementaux.
Guerre d’attrition contre les écologistes
Le bruit de la manifestation du Jour de la Terre ne s’est pas encore totalement atténué que 15 groupes écologistes accusaient hier le gouvernement Charest de leur mener une « guerre d’attrition » pour étouffer leur opposition à ses projets controversés comme les gaz de schiste, la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2 et le Plan Nord.
Jour de la Terre - Pour le bien commun
La même fin de semaine où le premier ministre du Québec convie les entrepreneurs du secteur des ressources à son grand Salon Plan Nord, tout ce que le Québec compte de groupes progressistes, culturels et étudiants s'est donné rendez-vous pour répondre à l'appel lancé par quelques centaines de personnalités réunies par l'homme de théâtre Dominic Champagne à l'occasion du Jour de la Terre.
Québec souscrit 10 millions au capital-actions de Pétrolia
Après avoir cédé au privé les secteurs qui présentent un riche potentiel pétrolier, l'État québécois investira maintenant plusieurs millions de dollars pour acquérir des actions de l'entreprise Pétrolia, par l'entremise d'Investissement Québec. La pétrolière compte utiliser ces deniers publics pour mener de nouveaux forages en Gaspésie, où elle devrait exploiter sous peu d'importants gisements d'or noir.
Plus de 37 000 citoyens disent non aux gazières
Même si le gouvernement Charest a déjà clairement manifesté son intention de financer le développement de l'industrie du gaz de schiste, des dizaines milliers de citoyens inquiets des risques environnementaux exigent toujours que Québec revoie sa position. Accompagnés de députés péquistes, ils ont déposé hier à l'Assemblée nationale une pétition signée par 37 125 Québécois qui entendent refuser aux gazières l'accès à leur propriété. Un geste qui survient alors que deux nouvelles études font état de risques de séismes associés à cette industrie lourde.
Permis d'exploration - Les enchères étaient déjà en vigueur
Lors de la présentation de son dernier budget, le ministre Raymond Bachand a annoncé que le gouvernement mettrait désormais aux enchères les permis d'exploration pétrolière et gazière. Or cet élément clé de la nouvelle stratégie des libéraux en matière d'hydrocarbures était déjà en bonne partie en vigueur au Québec, a constaté Le Devoir.
Évaluation environnementale - Le ministère ferme les yeux sur les ressources pétrolières
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs tient pour acquis le fait que le comité qui mène l'évaluation environnementale stratégique sur l'industrie du gaz de schiste étudiera aussi l'exploration et l'exploitation pétrolière au Québec. Son président a pourtant clairement indiqué au Devoir qu'il ne prévoit pas l'inclure dans ses travaux. Mais pas question de lui forcer la main, selon ce qui se dégage des réponses fournies par le cabinet du ministre Pierre Arcand.
Évaluation environnementale - Le pétrole passe sous le radar
Même si son mandat lui permet de traiter de toute «question pertinente relative à l'exploration et à l'exploitation des ressources pétrolières et gazières», le comité qui dirige l'évaluation environnementale stratégique de l'industrie du gaz de schiste ne prévoit pas inclure le pétrole dans le cadre de ses travaux. Plusieurs projets de recherche de cette ressource fossile sont pourtant en cours au Québec, dont certains qui exigeront des opérations de fracturation.
Gaz de schiste - Pas d'autres fracturations en vue
La mise en place du comité responsable de l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur les gaz de schiste aurait eu pour effet de refroidir totalement cette industrie, car «aucun projet n'est sur la table ou en vue», selon le coordonnateur de ce comité, Robert Joly.
Voyage au pays du gaz de schiste
De retour d'un voyage dans des communautés rurales de Pennsylvanie où ont été forés des puits de gaz de schiste, une délégation de la vallée du Saint-Laurent s'oppose plus que jamais à l'exploitation de la ressource au Québec.
Ohio: une douzaine de séismes liés à l’exploitation des gaz de schiste
Une douzaine de séismes dans le nord-est de l’Ohio ont fort probablement été provoqués par l’injection souterraine d’eaux usées lors du forage de gaz de schiste, a indiqué aujourd'hui le gouvernement de l’État, en annonçant de nouvelles mesures pour serrer la vis aux gazières en matière de fracturation.
Le gaz de schiste aussi polluant que le charbon
Les émissions de gaz de schiste sont deux fois plus importantes que ce que rapporte cette industrie au point d'équivaloir celles du charbon, le pire combustible fossile pour le climat planétaire, révèle une étude conjointe de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis et de l'Université de Boulder au Colorado.
Gaz de schiste - Des entreprises québécoises veulent leur part du gâteau
Convaincus que le Québec se lancera d'ici deux ans dans l'exploitation à grande échelle du gaz de schiste, des promoteurs impliqués dans l'industrie souhaitent maintenant que la province développe son propre secteur des services en matière d'exploitation pétrolière et gazière. Cela permettrait d'accélérer l'implantation des entreprises vouées à l'extraction d'énergies fossiles, qui pourraient alors espérer forer une moyenne de 200 puits par année.
Gaz de schiste: les citoyens sont plus réceptifs, dit André Caillé
L'Association pétrolière et gazière du Québec, qui tient ces jours-ci sa rencontre annuelle, aimerait bien que l'évaluation environnementale stratégique financée par le gouvernement Charest aide à calmer le jeu, en apportant des réponses aux vives préoccupations exprimées par les citoyens depuis plus d'un an. Mais pour ceux qui réclament toujours un moratoire sur l'industrie du gaz de schiste, le mandat confié au comité qui mène l'étude ne permet pas d'étudier la «pertinence» de donner le feu vert à l'industrie de l'énergie fossile.
Gaz de schiste - Il faut accepter de prendre des risques, dit Bouchard
L'avenir économique du Québec et l'intérêt public commandent de se lancer dans l'exploitation pétrolière et gazière, a soutenu hier soir le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard. L'ancien premier ministre, qui a évoqué la nécessité d'accepter de prendre certains «risques», a du même coup ouvert de nouveau la porte à une participation accrue du gouvernement dans l'industrie des énergies fossiles.
Gaz de schiste - Questerre dit avoir investi au Québec en pure perte
Le président de l'entreprise Questerre n'a pas l'habitude de mâcher ses mots lorsque vient le temps d'évoquer l'avenir de l'industrie du gaz de schiste au Québec. Dans une nouvelle missive publiée hier, il soutient que les investissements effectués par la société albertaine dans la province ne valent pratiquement plus rien sur les marchés, et ce, malgré l'immense potentiel gazier que renfermerait le sous-sol québécois.
La proposition Bouchard n'a pas d'intérêt pour le Québec
Lucien Bouchard a proposé vendredi dernier que le gouvernement du Québec investisse davantage de capital en tant que «partenaire» dans le développement de la filière du gaz de schiste, une proposition jugée intéressante par le premier ministre Jean Charest. Mais selon Jean-Thomas Bernard, professeur au département de science économique de l'Université d'Ottawa, ce n'est tout simplement pas au gouvernement d'assumer les risques que posent des investissements importants dans une telle filière.
Gaz de schiste - Des opposants envisagent la désobéissance civile
Le comité interrégional gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent n'hésite plus à envisager la désobéissance civile afin de faire fléchir le gouvernement du Québec, qui s'entête dans son refus de décréter un «moratoire complet» sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste.
Gaz de schiste - Des groupes de citoyens sont mécontents
«Indépendamment de ce que le gouvernement va leur répondre, je les comprends, mais je sais que je suis à ma place», a répondu François Tanguay devant l'ampleur que prend le mouvement d'opposition à sa nomination comme «représentant» des milieux environnementaux et de la société civile au sein du comité d'évaluation environnementale stratégique (EES) sur les gaz de schiste.
Nathalie Normandeau démissionne
Québec — Après le Parti québécois qui a été ébranlé par les démissions, c'est au tour du gouvernement Charest d'être frappé par une démission de taille, celle de la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, responsable du Plan Nord, Nathalie Normandeau.
Gaz de schiste - Québec veut acheter la paix
Dans une nouvelle tentative pour calmer les critiques à l'endroit du processus d'évaluation environnementale stratégique de l'industrie du gaz de schiste, le gouvernement Charest s'est finalement décidé à nommer un représentant du «milieu environnemental» au comité chargé de mener les travaux. Une annonce bien accueillie par certains groupes écologistes, qui ont tout de même insisté sur le manque de transparence du processus.
Selon une étude - Le gaz de schiste serait un feu de paille
Les gaz de schiste ne seraient pas le «combustible de transition» entre les combustibles fossiles riches en carbone, comme le charbon et le pétrole, et n'auraient qu'un avenir très incertain dans le domaine des transports faute d'un système de distribution élaboré, contrairement aux assertions de cette industrie.
Gaz de schiste - Junex se retire du comité d'évaluation
Le président de Junex, Jean-Yves Lavoie, a annoncé hier qu'il démissionne du comité mis sur pied par Québec pour procéder à une évaluation environnementale stratégique (EES) du dossier des gaz de schiste au cours des deux prochaines années.
Dessine-moi un puits de gaz de schiste
La multinationale albertaine Talisman Energy a opté pour une campagne de relations publiques pour le moins inusitée afin de tenter de convaincre la population de la pertinence d'exploiter le gaz de schiste: un cahier à colorier destiné directement aux enfants et distribué aux États-Unis.
Gaz de schiste - Appel à la remobilisation
L'annonce d'une évaluation environnementale stratégique de l'industrie du gaz de schiste a eu pour effet d'«endormir» la population québécoise, qui a jugé que le dossier était pour ainsi dire réglé. Une situation qui profite au premier chef aux entreprises gazières, qui continuent de s'activer sur le terrain. C'est le message lancé hier par une coalition de groupes environnementaux, syndicaux et citoyens qui appellent à manifester à Montréal samedi pour signifier au gouvernement Charest que les Québécois ne sont pas moins inquiets du développement de cette filière énergétique aux impacts méconnus.
Acheter localement - Questerre recycle un slogan pour mieux vendre le gaz de schiste
La philosophie «acheter localement» appliquée pour les aliments, et de plus en plus en vogue, devrait être transposée au secteur énergétique, et plus précisément à celui du gaz de schiste. C'est du moins la théorie élaborée par le président et chef de la direction de Questerre Energy, Michael Binnion, qui voit là une occasion de faire bénéficier l'ensemble de la société québécoise des retombées de cette industrie.
Gaz de schiste - Le client a toujours raison
Les débats qui ont cours dans toute enceinte politique relèvent un brin du théâtre. Le public parfois s'en désole, s'en exaspère ou s'en amuse. La commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 18 a donné lieu mardi à un de ces moments mi-tragiques mi-comiques, dans lequel toutefois l'acteur principal, M. Lucien Bouchard, occupait malgré lui deux rôles à la fois. Son jeu trop emporté, hélas, manquait de justesse.
Gaz de schiste - La France autorisera les forages pour la recherche
Paris — Le gouvernement français s'apprête à interdire les forages par fracturation hydraulique qui servent à extraire les gaz de schiste. Mais cette interdiction ne devrait pas être totale. Le Sénat, qui examinait hier le projet de loi adopté à l'Assemblée nationale il y a trois semaines, vient d'entrouvrir la porte à certains forages destinés à la recherche.
Tartuffe
Dans son Tartuffe, Molière évoquait la cour du roi Pétaud dans les termes suivants: «On n'y respecte rien; chacun y parle haut.» Cet alexandrin décrit parfaitement ce à quoi on assiste à l'Assemblée nationale depuis quelques années.
Gaz de schiste - Bouchard adopte un ton menaçant
Lucien Bouchard a exigé hier un processus d'indemnisation pour l'industrie du gaz de schiste, en raison de la révocation par le gouvernement des permis d'exploration de l'estuaire du Saint-Laurent. Le plaidoyer du président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, qui témoignait devant la commission parlementaire sur le projet de loi 18, qui annule tous les permis pour l'estuaire, a aussi été ponctué d'une collision frontale avec le député Amir Khadir. Ce dernier l'a accusé de ne pas avoir défendu les intérêts du Québec en travaillant à protéger des «multinationales» qui cherchent à «spolier nos ressources naturelles».
Étude sur les gaz de schiste - Un exercice moins scientifique que «politique»
L'évaluation environnementale stratégique (EES) que Québec a enclenchée pour déterminer s'il faut aller de l'avant avec la filière des gaz de schiste est en réalité moins un exercice scientifique qu'un «exercice politique et éducatif» qui permettra aux Québécois d'apprivoiser une industrie étrangère à leur culture, et à la «bureaucratie francophone» de se mettre à l'heure de cette technologie.
Gaspé: le gaz de schiste inspire Pétrolia
L'entreprise Pétrolia fonde beaucoup d'espoir sur ses forages pétroliers situés dans la région de Gaspé et sur les millions de barils qu'ils renfermeraient. Elle songe d'ailleurs à mener des opérations de fracturation hydraulique sur un de ses puits, une méthode controversée dans le cas du gaz de schiste et pour laquelle les impacts environnementaux sont à peu près inconnus. Ce serait une première au Québec dans l'extraction de l'or noir.
Gaz de schiste - L'évaluation doit s'ouvrir aux citoyens
Le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) estime que le comité responsable de l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur les gaz de schiste doit «rapidement rencontrer la société civile pour bien saisir les enjeux sur lesquels elle veut que les travaux portent».
Gaz de schiste - Une première preuve de la contamination
Une première preuve scientifique de contamination des eaux souterraines par le méthane libéré par la fracturation hydraulique vient d'être apportée aux États-Unis dans une étude rapportée dans le journal de l'Académie des sciences des États-Unis.
Libre opinion - La démocratie a besoin de nous
L'annonce de la composition du Comité de l'évaluation environnementale stratégique (EES) recommandé par le BAPE confirme maintenant nos craintes. Le «presque moratoire» annoncé aura servi d'écran de fumée, le temps de ralentir les ardeurs de l'opinion publique et de permettre à l'industrie du gaz de schiste de procéder, sous couvert de recherche scientifique.
Gaz de schiste - Le lobbyiste siège
Le cabinet du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs fulminait vendredi, à la lecture de la manchette du Devoir sur la composition du comité qui doit évaluer le dossier d'exploitation des gaz de schiste. Notre article, nous a-t-on écrit, errait «de façon inacceptable», affichait «une carence de rigueur déconcertante» et autres termes du même acabit. Décidément, la vérité fait mal. À moins que l'on nous prenne vraiment pour des imbéciles?
Schiste: les écologistes exclus de l'évaluation
Le secteur des affaires et les hauts fonctionnaires qui représentent le gouvernement vont détenir ensemble huit des onze sièges du comité responsable de la réalisation de l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur la pertinence d'exploiter les gaz de schiste, sur les modalités d'exploitation et sur l'encadrement juridique de cette industrie.
La France interdit l'extraction des gaz de schiste
Paris — Après une nuit de discussions houleuses, l'Assemblée nationale française a adopté hier un projet de loi interdisant l'extraction des gaz de schiste sur tout le territoire français. Les députés favorables à la loi l'ont emporté par 287 voix contre 186. Le texte bannit plus précisément l'extraction par fracturation hydraulique, un procédé qui consiste à injecter de l'eau et des produits chimiques dans le sol pour fracturer la roche. Comme cette technique est la seule connue à ce jour, la loi française devrait donc avoir pour conséquence d'empêcher l'exploitation des gaz de schiste partout, à moins qu'une nouvelle technique plus propre soit découverte. Là-dessus, tous les partis s'entendent.
Le gaz de schiste change la donne énergétique mondiale
Paris — Les gaz et huiles de schiste, s'ils suscitent une forte opposition dans des pays comme la France, modifient les perspectives énergétiques à l'échelle mondiale en raison de réserves importantes, notamment aux États-Unis où l'exploitation des gaz non conventionnels croît fortement.
Il ne faut pas répéter l'erreur de la Romaine, dit Parizeau
L'ancien premier ministre Jacques Parizeau, un des artisans de la nationalisation de l'électricité, n'apprécie visiblement pas la façon dont on gère le dossier énergétique au Québec. Il a d'ailleurs profité d'une sortie publique hier pour mettre en doute la pertinence d'aller de l'avant avec le mégaprojet hydroélectrique de la rivière Romaine, en plus d'affirmer que le développement de la filière du gaz de schiste est un parfait exemple de la «déliquescence des pouvoirs publics».
Gaz et pétrole - L'exploration rapporte moins d'un million au Québec
Au cours des deux dernières années, l'État québécois a touché annuellement moins d'un million de dollars pour la totalité des permis de recherche de pétrole, de gaz naturel et de réservoirs souterrains émis, ce qui représente plus de 80 000 km2 de territoire. C'est ce qui ressort d'informations obtenues par Le Devoir en vertu de la Loi d'accès à l'information. Des chiffres qui semblent donner raison à ceux qui affirment que l'industrie pétrolière et gazière coûtera de l'argent au Québec au cours des prochaines années, du moins dans sa phase exploratoire.
Exploitation des gaz de schiste - La pertinence socioéconomique sera étudiée
Québec — Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a donné l'assurance, hier, que l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur les gaz de schiste ne se limitera pas à déterminer les retombées économiques de l'industrie, mais qu'elle statuera sur la pertinence socioéconomique de l'exploitation de cette ressource.
Gaz de schiste - Une évaluation scientifique tronquée
Québec a décidé que l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur le développement des gaz de schiste ne servira pas à déterminer la «pertinence socioéconomique» de cette filière malgré la recommandation explicite et centrale du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
L'Europe aussi s'inquiète
La France n'est pas le seul pays européen où l'exploration des gaz de schiste sème l'inquiétude. À la mi-mars, le commissaire européen à l'Énergie, Gunther Oettinger, avait jugé cette nouvelle source d'énergie «intéressante» et demandé qu'on examine les diverses réglementations européennes. Une étude d'impact a aussi été demandée à la Commission de l'environnement. En attendant, plusieurs pays ont déjà commencé les forages. Il faut dire que l'Union européenne est depuis longtemps préoccupée par sa grande dépendance à l'égard du gaz naturel russe.
Gaz de schiste: précipitation et laxisme
C'est un blâme retentissant qu'a adressé hier le commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars, au gouvernement Charest pour sa préparation et sa gestion du dossier des gaz de schiste, enlisé dans une supervision bicéphale inefficace qui a donné tous les feux verts demandés par l'industrie sans pour autant contrôler ses activités à la trace et au bon moment. Et sans vérifier préalablement si tout ce jeu valait la chandelle, qui a plutôt allumé une véritable crise sociale.
Gaz de schiste: Québec calme le jeu
Admettant finalement qu'on en sait trop peu sur les impacts de l'exploitation du gaz de schiste, Québec lancera une évaluation écologique stratégique afin de mieux évaluer les risques imputables à cette filière énergétique. Cette recommandation constitue d'ailleurs le cœur du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) rendu public hier et n'est rien de moins que «la suite logique des choses», selon le ministre Pierre Arcand. Mais pas question de décréter un moratoire.
Lucien Bouchard - L'homme de Talisman Energy
C'est la multinationale Talisman Energy, une société qui a reçu des avis d'infractions du ministère de l'Environnement dans le cadre de ses opérations au Québec, qui rémunérera Lucien Bouchard lorsqu'il prendra la tête de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ). C'est d'ailleurs cette entreprise basée à Calgary qui avait suggéré le nom de l'ancien premier ministre au comité chargé de trouver un successeur à André Caillé.
Gaz de schiste - La charrue devant les boeufs ?
Gaz de schiste. Totalement inconnue au début de l'été, cette ressource énergétique fossile suscite un peu plus la controverse chaque jour. Après tout, la plus importante exploitation d'hydrocarbures de l'histoire du Québec sera le fait d'une filière aux impacts méconnus qui doit se déployer en zone habitée. Le développement de cette industrie se prépare pourtant depuis déjà quelques années. À la différence que cela se passe désormais au grand jour avec, d'un côté, des entreprises en mal de crédibilité et, de l'autre, un gouvernement qui donne parfois l'impression d'improviser. Le tout sur fond d'inquiétudes croissantes.
Tension extrême à Saint-Hyacinthe
Saint-Hyacinthe — La troisième et dernière séance d'«information» organisée par l'Association pétrolière et gazière pour tenter de calmer la grogne grandissante au sujet de cette filière a encore une fois été éprouvante pour les représentants de l'industrie et particulièrement pour André Caillé, qui a quitté la salle après quelques minutes à peine, pour revenir près de deux heures plus tard. Une situation qui n'a en rien calmé la colère des quelque 500 personnes présentes qui ont réclamé, comme plusieurs avant elles, un moratoire sur l'exploration gazière au Québec.
Gaz de schiste - Un moratoire nécessaire
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement se mettra au travail dès mardi pour proposer au gouvernement Charest un «cadre de développement» pour l'industrie du gaz de schiste qui devrait pouvoir être adopté le printemps prochain. D'ici là, les détenteurs de permis d'exploration pourront néanmoins poursuivre leurs activités sans contraintes particulières. Il faut poser la question: pourquoi?
Lobbying - Rien d'illégal, mais...
Il n'y a rien d'illégal de passer de chef de cabinet d'un ministre le vendredi à directeur général d'un puissant lobby le lundi, même si le lobby en question pousse le dossier qui s'annonce l'un des plus controversés de l'automne, l'un des plus engageants pour l'avenir du Québec et l'un des plus camouflés du gouvernement.
Gaz de schiste - Un choix politique
Le gouvernement Charest a pris une première bonne décision en confiant le mandat de faire la lumière sur l'exploitation du gaz de schiste au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. Reste une autre grande question: faut-il se lancer dans l'aventure et, si oui, comment s'assurer de tirer le maximum de bénéfices de cette énergie non renouvelable?
Le rouleau compresseur
C'est à propos du projet Grande-Baleine que Jean Charest a écrit dans son autobiographie: «Je dis souvent qu'il ne faut jamais sous-estimer la capacité des gouvernements de se tromper. S'il y a une chose qui me fait frémir, c'est quand j'entends des gens dire: "Après tout, c'est le gouvernement, ils doivent savoir ce qu'ils font". Il ne faut jamais présumer qu'ils savent ce qu'ils font.»
Gaz de schiste - Doit-on exploiter maintenant, par qui et pour qui ?
Aux États-Unis, 62 présidents de sociétés scientifiques viennent de demander au gouvernement Obama de soumettre l'exploitation des gaz de schiste à une évaluation écologique avant d'aller plus loin avec cette filière. Au Québec, une loi se pointe déjà pour encadrer cette industrie sans qu'on se soit demandé préalablement s'il faut développer cette filière, dans quelle mesure, par qui et pour qui.
Dossier noir sur le gaz de schiste
En plus de revoir en profondeur les règles fédérales qui encadrent la prospection et l'exploitation des gaz de schiste aux États-Unis, la société civile se mobilise dans ce dossier. Un groupe vient de fournir un portrait inquiétant des pratiques de cette industrie en Pennsylvanie.
Gaz: prospection aux portes de Montréal
Les entreprises engagées dans l'exploration gazière au Québec sont de plus en plus actives dans la vallée du Richelieu, une région qui pourrait un jour devenir un haut lieu de l'exploitation du gaz de schiste dans la province. L'une d'elles en est d'ailleurs à sonder le sol afin de déterminer la présence du précieux combustible fossile dans le secteur de Mont-Saint-Hilaire, à moins de 40 kilomètres de Montréal.
Gaz de schistes - Premiers puits en sol québécois en 2011
Le projet de loi promis par Québec pour encadrer l'exploitation des gaz de schistes n'a pas encore été présenté, ni même débattu, tandis que de plus en plus de citoyens s'inquiètent des impacts de l'exploitation de cette source d'énergie fossile. Qu'à cela ne tienne, la société albertaine Questerre Energy espère tirer profit de ses premiers puits en sol québécois d'ici la mi-2011. Gaz Métro a d'ailleurs déjà demandé des autorisations gouvernementales pour les brancher à son réseau.
Forer, forer, mais à quel prix?
Plusieurs s'en souviennent encore comme du «Monsieur Hydro-Québec» de la crise du verglas. Mais, depuis qu'il a quitté la direction de la société d'État, André Caillé est retourné dans le secteur des hydrocarbures, cette fois à la tête de l'Association pétrolière et gazière du Québec, où il multiplie les appels pour une «diversification du bilan énergétique de la province».