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    Douze coups de théâtre

    Panorama choisi d’une saison faste, de Choinière à Vienne

    14 janvier 2017 | Marie Labrecque - Collaboratrice | Théâtre
    Trois grandes actrices en vitrine cette saison: Micheline Lanctôt, Béatrice Picard et Pauline Martin
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Trois grandes actrices en vitrine cette saison: Micheline Lanctôt, Béatrice Picard et Pauline Martin

    Dans une saison riche en (re)créations, où s’affirme la parole d’une génération, voici notre panorama, partial et partiel, de pièces à surveiller.

     

    Manifeste de la jeune fille. On peut toujours compter sur le polymorphe et brillant Olivier Choinière pour exposer nos maux sociaux. L’auteur de Chante avec moi s’attaque dans cette création attendue à la parole publique, à ces discours propagandistes qui nous habitent et qui « voudraient se faire passer pour de vraies idées ». Avec une distribution étincelante (Maude Guérin, Monique Miller, Gilles Renaud). Du 24 janvier au 18 février, à l’Espace Go.

     

    Dans la tête de Proust. Une compagnie de mime qui se frotte au créateur d’une oeuvre-fleuve littéraire ? Un spectacle qui utilise mots et gestes pour pénétrer l’imaginaire d’un romancier alité ? On s’avoue intriguée par l’audace de Sylvie Moreau et d’Omnibus. Du 21 février au 18 mars, à l’Espace libre.

     

    Le déclin de l’empire américain. Dans cette production du PàP, Patrice Dubois et Alain Farah s’inspirent du film-culte de Denys Arcand pour tracer le portrait de quadragénaires dans le pessimiste monde post-11-Septembre. Trois décennies plus tard, qu’est-ce qui a changé dans les relations amoureuses ? Du 28 février au 1er avril, à l’Espace Go.

    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Avec «Les manchots», Olivier Kemeid misera sur une intéressante distribution aux origines diverses.
     

    Les manchots. Olivier Kemeid mise sur une intéressante distribution aux origines diverses (Paul Ahmarani, Larissa Corriveau, Kevin McCoy, Sasha Samar) pour créer ce nouveau texte qui traite de retour d’exil et de peine amoureuse. Du 14 mars au 1er avril, au Quat’Sous.

     

    CaligulaLa dernière fois que la pièce d’Albert Camus a été montée ici, en 1993, elle avait donné lieu à une sublime incarnation de Marc Béland. Dans un spectacle recréant le Paris existentialiste, René Richard Cyr offre ce grand rôle absolutiste à Benoît McGinnis, l’incandescent interprète d’Hamlet et de Being at Home with Claude. Du 14 mars au 8 avril, au Théâtre du Nouveau Monde.

     

    Avant-garde. Une occasion de découvrir l’Allemande Marieluise Fleisser. Dans cette oeuvre de 1963, l’écrivaine transpose sa propre expérience de créatrice dans l’ombre d’un génie : Bertolt Brecht. Une partition que Denis Marleau a confiée à Dominique Quesnel et Jérôme Minière. Du 21 mars au 15 avril, à la salle 2 de l’Espace Go.

    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Marc Beaupré et François Blouin reprennent le travail en tandem, cette fois pour «Hamlet_director’s cut».
     

    Hamlet_director’s cut. Dans l’adaptation qu’il signe avec François Blouin, Marc Beaupré (Caligula_remix) incarne un Hamlet devenu le narrateur de sa propre histoire. En quête de sens, le prince du doute y rejoue la tragédie de sa vie. Du 3 au 14 avril, à La Chapelle.

     

    Far Away. Après 1984, la metteure en scène Édith Patenaude s’attaque à une autre fable d’anticipation. La pièce de Caryl Churchill (Top Girls) paraît contenir une mise en garde pour notre époque, dépeignant un monde où le concept de nuance a été « broyé par le manichéisme »… Du 4 au 15 avril, au théâtre Prospero.

     

    Extramoyen. Les politiciens n’ont désormais que cette expression à la bouche. Mais qu’est-ce que la classe moyenne ? Alexis Martin et Pierre Lefebvre (Lortie) ont eu l’inspirante idée d’enquêter, à la manière ludico-sérieuse du NouveauThéâtre expérimental, sur une famille dite « ordinaire ». Du 4 au 29 avril, à l’Espace libre.

     

    Baby-sitter. Catherine Léger signe une « comédie grinçante » abordant l’impact des débats féministes sur des hommes et des femmes d’aujourd’hui qui ne s’y retrouvent pas toujours… Avec un beau quatuor d’interprètes (David Boutin, Isabelle Brouillette, Victoria Diamond et Steve Laplante). Du 18 avril au 6 mai, à La Licorne.

     

    La singularité est proche. Son Tranche-Cul avait étonné par sa maîtrise et son impact. L’auteur et metteur en scène Jean-Philippe Baril Guérard s’inspire cette fois d’un essai pour imaginer un futur où, grâce à une fusion avec la machine, l’humain pourrait échapper à la mort. Du 5 au 20 mai, à l’Espace libre.

    Photo: Alain Monot Le solo «Jerk», vanté en 2010, revient à l’Usine C à la fin de janvier.
     

    Battlefield et JerkImpossible d’ignorer un passage de Peter Brook. Le grand metteur en scène extrait ici un épisode du Mahabharata. La critique du Monde a vanté la « simplicité magistrale » du spectacle. Présenté du 22 au 25 mars, avec surtitres français, à la Cinquième salle. Par ailleurs, l’Usine C nous offre l’ultime chance de voir lesolo dirigé par Gisèle Vienne. En 2010, le collègue Alexandre Cadieux avait salué ce mémorable solo pour ventriloque (Jonathan Capdevielle) et marionnettes, qui ne s’adresse surtout pas aux enfants. Du 17 au 21 janvier.

    Femmes d’expérience sur les planches Disons-le : les rôles se raréfient généralement pour les femmes avec l’âge. Saluons donc ces quelques pièces qui font la part belle aux actrices expérimentées. Cette Irène sur Mars créée à la salle Jean-Claude-Germain, où Jean-Philippe Lehoux donne la vedette à une femme (Pauline Martin) qui a trouvé un moyen original d’échapper à un placement dans un foyer. Ou cette version d’Harold et Maude chez Jean-Duceppe, avec la toujours fringante Béatrice Picard. Quant au Glengarry Glen Ross monté par Brigitte Poupart à l’Usine C, on l’attend non seulement parce que la metteure en scène y féminise l’impitoyable univers mâle de David Mamet, mais aussi à cause du retour sur scène de la formidable Micheline Lanctôt après 23 ans d’absence.

    Florent Siaud en tête d’affiche Le jeune metteur en scène français (Quartett, Illusions) fait de plus en plus sa place sur la scène montréalaise. Cette saison, on le retrouve à la tête de deux spectacles très prometteurs. En mars, au théâtre Prospero, il dirige Maxim Gaudette et une très belle distribution féminine dans Don Juan revient de la guerre. Créée en 1935, la pièce du dramaturge antifasciste Odon von Horváth s’intéresse aux séquelles de la guerre 14-18. En avril, Florent Siaud met au monde la nouvelle création signée par l’audacieux Étienne Lepage (Rouge gueule, L’enclos de l’éléphant), au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Toccate et fugue s’annonce comme une comédie tragique sur une génération « au bord de l’implosion ». Avec notamment les excellents Sophie Cadieux, Maxime Denommée, Francis Ducharme…












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