Tous les spectacles présentés à Petits bonheurs durant la fin de semaine le sont à guichets fermés. Tous, sauf un : ce samedi à 14 h au Jardin botanique...
Tous les spectacles présentés à Petits bonheurs durant la fin de semaine le...
Frida et Anne n’ont rien en commun, sinon une origine : l’Estonie, pays nordique maintenant détaché du bloc soviétique. La première (Jeanne Moreau) l’a...
Frida et Anne n’ont rien en commun, sinon une origine : l’Estonie, pays nordique maintenant détaché du bloc soviétique. La première (Jeanne Moreau) l’a quittée avant la Deuxième Guerre mondiale tandis que la seconde (Laine Mägi) l’abandonne pour la première fois lorsque s’amorce, au XXIe siècle, l’histoire de leur rencontre, à Paris, dans l’appartement luxueux de Frida, vieille dame un peu indigne, un peu Tatie Danielle, chez qui Anne, divorcée timide parlant un français approximatif, est venue travailler comme aide à domicile. Ou chien de garde, parce que la vieille veuve manipulatrice avale des cachets lorsque son ancien jeune amant (Patrick Pineau), devenu grâce à elle le propriétaire entre deux âges d’un café du quartier, néglige de lui rendre visite.
L’Union, c’est le nom donné par Milutin Gubash à un nouveau territoire, celui de tout son oeuvre physiquement réuni dont il offre une cartographie singulière...
L’Union, c’est le nom donné par Milutin Gubash à un nouveau territoire, celui de tout son oeuvre physiquement réuni dont il offre une cartographie singulière à la Fonderie Darling. La très compacte exposition, qui prend fin ce dimanche, mettra un terme au séjour de l’artiste en ces lieux où, depuis 2009, il occupait un atelier.
Saint-Pétersbourg — Le Nouveau Théâtre Mariinski, ou Mariinski II, a ouvert ses portes à Saint-Pétersbourg il y a une semaine. Le Devoir y était,...
Saint-Pétersbourg — Le Nouveau Théâtre Mariinski, ou Mariinski II, a ouvert ses portes à Saint-Pétersbourg il y a une semaine. Le Devoir y était, d’autant que les architectes sont ceux de notre Maison symphonique. Or il faut savoir qu’avant l’ouverture du Mariinski II, la colère grondait dans les médias russes et au Parlement local, ou Alexeï Kovalev, un député, demandait carrément sa destruction. D’aucuns lui reprochent de ressembler à un centre commercial.
Premier membre de Malajube à profiter de la pause du groupe pour dévoiler son effort solo, le batteur Francis Mineau arrive avec le projet Oothèque, une bête surprenante...
Premier membre de Malajube à profiter de la pause du groupe pour dévoiler son effort solo, le batteur Francis Mineau arrive avec le projet Oothèque, une bête surprenante faite sans prétention, qui évite l’évidence, brouille les pistes et pige ses influences autant chez Souchon que dans un rock électronique fantomatique.
Depuis les dernières semaines, le concours-vitrine Les Francouvertes a offert son traditionnel combo de musique francophone et de découvertes. Mais peut-être pour la...
Depuis les dernières semaines, le concours-vitrine Les Francouvertes a offert son traditionnel combo de musique francophone et de découvertes. Mais peut-être pour la première fois en 17 années d’existence, ce n’est pas le « niveau » d’émergence des finalistes qui fait réfléchir, mais plutôt leur utilisation de la langue.
Après le succès de l’événement au printemps et à l’automne derniers, la Fièvre du vendredi soir est de retour au Musée royal de...
Après le succès de l’événement au printemps et à l’automne derniers, la Fièvre du vendredi soir est de retour au Musée royal de l’Ontario (ROM), à Toronto, jusqu’au 21 juin prochain. Kiosques gastronomiques, bars, concert de musique, DJ et animations ont attiré près de 2000 personnes, le 3 mai dernier, à la soirée inaugurale de cette troisième saison.
En librairie, le printemps de la course est arrivé depuis un bon moment déjà. Éclosent les titres depuis quelques semaines. Ainsi, les coureurs qui veulent améliorer...
En librairie, le printemps de la course est arrivé depuis un bon moment déjà. Éclosent les titres depuis quelques semaines. Ainsi, les coureurs qui veulent améliorer leur technique et les apprentis à la recherche d’un coup de pied pour s’élancer ont l’embarras du choix. Le Devoir a soumis trois ouvrages québécois tout frais à deux coureurs, qui les ont feuilletés pour vous. Voici leurs commentaires.
On ne réinvente pas la roue, soit. Mais quand cette roue tombe entre les mains des esprits les plus imaginatifs, elle conduit là où elle n’avait peut-être pas encore...
On ne réinvente pas la roue, soit. Mais quand cette roue tombe entre les mains des esprits les plus imaginatifs, elle conduit là où elle n’avait peut-être pas encore conduit. Le projet Electrostatic Bell Choir de Darsha Hewitt est de ce genre. Présenté au centre Skol du Belgo depuis une semaine, il se base sur un principe aussi vieux que l’électroscopie - détection des charges électriques - ou sur le commentaire récurrent autour des déchets électroniques - notamment ceux concernant la télévision. Le voyage proposé par l’artiste montréalaise dans la jeune trentaine pousse dans un univers où technologie obsolète rime avec créativité.
Répliques bon marché, peintures en série barbouillées en Asie et transactions frauduleuses : l’art du faux a le vent en poupe sur Internet. S’il est vieux comme...
Répliques bon marché, peintures en série barbouillées en Asie et transactions frauduleuses : l’art du faux a le vent en poupe sur Internet. S’il est vieux comme le monde, le commerce de la copie du beau trouve un marché fertile sur les réseaux sociaux et sur le Web, où les achats en ligne offrent une couverture discrète aux petits comme aux grands escrocs du marché de l’art.
On aime bien le Café Cleopatra. Bar, club, cabaret pour drag queens en costumes extravagants. Sur Saint-Laurent, près de René-Lévesque, il garde la mémoire de...
On aime bien le Café Cleopatra. Bar, club, cabaret pour drag queens en costumes extravagants. Sur Saint-Laurent, près de René-Lévesque, il garde la mémoire de l’ancien Red Light qui s’ennuie des copains disparus. Son propriétaire s’était battu pour sa survie contre des promoteurs du Quartier des spectacles, façon David contre Goliath. Les touristes visitent l’endroit avec un oeil égrillard. Les Montréalais aussi. À titre de survivance historique du Montréal rouge - en fait, le chic cabaret n’a été fondé qu’en 1975 -, on peut s’y encanailler sans déchoir, songent-ils. Même les bonzes de la scène culturelle se le réapproprient. L’âme de la vieille Main s’est posée là et n’en décolle plus.
Avec la reprise de L’enclos de l’éléphant, Étienne Lepage vit ce qui s’avère peut-être la situation la plus intéressante pour un auteur, lui...
Avec la reprise de L’enclos de l’éléphant, Étienne Lepage vit ce qui s’avère peut-être la situation la plus intéressante pour un auteur, lui qui, en parallèle, se prépare à lancer Ainsi parlait... au Festival TransAmériques (FTA). Non seulement sa pièce, lancée il y a deux ans au FTA, entame sa troisième ronde de représentations à Montréal et est montée à l’étranger, mais son oeuvre suscite aussi des réactions qu’il n’avait pas prévues.
Certaines coïncidences sont parfois troublantes. Quelques jours après les attentats survenus lors du marathon de Boston le 15 avril dernier, la cinéaste indienne Mira Nair...
Certaines coïncidences sont parfois troublantes. Quelques jours après les attentats survenus lors du marathon de Boston le 15 avril dernier, la cinéaste indienne Mira Nair était au bout du fil pour causer de son dernier film, The Reluctant Fundamentalist, une adaptation d’un roman à succès de Moshin Hamid, à l’affiche vendredi à Montréal. Elle y aborde les délicates questions de l’intégrisme religieux, des rapports entre les États-Unis et le monde musulman, et... du terrorisme. Notre conversation, chaleureuse d’un bout à l’autre, n’en était pas moins teintée par ces événements, qu’elle tenait toutefois à mettre en perspective.
C’est d’abord une histoire de vieux papiers et de jeunes gens qui les remuent avec gourmandise. Cinquante ans plus tard, les éditions du Boréal ne cessent d’en...
C’est d’abord une histoire de vieux papiers et de jeunes gens qui les remuent avec gourmandise. Cinquante ans plus tard, les éditions du Boréal ne cessent d’en écrire de nouveaux chapitres.
À 11 ans, vous ambitionnez de faire carrière comme joueur de hockey dans la Ligue nationale et à 32 ans, devenu obèse, vous gagnez votre vie comme vendeur de thermopompes....
À 11 ans, vous ambitionnez de faire carrière comme joueur de hockey dans la Ligue nationale et à 32 ans, devenu obèse, vous gagnez votre vie comme vendeur de thermopompes. Ainsi va le monde dans La classe de madame Valérie. Désillusion garantie.
À la ville comme à la campagne, derrière les pages d’un livre ou à la barre d’une émission de radio, André Major a la parfaite figure d’un...
À la ville comme à la campagne, derrière les pages d’un livre ou à la barre d’une émission de radio, André Major a la parfaite figure d’un intranquille. Qu’il soit à Lisbonne, à Montréal ou à son chalet des Laurentides, en congé de soi-même, de la famille, des amis, ou du Québec, le présent ne lui suffit jamais longtemps.
Après un premier roman remarqué (y compris par cette chronique), Anthony Doerr, Étasunien d’environ 38 ans, revient avec un recueil de nouvelles. Pour un troisième...
Après un premier roman remarqué (y compris par cette chronique), Anthony Doerr, Étasunien d’environ 38 ans, revient avec un recueil de nouvelles. Pour un troisième livre, c’est rare, presque un accroc au parcours éditorial balisé comme une autoroute qui attend l’écrivain de ce pays, où, à l’exception de quelques entêtés du genre de Carver, le recueil de nouvelles sert habituellement de banc d’essai avant de s’attaquer à plus gros.
Je n’ai pas lu Là-haut, tout est calme, le roman qui fit connaître en Europe le romancier néerlandais Gerbrand Bakker. Né à Amsterdam en 1962, il a...
Je n’ai pas lu Là-haut, tout est calme, le roman qui fit connaître en Europe le romancier néerlandais Gerbrand Bakker. Né à Amsterdam en 1962, il a créé dans ce roman, à ce qu’on rapporte, un univers clos dans lequel est décrite avec conviction la solitude de l’être humain aux prises avec une nature oppressante.
Errance poétique autour de la représentation, le Mélanie de Simon Dumais est un livre étrange et très réussi, un ovni dans le monde littéraire de la...
Errance poétique autour de la représentation, le Mélanie de Simon Dumais est un livre étrange et très réussi, un ovni dans le monde littéraire de la saison. L’auteur va dériver autour de certains clichés photographiques qu’il a pris d’une ancienne amoureuse et qu’il a perdus, en y insérant une réflexion pertinente sur l’art de la représentation autant graphique que textuelle. Le projet est clairement défini au départ : « Si je quitte maintenant la femme de la photographie - avec qui j’ai vécu - et que j’essaie de saisir les contours d’un personnage de fiction - disons Mélanie, du Désert mauve de Nicole Brossard -, quelle serait pour moi la différence ? L’une existe-t-elle plus que l’autre ? » Beau défi s’il en est que celui de nous proposer d’entrer dans l’univers d’une auteure, sans peut-être jamais avoir lu l’oeuvre originale.
Né en 1948, enfant autiste, Pascal Quignard est un rêveur doté d’une mémoire peu commune. Sa pensée circule à rebours, silencieuse et critique,...
Né en 1948, enfant autiste, Pascal Quignard est un rêveur doté d’une mémoire peu commune. Sa pensée circule à rebours, silencieuse et critique, au-delà des effets de mode. Dans L’origine de la danse, l’écrivain aligne sa pensée critique et ses confidences.