Théâtre jeunes publics - Les Zurbains sont de retour!
7 mai 2004
Théâtre
La formule est connue: le conte urbain écrit pour et par des ados. On sait aussi que, déjà, une bonne quinzaine d'écoles secondaires participent activement au projet annuel des Zurbains à Montréal, Québec et Toronto. On a même appris que les Belges et les Français s'apprêteraient à sauter eux aussi dans le train mis en branle par Le Clou il y a déjà sept ans (voir Le Devoir du 31 janvier 2004). Mais chaque année, c'est néanmoins avec la série de représentations des Zurbains que toute l'opération prend son véritable sens...
On parle de théâtre, ici, pas de la mécanique qui y a mené. D'un théâtre de la parole s'appuyant sur un travail de mise en scène qui vise d'abord, c'est clair, à toucher son public cible de façon intelligente et directe. On parle aussi de textes écrits par des étudiants du secondaire, à la seule exception du remarquable Gibraltar, de Geneviève Billette, qui lance la soirée...
Comme toujours, tout se passe dans un décor unique dont certaines parties prennent tour à tour toute la place, soulignée par un projecteur. Tous les comédiens sont sur la scène quand on entre dans la salle: on dirait presque qu'ils s'emmerdent gentiment comme tous les ados qui attendent que ça commence. Sur le fond de l'air, on entend des vagues de musiques bizarres prédigérées puis savamment recrachées par l'omniprésent Olivier Choinière... Puis, c'est parti!
Cette année, les Zurbains parlent de courage, de dignité et de peur (Gibraltar). De rapports troubles avec le réel aussi. Dans Le Foetus, le personnage est menacé de perdre son âme, scellée, semble-t-il, sous une série de clichés tirés par une étrange photographe. Dans Un mauvais matin, l'odeur et la tristesse de la mort prennent la forme de la leucémie. Par contre, Ma mère et Protégeons la nature mettent en scène des personnages qui cachent leur extrémisme malsain sous des comportements presque louables. Presque toujours, tout cela est rendu de façon admirable par les comédiens même si, évidemment, certains textes sont moins «solides» que d'autres.
Ordinaire, troublant ou irrésistible, chaque conte semble toutefois animé par la même vitalité de fond, par le même souffle. C'est sans doute là un des signes les plus frappants de la qualité de l'encadrement que l'équipe du Clou offre aux jeunes dramaturges en herbe qui participent au concours. Et quand on voit l'impact de cette idée aussi simple que géniale, on ne peut que souhaiter que tout cela continue.
On parle de théâtre, ici, pas de la mécanique qui y a mené. D'un théâtre de la parole s'appuyant sur un travail de mise en scène qui vise d'abord, c'est clair, à toucher son public cible de façon intelligente et directe. On parle aussi de textes écrits par des étudiants du secondaire, à la seule exception du remarquable Gibraltar, de Geneviève Billette, qui lance la soirée...
Comme toujours, tout se passe dans un décor unique dont certaines parties prennent tour à tour toute la place, soulignée par un projecteur. Tous les comédiens sont sur la scène quand on entre dans la salle: on dirait presque qu'ils s'emmerdent gentiment comme tous les ados qui attendent que ça commence. Sur le fond de l'air, on entend des vagues de musiques bizarres prédigérées puis savamment recrachées par l'omniprésent Olivier Choinière... Puis, c'est parti!
Cette année, les Zurbains parlent de courage, de dignité et de peur (Gibraltar). De rapports troubles avec le réel aussi. Dans Le Foetus, le personnage est menacé de perdre son âme, scellée, semble-t-il, sous une série de clichés tirés par une étrange photographe. Dans Un mauvais matin, l'odeur et la tristesse de la mort prennent la forme de la leucémie. Par contre, Ma mère et Protégeons la nature mettent en scène des personnages qui cachent leur extrémisme malsain sous des comportements presque louables. Presque toujours, tout cela est rendu de façon admirable par les comédiens même si, évidemment, certains textes sont moins «solides» que d'autres.
Ordinaire, troublant ou irrésistible, chaque conte semble toutefois animé par la même vitalité de fond, par le même souffle. C'est sans doute là un des signes les plus frappants de la qualité de l'encadrement que l'équipe du Clou offre aux jeunes dramaturges en herbe qui participent au concours. Et quand on voit l'impact de cette idée aussi simple que géniale, on ne peut que souhaiter que tout cela continue.
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